"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mercredi 31 mars 2010

En rentrant de l'école (si on en sort...)

Je vous suggère aujourd’hui d’auditionner un extrait de l’émission Répliques sur France Culture samedi dernier 27 mars (c’est pas tous les jours que je fais de la réclame pour France-Cul, profitez-en) Ça ne dure que 8 minutes…

Pour ce faire, allez chez Lord Baudricourt (ICI) car vous pourrez ensuite vous relaxer en écoutant Yves Montant…

PS : Une illustration du sujet dans le monde auto-censuré des bisounours :
A la requête "violence scolaire" sur Google Image, sortent 924 photos dont, à la louche, environ 200 montrent des élèves ou groupes d’élèves dans un contexte scolaire (le reste : affiches, colloques, politiciens bavassant, etc.) En cherchant bien parmi toutes ces photos d’enfants et d’ados (y compris et surtout dans les scènes - peu nombreuses - de castagne) on finit par en distinguer un ou deux qui ne sont pas blondinets ou assimilés. Où est le problème ?

mardi 30 mars 2010

Stéréotypes, vie scolaire & sexe en stéréo…

Belle affiche sponsorisée par divers logos bien connus (mais financée par le Rectorat de Paris)
Je suis allé voir sur le site du rectorat les œuvres des lauréats du concours. Beau boulot en vérité. J’ai surtout bien aimé celle qui a eu le 3° prix. Malheureusement, impossible d’arriver à la charger ici ; je vous invite donc à aller la voir ICI [*OU EN BAS]

C’est vrai qu’il y a urgence et qu’il faut prendre les armes : "cible à abattre" Sortez les Famas (mieux, les Kalachnikov, c’est plus fiable) J’ai pas bien compris (c’est vrai que je m’appelle Plouc…) mais vous allez m’expliquer… Vu le petit rond rouge que j’ai dû apprendre pour passer le permis et les "pictogrammes" autour, j’ai d’abord cru qu’il était interdit d’être un homme, une femme ou un handicapé (hermaphrodite sans doute)… Les analphabètes pourront s’en tenir là. Mais vu que je sais lire (je crois) l’inscription impérative dessous ne laisse pas place à l’équivoque : Il s’agit bien de faire un carton au tir forain sur les trois catégories susnommées, c’est à dire de flinguer à peu près tout ce qui bouge dans un lycée (sauf peut-être Philippe Meirieu s’il passe par-là) Mais je dois me tromper ; je suis sans doute un peu primaire et il est vrai que cette affiche s’adresse à des jeunes du second degré… Enfin, quand même, peut-être qu’à trop vouloir prouver…

Bref, tout ceci étant un peu trop compliqué pour moi, je me suis dit que j’allais m’en tenir à des niveaux plus élémentaires. Et voilà sur quoi je suis tombé sous la plume d’un docte doctorant en sciences de l’éducation, accessoirement directeur d’école maternelle (LEMONDE.FR du 13 février) :

"Interroger les stéréotypes de sexes comme le demande la Convention interministérielle pour l'égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif de 2006 ne peut se faire sans questionner l'injonction à l'hétérosexualité qu'ils véhiculent"
Puis il développe :
"La lutte contre l'homophobie dès les premiers niveaux d'enseignements est d'autant plus nécessaire (blabla, etc.)"
"Des parents ne sauraient soustraire leur enfant aux enseignements obligatoires : la lutte contre les discriminations fait partie des missions de l'école républicaine au même titre que l'apprentissage de la lecture et du calcul."
Notre homme termine en faisant la promo d’un livre "montrant différentes formes de schémas familiaux qui est un formidable support pour une séance de langage en petite section." Puis d’un autre "conte de fées atypique qui se prête volontiers à une analyse littéraire en CM2."…

Je me suis alors demandé ce que je pouvais faire pour aider ces braves gens. Après tout, je peux contribuer bénévolement à économiser l’argent du contribuable en offrant à l’E.N. un support pédagogique adapté aux bouts d’choux :

Copyright FOPOD
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PS du 14/09/10 : l'oeuvre qui a eu le 3° prix, je l'ai trouvée, la voici :

lundi 29 mars 2010

Encore du n’importe quoi malgré moi…

J’ai honte… Je vais finir par me faire éjecter de la réacosphère à peine m’y suis-je insinué.
"- Un peu plus de consistant dans tes billets, Plouc, SVP !" Oui, je sais, mais je ne peux pas me retenir…

Faut dire que je me suis fait piéger : Ayant omis de réagir négativement à temps, je reçois gratos le Figaro pendant un mois. Faut croire que je me situe dans un segment marketing ciblé potentiellement intéressé (j’en tremble) et présumé solvable (chic alors !) Bref, rentrant de huit jours d’absence je sens que ma boîte aux lettres va me demander une augmentation. En plus, vu le tonnage de papier, je me sens obligé de me traîner jusqu’au bac vert ad-hoc (mon côté "citoyen" que voulez-vous…) et ça me barbe… Cela dit, ma curiosité naturelle me pousse à feuilleter tout ça avant de passer au "classement vertical"
Ce faisant, je tombe sur le MADAME Figaro. Enfin, sur le press-book de Carla Bruni-Sarkoqqchose sous jaquette du titre hebdo habituel annonçant sans rire : "Numéro spécial : Carla rédactrice en chef"… C’est gentil, ça vole nettement plus chic et un peu moins bas que CLOSER mais dans le même registre : "Le roman de Carla", "Le bonheur de se retrouver dans une évidence joyeuse" (à noter les décors des prises de vue…), "de l’actu, de la mode, du people", "entrevue avec sa coiffeuse et son maquilleur attitré", la promo de ses copines et de Bono du groupe U2 (surtout les propos qu’on leur fait tenir, d’une vacuité sans nom…) Même les "triplés" ont été mis à contribution… J’arrête, suis pas payé à la ligne…

Vous noterez la sortie de ce (gros) support promotionnel huit jours après la débâcle professionnelle du mari de la dame. Compte tenu de la "bio" d’icelle, il vient tout de suite à l’esprit qu’elle se prépare derechef à "se remettre sur le marché". Un beau press-book quadrichromie largement diffusé que ne lui a pas coûté grand chose, elle aurait eu tort de s’en priver…

Moi, j’ai de la compassion pour tous les rédacteurs, photographes, maquettistes et autres obscures qui ont dû s’activer à la brosse à reluire sous la présumée houlette de la belle Carla.
Belle, enfin… Sophistiquée sans doute. Tant qu'à faire, perso, je préfère de beaucoup la fraîche bobine de Célia, la jeune sage-femme en couverture du Figaro MAGAZINE du même jour…

Mais ce que j’ai trouvé le plus jouissif : l’instant où m’est venu à l’esprit la vision de Bernadette Chirac puis une pensée émue pour Yvonne De Gaulle…

dimanche 28 mars 2010

Encore du rien et du n’importe quoi…

"Yvelines, le département fou d’aérospatiale"

Et l’aérobic ?

Affiche financée par le contribuable pour promouvoir le département, lequel est un pôle subsidiaire mais non négligeable pour l’industrie aéronautique et spatiale.

Il semblerait que cette affiche date de juillet 2008 ; c’est à vérifier… Je dis ça pour les électeurs concernés, sachant que Mme Christine Boutin, vice-présidente du Conseil Général, a cessé d’être en charge du développement économique en mars de la même année..

A ma connaissance, le night-clubbing et la rave-party sont des activités économiques encore marginales dans ce département mais elles recèlent peut-être un fort potentiel de développement.

Pour le vol à voile, je ne sais pas…

vendredi 26 mars 2010

De tout, de rien et de quelques trucs en passant…

Je lisais récemment dans la grande presse belge (non, le Plouc-émissaire n’a pas sa niche là-bas, une fois, mais autant la femme l’est de l’homme, autant la Belgique est l’avenir de l’Europe…) Dans la presse belge, donc, je lisais une mise au point de Freddy Rosemont, directeur-général de l’Office des étrangers. Se référant à la jurisprudence du Conseil d’Etat, au Conseil du contentieux des étrangers et à la Convention européenne des droits de l’homme, il confirmait de façon argumentée que :
"la seule présence d’une pièce frauduleuse ou falsifiée dans un dossier ne permet pas de refuser une demande de régularisation…"
Et il rappelle en passant que "la loi belge de 1980 sur les étrangers ne prévoit pas d’exclusion automatique du bénéfice de la régularisation, sauf pour faits ‘graves’ tels que les crimes de guerre…"

Braves belges…

Dans un autre ordre d’idées (vraiment ?), en défilant les résultats d’une requête "élections régionales" sur Google Images, je suis tombé sur la carte ci-dessous :

Ce doit être le rêve caressé pareillement par deux espèces contradictoires : Celle des européïstes supranationaux (utopistes bisounours & affairistes mondialisant confondus) et celle des régionalistes infranationaux et cantonaux (ceux qu’on s’escrime à confondre à tort avec les vrais identitaires - à la fois nationaux et de clocher, quoi… - que je respecte infiniment )
Rêve de quoi ? D’un retour à une organisation en "domaines" de type mérovingien (pratique pour les petites affaires des seigneurs et potentats qui sont maintenant les élus régionaux et les grands patrons) Ils attendent ça avec impatience, les apparatchiks de l’Europe hors sol comme tous ces braves militants Basques, Bretons, Savoisiens, etc.
Le nez dans le petit guidon de leurs petits vélos, ils ne voient pas que Poitiers est déjà bien au nord d’Amsterdam. De toute façon, ils n’ont jamais entendu parler de Charles Martel ; l’était plus depuis longtemps dans leur manuel d’histoire, sans doute une brute épaisse qui n’avait rien compris. D’ailleurs, c’est sans importance…

Oh comme elle est jolie cette carte ! Ouais… Mais c’est pas vraiment plié, les mecs… Allez, on est gentil avec vous. Continuez à jouer dans le bac à sable. Vous verrez bien…

On vous l’incruste dans la rétine…

Nouveau caprice du Plouc-émissaire : Promenades la truffe en l’air parmi les images du siècle. Aujourd’hui, coup d’œil sur la couverture du magazine des retraités du BTP. Faut les rassurer sur l’avenir de leur pension. Quand le concept hors sol rejoint le réel…


Question : Où est sa descendance au petit vieux ?

mercredi 24 mars 2010

Les histoires belges sont formidables !

Le couvre-chef d’honneur des morts-vivants revient cette fois-ci sans hésiter à la justice belge et à ses magistrats pour l’indépendance, l’abnégation, le sens du devoir, la rigueur et le courage que déploie cette irréprochable Institution dans la scrupuleuse et littérale application de la Loi. Plus que pour l’ensemble de son œuvre, cette distinction lui est attribuée pour saluer l’exemplarité de deux jugements de cette semaine (le jury n’ayant pas estimé nécessaire d’en attendre un troisième pour reconnaître l’héroïcité des vertus de la lauréate et l’élever à la gloire des autels…)

Les faits : Un gus plutôt friqué a la naïveté de rénover une belle maison dans un quartier "défavorisé" afin de s’y installer. Résultat : En huit ans, succession de cambriolages dont plusieurs avec violence, plusieurs vols de voiture, car-jacking et, en dernier lieu, famille braquée à domicile, menacée par armes à feu, le gus emmené à bord de sa Jaguar et abandonné en pyjama dans une zone industrielle… Bref, le gus finit par déménager….
Oui mais voilà : il avait touché une subvention pour rénover la maison à condition de l’habiter en résidence principale… Remboursez ! Le gus refuse. Procès… Il est débouté et doit rembourser (soit)

Va pour la sentence, mais que disent les attendus du jugement ? Ceci : "ces agressions ne peuvent être considérées comme imprévisibles ou exceptionnelles et ne constituent donc pas un ‘cas de force majeure’ justifiant un déménagement anticipé…" Et la juge Geneviève Denisty en rajoute une couche en estimant "qu'il n'est peut-être ‘pas raisonnable’ d'attirer l'attention en circulant en Jaguar et en vivant dans une belle maison, dans une région sinistrée comme celle de Charleroi…"

Flash Info Last Minute : "La firme Jaguar envisage d'introduire une action en justice en raison du préjudice grave que les attendus du jugement ont porté à son image. Une décision devrait être prise ce mercredi."
(non, ce n’est pas l’agence de presse du FOPOD qui le dit. Source : Quotidien Le Soir du même jour…)


Les faits : Farid Bamouhammad, français (tiens !) de 43 ans est plus connu sous le nom de "Farid-le-fou". Dès 1984, il est condamné pour vol. À sa sortie de prison il replonge pour un hold-up : cinq ans de prison. La détention se révèle catastrophique. Bagarre, affrontement avec des gardiens, haine, révolte, escalade dans la violence. Il commence sa tournée des établissements pénitentiaires. Puis, plus tard, à la prison de Mons, évasions, prises d’otages, émeutes… tout y passe. En 1997, nouvelle condamnation : 13 ans, pour assassinat et tentative de meurtre. À sa sortie, en 1999 (au bout de 2 ans !) il est expulsé de Belgique et ne peut plus voir sa fille. Il prend les armes pour rétablir le contact avec elle. La police intervient. Farid tente de se justifier en mettant en avant le rôle de père qu’il souhaiterait jouer. En 2005, c’est la goutte d’eau : Farid séquestre sa fille et sa belle-famille puis tire sur la police.
Quel que soit son lieu de détention, Farid a très souvent agressé les gardiens, comportement violent qui lui a valu des séjours dans les quartiers de haute sécurité.
Accessoirement, sachez que les agents pénitentiaires de la prison de Namur sont en grève depuis le 12 mars pour protester contre la présence de Farid qu'ils jugent dangereux pour leur intégrité physique…
Transféré d'établissements pénitentiaires à 18 reprises en l'espace de 2 ans, Farid s'est plaint de conditions de détention exceptionnelles et des mesures disciplinaires qui lui étaient imposées et qu'il assimilait à un traitement inhumain et dégradant…

Considérant que les traitements infligés à Farid durant sa détention étaient fautifs, le tribunal civil de Liège a condamné lundi l'Etat belge à verser à Farid une indemnité forfaitaire de 5.000 € à titre de dommage moral.

Des questions ?

mardi 23 mars 2010

C’est la saison des mondanités funéraires :

D’abord, on a eu droit à Jean Ferrat… Oui, je sais, c’est déjà du réchauffé. Sur le coup, je ne voulais pas en parler, ça m’énervait trop. En raison sans doute de ce foutu dilemme entre "l’œuvre de l’artiste" d’une part et… l’homme. L’œuvre ? Ouais, difficile d’y échapper en dépit de tous ses exaspérants sous-entendus d’agit-prop. Reste ce que je serai toujours incapable d’en jeter, ce qui se limite à "Que serais-je sans toi…" J’en suis donc surtout redevable à Aragon. En plus, interprété par une femme (je ne sais plus par qui mais ça existe et j’aimais bien) plus que par lui dont la voix magnifique m’exaspérait parce que c’était celle de cet homme-là qui était derrière…
L’homme est allé où vont toutes choses : à l’équarrissage ou au columbarium selon son espèce. Là, après les communiqués et hommages posthumes des “incontournables” politico-mérdiatico-showbisnesso-people, il y aura encore les bouquets de fleurs de bourgeoises ou coiffeuses mal baisées. Faudra attendre qu’ils se fanent. Faudra du temps…
D’autres, heureusement, se sont chargés avec des mots plus ou moins choisis, voire en dansant sur la charogne encore tiède, d’évoquer ce maton de panurge comme disait Philippe Muray…
Moi, je me suis contenté de chantonner in petto dans ma voiture :

Pleurer à perdre la raison,
Pleurer, mondanité cynique,
Et sans avoir d'autre horizon
Que les hôpitaux psychiatriques
Que nous promettaient les matons
De la parousie bolchevique…

Bon, si j’en cause aujourd’hui, c’est juste comme remplissage pour ne pas faire un billet trop court… L’occasion, c’est la cérémonie d’embaumement de Simone sous la Coupole et toutes les bavasseries concomitantes dans la presse et à la télé. Du fait d’être intronisé comme "Immortel", je suppose – en corollaire et par définition - qu’on se trouve dès lors définitivement privé d’éloge funèbre... C’est moche ! Ou alors, au contraire, c’est l’insigne privilège de pouvoir entendre son éloge funèbre de son vivant. Ça c’est cool !

Bref, tout ça pour vous conseiller d’aller lire ICI un excellent papier de Tugdual Derville sur Liberté Politique.com. Plein de délicate pondération, il nous change un peu des exaspérations souvent aussi crues que toujours légitimes de notre blogosphère….

lundi 22 mars 2010

Les grands enfants et le Croquemitaine…

Dans les temps (pré)historiques, le soir à la veillée (faute de télé avec "N-Y section criminelle" ou autres "experts de Miami"), les adultes racontaient aux petits enfants crédules d’horrifiques histoires de grand-méchant-loup… Mais eux (les adultes) ils n’y croyaient pas !

Aujourd’hui, l’infantilisation systémique depuis au moins deux générations des classes non laborieuses mais ambitieuses et sans soucis de fin de mois dès avant la prep’ENA a réussi l’exploit inédit depuis la préhistoire : l’adulte qui "sait" (s’imagine qu’il sait) CROIT dur comme fer à ce qu’il raconte à ses auditeurs puérils qui sont sensés ne "pas savoir" !!

Donc, Alerte Info "Le FN redevient un EPOUVANTAIL pour les partis" !! Ouawouw la news !!

Au secours ! Les affidés du vieux breton borgne sont de retour ! Comme si le croquemitaine "nauséabond" et récurrent n’était pas le faire-valoir habituel du système, toujours dispos depuis trente ans pour geler au moment opportun les voix des ploucs susceptibles de faire dérailler le train-train. Un peu comme les Pères-Noël qu’on ressort le moment venu à la porte des grands magasins… Seulement le temps de la "fête", bien sûr. Ensuite, Papa-Noël rentre chez lui après avoir reçu son salaire d’intermittent du spectacle. Papa-LePen, c’est pareil ; si par hasard les enfants en viennent à y croire vraiment, en bon professionnel, il veille alors chaque fois de lui-même à en faire un peu trop pour signifier que la fête est finie et qu’il faut rentrer à la maison…

Avec beaucoup de bon sens, les "enfants" comprennent vite (à tort ou à raison, soyons prudents…) que les histoires qu’on leur raconte sont largement bidons. Ils font cependant semblant d’y croire pour ne pas vexer les "grands" qui s’escriment à les leur raconter.
Seulement voilà, alors qu’ils sont, eux, bien ancrés dans le réel, lorsque les "petits" réalisent que les "grands" croient vraiment à ce qu’ils racontent, bonjour les dégâts !
Comment les croire dorénavant, ces grands naïfs (peut-être) ou faux-jetons (plutôt) ? Ils peuvent continuer à jacasser en agitant leurs petits bras pour brasser du vent, les "petits" haussent les épaules, se lèvent discrètement et sortent pour prendre l’air… La salle se vide…

Je me marre en regardant les résultats du rituel républicain de dimanche dernier dans le XVI° arrondissement de Paris. Le plus indécrottablement "à droite" de la capitale. Celui qui a traditionnellement le taux d’abstention le plus faible de Paris :
Dimanche, l’abstention y a été nettement supérieure à la moyenne des vingt arrondissements et, cerise sur le gâteau, le FN y a obtenu pour la 1° fois son meilleur score parisien.

Alors, illico, faut faire quelque chose. On vire Darcos et on rameute les petits marquis genre Baroin et ce qu’on trouve comme villepinistes. Le plus urgent, en effet, n’est-il pas d’essayer de tirer le tapis sous les pieds de Villepin au moment où ce dernier annonce la création d’un nouveau parti ? Le reste n’est qu’accessoire et attendra…

Bref, les grands enfants gâtés qui se croient adultes et responsables continuent à faire joujou dans le bac à sable. On finirait par adorer la racaille des banlieues…

mercredi 17 mars 2010

La HALDE et la maîtrise des dépenses (suite jusqu’à la prochaine…)

Ouais, le 5 mars dernier, je me posais la question du coût de la campagne d’affichage qui a permis aux étudiants de France d’apprécier la plastique de cette jeune personne. Laquelle, mannequin professionnel, aurait précédemment œuvré à la promotion d’un club de gym si l‘on en croit les souvenirs des enfants de la zone grise Evidemment, naïf comme je suis, j’ai oublié que la HALDE ne pouvait décemment pas se focaliser sur le triste sort de nos seules amies lesbiennes. Cela eut été outrageusement discriminatoire pour nos amis gays. Que nenni ! La HALDE a pensé à eux. De plus, elle ne pouvait pas paraître négliger nos amis des "minorités visibles" partageant les mêmes orientations. Bref, le mal est réparé :


Bref, pas plus que je ne sais combien de victimes potentielles d'éventuelles discriminations homophobes sont concernées, je ne sais toujours pas quel est le coût de l’opération pour la HALDE (et donc pour nos poches…) mais vous pouvez d’ores et déjà appliquer un coefficient multiplicateur à vos estimations…

mardi 16 mars 2010

Le PAF de demain est déjà parmi nous...

Le futur est déjà là.
Retour donc vers le futur…
Vieillissons-nous un peu (pas beaucoup…) et jetons un coup d’œil en arrière pour voir ce qu’il s’est passé demain…
C’est ce que "un Oeil" nous propose ICI
Pour ce qui est de l’avenir (le futur passé) de la télé, ce n’est encore qu’un doux rêve. En revanche, pour ce qui est de celui du "net", les historiens actuels du futur n’ont pas dû trop se fouler à se tordre les méninges ; il leur a suffi de prolonger la courbe… Et ça vaut le coup d’y réfléchir…

dimanche 14 mars 2010

Soirée électorale...


Communiqué de TF1 :

Nous informons nos téléspectateurs avoir dû renoncer à inviter M. Plouc-émissaire, porte-parole du FOPOD. En raison des dangers physiques et moraux encourus, les journalistes de la chaîne ainsi que ceux de Rue89 et de Bisounours.com ont en effet annoncé qu'ils exerceront leur "droit de retrait" en cas de présence de cet individu. De plus, M. Vincent Peillon et bien d’autres "indispensables" se seraient alors décommandés. Pour maintenir la diversité des opinions et vous garantir une bonne tenue soporifique, le temps de parole initialement prévu pour cet intervenant sera consacré à un intermède musical assuré par M. Azouz Begag.

(+ d'infos sur le FOPOD ? Voir mon billet du 8 mars 2010)

vendredi 12 mars 2010

TU VEUX OU TU VEUX PAS ?


(+ d'infos sur le FOPOD ? Voir mon billet du 8 mars 2010)

BARBIE à la fac (pas Klaus, l'autre...)

Je pense aux malheureux "enseignants-chercheurs" en sciences "humaines" qui ont la charge d’élaborer les programmes de travail des étudiants préparant le D.U.G.E.N.D.D. ( Diplôme Universitaire de Gestion de l’Egalité, de la Non-Discrimination et de la Diversité – ça existe et c’est sérieux, ne rigolez pas) Car ils ont un gros souci : il y a tellement de sujets à traiter qu’ils ne savent plus où donner de la tête. Il faut donc choisir (discriminer !) Quels cas concrets bien réels choisir pour les T.D. ? Et comment noter les copies ? (encore discriminer !) Allez, je ne suis pas chien, je vais les aider. Voici un cas concret (véridique et actuel : cf. TF1 News le 10/03/2010) à proposer à leurs étudiants ainsi qu’une honnête suggestion de grille de notation des copies :

Exposé des faits :
a) Une chaîne de grande distribution US est confrontée à une mévente des poupées Barbie dotées d’épidermes et pilosités crâniennes dites "de souche africaine" En revanche, les références aux attributs de "souche caucasienne ou assimilée" (bref, plutôt pâles et blondes, quoi…) partent comme des petits pains.
Pour alléger ses stocks, ladite chaîne décide de solder les poupées délaissées à 3 $ au lieu du prix standard de 5,93$.
b) Une institution respectable de Harlem, suivie par d’éminents sociologues, conteste cette décision aux motifs que cela peut laisser penser que la poupée noire vaut moins cher en raison de sa couleur, que cela peut avoir des dommages collatéraux chez les enfants, et peut faire croire à l’inégalité des êtres humains.
Travail à faire :
Proposer à ce distributeur la solution consensuelle qui vous paraît la plus adéquate pour régler ce conflit dans les meilleures conditions pour retricoter le "vivre ensemble"
Document joint : Les 874 photos proposées par google à la requête "poupée Barbie" : 2 poupées noires seulement (et une douzaine vertueusement revêtue de burqa ou tchador)

Suggestions de notation des copies dont les conclusions sont reprises ci-après :

- Passer le stock en non-valeur et distribuer gratuitement les poupées noires. = Noté 6/20 (intéressant pour le pouvoir d’achat des communautés défavorisées, mais note divisée par 2 pour l’utilisation inacceptable de l’adjectif "noir" et de la notion de non-valeur pour un tel produit)

- Reconnaître la valeur des poupées honteusement dévalorisées en les alignant sur les sous-chiennes à 5,96$ = Noté 10/20 (pas plus car s’en tenant à une égalité formelle, coûteuse et injuste pour le budget des communautés défavorisées)

- Tripler le prix de vente de cette poupée (9$) avec une campagne promotionnelle pour montrer son évidente supériorité sur les autres. = Noté 10/20 ( intéressant mais sous-noté pour les mêmes raisons que ci-dessus)

- Interdire la vente de toutes poupées Barbie pour libérer les petites filles de cette odieuse manipulation sexiste = Noté 5/20 (approche respectable mais par trop schématique : nombre de salariés issus des minorités visibles travaillent à leur fabrication)

- Supprimer la fabrication de ces poupées blacks puisqu’elles sont sources de problèmes. = Noté 0/20 (et exclusion définitive du cursus de formation)

- Supprimer la fabrication de poupées "face-de-craie" et imposer les seules poupées représentatives de la diversité pour éduquer les fillettes WASP à la diversité et à une humilité repentante et constructive. = Noté 20/20 (avec les félicitations du jury…)

Vous pouvez m'envoyer d'autres copies à corriger...

mercredi 10 mars 2010

Europe ou la virtualité du coït….

Cette 1° affiche, commise au nom des "jeunes démocrates sociaux" lors des européennes de 1984, je ne me souviens pas l’avoir vue en son temps. Bientôt 26 ans déjà ! Look daté, etc. Ouh ! le délicieux frisson au creux des reins que devaient éprouver les gentils minets frustrés donc démocrates-sociaux (ou l’inverse…) croyant s’encanailler en collant cette affiche (ça me fait repenser aux Inconnus, "Auteuil, Neuilly, Passy", allez savoir pourquoi…) Se doutaient-ils ? Non.
"Fais-moi l’Europe" ! Ils s’y croyaient les petits cons… Pourtant, avec la mère Simone Ivégée en tête de liste et le père Condom en tête de queue, z’auraient pu avoir comme un doute…
Putain, c’était si simple de dire autre chose. Trop simple, sûrement ; pas assez "conceptualisé", ni "contextualisé" comme dirait Ramadan… Le bon peuple aurait suivi à donf’… Mais non. Depuis quinze ans déjà, il ne fallait surtout pas labourer et réensemencer son champ. Aux douces heures giscardiennes, il ne fallait surtout pas risquer d’abîmer la gangue de lave inerte et infertile de l’éruption de 68.
Pas assez de folles dans l’Espérance pour crier "Fais-moi l’Amour" ! Vas-y Marcel et sans capote ! Pas assez de dignes dames comme ma belle-mère pour dire à chaque annonce de nouveaux petits enfants, avec de la joie dans les yeux quelle que soit la situation matérielle : "- On est jamais assez nombreux"…

On va où comme-ça ?
Là :
Je tombe sur cette 2° affiche après. C’est nouveau, ça vient de sortir ; bien à l’avance pour préparer le terrain. Attendez-vous à ce que ça chauffe à Bruxelles à la rentrée prochaine. Bien sûr, entre deux nuages de lacrymogènes et de fumées de ferrailles carbonisées, il y aura sur un petit nuage quelques soi-disant colloques où certains des petits cons qui "collaient" il y a trente ans viendront s’y coller la queue entre les jambes pour blablater sur l’ouverture et le rejet de la xénophobie.

Petits cons vieillissants et cocufiés, l’Europe, d’autres se la sautent à votre place…

mardi 9 mars 2010

Galimatias jouissifs – Demandez le programme (suite…)

J’évoquais samedi dernier les "supports de communication" qui, aux yeux des stratèges bordelais du PS, étaient à n’en pas douter la meilleure "entrée en matière" afin d’éveiller l’intérêt des électeurs pour leur programme. Oui, mais quel programme ? Pour la "jeunesse" OK, le programme du PS est lisible, clair et rassurant : "Avec nous, vous pourrez continuer à niquer comme d’hab’, n’oubliez pas le gilet jaune"… Parce qu’en votant pour les autres, non ? Où est la valeur ajoutée du vote PS ? C’est tout ce que vous proposez ? C’est un peu court, messieurs…

Heureusement, Martine (pas celle des Aventures éponymes aux éditions Atlas) a complété ma connaissance du programme. Soucieuse de montrer l’absence de vacuité de celui-ci (qui a osé supposer ça ?) Martine, donc, a profité de la Journée de la Femme pour aller himself à Montpellier distribuer des "supports de communication" de son parti à un seul électeur bien précis qui, de toute façon, ne votera pas pour elle (non ce n’était pas le Plouc-émissaire…) Bref, le brave homme (sic) n’a reçu, lui, ni crayon ni capote (ça ferait jaser) mais un panier garni nettement plus garni (même au PS on ne donne qu’aux riches, je m’insurge) Mais c’est vrai que Georges ne va pas en boîte, le pauvre…

Et là, au moins, on apprend enfin du consistant sur le programme. Les "supports de communication" distribués par Martine sont en effet très instructifs :
- le magazine Têtu (plein de beaux mecs)
- le magazine France-Football (plein de beaux blacks)
- un livre sur les oiseaux (les écolos doivent aimer)
- un CD de Julien Clerc (ça marche toujours)
- une bouteille de vin de noix (ça c’est pour les beaufs’ mais pas borderline côté alcoolisme)

Bon, et pour couronner le tout, cette chère Martine précise à cette occasion : "Je suis rarement raciste anti-homme"…

Vous avez bien là tous les ingrédients d’une excellente recette pour manager une région. Mélangez le tout et réservez dans une terrine au frigo. Puis, a partir du 22 mars, regardez de temps en temps comment ça vieillit…

lundi 8 mars 2010

F.O.P.O.D. ?

Soyons sérieux, l’heure est grave et l’instant historique.
Bien que ce soit long à lire, pour que vous puissiez comprendre il me faut tout d’abord sacrifier au devoir de mémoire en évoquant ici un épisode de la vie du Plouc-émissaire à marquer d’une pierre dont les historiens définiront un jour la couleur.

Un jour lointain, au mitan des années soixante du précédent siècle de notre ère dont la laïcité devrait se décider à changer le nom, trois PPU (Partis Politiques Unipersonnels) se sont réunis pour débattre sans débander de l’avenir de l’espèce autour d’une table en formica jaune de leur bar habituel, le R…, rue F... dans une ville de province que nous ne nommerons pas (on apposera une plaque…) Etaient présents : le FLN (Front Lubrique Naturiste) de X., la FGNS (Fédération de la Gauche Nationale et Socialiste) du regretté Y. et le PAP (Parti Anarchiste Populacier) de Z. (c’est à dire du Pouc-émissaire himself) ainsi que deux ou trois autres guignols de moindre importance mais tous aussi improbables que les précédents.
Après force débats, bières et pastis, lorsque les terrils de mégots commencèrent à rouler des cendriers pour titiller les sous-bocks asséchés (on a les sabliers qu’on peut) il fut temps de clôturer les travaux. Les participants décidèrent alors de fusionner leurs efforts dans une formation unique dont la raison sociale fut adoptée à l’unanimité. Ainsi naquit le Front Ouvriériste Populacier d’Oppression Démocraticide, plus aisément désigné par son sigle : Le FOPOD. Au prix de quelques nouvelles tournées et d’un changement de cendriers, un congrès constitutif s’en suivit séance tenante pour rédiger les statuts et les déposer au greffe du tenancier des lieux, lequel n’a cependant pas cru devoir nous faire plus crédit que d’habitude.
La séance levée, répugnant à se séparer comme des petits bourgeois pressés de regagner leurs foyers, le Komintern du FOPOD entreprit sur-le-champ d’œuvrer à la visibilité du nouveau parti. La nuit fut longue. Si l’architecture et le mobilier urbain furent scrupuleusement respectés (on savait se tenir en ce temps-là), les palissades et autres édifices provisoires de ladite ville furent copieusement ornés du nouveau sigle (on ne disait pas encore tagués) assorti parfois de slogans aussi inattendus que dans l’air du temps et aussi novateurs que contradictoires… Anecdote véridique et vérifiée : Les braves fonctionnaires des RG ont été un temps sur les dents à se demander avec perplexité d’où pouvait sortir cette nouvelle faction. Leur sagacité finit d’ailleurs par être récompensée, le FOPOD ayant toujours mis son point d’honneur à en faire un peu trop…

Bref, aujourd’hui, nonchalamment accoudé à son balcon à regarder ce qui grouille dans le bac à sable des morts-vivants - notamment les panneaux d’affichages des prochaines élections - le Plouc-émissaire a repensé à l’odyssée du FOPOD et à cette phrase de ce cher Y. : "- Le mur de la connerie est pulvérisé. Alors, soyons foutraques ! " Le pauvre ; il n’avait encore rien vu…

Ne serait-il pas temps de réactiver le FOPOD ? Son utilité pour maintenir la santé physique et mentale de ses affidés dans un environnement hostile a fait ses preuves en son temps.
Certes, la ligne politique devra s’adapter aux tabous et totems d’aujourd’hui. Mais le sigle lui-même peut-il encore être "porteur" ? Dans FOPOD, il y a "FOP" et "OD"… Pour les pères fondateurs, "FOP" se référait aux totems de l’époque (préhistorique, rappelons-le, l’histoire commence en 1981, donc bien antérieure à la décrue du PCF) Bien que suite logique (mais alors non encore avérée) de ce qui précède, "OD", en revanche, n’était qu’une ironique concession à certains co-fondateurs esthétiquement "fachos"…
Aujourd’hui, "Front Ouvriériste Populacier" fait plutôt délicieusement désuet. En revanche, "Oppression Démocraticide" me semble hélas de plus en plus d’actualité. Je me suis même demandé s’il n’était pas opportun de solliciter un nihil obstat de la HALDE et un certificat de bonne conduite du MRAP avant de réactiver la bête…

Alors, changer de nom pour faire moderne ? Que nous dit l’expérience ? Faites-moi la liste des avatars successifs du MRP jusqu’au MODEM et reparlez-m’en. Le FOPOD-Autrement ne serait plus le FOPOD. Le fond est dans la forme. Et puis j’aime bien son côté "vintage" et incompréhensible au commun comme la SFIO…

Bien sûr, on n’en parlera qu’ici, de temps en temps, pour reposer les neurones ou varier le ton, mais j’en parlerai.

C’est décidé. C'est parti, tous aux abris ! le FOPOD est de retour !


Je décline en revanche toute responsabilité sur ce qui suit qui semble être une agression n'osant pas dire son nom de nos amis musulmans

samedi 6 mars 2010

Demandez le Programme !

Oups ! J’allais oublier… Il va y avoir les "Régionales" et la campagne électorale bat son plein (paraît-il) C’est vachement important, vous savez. Il faut donc que je trouve quelque chose à en dire pour éviter d’être "stigmatisé" comme suppôt de l’abstention (d’autant plus rude que je ne le serai pas, mais pour ça il est encore permis de "stigmatiser"…)

La question existentielle qui taraude les politiques c’est "Que proposer pour faire la différence ?"…
Les programmes ? – Les pigeons n’y croient plus (et ils ont raison…) Les slogans creux ? On a déjà tout essayé (cf. avec "Jospin, c’est clair !", avec Ségo "la France présidente"…) Alors ?

En Aquitaine, les socialos ont trouvé ! C’est leur meilleure idée (du moins à ce jour, ne nous avançons pas) Dans le tiers-monde (oups… ça doit plus être le bon mot…) on distribue des crayons aux débiles et ça marche… Alors à Bordeaux, le PS ne tracte plus dans les rues, il va dans les bars et boîtes de nuit distribuer aux "jeunes" des capotes aux couleurs de la liste pour "les sensibiliser aux thèmes des élections et aux projets de leur candidat pour la jeunesse"

C’est "moderne" non ? Et puis c'est vachement instructif pour pouvoir "discriminer" entre les projets de mandat…

Des esprits chagrins trouveront sans doute que ça traduit bien le mépris condescendant du candidat pour les pignoufs qu’il souhaite plumer. Ben non, voyons !

Pourquoi chercher à bricoler un projet avec des propositions originales et crédibles ? Il suffit de diffuser du "conceptuel" et des signes "festifs" montrant aux dits pignoufs qu’ils pourront toujours continuer à faire joujou dans leur monde nombriliste et divers (réel ou virtuel, figuratif ou non…)

Cela illustre bien un très bon papier écrit par Philippe Muray ( en 2002 ou 2003 sans doute) au sujet de "Paris-Plage". Pour le lire, cliquez ICI puis sur PARIS-PLAGE

vendredi 5 mars 2010

La HALDE et la maîtrise des dépenses

Belle affiche. Belle illustration de l’indispensabilité de la HALDE et de son budget. Conception par un graphiste, réalisation, fabrication, logistique de la diffusion-affichage… Coût de l’opération SVP ?

On cherche des sous partout. Compression budgétaire. Suppression de postes (hôpitaux, écoles, justice, etc.) Economies ! Economies ! Il faut "mieux maîtriser la dépense publique", "la réduire et mieux la gérer", "qu’un euro dépensé soit un euro utile", "éviter le saupoudrage", etc. etc.

Question : Par tranche de dix mille filles en fac, combien sont A LA FOIS homos ET souffrant réellement de discrimination de ce fait dans l’univers relativiste et bisounours de nos universités aujourd’hui ?

N’y en aurait-il qu’une, il faudrait tout faire pour elle ; n’est-ce pas ?
Pourquoi ? Il n’y a que dans les Evangiles qu’on pourrait trouver une justification à ce gaspillage des deniers publics (Lc 15, 4-7 & Mt 18, 12-14…) ! C’est sûrement pas pour ça puisque nous n’avons pas de "racines chrétiennes", c’est bien connu… La laïcité en souffrirait trop.

Alors, pourquoi a-t-on dépensé tout ce pognon ?
Pas parce que c’est une PERSONNE, même pas parce que "c’est son choix", mais seulement parce que le clergé de la théocratie-des-droits-de-l’homme l’a arbitrairement classée comme PRIORITAIRE, intouchable, méritant un respect obséquieux (et "opposable") dont est indigne le tout-venant des ploucs…

mercredi 3 mars 2010

T'occupes ! Avance !!

Konk ne m'en voudra pas de lui avoir emprunté son dessin et de l'avoir tripoté pour m'amuser un peu (m'amuser ? vraiment ?)

lundi 1 mars 2010

Diversity for ever + Political correctness = Diversité Zéro

Remarques sur le palmarès des Césars.

Tout d’abord, entendons-nous bien : Je ne suis pas ce qu’on appelle un cinéphile. Il y a des lustres que je ne me bouge plus pour aller voir un film que lorsque les avis de deux (ou trois) critiques de la presse écrite que je ne nommerai pas (mais que j’ai testé, qui me conviennent et ont plutôt la dent dure…) s’accordent tous pour attribuer trois étoiles à "l’opus" en cause… Autant dire que je vais au cinoche à chaque mort d’évêque (ce qui risque de s’accélérer vu la pyramide des âges du clergé) Bref, je vois çà d’assez loin…

Ceci dit, je m’informe pour ne pas mourir idiot et je découvre ce matin le palmarès des Césars du cinéma français… J’adore…

Boudiou le score ! "Attendu et sans surprise" nous dit religieusement la presse…

Ah bon ! Bien sûr, il ne s’agit pas là d’un festival (dont la mission – en principe – est de nous dénicher de nouvelles pépites et de nouveaux talents) mais d’une consécration par les professionnels du milieu des œuvres de leurs pairs qui ont le plus contribué durant l’année écoulée à la qualité artistique (peut-être) et au bizness (sûrement) Soit, mais quand même…

Jacques Audiard sois-même est partout avec Le Prophète (pauvre Isaïe, pauvre Mahomet…) : Meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleur acteur 2nd rôle, meilleur espoir masculin, meilleur scénario, meilleure photo, meilleur décor (sic), meilleur montage… Y a même un gus qui s’est trompé d’enveloppe et l’a nominé pour meilleur film étranger…
Faut dire qu’il nous y a habitué : déjà trois césars il y a quinze ans, huit autres il y a quatre ans…
C’est vrai que l’acteur vedette du Prophète, Tahar Rahim, personne ne lui arrivait à la cheville dans la production française de l’année, n’est-ce pas ?
Et, pour faire bon poids revoilà notre Adjani nationale (sic) pour son cinquième César de meilleure actrice.

Pour les miettes, c’est sans rire et sans trop se fouler que la meilleure musique et le meilleur son reviennent à Le Concert. Et celui des meilleurs costumes à… Coco Chanel… Quant au meilleur film étranger, on consent quand même à distinguer Gran Torino d’Eastwood ; réalisateur-acteur qui fait un peu tache avec son héros, Dupont LaJoie version US, genre misanthrope adhérent à la National Rifle Association. Mais comme il trouve la rédemption dans la découverte de l’antiracisme, çà passe…

Bon, je dis tout çà mais, après tout, je n’y connais rien. C’est peut-être heureux qu’il y ait eu Le Prophète pour sauver la profession. Est-ce que çà voudrait dire que tout le reste était nul à chier ?

Je suis peut-être naïf mais, perso, je ne crois pas…