"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

jeudi 29 avril 2010

Problématique des échanges nord-sud…

Par où commencer ?

Le FOPOD s’indigne qu’aucun effort ne soit fait pour un traitement plus humain des chèvres méridionales, leur confort et leur motorisation.
(que fait Kouchner ? et Bruxelles ?)


Le FOPOD se félicite en revanche d’une probable extension de l’usage de la burqa sur les deux roues motorisés septentrionaux, favorisant ainsi des décès accidentels prématurés avec des effets positifs pour l’équilibre des régimes de retraite.


Ndlr : Le courant sulpicien influent au sein du komintern du FOPOD a censuré d’autres revendications suggérées par ces images…
(+ d'infos sur le FOPOD ? Voir mon billet du 8 mars 2010)

mercredi 28 avril 2010

Les laborieux fabricants de panique anesthésiante

Chapeau ! Hier, les sous-nervis (Pujadas en tête) et les merdiatiques accrédités en autorité morale par la République anesthésiante et maternante ont fait jeu égal avec les méthodes du Reichsministerium für Volksaufklärung und Propaganda ("éducation du peuple" et propagande) de ce bon docteur Goebbels…

Rappelez-vous le "fait divers" mettant en scène un quidam devenu bon français via une naturalisation automatique par mariage. Le bonhomme, barbu 100% bon musulman et "proche" des milieux les plus fondamentalistes, entretient 4 épouses (coraniquement parlant) et une tripotée d’enfants.
Enfin… ladite famille étant surtout entretenue par les allocations familiales et de logement, sans oublier évidemment celles de "parent isolé" versées rubis sur l’ongle et les yeux fermés à trois des dames en question. Depuis quelques jours, ce "fait divers" commençait à trop alimenter les conversations des ploucs dans les cafés-PMU. Au point de susciter l’inquiétude de voir le bon peuple "généraliser", "stigmatiser" et céder au racisme et aux sentiments les plus abjects et "nauséabonds" régurgités par la bête toujours féconde…

Bref, il fallait détourner l’attention du bon peuple et lui montrer où est le vrai danger.

Attention aux Rottweilers, Pit-bulls, etc. Oui bien sûr ! Mais avez-vous pensé à la souris blanche ? Vous savez, cette petite chose qui fait grimper les greluches sur leur chaise. Il ne faut surtout pas négliger le danger plus que potentiel qu’elle représente.

Bref, peut-on trouver quelque chose à mettre en parallèle, en équivalence, avec l’islamisme intégriste envahissant ? Ben la frange la plus caricaturale possible des cathos, évidemment. Et en profiter pour stigmatiser et faire l’amalgame. Là on peut…

Je ne sais pas quoi ajouter, c’est lassant et j’en ai marre Donc, aujourd'hui ce sera une revue de presse.
Je vous invite à lire ce qu’en disent d’autres qui en ont déjà parlé : Hibiki chez Ilys (c’est ICI) et Alibekov chez Bouteille à l’amer (c’est LA ) Retournez ensuite chez Ilys pour lire le papier de SK, c'est important.

Et puis, pendant que j'y suis, pour ce qui est de notre barbu polygame, allez donc lire ce que ça suggère à FromagePlus.

samedi 24 avril 2010

De l’émission Répliques et des dérives du pessimisme…

Ce matin, des échanges sur Muray avec Luchini dans Répliques sur France Cul, la Crevette retenait cet aveu de Finkelkraut : "Je ne suis pas optimiste mais j'ai un enfant"…

De nos jours, tout nous pousse à penser que le pessimisme est de rigueur et l’optimisme disqualifié, assorti de l’adjectif "béat"… La naïveté d’un optimisme absolu ne résiste pas une seconde face à un pessimisme d’expérience qui finit par s’incarner soit dans un relativisme égocentré soit dans le nihilisme. Alternative binaire réductrice et mortifère qui ne reflète pas le réel : L’Humanité a survécu et progressé depuis des millénaires grâce à la multitude de ceux qui se disaient : "Je ne suis pas optimiste mais…" Mais quoi ? "Mais il me reste l’Espérance"… C’est un peu court, jeune homme ; face aux assauts de la désespérance, il faut des supports tangibles à votre Espérance…

Nous touchons là du doigt, me semble-t-il, une réalité de notre temps : l'hiver de la transcendance et, surtout, l’hiver démographique…

Pour le plus grand nombre, reste le pessimisme donc. Faute de confiance en l’avenir et d’avoir quelque motif d’espérance (l’Espérance, pas l’espoir, ça c’est un truc de joueur de loto…) pour supporter cette a-espérance, nos contemporains ont besoin qu’on leur donne de pauvres substituts clinquants, du "festif" voilant pudiquement le réel.

"Nul n’avait l’air de se rendre compte qu’il était en train de marcher dans un livre d’images pour tout-petits"
On en revient à Philippe Muray…

jeudi 22 avril 2010

Heureusement que Maman est là !

Le ministère des Affaires étrangères a annoncé jeudi soir une aide d'un million d'euros pour aider les Français bloqués à l'étranger à cause des perturbations du trafic aérien (…) Le gouvernement a demandé aux compagnies des vols de rapatriement prioritaires sur les vols commerciaux (…) Il réfléchit à l'affrètement d'appareils disponibles d'autres compagnies aériennes… [Reuters]

Big Mother n’oublie pas ses petits qui sont si loin – surtout les plus démunis – qui sont privés d’avion et s’en trouvent fort marris. Méchant volcan ! Il faut qu’ils puissent vite revenir dans ses jupes, qu’elle puisse les moucher et sécher leurs pleurs. Notamment ceux de ses petits qui sont en Thaïlande et "Outre-Mer". C’est le plus pressé, paraît-il…
Big Mother a sorti son petit porte-monnaie (bien vide mais c’est pas grave) et va consoler ses petits qui s’inquiètent et s’impatientent.
Big Mother est dans son rôle. Elle rassure et elle fait bien : C’est sa mission RÉGALIENNE
Et puis ça crée des emplois (dans les cellules d’assistance psychologiques par exemple…)

mercredi 21 avril 2010

De Devaquet-Oussekine à la réforme des retraites…

Vendredi dernier, je daubais sur les braves retraités ne ratant pas une occasion de descendre dans la rue pour revivre une fois encore leurs souvenirs soixante-huitards.
Faut que je me rattrape un peu…

Je tombe sur l’éditorial du 6 décembre 1986 de Louis Pauwels dans le Figaro Magazine (qui n’était pas encore un sous Paris-Match, pour ceux qui s’en souviennent) :

« Le Monôme des zombies »

« Il y a cependant de l’authentique dans ce qui pousse étudiants et lycéens à manifester. On ne s’est pas assez avisé de la dégradation de notre environnement culturel dans les années 1980.

Ces jeunes avaient entre 8 et 14 ans en 1981. Ce sont les enfants du rock débile, les écoliers de la vulgarité pédagogique, les béats de Coluche et Renaud nourris de soupe infra idéologique cuite au show-biz, ahuris par les saturnales de “touche pas à mon pote”, et, somme toute, les produits de la culture Lang.

Ils ont reçu une imprégnation morale qui leur fait prendre le bas pour le haut. Rien ne leur paraît meilleur que n’être rien, mais tous ensemble, pour n’aller nulle part. Leur rêve est un monde indifférencié où végéter tièdement. Ils sont ivres d’une générosité au degré zéro, qui ressemble à de l’amour mais se retourne contre tout exemple ou projet d’ordre.

L’ensemble des mesures que prend la société pour ne pas achever de se dissoudre : sélection, promotion de l’effort personnel et de la responsabilité individuelle, code de la nationalité, lutte contre la drogue, etc., les hérisse.

Ce retour au réel leur est scandale. Ils ont peur de manquer de mœurs avachies. Voilà tout leur sentiment révolutionnaire. C’est une jeunesse atteinte d’un sida mental. Elle a perdu ses immunités naturelles ; tous les virus decomposants l’atteignent.

Nous nous demandons ce qui se passe dans leurs têtes. Rien, mais ce rien les dévore. Il aura suffi de cinq ans pour fabriquer dans le mou une telle génération. Serait-ce toute la jeunesse ? Certainement pas. N’ayant pas à courtiser les minus, osons dire que c’est la lie avec quoi le socialisme fait son vinaigre. »

Aujourd’hui, ces jeunes ont entre 37 et 43 ans…

Donc ils sont devenus des "actifs" et meublent les tiroirs de la société. Focalisés sur leur ego et leur plan de carrière, ce sont eux qui se poussent dorénavant du coude à tous les étages : dans les cabinets ministériels, les partis politiques, la haute administration, la banque, les syndicats, les médias, la publicité, le marketing, la distribution, la santé, les "services", etc. Ah oui ! J’allais oublier, bien sûr aussi à l’Education Nationale…

Et on ne peut pas dire que ça décoiffe… Pourquoi s’en étonner ? Ces casseurs ne cassent rien. Ils sont restés d’autant plus confortablement installés dans leur jus décrit par Pauwels que leurs aînés leur ont déroulé le tapis pour ne pas paraître ringards. Du coup, toute la "punk attitude" de leur enfance est devenue la norme. Pourquoi se seraient-ils fatigués ou posé des questions ?

Nuls et vides, "génération Mitterrand" a-t-on dit. Aujourd’hui qu'ils commencent à être "aux manettes", ils pérorent et ils "savent"…

J’en viendrais presque à éprouver une tendresse nostalgique pour ceux de leurs parents – ma génération – qui croyaient encore au "Grand Soir" C’était au moins quelque chose. Eux ne me disaient pas, l’air scandalisé : "Tu n’as pas le droit de dire ça !" En revanche, on se mettait sur la tronche… C’était au moins ça…

mardi 20 avril 2010

En Belgique, le Droit est droit dans ses bottes…

L’avantage avec la Belgique c’est que leur bac à sable est nettement plus petit que celui où je patauge en deçà de Quiévrain. Tout m’y paraît donc plus concentré. Le microcosme belge, donc, me facilite la collecte de données sur le réel (en France, je m’y noierais…)
L’autre intérêt de la Belgique est de ne pas être "Une et Indivisible"… Elle "bénéficie" d’un communautarisme linguiste qui régit les rapports de citoyenneté.
D’une part - et c’est vérité d’expérience - loin de conduire à l’apaisement et au "vivre ensemble", le fait que ce communautarisme soit institutionnalisé et codifié ne l’empêche pas de se radicaliser ; au contraire, il permet à ce dernier de prospérer en devenant de plus en plus exigeant et sans nuances.
D’autre part - les "Droits-de-l’Homme" étant ce qu’ils sont - dès lors que l’appartenance linguistique est reconnue par la Loi comme qualité essentielle d’un individu ou territoire, aucun obstacle sérieux ne paraît devoir freiner une évolution jurisprudentielle vers la reconnaissance (éventuellement territoriale) d’autres discriminants tels que l’appartenance religieuse ou ethnique…
Bref, comme je le disais "une fois", la Belgique est sinon l’avenir de l’Europe, du moins son laboratoire… D’où mon intérêt pour nos chers voisins (cf. mes billets des 24 & 26 mars)

Ceci dit, j’accordais le 24 mars le couvre-chef des morts-vivants à la justice belge pour deux de ses jugements de la semaine en précisant : "le jury n’ayant pas estimé nécessaire d’en attendre un troisième pour reconnaître l’héroïcité des vertus de la lauréate et l’élever à la gloire des autels…" J’aurais dû attendre un peu… Voilà le troisième :

Au terme de plus d’un an d’enquête, la police a arrêté huit malfaiteurs oeuvrant dans la vente de kalachnikovs, d’explosifs et autres armes de guerre (l’un d’eux venait d’être acquitté dans un dossier de terrorisme islamique) L’affaire a pu aboutir, sous contrôle d’un juge d’instruction, grâce à un policier infiltré dans la bande à ses risques et périls, ce qui a permis de réunir les preuves et de les piéger.
L'avocate des accusés a dénoncé la provocation policière à la base du dossier et a donc plaidé que les poursuites étaient irrecevables.

La semaine dernière, le tribunal a suivi l'argumentation de l'avocate et décidé l'acquittement. Les huit accusés sont ressortis libres...

Des questions ?

lundi 19 avril 2010

Laïcité immobilière - Laïcité apaisée...

Laïcité immobilière... Laïcité apaisée... La présentation par le sénateur-maire de Marseille de la nouvelle Grande Mosquée "cathédrale" de la ville, c'est la dernière photo en bas à droite (des fois que vous auriez des doutes...)

dimanche 18 avril 2010

Interlude dominical…

Sur des photos piquées à SK chez Ilys
Séduction de notre monde, plaisir des yeux. Qu’elles en profitent…

Avant d’être bien vieilles,
Avant les sacs poubelles
Teintés noir ou bleu ciel.
Vite avant que ne viennent
Ces linceuls avant l’heure
Voiler les jolies jambes
Du troupeau uniforme
D’un cheptel muselé
Et peut-être excisé…

samedi 17 avril 2010

Etiologie et signes cliniques de la bolopathie dégénérescente.

Ça jargonne ces temps-ci dans la réacosphère sur le thème des "bolos" (les "bobos-lopettes"...) c’est à dire les individus adeptes d’un aplatventrisme repentant assorti d’une compréhension-empathie obséquieuse et pétocharde à l’égard de ceux qui les méprisent, les insultent et les agressent physiquement. Bien des raisons environnementales de ce comportement illogique nous sont connues mais au-delà du mépris que ces gens inspirent à beaucoup, la teneur des billets et commentaires traduit bien une certaine perplexité. Peut-être que les recherches archéologiques des anthropologues d’une future civilisation hétéro et de bon sens pourront fournir une explication définitive à ce syndrome du bolo. En attendant et en y réfléchissant, j’émets une hypothèse où le pédagogisme n’est pas innocent (d’ailleurs, ses débuts sont en corrélation avec ceux du phénomène…) C’est pas une communication à l’Académie de Médecine mais c’est toujours ça :

Ces gens n’ont pas le cerveau d’aplomb. Ils ont chopé un virus et çà surprend parce que c’est nouveau. Je veux dire que ça ne fait que quelques décennies qu’est apparue cette pandémie, donc quasiment hier. Jusque là, durant des millénaires, quels que soient les multiples variantes culturelles dans l’espace et dans le temps, l’homo dit sapiens était resté sainement lui-même : un animal territorial et occasionnellement agressif quand un tiers lui marchait sur les pieds. Et cela qu’il soit "de droite" ou "de gauche"… Ce n’est pas parce qu’on est "de gauche" qu’on a le cortex ramolli (même si ça aide vachement, semble-t-il…) Que s’est-il passé ?

La méthode globale d’apprentissage de la lecture est peut-être pour quelque chose dans la prolifération du virus : Chez le sujet atteint, chaque mot renvoie non pas à une idée, à un sens, une notion, un concept ou une réalité concrète, mais à des images (par exemple : Auschwitz, commerce des esclaves, enfant africain squelettique ou représentations visuelles symbolisant pour le sujet les Heureslesplussombres, l’inégalité, l’injustice, etc.) Images stéréotypées qui déclenchent chacune un reflex pavlovien correspondant et irrépressible (comme chez le Dr Folamour dans un autre genre mais ce dernier, lui, arrivait à rattraper son bras…) L’organisme du malade n’autorise alors aucune déviance ou remise en question. Saisi par ces tics comme par un prurit qui pousse à se gratter, le seul agir possible pour le malade est d’aller plus avant dans le sens imposé par l’image. Bref, les malades sont devenus des aliens dépourvus de libre-arbitre et de la capacité de douter qui caractérise le sapiens. Le malade ne sait plus quoi faire d’autre que servir la soupe suggérée par l’image. Et cela avec un automatisme de zombie pour la plus grande joie des sapiens "divers" qui lui marchent sur les pieds…
Et comme, de plus en plus souvent ce n’est pas que sur les pieds, la pathologie se révèle vite létale. Mais le malade n’en a pas conscience. Après la croissance douce, les transports doux, vient naturellement la mort douce. Pour l’instant…

vendredi 16 avril 2010

De la fac de Nanterre au foyer des Hespérides…

Place aux jeunes !
"Génération maudite de vieux cons nés pendant la guerre et au lendemain…"
"Génération à qui l’excellence de ses intentions vagues a tenu lieu de conscience et qui est au premier chef responsable de ce que nous vivons…"

(propos relevés chez les bloggeurs de vingt à quarante ans de la réacosphère…)

Je les connais bien ces braves. Je les côtoie et les observe depuis si longtemps. Souvent encore lycéens, ils se la jouaient en 68 et on a échangé quelques paings. Ils sont presque tous devenus fonctionnaires, souvent retraités de l’Educ’ Nat’ aujourd’hui... Les troupes de Mélanchon…

Lorsqu’on approche ou dépasse la soixantaine et que çà fait plus de trente ans qu’on sédimente les mêmes réflexes pavloviens et le même jargon du genre “- Non au capital et au bourgeois sale affameur de la classe ouvrière” on a du mal à se recycler… C’est terrible de se sentir devenu désuet. Alors, maintenant que les classes laborieuses ont les yeux rivés sur les traites de l’écran plat et la semaine exotique chez FRAM, il leur faut courir en s’essoufflant après "les masses" de substitution : les sans papiers, donc… Lesquels n’en ont rien à battre de leurs idéaux rassis de petits vieux. Sans doute espèrent-ils malgré tout, naïvement et vainement, récupérer ainsi de quoi regarnir les cortèges de la Bastille à la Nation pour retrouver le petit frisson des prémisses du Grand Soir et régurgiter leur ressentiment. C’est pathétique…

[manifestations DAL, RESF & CNL]

jeudi 15 avril 2010

Nano-tranche de vie sur quai de gare et considération sémantique

Hier, je grimpe dans le TGV. Derrière moi, un couple et deux fillettes. L’homme prend le train avec les enfants. La femme reste ; elle n’accompagne que sur le quai. Gros échange de bisous…
Une des gamines : " - Maman, pourquoi c’est pas toi qui m’emmène chez l’autre maman ? "
(réponse de la mère sans intérêt, convenue et banale, fausse de toute façon…)
Famille "recomposée" sans doute... Parenté ? Mmh… Ah oui ! "Parentalité"…

De tout temps, la langue évolue, le sens des mots évolue. Aujourd’hui, alors que le vocabulaire utile (je veux dire réellement utilisé) s’appauvrit en régression géométrique, la société évolue si vite que pour nommer les nouveaux concepts hors-sol, on ne cesse de "forger de nouveaux mots" sur la base d’étymologies encore compréhensibles par les ploucs. Pourquoi évoquer l’action de forger ? Il n’y a plus de nos jours ni forge ni forgeron pour expliciter la nature de ce travail de création linguistique. L’expression tire sans doute sa racine du substantif "forgerie" ("document littéraire ou autre forgé soit par un faussaire, soit par un écrivain qui fait un pastiche" cf. Dictionnaire de la langue française de Paul-Emile Littré…)

mercredi 14 avril 2010

Pour changer du lard (et du cochon…)

Avant-hier, je n’ai pas pu m’empêcher de commenter l’image très statique des deux guignols à poil accoudés à leur guéridon d’une affligeante vulgarité. Qu’ils y restent… J’ai besoin de compenser ça en vous montrant une affiche photographiée il y a environ trois ans dans les rues de Rome, en plein débat sur l’union civile homosexuelle.


J’adore cette tronche de gosse à la vitalité véhémente. Il me plait de penser qu’il n’aura pas besoin de Cellule d’écoute psychologique, lui.
C’est autre chose que la Marianne dépoitraillée de Delacroix : "La Liberté guidant le Peuple", tu parles… "Le Concept hors-sol grugeant les gogos" plutôt…

Il me manque les compétences et moyens d’un graphiste pour arranger un peu son petit poing dressé (si le cœur vous en dit…) Car je le vois bien faisant un doigt d’honneur aux zombies, aux bisounours, aux festifs, etc. Bref, à tous ces connards qui nous font suer…

lundi 12 avril 2010

Le laid est-il de lard ?

Méditation sur une oeuvre figurative du vinticento
ou les trois tentations du Plouc
...


Qu’est-ce que l’art ? Pour répondre, moi, plouc, je me contente d’un discriminant très primitif ; celui de la pomme accrochée à son pommier. De deux choses l’une : Soit j’ai envie de la prendre et de la croquer… Et c’est tout sauf de l’art. Soit j’ai envie de m’asseoir devant et de la contempler… et alors c’est probablement de l’art. Encore que… Bref, je n’ai guère d’a priori et pas de prévention particulière contre l’art contemporain (sauf contre l’art content de soi subventionné…) Il m’est arrivé de considérer comme oeuvre d’art une simple photo retenue par un quelconque communicant pour illustrer une pub en papier glacé dans un magazine…

Bon, ce n’est pas mon problème d’aujourd’hui. Je veux vous parler d’une chose qu’on appelle une affiche. Ce n’est pas du tout une œuvre d’art et, pourtant, je n’ai pas du tout envie de croquer la pomme en question…
Pour vous en parler, il faut bien que je vous la montre. Dilemme… Je ne veux pas afficher "ça" sur mon blog. Je tiens à y accueillir mes quelques visiteurs comme chez moi, dans mon salon. Et je ne mettrai jamais "ça" dans mon salon… Allez-donc voir "ça"

C’est vu ? Bon…

"Le baiser d’Oded et Raphaël" C’est cul mais c’est le titre… (c’est de Raphaël Perez, pas de Raphaël Sanzio, celui du Mariage de la Vierge, des fois que vous auriez des doutes…)

Notre Père, ne nous laissez pas succomber à la tentation…

1° Tentation : Flinguer ce connard de Perez.
Qu’importe que la chair soit triste et flasque, l’affection et la complicité charnelle entre deux êtres peut trouver son origine et sa justification dans le vécu d’une histoire intime partagée, dans une connivence forte. Mais en l’affichant, en l’étalant devant les quidams qui en ignorent les ressorts profonds (si tant est qu’il y en ait) on tue ce qu’on voudrait montrer (prouver ? promouvoir ?) et il ne reste plus que la viande rance à l’étal…
Sur un autre plan mais pas si éloigné que ça, je me souviens d’un fil chez Stello où le dernier commentateur écrivait : "L’artificiel pue de très loin…"

2° Tentation : Sombrer dans une infinie tristesse.
"La chair est triste, hélas, et j’ai lu tous les livres…" (tous les vices ?) Remake d’Orgasme mécanique… Que sont les dragues d’antan devenues… Les billets d’amour, le regard de Don Juan, le genou de Claire… Cf. en bas de l’affiche. De nos jours, en préliminaire, il n’y a que le "mode d’emploi" qui compte : Notice pharmaceutique transcrite du japonais en italien par un logiciel de traduction automatique concocté par un programmeur indo-pakistanais pour vous expliquer le sens de connexion des muqueuses et vous donner la référence du lubrifiant conseillé par la marque… Après ça, hop ! c’est parti…

3° Tentation : M’étouffer de rire.
Et j’aurais tort… Ma première réaction a été de me dire que ce serait vachement productif de diffuser cette affiche en CM2 pour répondre au souci de lutter contre l’homophobie dès les premiers niveaux d’enseignement (cf. mon billet du 30 mars) J’y voyais un bon remède contre… Est-ce si sûr ?
Mmh… L’éducation esthétique de nos chères têtes blondes ne passe plus par les maîtres de la Renaissance, plutôt par Titeuf et quelques monstres verdâtres-baveux-gluants. Bref, l’effet Oded & Raphaël pourrait ne pas être globalement contre-productif dans le sens qui me convient…

samedi 10 avril 2010

Fait Divers & Intention de Prière…

Quelque part aux antipodes (en Australie je crois) une femme de 26 ans mère de deux enfants est morte accidentellement ; chose qui, sur la planète, arrive hélas tous les jours... Pourquoi donc cette info, certes humainement triste mais d’une totale banalité, a-t-elle pu mobiliser les média au point d’arriver jusqu’à vous et moi ?
C’est très simple : la dame était sur un circuit de "karting" au volant d’une de ces petites pétrolettes rase-mottes quand un pan surnuméraire de son vêtement s’est pris et enroulé autour du moyeu de la roue motrice. Illico étranglée… Les secours n’ont rien pu faire pour elle… C’est tout ? – Non ! Elle portait la burqa

Les dépêches d’agences sont formelles : Pour les besoins de l’enquête, la police a saisi le kart. En revanche, on ne parle pas de l’éventuelle part de responsabilité des atours de la victime (on a dû l’ensevelir dedans plutôt que de les verser au dossier, question de décence, sans doute…)
Je suppose que la burqa est une tenue compatible avec tous les types d’activité, leurs modes d’emploi et règlements de sécurité ( y compris sans doute avec le port du casque ou de harnais) Ce genre de sac à viande est sûrement beaucoup plus polyvalent que le jean ou le bermuda (essayez d’entrer dans certaines piscines en bermuda…)

Cela dit, j’entends déjà (j’ai déjà lu) les ricanements d’affreux "racistes" (dit-on) et je sens la jubilation discrète oh combien compréhensible et naturelle de mes semblables, les ploucs addictés au réel. Et, perso, je ne m’en suis pas privé...
Mais j’imagine aussi la réaction de bien des barbus à babouches et chemises de nuit : Qu’est-ce qu’elle foutait sur cet engin à la con ? De quel droit cette femelle s’adonnait-elle à des loisirs réservés aux hommes ? Les Wahhabites ont bien raison d’interdire le volant aux femmes ! Elle est la honte de son mari et de ses fils. Elle n’a eu que ce qu’elle mérite…

Bref, non seulement on ne retiendra de cette pauvre femme que l’anecdotique et le pittoresque, mais, en plus, peut-être est-elle la risée de tous en général et des siens en particulier…

J’aurai une pensée pour elle demain à la messe…

jeudi 8 avril 2010

Tranches de vie dans la "vraie vie" en Festivland…

Vie de banlieue en Île de France (un coin "occidental" sympa, grâce à Dieu), Papa travaille (loin), Maman travaille (loin), Monsieur Trois Ans se paie un stage à l’hosto (pas trop grave mais chiant…), Mademoiselle Un An incube…, La SNCF en grève, la crèche en grève, le frigo se vide… Le Plouc-émissaire, loin de sa niche, joue à l’assistante maternelle (c’est pas dans son CV mais ça le rajeunit) Bref, pas trop de temps à passer devant l’ordi pendant la sieste de Mademoiselle…

Belle occasion de se souvenir que la Femme est l’avenir de l’Homme comme chantait l’autre connard qui avait une si belle voix… Or, la femme, justement, la génitrice (potentielle) de l’Homo Festivus, que devient-elle ? Quel est son incarnation la plus contemporaine, la plus parfaite aujourd’hui ?

Grave question… Réponses multiples… Eh bien, dans cet ordre d’idées, aujourd’hui je vous suggère d’aller lire un billet publié il y a un bon mois par Cherea sur "le caddie d’une célibataire"… c’est ICI.

Si la gonzesse dont il est question est un modèle de référence pour le renouvellement du stock de consommateurs indispensable à la "croissance" et à la pérennité des supermarchés, je crains que ce ne soit pas gagné…

Notez, que pourrait-elle faire d’autre, la pauvre fille ?
D’un côté, la Badinter et tout le système lui font miroiter depuis sa naissance les charmes de sa liberté et l’horreur qu’il y aurait à céder aux injonctions de l’obscurantisme pétaino-papiste d’un retour aux zeures-les-plus-sombres de l’esclavage machiste…
De l’autre, évidemment, on comprendrait bien qu’elle adhère, si "c’est son choix", aux perspectives paradisiaques d’un cheptel féminin excisé et bâché…

Alors, que voulez-vous, la pauvre reste là à attendre. Quoi ? Rien…

mardi 6 avril 2010

Alerte Rouge ! L’humanité en danger !

L’heure est grave et la situation dramatique. Le Mal Absolu est là qui rôde, prêt à nous anéantir. Il n’est plus temps de temporiser et de se voiler la face devant la menace.

Comment ? De quoi s’agit-il ? Vous êtes inconscients ou quoi ?

Le réchauffement climatique ? Mais non, voyons.

L’Iran, la Corée du Nord, la bombe ? Pfft…

Al Quaïda, l’impérialisme fondamentaliste islamique ? Vous n’y êtes pas.

La mondialisation et la pollution ? Mais où avez-vous donc la tête ?

Le racisme et l’Homophobie ? C’est très important, je vous l’accorde. Mais il y a pire !
… ?

La pédophilie !

Et pour éradiquer ce fléau qui est la cause majeure, essentielle, que dis-je, "génocidaire", de tous nos maux, de la bronchiolite du nourrisson à la montée des océans, il faut impérativement, immédiatement et sans états d’âme, en supprimer la source unique : l’Eglise Catholique ! Ecrasons l’Infâme ! Nettoyons au napalm les bunkers de la pieuvre vaticane ! Reconstituons les colonnes Infernales de Turreau pour éliminer avec ardeur et mâle férocité citoyenne tous ces calotins gluants du stupre de leur perversité. N’ayons à nous reprocher aucun repenti à rééduquer…

Vous n’avez pas compris ? Pourtant l’alerte a été relayée par tous les journaux…

Vous avez peur d’aller au feu contre la bête immonde ? Que craignez-vous ? Benoît 4x4 n’est pas dangereux. On peut taper dessus sans problème, c’est même du dernier chic. Ce n’est ni un mollah de Sadr-City ni un imam de Tremblay en France, même pas un mufti ouzbek… D’ailleurs, regardez, même Ruquier y va avec son bon sourire. Et Dieu sait qu’il ne sort que couvert…

jeudi 1 avril 2010

Cinquantenaire de quoi au fait ?

Pour le 1° avril, pas de poisson. Je sais, c’est une "Journée" ; beaucoup plus ancienne que la manie contemporaine qui se multiplie grave d’année en année (Journées "de la femme","du patrimoine","de la musique", etc.) Je vais réclamer celle du dahu dextrogyre (le sinistrogyre, je vous le laisse) Enfin…
Il y a les "années" aussi… J’ai découvert ces jours-ci que l’ONU avait décrété 1960 "Année des Réfugiés"… Cette année a donc 50 ans. Comme d’ailleurs le PSU aurait eu 50 balais après-demain 3 avril s’il avait survécu aux affres de la pré-adolescence… Pourquoi me suis-je intéressé à ça ?
Parce qu’on fêtait l’autre jour les 50 bougies d’un pote (un petit jeunot, l’était dans ses couches pas encore culotte que je draguais déjà les filles…)

Bref, je lui avais bricolé un petit album cadeau pour la circonstance. Et plutôt que de bavasser en ce jour particulier où je craindrais de ne pas être cru, je vais sacrifier au "devoir de mémoire" :