"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

samedi 17 avril 2010

Etiologie et signes cliniques de la bolopathie dégénérescente.

Ça jargonne ces temps-ci dans la réacosphère sur le thème des "bolos" (les "bobos-lopettes"...) c’est à dire les individus adeptes d’un aplatventrisme repentant assorti d’une compréhension-empathie obséquieuse et pétocharde à l’égard de ceux qui les méprisent, les insultent et les agressent physiquement. Bien des raisons environnementales de ce comportement illogique nous sont connues mais au-delà du mépris que ces gens inspirent à beaucoup, la teneur des billets et commentaires traduit bien une certaine perplexité. Peut-être que les recherches archéologiques des anthropologues d’une future civilisation hétéro et de bon sens pourront fournir une explication définitive à ce syndrome du bolo. En attendant et en y réfléchissant, j’émets une hypothèse où le pédagogisme n’est pas innocent (d’ailleurs, ses débuts sont en corrélation avec ceux du phénomène…) C’est pas une communication à l’Académie de Médecine mais c’est toujours ça :

Ces gens n’ont pas le cerveau d’aplomb. Ils ont chopé un virus et çà surprend parce que c’est nouveau. Je veux dire que ça ne fait que quelques décennies qu’est apparue cette pandémie, donc quasiment hier. Jusque là, durant des millénaires, quels que soient les multiples variantes culturelles dans l’espace et dans le temps, l’homo dit sapiens était resté sainement lui-même : un animal territorial et occasionnellement agressif quand un tiers lui marchait sur les pieds. Et cela qu’il soit "de droite" ou "de gauche"… Ce n’est pas parce qu’on est "de gauche" qu’on a le cortex ramolli (même si ça aide vachement, semble-t-il…) Que s’est-il passé ?

La méthode globale d’apprentissage de la lecture est peut-être pour quelque chose dans la prolifération du virus : Chez le sujet atteint, chaque mot renvoie non pas à une idée, à un sens, une notion, un concept ou une réalité concrète, mais à des images (par exemple : Auschwitz, commerce des esclaves, enfant africain squelettique ou représentations visuelles symbolisant pour le sujet les Heureslesplussombres, l’inégalité, l’injustice, etc.) Images stéréotypées qui déclenchent chacune un reflex pavlovien correspondant et irrépressible (comme chez le Dr Folamour dans un autre genre mais ce dernier, lui, arrivait à rattraper son bras…) L’organisme du malade n’autorise alors aucune déviance ou remise en question. Saisi par ces tics comme par un prurit qui pousse à se gratter, le seul agir possible pour le malade est d’aller plus avant dans le sens imposé par l’image. Bref, les malades sont devenus des aliens dépourvus de libre-arbitre et de la capacité de douter qui caractérise le sapiens. Le malade ne sait plus quoi faire d’autre que servir la soupe suggérée par l’image. Et cela avec un automatisme de zombie pour la plus grande joie des sapiens "divers" qui lui marchent sur les pieds…
Et comme, de plus en plus souvent ce n’est pas que sur les pieds, la pathologie se révèle vite létale. Mais le malade n’en a pas conscience. Après la croissance douce, les transports doux, vient naturellement la mort douce. Pour l’instant…

5 commentaires:

  1. Oui mais non. C'est une idée intéressante, mais pour influer sur la personnalité, il faut une action beaucoup plus globale que l'apprentissage de la lecture. En bref, je pencherais plutôt pour le climat éducatif avant l'âge de cinq ans. Que ces enfants aient été soumis au pédagogisme trop jeunes pour y résister est peut-être une des clés.
    La psychiatre Alice Miler a ainsi expliqué le nazisme par les méthodes d'éducation en vogue à l'époque en Allemagne. Remplacez dans sa théorie "éducation prussienne" par "bien-pensance" et vous avez la réponse.
    En résumé, si vous brisez la volonté de l'enfant avant qu'il ne soit en âge de s'en souvenir, vous pouvez en faire ce que vous voulez.
    Malheureusement pour elle, Alice Miller s'est aussi posé la question: Comment peut-on avoir envie de devenir psychiatre et donc passer sa vie à écouter des tordus vous raconter la leur ? Ses collègues ne le lui ont jamais pardonné.

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  2. Ca s'appelle le traitement ludovico, c'est dans "orange mécanique" 1971. wake up !

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  3. Alice Miller a écrit son bouquin 10 ou 20 ans avant Orange Mécanique. Wake up yourself !

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  4. Jazzman (1°commentaire) dans le même ordre d'idée, cf les commentaires d'un poste chez ILYS : http://ilikeyourstyle.net/2010/04/16/funf-am-tag/#comments

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  5. Oui. Mais je crois qu'il y a un point important que je n'ai d'ailleurs pas encore bien cerné. On rend nos enfants incapables de voir la grandeur de notre civilisation et surtout la beauté de nos solutions techniques.
    C'est d'ailleurs le cas de beaucoup de beaux esprits "artistiques" (notammment littéraires) qui ne comprennent pas qu'il n'y a pas de Mozart sans piano au préalable, pas de médecin sans technique médicale. Tout ce que le festif ne produit pas.

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