"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

jeudi 31 mars 2011

Laïcité, cache-sexe pudibond…

…de la résistible multucul-compatibilité...
"Cachez, chère enfant, cachez cette lubrique érection que je ne saurais voir !"

Avec quelques moulinets de bras par-ci, des mines confites et rétropédalages par-là, le tout saupoudré de "on va te cadrer ça, j’veux pas voir un dérapage qui dépasse", l’UMP nous annonce un "débat sur la laïcité"… Laissez donc la laïcité se masturber tranquille et préoccupez-vous plutôt de faire appliquer les lois et d’appeler un chat un chat. Le thème du débat, le seul, c’est : L’Islam est-il compatible avec notre société et, qu’on le veuille ou non, avec la culture sans laquelle elle cesse d’être…

Dans la série "jetez donc un œil sur le réel" à l’usage des malvoyants olfactivement délicats encore récupérables (je suis d’un naturel optimiste) je vous propose ci-après un abrégé d’une tribune publiée le 3 mars par Valeurs Actuelles. Son intérêt, me semble-t-il, est de pointer les effets au fil de l’eau de nos décisions de justice et/ou choix politiques du fait de l’absence de ligne directrice claire en matière de définition de notre Bien Commun :
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Islam et Laïcité

Depuis une génération, les fondements de notre société subissent une pression religieuse sans précédent. L’islam frappe à toutes les portes de la République et s’efforce de pénétrer notre arsenal juridique pour obtenir un droit de cité de plus en plus large. Nous aurions tort de ne pas prendre garde à ce phénomène, car son développement risque de bouleverser ce qui fait l’essence de la France.
À l’époque gallo-romaine, le christianisme a supplanté les vieilles croyances païennes, mais cette évolution spirituelle s’est faite de l’intérieur, contrairement à ce qui se produit aujourd’hui. La deuxième religion de France est totalement importée. (…)
L’effet de masse a fait le reste. Des revendications inconnues jusqu’ici se manifestent, les unes derrière les autres, jamais en bloc. Elles ne procèdent probablement pas d’une manœuvre délibérée, mais leur succession constitue un piège qui fonctionne à merveille, car il nous contraint à réagir au coup par coup. On mesure bien la fragilité de la riposte, qui s’exprime par des mesures d’interdiction, souvent difficilement applicables. (…)
Si nous pensons faire front en élevant des barrières juridiques chaque fois que nos fondements culturels et politiques sont menacés, nous échouerons, car elles sauteront toutes les unes après les autres, par difficulté à les faire appliquer. Nous serons victimes de nos propres règles, tout bonnement parce que la pratique de l’islam, si éloignée de nos moeurs enracinées dans la morale judéo-chrétienne, exigera, au nom des libertés fondamentales, le droit à la nourriture halal, le droit à la pratique traditionnelle du culte à l’école et sur les lieux de travail, le droit pour un musulman d’obtenir la garde d’un enfant issu d’un couple mixte, conformément à la loi musulmane, etc.
On commence à faire appel à un islam de France, en se fondant sur l’organisation cultuelle mise en place ces dernières années. Idée cartésienne bien de chez nous, mais sans efficacité et sans avenir. (…)
Pendant ce temps, la charia gagne du terrain dans les banlieues, dans certains milieux éducatifs, dans l’entreprise, dans le commerce, (…) On ne sert plus de porc dans les avions, car il est plus simple de procéder ainsi que de proposer deux menus. On tend à banaliser la pratique d’exception, par commodité, sans s’apercevoir qu’elle devient la norme. Qui peut croire que nous pouvons continuer sur cette voie sans dommage pour l’équilibre de notre société ?
Il faudra bien dire que ces dérives sociales ne sont pas compatibles avec l’ordre public français, celui qui exprime l’état de nos mœurs, en évolution constante et dont il revient au juge de préciser le contenu. Rôle redoutable, confié aux magistrats, alors que le bloc de l’institution judiciaire montre des fissures qui ne doivent s’élargir à aucun prix.
Alors, que faire ? Commençons par faire preuve de lucidité. Notre politique de la ville est un désastre qui a englouti des milliards d’euros. Des associations ont alimenté avec l’argent du contribuable un esprit communautariste au lieu de favoriser l’intégration, à défaut de l’assimilation. Nous voilà avec des centaines de milliers de Français malgré eux, qui, à ce titre, présentent une force revendicative que nous aurons du mal à contenir, et une immigration clandestine dont le poids est à redouter.
Un coup d’arrêt s’impose pour dire clairement que la charia est incompatible avec nos principes républicains et notre culture héritée de deux mille ans d’histoire. Sans doute faudra-t-il préciser, en ranimant les vertus de la laïcité, les conditions dans lesquelles la religion musulmane peut être pratiquée sur le sol national. Tâche délicate, mais si nous ne le faisons pas, nous devrons vivre dans une autre France, et nombreux seront ceux qui ne l’accepteront pas. Il sera alors trop tard pour le regretter.

Tribune écrite à deux mains par Claude Valleix, préfet honoraire, et Pierre Mérand, procureur général e.r.

(article complet)

mercredi 30 mars 2011

Rap d’cheu nous !

J’ai coutume de dire que la raison première, primale, primordiale, primaire (?), secondaire, supérieure et technique pour laquelle je suis chrétien, c’est bien que c’est la seule religion où il n’y a pas d’interdits alimentaires…
Comme disait Yeshoua, cet obscur agitateur palestinien : "Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l’homme impur. Mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui rend l’homme impur." (Mt 15 ;11)

Les petites récrés font du bien. Aujourd’hui, ce sera récré. Le Plouc vous offre ce petit clip débile et gentillet dont, en dépit de ses rythmes à la mode, nos médias ne risquent guère de faire la promo par souci de bienséance, de respect de l'autre et du vivre ensemble… C’est ici.

mardi 29 mars 2011

Londonistan & Bosnie britannique.

Les importants communautés musulmanes des Balkans (Bosnie, Macédoine, Kosovo, etc.) sont le bel héritage que l’empire Ottoman nous a aimablement laissé en partant quand il a dû renoncer à ses possessions coloniales (oui j’ai dis coloniales, on l’oublie) On oublie surtout pourquoi les dites communautés, qui n’étaient ni turques ni turcophones mais slaves européennes colonisées, étaient musulmanes au milieu de populations orthodoxes.
A cause de la dhimmitude mon con ! Quand on bénéficie d’un statut de sujet de seconde zone interdit de propriété du sol, de nombreux métiers ou commerces, interdit de fonction publique (sauf de catégorie D…), surtaxé, etc. ; et que ça dure 450 ans (15 générations !) on finit par être tenté de faire sa chahada pour profiter du truc et du business… On peut plus parler de collabos… Alors, une fois l’occupant chassé, on n’allait pas inverser les rôles pour ces braves gens ! Nous, on n’est pas comme ça ! D’ailleurs, on a fini par leur faire des coins bien douillets, bien à eux, rien que pour eux et sursubventionnés (pas par la Turquie ou le gardien des Lieux Saints, faudrait pas déconner…) en Bosnie et au Kosovo (à Gennevilliers peut-être aussi…)

Où en étais-je ? Ah oui ! Excusez-moi, c’était une digression et je reviens à mon sujet (ce qui va suivre serait donc quoi ? Une régression ? Jugez-en…)

شهد ان لآ اِلَـهَ اِلا الله و أشهد ان محمدا رسول الله Je ne sais pas si il faut répéter ça devant un officier d’état civil de Sa Gracieuse Majesté, chef de l’Eglise d’Angleterre, mais en principe cela devrait suffire pour bénéficier d’avantages fiscaux…

Comme vous le savez, les préceptes de la charia interdisent le prêt à intérêts, c’est haram. Les pauvres musulmans pratiquants sont donc vachement défavorisés dans notre magnifique société de consommation et se trouvent, notamment, odieusement exclus de l’accès à la propriété immobilière. Fallait faire quelque chose…

Grâce à Dieu (en général, à Allah en particulier), le Royaume-Uni est à la pointe de la lutte contre l’exclusion et pour le Vivre Ensemble… En 2005, les travaillistes ont discrètement introduit dans le droit fiscal britannique un nouvel alinéa permettant aux adeptes de l’islam d’acheter des biens sans avoir à payer le droit de timbre applicable à tout achat de propriété d’une valeur supérieure à 125.000 livres sterling. Ladite taxe n’est plus due par les musulmans lorsque le bien est immédiatement revendu. Explication : Le muzz british est autorisé à acheter une maison et à la revendre immédiatement à une société financière offshore. Il loue ensuite le bien à la société au lieu de contracter un prêt hypothécaire comprenant des intérêts. Et on lui fait cadeau du droit de mutation…

Et vous savez quoi ? On apprend ça par un site muzz qui déplore que certains britanniques non-musulmans se fassent passer pour l’être afin d’échapper à l’impôt sur l’immobilier !
Et on apprend par la même occasion que ce type de fraude coûterait 40 millions de livres par an au Trésor britannique. La fraude par les non-muzz, évidemment ; quant au coût de la niche fiscale légale offerte aux vrais muzz, on n’en connaît pas le montant…

L’info ayant été relayée par le Daily Express, il n’est pas douteux que ça va s’ébruiter chez les rosbifs infidèles avec deux conséquences prévisibles vu qu’il est malaisé de chasser le naturel :
1° Le Trésor UK va se lancer dans la chasse aux Souchiens astucieux coupables d’usurpation d’identité communautaire et de fraude fiscale.
2° Comme chez les dhimmis de l’empire Ottoman, les conversions économiques à l’Islam vont augmenter, ce qui contribuera
- à accroître la part du parc immobilier juridiquement propriété de la finance islamique,
- à gonfler les statistiques pour pouvoir dire un peu plus vite que l’Islam est la première religion du Royaume…

(source)

lundi 28 mars 2011

Locuto ego sum et autres conneries…

Il m’est revenu que l’an dernier, suite à un propos entendu sur un quai de gare, bavassant ici sur le thème du mot parentalité, j’avais écrit ceci :
« De tout temps, la langue évolue, le sens des mots évolue. Aujourd’hui, alors que le vocabulaire utile (je veux dire réellement utilisé) s’appauvrit en régression géométrique, la société évolue si vite que pour nommer les nouveaux concepts hors-sol, on ne cesse de "forger de nouveaux mots" sur la base d’étymologies encore compréhensibles par les ploucs. Pourquoi évoquer l’action de forger ? Il n’y a plus de nos jours ni forge ni forgeron pour expliciter la nature de ce travail de création linguistique. L’expression tire sans doute sa racine du substantif "forgerie" ( Littré : "document littéraire ou autre forgé soit par un faussaire, soit par un écrivain qui fait un pastiche" ) »

Si le nuancier lexical du français d’usage continue de s’appauvrir, la forgerie de mots et d’expressions nouvelles est une industrie qui ne cesse d’enrichir le catalogue des formules mises à la disposition des médias pour meubler le vide, bruiter une apparence de parole et permettre une compréhension de la pensée et des intentions du locuteur ouverte sur des perspectives dont le flou tangente l’infini relatif…

L’autre matin, allumant le poste au petit dej’, j’attrape au vol une phrase déjà commencée :

« … il serait donc nécessaire de "déplacer notre curseur sociétal." » …

Sachant que ce n’est pas bon pour ma santé durant l’ingestion du café, j’ai immédiatement coupé le son et je ne peux pas vous dire de quoi causait cézigue.

Tant pis pour vous…

samedi 26 mars 2011

La démocratie c’est la guerre !

Je ne peux pas m’empêcher de relayer ici l’article publié hier par Nicolas Bonnal sur Liberté Politique.com, site que je ne cesse de recommander :
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Thucydide : pourquoi les démocraties font toujours la guerre

Nous sommes repartis pour une guerre supplémentaire menée contre un idiot utile, énième tyranneau arabe susceptible de faire remonter les lamentables cotes de popularité des gouvernements que nous nous sommes donnés en France, Grande-Bretagne ou en Amérique.
Les trois puissances atlantiques ou plutôt atlantéennes voyant dans le bombardement de la Libye l’alibi, c’est le cas de le dire, pour démontrer le wishful thinking et la bien-pensance du monde moderne. On comprend pourquoi l’Allemagne, ancienne et grande Libye, n’a pas cru bon de se mêler à cette manifestation du côté obscur de la farce.
Nous sommes en guerre perpétuelle, contre les islamistes, contre les communistes, contre les Argentins, contre les Serbes, contre les terroristes, contre le chômage, contre les centrales nucléaires, contre la grippe aviaire, contre le racisme, contre le fascisme, contre tout le reste encore. Pourquoi ? Parce que nous sommes démocrates.

L’exemple démocrate
Régime messianique et parfait devant l’éternité, la démocratie a ses exigences ; la démocratie impose des devoirs ; la démocratie se doit de montrer l’exemple et de châtier le contrevenant. Ce n’est pas moi qui l’écrit, mais Thucydide.
Dans sa guerre du Péloponnèse, il raconte l’extravagante guerre de trente ans menée par les Athéniens contre le reste de la Grèce et, s’ils l’avaient pu, contre le reste du monde. Thucydide cite au livre II (chapitres 38 et 39) les grandes lignes du célèbre discours du stratège Périclès, qui convainc son peuple de poursuivre une guerre qui le ruinera. J’en cite les principales pointes, où Périclès ne cesse de marteler son message : la supériorité ontologique de la démocratie qui lui fait un devoir d’éliminer tout adversaire. En effet,
« Notre constitution politique n'a rien à envier aux lois qui régissent nos voisins ; loin d'imiter les autres, nous donnons l'exemple à suivre. »
Cette excellence du modèle démocratique suppose une supériorité ontologique citoyenne. La race est supérieure, si elle est démocrate. Le citoyen est exemplaire :
« Nous obéissons toujours aux magistrats et aux lois et, parmi celles-ci, surtout à celles qui assurent la défense des opprimés et qui, tout en n'étant pas codifiées, impriment à celui qui les viole un mépris universel. »
Périclès oppose non pas Athènes à Sparte, mais Athènes et sa démocratie à la Grèce entière, à tout le monde en fait. Qu’on en juge :
« Voici donc en quoi nous nous distinguons : nous savons à la fois apporter de l'audace et de la réflexion dans nos entreprises. Les autres, l'ignorance les rend hardis, la réflexion indécis. »

La tyrannie du divertissement

Après le bâton, la carotte. Périclès lie déjà la démocratie à la jouissance matérielle, qui frappera tant Tocqueville lors de son voyage en Amérique. La démocratie athénienne a déjà inventé la société du spectacle et la société des loisirs :
« En outre pour dissiper tant de fatigues, nous avons ménagé à l'âme des délassements nombreux ; nous avons institué des jeux et des fêtes qui se succèdent d'un bout de l'année à l'autre, de merveilleux divertissements particuliers dont l'agrément journalier bannit la tristesse. »
Périclès célèbre, comme plus tard Voltaire (« le superflu, chose très nécessaire, a réuni l’un et l’autre hémisphère »), le commerce et la mondialisation :
« L'importance de la cité y fait affluer toutes les ressources de la terre et nous jouissons aussi bien des productions de l'univers que de celles de notre pays. »
D’ailleurs, si la richesse est importante, tout le monde peut devenir riche, en démocratie : qu’on se le dise !
« Chez nous, il n'est pas honteux d'avouer sa pauvreté ; il l'est bien davantage de ne pas chercher à l'éviter. »

Guerre messianique
Le messianisme démocratique est à la fois physique et métaphysique ; il est surtout polémologique, donnant raison à Héraclite, réputé élitiste, pour qui la guerre est la mère de toute chose. Périclès enfonce le clou :
« Nous avons forcé la terre et la mer entières à devenir accessibles à notre audace, partout nous avons laissé des monuments éternels des défaites infligées à nos ennemis et de nos victoires. »
Ce tableau admiratif justifie donc tout le reste et toutes les guerres et toutes les morts.
« Telle est la cité dont, avec raison, ces hommes n'ont pas voulu se laisser dépouiller et pour laquelle ils ont péri courageusement dans le combat ; pour sa défense nos descendants consentiront à tout souffrir. »
Comme dit le penseur “néocons” Kagan, les Américains — les démocraties, en fait — viennent de Mars. Alors… les Iraniens, les Russes, les Chinois et les… Vénusiens, et même nos déficits budgétaires abyssaux n’ont qu’à bien se tenir.

vendredi 25 mars 2011

Titre à la con, liberté d’expression…

Novlangue et Propagande sont toujours sur leur bateau.
Et il flotte encore.
Putain ! Quand coulera-t-il enfin ?

Lu sur le site en ligne du torchon gratuit 20 minutes :

1° Gros titre en gras à la une (repris seul sur les sommaires d’infos des Google et autres Yahoo…) :

Enquête: en France, un homosexuel sur deux a été insulté.

2° En-tête en petit caractère de l’article proprement dit :

HOMOPHOBIE - 31% des gays et bisexuels font l'objet d'insultes homophobes...

3° Corps du texte qui n’apprend rien à personne.

4° Et, comme d'hab', en pied d’article (ce qui devient désormais systématique chez ces gens là pour certaines thématiques) :

"En raison de débordements sur ce sujet, nous sommes contraints de fermer cet article aux commentaires. Merci de votre compréhension."

Ce sera tout pour aujourd’hui.

jeudi 24 mars 2011

Bouteflika appellera-t-il au Front Républicain ?

عبد العزيز بوتفليقة, Abdelaziz pour les intimes, a des soucis à se faire avec… son extrême-droite. C’est pas Al-Qaida au Maghreb islamique et autres gentils salafistes son problème… Ni d’ailleurs les velléités autonomistes kabyles, on règle facilement ce genre de détails à la mitrailleuse lourde sans que les bonnes âmes onusiennes en général et européennes en particulier ne lèvent une paupière… Non, Boutef’ son problème c’est la montée naziabonde du racisme, de la xénophobie et de l’anti-sinoïsme chez les Ahmed-la-joie à babouches et merguez sous le bras.

Dans la perspective des élections présidentielles de 2014, Boutef’ va-t-il donner un coup d’arrêt aux dérives xénophobes en instaurant enfin la HALDE sûrement réclamée en vain par tous ses compatriotes ? Ou bien, en dépit de sa hauteur morale, va-t-il se laisser aller comme son pote Sarko à d’intolérables dérives populistes et à faire le jeu de l’extrême droite ?

Le pire n’est pas sûr mais reste à craindre….

Depuis plusieurs semaines, en effet, la presse algérienne se fait l’écho de tensions de plus en plus fréquentes entre la population souchienne locale et la communauté chinoise installée en Algérie.
Ces tensions ont donné lieu depuis l'été dernier à de graves agressions racistes à l'encontre de ces immigrés asiatiques. La violence de ces actes intolérables a été telle que les autorités de Pékin, habituellement peu regardantes à ce genre de broutilles, sont intervenues auprès de leurs homologues d’Alger pour leur demander fermement de mettre fin à ces agressions.

La presse locale – et même l’AFP (mais curieusement ces dépêches-là ne sont guère relayées jusqu’à vous et moi) – fait fréquemment état des doléances des souchiens locaux (on va envier leur censure…) Par exemple :
"- Les Chinois ont abusé de la gentillesse des Algériens."
"- On les a acceptés malgré leurs défauts, aujourd’hui ils nous agressent chez nous."
"- Ils boivent de l'alcool devant leurs boutiques au vu et au su des Algériens et s'exhibent parfois en short dans le quartier. Ce sont des comportements contraires à notre religion et notre culture." Etc.

Rendez-vous compte ! "A Bab Ezzouar, à Alger, plus de 200 commerces appartiennent à des Chinois. Leurs produits sont vendus à des prix très compétitifs, ils sont ouverts tous les jours, donc ils gagnent de l'argent, ce qui déplaît aux Algériens." Je ne sais pas vous, mais j’ai une impression indéfinissable de déjà vu de par chez nous… Non, je dois me tromper…

Mais bon, au risque de passer pour un immonde facho, je comprends un peu le sentiment d’insécurité culturelle éprouvé par les souchiens d’Algérie, aussi fallacieusement attisé soit-il par le populisme le plus abject. Certes, leurs voisins de quartier issus de la diversité chinoise sont des Algériens comme les autres, mais il faut reconnaître qu’ils se comportent d’une manière intolérable qui laisse mal augurer de leur capacité d’intégration :

- ils ne brûlent pas le drapeau algérien dans la rue,
- n'imposent pas leurs coutumes alimentaires dans les écoles,
- n'exigent pas la construction de pagodes bouddhistes,
- ne réclament pas d’horaires de piscine aménagés,
- ne contredisent pas l’enseignement coranique des sciences,
- se satisfont de médecins masculins pour leurs épouses,
- ne créent pas de CRAB (Conseil Représentatif des Associations Bridées)
- ne profitent même pas des aides sociales…

Mais que veulent-ils donc enfin ! Comment l’Algérie peut-elle bénéficier des richesses de l’ouverture à leur culture s’ils ne font aucun effort ?

Chez nous, il est vrai, nous avons aussi de légitimes inquiétudes pour le vivre ensemble (car la bête est toujours féconde) Mais la situation est différente. Il ne faut pas faire d’amalgame

mercredi 23 mars 2011

Zombie-ville – Ø bis, rue de l’Avenir.

Recensement des vitrines de la grande rue piétonne orgueil de l’hyper centre de la ville où je survis (relevé scrupuleux et exhaustif à un ciné, une brasserie et deux ou trois banques près…) :
Mac Do, FNAC, Brioche Dorée, Eram, Pomme de Pain, Quick, ETAM, The Body Shop, Designal (fringues), H & M, Jennyfair (fringues), Zara, Nature et Découvertes, Rivaldi (fringues), Heyraud, Célio, Hãagen Dazs, ETAM (bis), Minelli, Starbucks Caffee, Morgan (de toi), Hippopotamus, Grand Optical, Pataugas (pompes), Yves Rocher, Mango (fringues), San Marina, Camaíeu, Séphora, Habitat, Levi’s Strauss, Kookaï, Madura, André, Minelli, Undiz (fringues), Pimkie, Ligne Roset, France Arno, Daarjeeling, Nocibé, Kaktus (fringues), Voisin (choco), Parashop, Lissac, Foot Locker, Jules, Eram (bis), H&M (bis), Naf Naf, La Chausséria et… Daily Monop’.

C’est où ça ? à Strasbourg ? à Rennes ? à Lyon ? à Turin ? à Bruxelles ? à Barcelone ? à Düsseldorf ?

Cherchez pas, c’est partout pareil. - Oui chef, mais l’ambiance ? Le je-ne-sais-quoi qui fait que Madrid n’est pas Stockholm ? – Ben, que vous dire : le matin avant 10h30’-11h minimum y a pas un chat à part les livraisons et l’aprèm’ ça grouille de monde, tous avec des sacs en papier kraft aux couleurs et logos des boutiques, avec le portable vissé à l’oreille. En plus, le samedi c’est la zone où quelques couples et femmes libérées par le travail s’évertuent à faire leurs courses en slalomant parmi des essaims de traîne savates à Nike et capuches…Vous trouvez ça géographiquement discriminant ?

Plus spécifique (mais tant que ça ?) il y a à cinquante mètres de là la large rue d’à coté. Un bel alignements d’immeubles haussmaniens fraîchement ravalés dont les rez-de-chaussée exhibent un linéaire continu de magasins aux longues vitrines. 35 vastes et beaux emplacements de commerces exactement : Un espace coiffure haut de gamme, une boutique de fringues pour homme gamme idem, deux agences de voyages résiduelles, 1 horloger, un tabac, le bureau de poste et une banque. Total : huit. Et… vingt-sept vitrines aveugles ouvrant sur le vide qui se succèdent sur des hectomètres et des hectomètres…

Faut dire qu’après avoir écarté d’un revers de main les propositions de rachat des habitants du quartier, souvent là depuis toujours, l’excellent maire de la ville (PS canal DSK, est-il besoin de le dire) a fourgué il y a six ans ce morceau du patrimoine communal (43 000 m² d’immeubles sur deux rues, excusez du peu) à un investisseur US pour 87 millions d’€. Le plus marrant c’est que la transaction a été réalisée sous la pression de son adjoint communiste (ça ne s’invente pas) Lequel investisseur s’emploie à virer les derniers locataires des étages pour revendre à la découpe avec une solide plus-value. Ceci tout en ayant déjà fait la culbute en revendant illico 19 000 m² de rez-de-chaussée pour plus de 100 millions d’€ à un fond de pension…

Aujourd’hui, et depuis quelques années, la crise aidant, il y a parfois un chat qui passe par-là pour animer ce désert… Mais rassurez-vous, financièrement tout baigne…

Mais pourquoi me vient-il l’idée de vous causer de ça aujourd’hui ? Parce qu’en arpentant les dites rues, j’ai repensé à mon billet d’hier sur notre cher Attali et, accessoirement, d’avoir donné un jour (ici) un lien vers un long article (pour une fois) assez intéressant de Télérama qui causait, lui, du péri-urbain…

La rue piétonne et sa voisine illustrent parfaitement la ville attalienne, espace sans identité, sans racines, sans passé et sans autre avenir que ses perspectives de rendement en € par m² de surface de vente. Une ville comme les aime Jacques Attali et conforme au programme du PS : "des villes traversées de toutes sortes de mobilités, qu’il s’agisse de transports, de fibres numériques…" Une ville à l’image de ces hôtels de chaînes qu’il fréquente, tous pareils de Tokyo à Mexico. Une ville dont, de toute façon, il n’a rien à foutre, le nez dans son PC portable derrière les vitres teintées de la limousine avec chauffeur le conduisant de l’aéroport à l’hôtel Méridien.

Toutes ces villes seraient si parfaites sans leurs habitants…

mardi 22 mars 2011

Le nomade kérosène remet une couche…

Sur le torchon numérique Slate (dont il est actionnaire fondateur) Jacques Attali himself, grosse légume cultivée hors sol sur sable inerte et engrais artificiel sous serre climatisée énergivore en kérosène, nous en remet une couche (ci-après compactée) ; des fois qu’on n’aurait pas déjà compris :

"Le débat sur les racines de la France n'a aucun sens"

"A quoi sert-il de parler des «racines» d'un pays sinon à donner à ceux qui s'y rattachent un droit de propriété sur le pays ? En particulier, parler de racines chrétiennes voudrait-il dire qu'il convient de donner aux chrétiens la propriété de la France ? Et si un chrétien devenait athée ou musulman ou bouddhiste ? Absurde.
De quels peuples les Français d'aujourd'hui sont-ils issus? Toute cette page ne suffirait pas à nommer les Vandales, Burgondes, Alains, Suèves, Bituriges, Arvernes, (…) et autres qui y ont fait souche! Sans compter, plus tard, des Normands et tant d'autres.
Quelles religions se sont succédé sur son territoire? Là encore, il faudrait des pages pour nommer les innombrables variantes de religions celtes, gauloises, grecques, romaines ou juives qui se sont suivies ou ont cohabité sur notre territoire avant l'arrivée des multiples versions du christianisme. Et dans une partie de la France d'aujourd'hui, connue alors sous le nom de Septimanie,
des musulmans ont fait souche au VIIIe siècle, avant que la chrétienté n'y soit vraiment dominante. [etc.]
Mettre en avant l'héritage chrétien du pays, c'est exclure ceux qui ne se reconnaissent pas dans cette foi (…) C'est d'abord une petite manœuvre pour exclure les musulmans, ainsi que pour minimiser
le formidable héritage des Lumières, qui commencent avec l'arrivée de textes musulmans porteurs de la pensée grecque...
Une nation ne peut survivre si sa légitimité se limite à revendiquer une place dans l'Histoire: Elle doit revendiquer une place dans l'avenir. … au lieu de parler de l'héritage légué …on devrait plutôt évoquer la façon dont la civilisation de notre pays peut répondre aux questions du futur et attirer ceux qui le construiront."

[article complet si vraiment vous y tenez]
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Attali ? Apôtre depuis toujours de l’instauration d'un gouvernement mondial n’ayant à répondre que devant une institution de régulation financière mondiale ; proche conseiller spécial de François Mitterrand installé durant dix ans dans le bureau jouxtant le sien ; puis présidence (houleuse) de la BERD axée sur l’ouverture à l’est ; ensuite un juteux cabinet de conseil international spécialisé dans l’ingénierie financière et les fusions-acquisitions ; en même temps création de PlaNet Finance (sans but lucratif…) présent dans 60 pays et qui fait marner des stagiaires à 400 € par mois ; enfin, recyclé par Sarkozy pour manager la Commission pour la libération de la croissance française. Entre deux, prof d’économie dans les plus grandes universités tous azimuts sur la planète…
Bref, le nomade attalien dans lequel le contremaître de l’usine textile (de Roubaix comme de Hangzhou) et l’ouvrier agricole (de Timisoara comme de Bobo-Dioulasso) peuvent mettre toute leur confiance…

Rassurez-vous, il n’a que 68 ans et on ne vous en privera pas de si tôt. Quel que soit l’élu de 2012, il sera toujours là pour s’occuper de nous. Peut-être que si c’est DSK on en parlera moins… Tout simplement parce que quand il y a dans le même marigot deux crocodiles clonés qui se nourrissent des même bestioles avec la même méthode dans le même but, le dominant ne le supporte pas ; surtout quand le dominant est le plus paresseux et le moins intelligent des deux, ce qui sera le cas… Mais pour les bestioles qui sont dans la mare, c’est pareil…

lundi 21 mars 2011

Le trou noir enfin accessible…

On n’arrête pas le progrès. La marche irrésistible et continue des sciences humaines et des techniques associées ne cesse de se confirmer. C’est ainsi que nous pouvons observer chaque jour avec ravissement les avancées de l’espèce humaine, notamment dans le vaste domaine de la logorrhée conceptuelle du logocentrisme*

En des temps précocement révolus, on sablait le champagne pour fêter de petites choses prosaïquement matérielles telles que les premiers franchissements du mur du son (phonétiquement avec cédille) : Mach 1, puis Mach 2, etc. De nos jours, empreints de banalité numérique, on ne s’esbaudit plus avec autant de puérilité et pourtant…

Nous ne saurions manquer de nous réjouir devant les formidables et incessants progrès quasi quotidiens qui échappent à notre attention tellement ils sont nombreux dans le domaine sus-évoqué au premier alinéa.
Je veux parler des franchissements désormais possibles du mur du vide absolu dans le néant cosmique.

J’avais estimé nécessaire de relever ici l’extraordinaire performance de quelque besogneux communicant oeuvrant aux frais d’honnêtes contribuables pour satisfaire leurs édiles : "Rêve métissé d’un éternel futur."
Mais il ne s’agissait encore là que de vœux pieux ; un peu comme Liberté Egalité Fraternité au fronton des mausolées laïcs, un truc ne mangeant pas de pain à recopier en préambule d’une Constitution…

Nous devons passer au stade suivant, de la Révélation à l’apostolat, de la stratégie à la tactique, des Tables de la Loi au programme de gouvernement… C’est fait…

Beaumale l’avait rêvé, notre inoxydable et insubmersible rouquin pluridisciplinaire, l’a fait.
Evidemment consulté et religieusement écouté sur le thème du drame japonais, l’oracle Daniel Cohn-Bendit himself a appelé à…

"faire un monde où les risques improbables mais pas impossibles ne puissent pas arriver."

Ce sera tout pour aujourd’hui…

[* Logocentrisme : Tendance d'un discours à s'enfermer dans la propre logique de son langage et à le considérer comme modèle de référence.]

samedi 19 mars 2011

Déprime d’Avenir…

Petit interlude entre Japon et Libye, frappe d’avions et tsunami, entre Sarko qui instrumente la peur sécuritaire et Duflot qui instrumente la peur nucléaire (Oups ! Qu’est-ce que je raconte là ? Je déconne, ça n’a rien à voir…)

Juste pour remarquer que notre Sourire à visage humain a carrément disparu des écrans radars. Et ceci en dépit de sa dentition parfaite et de ses canines éclatantes à force de rayer depuis près de trente ans les parquets les mieux cirés du 55 Faubourg Saint-Honoré au 10 rue de Solferino.

Je ne sais si le chiffre des ventes des capotes à 1 € de Désir d’Avenir a pu lui apporter quelque réconfort, mais le fait est là : C’est pas la joie. Si notre fière candidate au redoublement pour les primaires socialistes figure encore par routine dans les enquêtes d’opinion, capote ou pas il faut la chercher profond… Hors jeu dans tous les cas de figure pour 2012, ça doit lui faire mal quelque part de se trouver deux longueurs derrière Vincent Peillon au classement des personnalités du PS… Et, au classement général, avec 4 ou 5 % de moins que… la fille du vieux breton borgne récurrent…

De mauvaises langues chuchotent qu’elle pourrait négocier avec DSK son soutien contre… le perchoir de l’Assemblée Nationale. Mon Désert d’Avenir contre une confortable sinécure donc. Autant dire qu’elle n’a plus rien à vendre. Les promesses n’engageant que ceux qui les reçoivent (et elle le sait bien) si DSK est élu, la négo entre les crocos pour le perchoir laissera Ségo dans le marigot.
Le plus marrant, c’est que si DSK n’y allait pas, elle n’aurait plus d’autre choix que d’aller lécher les pieds du candidat PS retenu par défaut ; lequel me semble-t-il devrait être le père de ses enfants… (ou alors les socialos sont encore plus cons que je le crois, ce qui n’est pas exclu)

La has been attitude est délicate à gérer et le come back un si lointain rivage que la bravitude est parfois un naufrage. Mais il est vrai que Sa plus belle histoire c’est nous. Elle pourra se la raconter le soir à la veillée.

vendredi 18 mars 2011

L’eunuque acéphale a fait un tête à queue…

En ultime appel, la Cour européenne des droits de l’homme (excusez du peu) a jugé aujourd’hui, par 15 voix contre 2, que la présence de crucifix dans les salles de classe des écoles publiques italiennes est conforme à la Convention européenne des dits droits. Ce coup d'arrêt à la tendance laïciste de la Cour constituerait un changement de paradigme qui renverse sa décision précédemment adoptée à l'unanimité :
"le fait que la réglementation italienne donne à la religion majoritaire du pays une visibilité prépondérante dans l'environnement scolaire (...) ne suffit pas pour caractériser une démarche d'endoctrinement de la part de l'Italie et pour établir un manquement aux prescriptions de la Convention (…) Au regard de la place prépondérante d'une religion dans l'histoire d'un pays, le fait qu'une part plus large que les autres religions lui soit accordée dans les programmes scolaires ne s'analyse pas en soi en en une démarche d'endoctrinement"…

Ouais… Je m’en félicite mais j’attends de voir la suite…

Car nonobstant cette décision de bon sens, dans notre merveilleux dortoir (ou mouroir ?) de l’identité européenne new look, hors sol (donc sans racines) neutre (donc asexuée), sui generis ne venant de nulle part (donc y allant aussi), il n’y a pas de changement de paradigme. Et l’homo postsapiens continuera, cet eunuque acéphale, à s’agiter sans queue ni tête…

Dans ce merveilleux vide droitdelhommien, en effet, à la fois Centre éducatif fermé et Centre de rétention ouvert, j’observe qu’il suffit qu’une seule et unique pétasse hystérico-laïciste soit prise d’une envie de faire un caca nerveux perso pour occuper durant deux ans les plus hautes instances judiciaires d’Europe. Passons sur les frais d’avocats et d’experts, sur le coût horaire du temps passé sur le dossier par moult hauts fonctionnaires, magistrats et diplomates… Toussa pour la pomme des contribuables italiens en particulier et européens en général…

Nous avons là un cas concret qui nous réjouis, certes, mais qui est aussi une parfaite illustration de la dérive droitdelhommienne : Dans la vie en société, les "droits à" individuels, subjectifs, imprescriptibles et infinis de chaque individu sont toujours à prendre scrupuleusement en considération et bénéficient d’une présomption de prévaloir sur l’intérêt collectif, lequel est toujours a priori suspect…

C’est ce qu’on appelle le Vivre Ensemble qui est dorénavant, vous ne l’ignorez pas, la forme la plus achevée du Bien Commun

Cette primauté du "c’est mon droit – c’est mon choix - je le vaux bien" éclaire l’envie du pénal et, surtout, le papillonnage au coup par coup des instances collectives. Ce qui convient parfaitement au système : L’eunuque acéphale a fait un tête à queue…

jeudi 17 mars 2011

Les arabes ne savent pas voler…

Je me permets de retranscrire in-extenso ici un article de Benoît Rayski (historien, écrivain et journaliste) publié lundi dernier par Atlantico.fr, le nouveau journal en ligne que je recommande et qui nous change des torchons genre Slate, Rue89 et autre Médiapart :
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Dans le ciel de Libye on entend le bruit des avions. Ils bombardent, tuent, et sèment la terreur. Il est vrai que les avions, tous les avions, sont faits pour ça, pour bombarder et pour tuer. Mais au dessus du sol libyen, le seul bruit qu’on entend est celui des avions de Kadhafi. Ils font leur métier et la mort est leur métier.
Pas d’autres avions pour les abattre ou les clouer au sol. Le conseil de sécurité de l’Onu se perd en palabres. La communauté européenne discute, l’Otan réfléchit et Sarkozy menace. Et puis ? Et puis rien, ou si peu de choses. Certains s’en indignent, amoureusement séduits par le souffle chaud des révolutions arabes. Que fait la France ? Que fait Obama ? Que fait l’Otan ?

"Le fardeau de l'homme blanc"

Pourtant les hésitations occidentales sont parfaitement compréhensibles, légitimes et en tout cas excusables. En effet, pourquoi les avions supposés mater Kadhafi devraient-ils prioritairement porter les couleurs américaines, anglaises, ou françaises ? Sauf, bien sûr, à considérer comme Rudyard Kipling, chantre inspiré du colonialisme européen, que c’est « le fardeau de l’homme blanc », son devoir impérial donc, que de porter la bonne parole et le feu des armes dans de lointaines contrées à civiliser…
Partirions nous seuls pour la Libye, sans un petit panachage d’avions égyptiens, saoudiens, politiquement corrects, qu’aussitôt une partie agitée et agissante des peuples arables s’insurgerait contre la croisade de l’Occident.
D’autres, moins nombreux, fous d’Allah et du Jihad, promettraient de terribles vengeances pour laver l’affront fait à la terre musulmane par des avions « chrétiens », car comme chacun sait, Benoit XVI dispose d’une redoutable flotte aérienne qu’il peut faire décoller à tout moment de la place Saint Pierre de Rome…

Que fait l'Arabie Saoudite ?

Il y a pourtant d’autres avions que les nôtres. Des centaines, des milliers. A quelques minutes de vol de la tragédie libyenne. Les avions des pays de la Ligue Arabe. A elle seule, l'Égypte, pays frontalier de la Libye aligne 567 appareils de combat et des centaines d’hélicoptères. La Tunisie voisine dispose d’une armée de l’air efficace. Quant à l’Arabie Saoudite, elle est tout simplement dotée de la plus puissante armée du monde arabe. Pour ne citer que ces trois là…
Pourquoi ces avions n’ont-ils pas décollé ? Pourquoi ne décollent-ils pas ? Pourquoi n’y a t-il pas dans les rues du Caire, de Damas, d’Aman ou de Tunis des centaines de milliers de manifestants criant leur solidarité avec le peuple frère de Libye.
Élargissons le débat. Pourquoi est-ce la Communauté Européenne qui est le principal contributeur financier de l’enclave souffrante de Gaza, et non pas l’Arabie Saoudite, suintante de pétrodollars, ou Bahrein, qui à coup de milliards s’est acheté Zidane et l’organisation de la Coupe du monde de football ?

Où se cache l'unité arabe ?

Pourquoi les musulmans de Bosnie et du Kosovo, sauvés les uns par des livraisons d’armes, les autres par des raids des avions occidentaux vivent-ils sous perfusion européenne et non pas arabe ? Oui, pourquoi les avions arabes ne se sont-ils pas rendus maîtres du ciel libyen, alors que contrairement aux appareils occidentaux, ils n’avaient, eux, nul besoin d’un cache-sexe diplomatique ou d’une bénédiction onusienne ? Oui, pourquoi n’agissent-ils pas ?
Manifestement, il leur est plus facile d’organiser la colère des foules contre les caricatures de Mahomet. Ça ne mange pas de pain et c’est bon pour l’unité nationale et l’unité arabe. Ça n’a pas été tellement bon pour les milliers de cadavres qui pourrissent sur le sable libyen. Dans les westerns classiques et anciens, il y avait toujours une scène indispensable dans un saloon. Ça dégainait, ça tirait de toutes parts… Mais le pianiste, les doigts rivés sur ses touches, continuait à jouer. Sur un mur au dessus de lui, l’écriteau bien connu « ne tirez pas sur le pianiste, il fait ce qu’il peut ! ». Les gouvernements arabes sont des virtuoses du piano.

Benoît Rayski

mardi 15 mars 2011

Oui, Raspail est des nôtres…

Lorsque j’ai lu sur ILYS le billet commis par XP sur Raspail et son Camp des Saints, j’ai ressenti un certain euh… énervement. Il y a dans la réacosphère (et pas seulement…) des intellectuels, des bibliophiles de grande culture, des amateurs éclairés de la littérature qui ne peut s’écrire selon eux qu’avec un L majuscule. J’apprécie souvent leurs analyses et critiques que je prends pour argent comptant s’agissant de ce que je n’ai pas lu. Je sais qu’à bien des égards je ne leur arrive pas à la malléole et, pourtant, je ne m’estime pas inculte (sauf pour la musique^^)
Fort de leur vivacité d’esprit et de leurs talents, ce sont aussi parfois de grandes gueules qui négligent avec mépris ce qui ne relève pas à leurs yeux de la Littérature mais seulement de ces petites choses besogneuses qui se commettent depuis Gutenberg. A les entendre, la production littéraire respectable et utile se limiterait exclusivement aux œuvres dont la qualité littéraire indiscutable est reconnue par une élite de sachants. On est réacs mais on se croirait chez Bernard Pivot…
Il n’y a pas que l’élite non de Dieu ! (la preuve, déjà, il y a moi…) Et il n’y a pas non plus que des romans de gare ou de Christine Angot. Le style de Raspail est peut-être aussi lourd que celui de Jules Verne ou de Victor Hugo, aussi banal que celui de Wolkoff et sa prose moins élevée que celle de Psichari, mais elle donne du sens accessible au plus grand nombre.

Ascensio (the Stalker) peut bien étaler son savoir comparatif pour flinguer le bouquin, il est dans son job de critique Littéraire (n’oubliez pas la majuscule), mais XP m’a énervé. D’autant plus énervé que ma (très relative) vivacité d’esprit qui s’étiole avec l’âge jointe à mon inculture (sic) m’avaient retenu de poster un commentaire pour le seul plaisir de me faire descendre en flamme…

Merci donc à Aquinus pour son commentaire que je reproduis in extenso ci-après :
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XP, vous exagérez et cela vous fait dire n’importe quoi. Je suspecte que c’est parce que vous avez vu que votre grand ami J Leroy, tenait en haute estime Le Camp des Saints. Faut arrêter.
J’ai lu le Camps des Saints il y a 6 mois. J’ai été déçu par le roman, le style, la pesanteur. Parfois le bouquin me tombait des mains, les interminables descriptions de la foule indienne par exemple. Lourd. Certes.
Mais je vais vous expliquer en quoi c’est un roman occidental, d’autant plus précieux qu’il est écrit à une époque de basses eaux assez extrêmes dans notre pays.

1/ Raspail spécule sur l’avenir. Au moment où la France n’a jamais été aussi sereine, riche, active et tournée vers l’avenir (1973), il raconte une invraisemblable histoire de remplacement soudain de la population européenne par de misérables tiers-mondistes débarqués par bateau. Un fou, il est passé pour un fou et un illuminé raciste. 40 ans plus tard, c’est un prophète. Ca ne vous rappelle pas un peu Dostoïevski? Raspail est l’opposé d’un sociologue, il ne cherche pas à romancer ce qui est mais à deviner ce qui va être, et cela non pas au retour d’un voyage aux Indes mais simplement en regardant l’incroyable lâcheté des compatriotes qui l’entourent, de leur esprit livresque et figé.

2/ C’est lorsqu’il dépeint le portrait des Amis du Désastre qu’il excelle. Rien que pour ça faut lire le roman. Il invente Ségolène Raspail, Noël Mamère et Dominique de Villepin avant même qu’ils déboulent sur la scène politique. Il en dépeint les ressorts vicieux, il écrit à l’avance les dépêches AFP que l’on nous sert en ce moment même, les déclarations des lobbies. La lâcheté, la trouille, la couardise, les faux-semblants de ces gens, leur bassesse, leur trahison tout en se drapant de grands mots, y compris de la grandeur éternelle de la France – ce qui devrait vous mettre la puce à l’oreille. Raspail en 1973 flanque par terre la grandeur de la France et nous annonce 40 ans à l’avance qu’elle sera un fer de lance de l’éradication du peuple français. Là encore -> Dostoïevski.

3/ Il attaque là où ça nous fait, et là où ça lui fait, le plus mal : l’Eglise. Imaginez-vous un communiste s’en prendre ainsi au Parti dans un roman, ou un musulman au Coran? Non. Lui le fait, il peint les clercs de son temps en promoteurs numéros de la grande trahison et de la grande invasion, va jusqu’à débusquer leur hérésie, leur met des mots inouïs dans la bouche, les force à renier le Christ alors qu’ils agonisent et à révéler leur nature diabolique. C’est très saisissant et tellement vrai.
Pour toutes ces raisons et sûrement d’autres, comme le fait d’aller droit au but en nous plaçant devant notre futur : « tirer ou disparaître », Le Camp des Saints est un roman occidental. A lire et faire lire, par simple curiosité de lire un prophète de notre temps.

Les discriminations, remettez-m’en siouplait !

Afin de répondre au mieux à votre envie de plainte pour discrimination, chère Madame, cher Monsieur, nous vous proposons au menu un large choix de sauce : 1° votre origine, 2° votre sexe, 3° votre situation de famille, 4° votre grossesse, 5° votre apparence physique, 6° votre patronyme, 7° votre état de santé, 8° votre handicap, 9° vos caractéristiques génétiques, 10° vos mœurs, 11° votre orientation sexuelle, 12° votre âge, 12° vos opinions politiques, 13° vos activités syndicales, 14° votre appartenance ou non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, 15° à une nation, 16° à une race et 17° à une religion déterminée…[*] Comment dite-vous ? Non, nous sommes navrés, nous n’avons pas cette 18° sauce. Mais ne vous en faites pas ; nous allons faire tout notre possible pour vous satisfaire…

Les parents d’élèves d'Epinay-sur-Seine (9-3) saisissent aujourd’hui la HALDE pour discrimination territoriale. Depuis le début de l'année, leurs écoles maternelles et primaires cumulent les absences non remplacées d'enseignants. Les plaignants s'estiment lésés du fait de leur situation géographique.
"Les enfants d'Epinay-sur-Seine ne reçoivent pas, de la part de l'éducation nationale, le même traitement que les autres enfants du territoire français... Nous subissons une discrimination de la part de l'Etat." D’ailleurs, les statistiques montrent que ce département produit beaucoup plus de sans diplômes et de sans qualifications que ses voisins.
Comme c’est curieux… Hormis le manque de moyens du Mammouth et la fragilité physique et mentale des enseignants qu’il envoie sciemment à ces pauvres gens, personne ne pourrait soupçonner d’autres motifs à cette situation discriminatoire… Non, on n’en voit pas…

La HALDE ne pourra certes pas instruire le dossier puisque le territoire n'est pas un critère de discrimination au sens du code pénal, mais elle ne manquera pas de réitérer les recommandations qu’elle a déjà faites en février 2010 dans un cas similaire (La Courneuve, 9-3 aussi..), c’est à dire "d’étudier l'opportunité et la recevabilité de la notion de discrimination territoriale".

Et ce recours du bon peuple d’Epinay tombe opportunément (comme c’est curieux…) pour réactiver une proposition de loi déposée en novembre dernier (par les députés PC, Front de Gauche, etc.) et encore non examinée. Elle vise à ajouter le "lieu d'habitation ou de résidence" parmi les motifs de discrimination. Comme de juste…

Il est vrai qu’Epinay sur Seine est territorialement discriminée. Ses 52 000 habitants ne sont desservis que par deux gares, onze lignes de bus (+ 2 lignes du Noctilien) et il y a deux lignes de tram-train en projet. Ils ne disposent que de deux lycées (avec prépas et BTS), quatre collèges quinze écoles primaires et treize maternelles, que de quatre médiathèques, d’une seule salle de spectacle de plus de 600 places… Et le multiplex, la maison de la danse et le conservatoire de musique ne sont que cache-misère…
Largement arrosée par la Seine, Epinay l’est aussi, sans doute à son corps défendant, par la politique de la ville qui contribue à discriminer cette charmante commune avec une Zone Franche Urbaine et plusieurs Zones Urbaines Sensibles. Certes, il arrive qu’on s’y fasse bêtement battre à mort par des jeunes en voulant photographier un lampadaire pour son boulot, mais était-ce raisonnable ? Bon, je sais qu’on dit que le taux annuel de criminalité y ait d’un fait par tranche de huit habitants (impuni à 75 %) contre un pour dix en moyenne pour l’ensemble du 9-3 si tranquille. Mais bon, ce n’est jamais que des statistiques sarkosécuritaires...
A l’évidence, il faudra bien "corriger l'inégalité territoriale constatée"

Le mot-valise est lâché : inégalité ! Par un glissement abscons, un a-raisonnement de mongolien, quand on dit discrimination (action consciente et corrigible d’un méchant), l’humain de Pavlov entend inégalité (constat passif d’un état de fait, éventuellement permanent et incurable) Donc la moindre non-égalité mérite réparation. Et si la sanction pénale n’est pas possible faute d’un tiers identifiable comme responsable de la chose, à tout le moins cette discrimination (inégalité) doit être compensée par la société. A cet égard, si les mensurations de votre phallus en érection sont inférieures à la moyenne de la population de référence, peut-être devriez-vous bénéficier d’un allègement fiscal ou d’une priorité à l’embauche pour compenser cette inégalité (discrimination) Ce ne serait que justice…

Quoi qu’il en soit, nous aurons bientôt notre 18° critère de discrimination avec le lieu de résidence, n’en doutons pas. Quel sera le 19° ? Et les suivants ? Toutes vos propositions seront les bienvenues…

[* article 225 – 1 du Code Pénal]

lundi 14 mars 2011

Raspail a tout faux et moi aussi !

Comme je l’écrivais il y a 10 jours, Raspail a tout faux… Et bien moi aussi ! Ma naïveté patriotique n’était pas allée jusqu’à imaginer que ceux qui nous gouvernent puissent à ce point faire dans l’agitation vaine, l’amateurisme papillonnant, la précipitation bricolée et le ridicule.

Or donc, comme je le pressentais, c’est dare dare que les 21.000 tonnes du Mistral ont prit la mer en direction de la Tunisie. A bord, 180 membres d’équipage, 205 militaires de l’armée de terre, un détachement de l’aviation légère, 130 officiers élèves de l’Ecole navale, des gendarmes, 60 véhicules embarqués, 5 hélicoptères. Avec en escorte une frégate et ses 260 marins pour sécuriser l’opération.
Dans ses flancs, notre fier bâtiment emportait, embarqué à la va-vite, outre 130 m3 de fret humanitaire, une équipe médicale pour servir 70 lits et deux blocs opératoires, l’équivalent de l’hôpital d’une ville de 25.000 habitants avec les compétences nécessaires pour prodiguer, le cas échéant, des soins pédiatriques comme gériatriques. Je n’oublie pas le psychologue et l’aumônier musulman… On avait aménagé et équipé les espaces nécessaires pour accueillir à bord 900 réfugiés pour trois jours de mer : 900 lits de camps, montage de latrines, stockage d’aliments sans porc, et même des écrans vidéo pour distraire les passagers. Je vous laisse évaluer la facture…
Objectif : Après avoir débarqué le fret humanitaire généreusement offert par vous et moi, embarquer 8 à 900 malheureux réfugiés égyptiens ayant fui les combats en Libye pour les conduire gratos à Alexandrie. "La sélection des réfugiés sera faite par les autorités tunisiennes" qu’ils disaient…

Que croyez-vous qu’il arriva ? Pas un malheureux Égyptien volontaire pour embarquer... Pas un… 400 étaient partis avec un bateau de la marine allemande la veille du jour où le Mistral quittait Toulon ; les autres préfèrent prendre l'avion pour rentrer au pays : trois heures de vol plutôt que 2,5 jours de mer dans le radier d'un bâtiment de guerre…

Après que son équipage ait transpiré pour décharger les 130 m3 sans pourboire au livreur, le Mistral est reparti la queue entre les jambes…

A quoi joue-t-on ? Quelques coups de téléphone passés avant que le Mistral quitte Toulon auraient permis aux marins de se préparer à… n'accueillir personne ; et à la diplomatie française de ne pas les laisser supporter seuls les couacs de sa politique "humanitaire".

A quoi sert le garçon coiffeur monté en graine, diplomate promotion speedy-cabinet-antichambre qui nous sert d’ambassadeur à Tunis ? A virer sans délai pour incompétence. Je ne me fais pas de souci pour lui, on lui trouvera une sinécure. De toute façon, vu ses talents mondains, ça ferait un bon voiturier au Café de Flore.
Et il y en a sûrement d’autres à virer ; probablement plus du coté des petits marquis du quai d’Orsay et des cabinets ministériels que des résidents du renseignement trop suspectés de réalisme pour qu’on daigne en haut lieu jeter un œil distrait sur leurs messages…

Heureusement que le Japon est opportunément venu prendre toute la place dans les médias pour cacher un peu tout ça sous le tapis...

samedi 12 mars 2011

" Ah ! Vivre ensemble sans frontières ! "

Sans frontières, il n'y a plus de géographie donc plus d'Histoire à venir.
Sans frontières, il n'y a plus un dedans, donc plus non plus un dehors.
Sans frontières, il n'y a plus de transgressions, donc de nouveaux horizons.
Sans frontières, il n'y a plus de raison de se battre donc de faire la paix.
Sans frontières, il n'y a plus de voyages, seulement des déplacements.
Sans frontières, il n'y a plus de vérités en deçà des Pyrénées, ni ailleurs…

Sans frontières, il n'y a plus d’aventures, seulement des charters low-cost,
Sans frontières, il n'y a plus d'exotisme donc beaucoup moins d'érotisme.
Sans frontières, il n'y a plus de boches, et plus de correspondante allemande.
Sans frontières, il n’y a plus de rosbifs, et plus non plus de petites anglaises,
Sans frontières, il n’y a plus de bougnoules, mais on a toujours NTM,
Sans frontières, il n’y a plus de négros, que le CRAN et Dominique Sopo.

Sans frontières, il n’y a plus de youpins, mais le CRIF nous suffit bien,
Sans frontières, il n'y a plus de Desproges, seulement des Djamel Debbouze,
Sans frontières, il n'y a plus d’histoires belges, juste des avantages fiscaux,
Sans frontières, il n'y a plus d'Italie, plus de Marcello, mais des Carla Bruni.
Sans frontières, il n’y a plus de juifs allemands, seulement des Cohn-Bendit.
Sans frontières, il n’y a plus de norvégienne canon, seulement des Eva Joly.

Sans frontières, il n'y a plus de shetland, mais des tee-shirt made in China.
Sans frontières, il n'y a plus d’Amérique, mais rien que des Mac Donald’s.
Sans frontières, il n'y a plus de Pérou, seulement des ponchos équitables.
Sans frontières, il n'y a plus de folklore, que l’United Colors of Bennetton,
Sans frontières, il n'y a plus d’Espagne, que de la bière et du shit à Málaga,
Sans frontières, il n'y a plus de Hongrie, juste des dentistes pas chers.

Sans frontières, on ne fête plus la victoire, on assume le devoir de mémoire,
Sans frontières, plus besoin de visas, mais seulement de la carte orange,
Sans frontières, plus besoin de papiers mais seulement d’avoir pu passer,
Sans frontières, plus besoin de l’ONU, désormais la HALDE suffit,
Sans frontières, il n’y a plus d’invités, mais seulement des usagers.
Sans frontières, il n’y a plus de voisins, mais seulement des ayants droit.

Sans frontières, il n’y a plus d’odieux Chez-toi, seulement le "vivre ensemble"
Grâce au vivre ensemble tu ne diras plus Je car ton Je discrimine l’Autre.
Grâce au vivre ensemble tu ne diras plus Nous car ce Nous exclut les Autres.
Grâce au vivre ensemble tu ne diras plus rien pour ne froisser personne.
Grâce au vivre ensemble plus de drague à la plage ni de femmes à la piscine,
Plus de vexations qui discriminent et seulement du poulet à la cantine.

Grâce au vivre ensemble, vendredi tu changeras de rue sans gêner la prière.
Et un vendredi par an, pas de procession dehors pour ne choquer personne.
Grâce au vivre ensemble tu modéreras ton vocabulaire trop franchouillard,
Tu diras délinquant plutôt que criminels et aussi émeutiers plutôt que pillards.
Grâce au vivre ensemble tu n’iras pas bêtement là où on t’interdit d’aller
Et tu laisseras bien volontiers quiconque le voudra aller et venir en tes allées.

Sans frontières et grâce au vivre ensemble tu auras des couilles, mon fils.


(Merci à Max la Terreur pour l’amorce et l’amadou…)

vendredi 11 mars 2011

jeudi 10 mars 2011

Du Dugong et du pognon de Marianne…

Je connaissais l’existence du dugong depuis un âge fort prénubile grâce à 20 000 lieues sous les mers. En dépit des assommants alignements de zoosubstantifs latins imposés à ce pauvre Verne (Jules) par la rémunération à la ligne, cette lecture est pleine d’enseignements pour le futur honnête homme (d’autant plus que le zapping systématique des mots susdits n’a jamais altéré l’honnêteté future du jeune lecteur…) Lecture qui, me semble-t-il, n’est plus conseillée depuis longtemps par les instituteurs de CM2 et autres profs de français de 6°-5°. Question de vocabulaire trop accentué, sans doute… Sans compter que la diversité n’y apparaît pas comme on l'entend aujourd'hui. Et la connaissance si nécessaire du dugong en fait les frais.
C’est dire à quel point le dugong est menacé de disparition. Il ne faut rien ignorer du dugong. On ne se soucie jamais assez du dugong.

Heureusement, Marianne est là. Pas plus que du Ducon aux abois en fin de droits et du Libyen famélique mais si démocratique, Big Mother ne saurait se désintéresser de ce pauvre Dugong aussi gracieux qu’il ne saurait être ruineux.

Bref, c’est à l’Agence des aires marines protégées et des parcs naturels marins, établissement public à caractère administratif basé à Brest, de s’occuper du dugong. Oeuvrant sous la tutelle du ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durable, rien que ça, ce machin est doté d’un Conseil d’Administration consistant : Tous les présidents de parcs naturels marins, 16 représentants de l’Etat et 21 élus, usagers et associatifs. Le dugong a bien de la chance…

QUESTION (bête) : Où sont les dugongs ?

Considéré comme le mammifère marin le plus menacé (mais pas aussi médiatiquement sexy que la baleine), le dugong (vulgairement nommé "vache de mer") survit dans les zones bleues de la petite carte. Il en resterait environ 70 000 dans le nord de l’Australie et 6 000 dans le golfe Persique, les seules régions du monde où, dit-on, l’espèce a des chances de survie à moyen terme. Ailleurs, ils ne se comptent que par poussières résiduelles : une centaine au Mozambique, une cinquantaine au Kenya, quelques dizaines en Malaisie. Il a déjà disparu aux Maldives et à Maurice. Vous noterez qu’on ne prend même pas la peine d’évoquer la Nouvelle Calédonie, située en périphérie de la zone (point rouge sur la carte)

Bon. Mais nous de chez nous, que fait-on pour le dugong ?

Et bien, vous pensiez sans doute que Big Mother réservait égoïstement le fond de son porte-monnaie (et un peu plus) à la promotion et à la chanceuse prolifération de la diversité chez les bipèdes humanoïdes hexagonaux ? Que nenni ! Pénétrée de sa haute responsabilité en matière de biodiversité ultramarine et de l’importance de l’enjeu national, l’Agence ad oc a le souci légitime de recenser NOS dugongs afin que cette incertaine demi-douzaine d’individus puissent bénéficier de la CMU, enfin de ces genres de trucs (c’est une question de droit du sol et d’éthique durable)

Je résume (je sens votre ouf !) : L’Agence des aires marines etc. a lancé samedi dernier un appel d’offre à la concurrence pour la réalisation d’une Etude de la distribution de la population de dugongs de Nouvelle Calédonie par survol aérien.
Il s’agit d’une adjudication classique dans les règles des Marchés Publics, financement sur fonds exclusivement budgétaires, paiement à 30 jours de service fait, etc.
Le cahier des charges prévoit deux survols aériens (notez qu’il y a 3 400 km de côtes, toutes îles comprises)

Je sens que vous allez me dire que dans le cadre de la protection des espèces menacées, l’étude de la distribution de certaines sous-espèces de bipèdes présumés pensant, même par survol, ne manquerait pas d’intérêt. Je vous répondrai qu’il n’y a pas de budget pour ça et que ce n’est pas grave car ce n’est pas un problème.
En effet, s’il est important de pouvoir discriminer entre les dugongs et leurs cousins les lamantins, ce serait une scandaleuse discrimination de l’envisager pour les espèces que vous avez l’outrecuidance d’évoquer.

Dugong égyptien de مرسى علم
(Marsa Alam – Mer Rouge)
(trop menacé pour être copte…)






[merci à Sylvain pour la source]

lundi 7 mars 2011

Sondage et précipitation…

Le Parisien-Aujourd’hui en France a réussi son coup médiatique avec ce sondage aux modalités discutables sur le 1° tour des présidentielles s’il avait lieu aujourd’hui (et si c’était Aubry pour le PS…)
Agitation dans la fourmilière. Panique à bord tous azimuts et, du coup, ça bavasse dur sur les blogs.

Quels que soient les biais de ce sondage partiel (partial ?) et prématuré, il reflète une réalité : ic et nunc, la vaine agitation papillonnante sans boussole de l’actuelle majorité couplée à l’inconsistance ectoplasmique hors sol de la gauche de gouvernement conduit inévitablement à qualifier pour le 2° tour une candidate du FN qui surfe allègrement sur un mix gagnant : D’une part, la prise en compte du désarroi identitaire des vrais gens que la droite n’ose pas faire sienne. D’autre part, celle du désarroi face à l’érosion de l’Etat providence éprouvé par les mêmes vrais gens, lesquels se sentent délaissés par une gauche européo-mondialiste d’en haut
Mais au final, ladite Marine étiquetée fille de son père n’aura aucune chance d’être élue.
Reste à savoir qui sera l’autre qualifié…

D’ici là, nous on rigole et on a bien raison de ne pas s’en priver…

Si c’est Sarko, c’est sûr qu’on va se marrer cinq minutes devant le spectacle "de rue" et des écrans-télé : Stéphane Hessel fera un accident vasculaire cérébral définitif, Villepin partira pour Londres (seul), Jack Lang récitera Aragon/Ferrat "remontez de la mine, descendez des collines" (où y a plus personne) et, surtout, le paysage sera obscurci quinze jours comme par ces bruits et nuages de plumes et de paille qui remplissent le poulailler quand y déboule le renard.
Cinq minutes, ouais… Mais ça ne changera rien. Une fois éteints les lampions et les piaillements du genre "l‘ogresse à la lanterne", restera le réel et il y aura un élu :

Si c’est Sarko, "le système restera le système et l’histoire suivra son cours…"
Si c’est DSK, "le système restera le système et l’histoire suivra son cours…"
Si c’est Aubry, on se farcira deux ans de bordel genre 1981 puis "le système redeviendra le système et l’histoire suivra son cours…"
Si c’est Hollande, on se farcira deux ans chèvre-choux puis "le système redeviendra le système et l’histoire suivra son cours…"
Si c’est Le Plouc-em’, euh… Non, n’y comptez pas…

Enfin…On aura vécu un moment jouissif… Juste un moment…

Discrimination, le péché mortel absolu.

Pour le Christianisme, le seul vrai "péché mortel", c’est le péché contre l’Esprit.
Mais une minute, svp, faut que j’aille du général au particulier…

L’Islamisme (arrêtez de dire l’Islam, c’est une manip’ de marchand de sable. Il y a l’Islamisme comme il y a le Christianisme, le Judaïsme, le Bouddhisme, le Shintoïsme, l’Athéisme… ) l’Islamisme donc, religion importée, étend son influence et marque son territoire de mosquées et enseignes halal comme durant quinze siècles le Christianisme, religion de l’intérieur, marquait son territoire d’églises et de croix de mission. Confronté à ce retour invasif du religieux, la Laïcité ne peut rester passive. Réalisant un peu tard que l’homme ne vit pas que de pain, peut-être se dit-elle sans se l’avouer qu’elle a fait une belle connerie en fourrant le Christianisme, sa mère nourricière, en maison de retraite. Qu’importe ! On est plus en 1905. Comme Constantin en 313, la laïcité a viré sa cuti en prenant le parti d’une nouvelle religion à sa botte : le Droîdel’hommisme.

Le Droîdel’hommisme, religion qui se pense universelle, nouveau catholicisme donc, doit "normalement" (théoriquement, intellectuellement, humainement (?),etc.) balayer toutes les croyances issues des vieilles superstitions, renverser les idoles moyenâgeuses, cruciformes ou autres (et même fussent-elles en pierre cubique et noire… )
Las ! A l’instar de certaines divinités de bois peints des Iles de la Sonde ou de coins perdus d’Amazonie, le Droîdel’hommisme peine à convertir les foules hors des terres où a germé sa Révélation. C’est à dire hors d’un espace géographiquement somme-toute limité (et démographiquement peu tonique) où des peuplades occidentalo-formées s’ébattent en des lieux aussi confortables que tempérés (dans tous les sens du terme…) Ailleurs, on opine respectueusement du chef, le cas échéant on singe le rituel le temps de recevoir son chèque, et on rigole…

Face à cette situation contrariante, le Droîdel’hommisme hausse le ton, excommunie, assigne des pénitences (mais délivre aussi des indulgences intéressées) Religion d’Etat de l’Empire du Bien, le Droîdel’hommisme envoi partout ses missionnaires avec les soldats et canonnières de l’Empire pour convertir les attardés comme au temps béni des colonies. Et ça ne marche pas… Mais c’est sans importance. L’inconsistance hors sol de sa doctrine ne lui permettant pas de convertir vraiment là où il ne dispose pas du bras séculier, il suffit qu’on veuille bien singer ses rites. Le Droîdel’hommisme s’en contente…

Il n’en va pas de même en Occident, là où le Droîdel’hommisme contrôle et dirige l’exécutif régalien avec autant de pouvoir que le Guide Suprême de nos amis persans chez qui chacun est indic en puissance des gardiens de la révolution et de la vertu. Chaque fonctionnaire soucieux de son Salut se doit d’appliquer à la lettre les sourates, pardon les circulaires d’application des préceptes droîdelhommiens édictés par la Sainte Inquisition.

C’est ainsi que, dans nos beaux pays, grâce au Droîdel’hommisme et aux bienfaits de son goupillon, toutes les voies du Divin sont pénétrables et un boulevard s’ouvre à tous vers la Sainteté : La liberté d’expression, de création et de commerce autorise les lubricités pornographiques les plus dégradantes et c’est bien. La liberté de choix de vie autorise la répudiation, la polygamie, la fornication avec une chèvre (majeure et consentante), le fœtus-médicament, le fœtus matière première pour cosmétiques, demain le partage de l’autorité parentale avec la concubine de la marâtre, etc.

MAIS attention ! Il y a des bornes à ne pas dépasser du côté de l’Enfer ! Heureusement, la nouvelle STASI est là pour veiller sur la vie des autres et ne laisse rien passer…

Par exemple : La semaine dernière en Grande Bretagne, un couple pentecôtistes s’est vu refuser l'adoption d'un enfant en raison de son opposition à l'homosexualité.
Ces gens qui ont déjà recueilli plusieurs enfants dans le passé n’ont pas obtenu la garde d'un jeune pour avoir osé répondre à la question d'un travailleur social chargé de leur dossier "qu'ils ne pouvaient pas affirmer que l'homosexualité était "acceptable"
Le couple ayant porté plainte pour discrimination en raison de ses convictions religieuses, le tribunal a jugé que les lois protégeant les gens de la discrimination en raison de leur orientation sexuelle avaient autorité sur les lois protégeant la liberté religieuse
D’après The Telegraph, cette affaire va faire jurisprudence.
On a dressé des bûchers pour moins que ça. On y reviendra.

Big Brother, Staline et Hitler, enfants de chœur parrains de l’avenir…

samedi 5 mars 2011

Béachelle mannequin vedette chez Lagardère…

Porte-fringues de collection des défilés de Haute Culture.

- Tout le monde y en a pas pouvoir être carrossé comme Claudia Schiffer ou Naomi Cambell et défiler chez Dior ! - Oui, je sais…

vendredi 4 mars 2011

Raspail ou la comtesse de Ségur…

Il me tend le livre broché à la couverture jaune de chez Robert Laffond.

X : " – Je te rends ton bouquin. Dis, c’est vachement raciste ! Tu lis ça ? "
Moi : " – Oui , je l’ai trouvé intéressant et ça donne à réfléchir."
X : " – Ah…"

C’était en 1974 ou 75. Nous étions deux jeunes cadres pleins d’avenir dans la même boîte et encore l’un et l’autre d’assez jeunes mariés… Une époque où nous étions toujours en costard. Et où ceux qui ne pouvaient pas se permettre de renouveler souvent leurs fringues portaient encore la veste un peu trop cintrée, le pantalon un peu "patte d’eph" et la cravate en tricot… X était mon cadet de deux ans et j’étais un peu son tuteur au boulot. Et " il pensait plutôt bien". Aujourd’hui, son épouse est sans doute encore bénévole dans sa paroisse et il serait plutôt du genre à voter MODEM

Qu’est-ce qu’il lui trouvait à ce bouquin ? Pourrait-il seulement l’ouvrir aujourd’hui ? Vaudrait mieux pas…
Avant même d’aborder la description de l’embarquement sur l’Indian Star à Calcutta, dès la dernière phrase de la première page "L’épouvantable odeur de latrines…", le livre lui tomberait des mains et X passerait de vie à trépas dans l’instant, frappé d’apoplexie, les yeux révulsés, la bouche grande ouverte comme le noirâtre trou béant qui en tenait lieu au coprophage… Bref, le triste sort qui attend tout homo postsapiens médian chez qui la sensiblerie indigno-formatée a remplacé la sensibilité et les anti-corps qui vont avec…

Abstraction faite de son sujet aujourd’hui nauséabond ( ?? neuf, il ne sentait que l’encre et le papier…) Le Camp des Saints est, dit-on, un roman visionnaire. C’est surtout, me semble-t-il, une œuvre littéraire bien écrite, relatant une fiction adossée à une extrapolation crédible du réel avec des personnages bien nuancés psychologiquement dont nous avons tous déjà rencontré des spécimens à tous les étages. Bref, un bouquin bien classique.

On pourrait même dire qu’il a été écrit comme un état-major aurait "préparé la dernière guerre" (qui n’a pas eu lieu) plutôt que la prochaine (imminente… ou qui n’aura pas lieu, vu qu’il faut être deux pour la faire…)
Jean Raspail (que j’apprécie beaucoup) n’est évidemment pas Sophie Rostopchine ; mais il est de cette génération d’aventuriers ayant su donner d’eux-mêmes et qui ont dû nourrir leur jeunesse des romans de Paul Chack et de Joseph Peyré.
Si la galerie de portraits de ceux dans lesquels nous ne nous reconnaissons pas est, hélas, justement décrite, les nôtres, eux, ne sont-ils pas rêvés par Raspail comme il voudrait qu’ils soient encore ? Comme nous voudrions qu’il y en ait encore ?

A la fin du bouquin, l’armée française se comptait dix hussards et marsouins pour "accueillir" nos "invités".

Tout faux ! Ce seront des centaines et centaines de nos marins et soldats avec logistique, hôpitaux de campagne et tout le tintouin qui embarqueront demain sur nos plus coûteux vaisseaux de guerre pour… aller les chercher à domicile…

mercredi 2 mars 2011

Lady Gagalliano ne nous est pas inutile…

Il y a toujours quelque chose à tirer du presque rien ou du je ne sais quoi. Même des mictions oratoires d’un humanoïde androgyne entarlouzé chiant des paillettes qui régurgite épisodiquement dans le caniveau son excédant d’alcool, de shit et de j’ose pas dire… Et surtout des réactions pavloviennes que ça provoque...

Suite au billet que vient de commettre Cherea chez ILYS sous prétexte du non évènement ridiculement surmédiatisé dit "affaire Galliano", notre insupportable XP a posté deux commentaires qui me semblent d’une portée beaucoup plus générale et d’une validité permanente.

Je les reprends ci-après in-extenso :
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Ca ne me gêne pas du tout que les gens soient antisémites, ou contre les pédés, les arabes, les mus, les chrétiens, les blancs. Mieux, je considère que c’est leur droit de la dire.
Dans un monde normal, la question qu’on se poserait est la suivante: les sorties de Galliano font-elles courir le moindre risque à un seul Juif?
La réponse est bien évidemment non. La notion « d’incitation à la haine raciale » est une connerie sans nom.
Et puis, Hitler étant le tabou absolu, il est bien normal que des provocateurs et des excentriques s’amusent à franchir le pas, en état d’alcoolémie avancée. En générale, ça passe avec l’acné. A 50 balais, c’est plus inquiétant pour l’auteur de la provoc, mais ça, c’est le problème de Galliano, pas celui des juifs.
Moi, ça ne me dérange pas que les indigènes de la république soient des racistes anti-blancs ou que Mélenchon soit un nostalgique des camps socialistes… C’est leur droit. Ce qui est gênant, c’est l’absence de liberté d’expression qui interdit de leur répondre ou de ne pas débattre avec eux en expliquant pourquoi. Ils ne bénéficient pas de la liberté d’expression, mais au contraire de l’absence de liberté d’expression. S’il y avait un premier amendement en France, Mélenchon et Besancenot feraient 0,2%, parce qu’ils ne pourraient pas ouvrir la bouche sans qu’on leur réponde « goulag ». Ils feraient le score du parti communiste américain.
Raison supplémentaire de détester les gens qui adhèrent à ce genre de mouvements; ils savent plus ou moins inconsciemment que leur liberté d’expression, elle implique que la nôtre soit réduite.
Je ne crois une seconde à la sincérité d’un juif qui se prétendrait blessé par une simple phrase balancée à la terrasse d’un café quand dix kilomètres plus loin, le port de la Kippa est tout simplement interdite dans des quartiers entiers, voire des villes entières.
Qu’est-ce que ça peut faire à un juif qu’un type regrette qu’Hitler n’est pas fini le boulot? Lui foutre les boules cinq minutes, lui faire de la peine… C’est moins grave qu’une jambe cassée… De même, qui ça empêche de dormir ici que la fille des indigènes de la république nous déteste? Ils voudraient être aimer par elle, qu’on la force à nous faire des bisous, qu’on la rééduque pour qu’elle ait envie de nous faire des bisous? Non, ce qui est embêtant, c’est qu’on ne puisse pas répondre à un soldat du camp du bien bon teint qui dit la même chose de façon moins cash.

Exemple; Besançenot peut atteindre les 5% parce qu’il passe à la télé et que des gens le trouvent sympa ou qu’il tombe juste sur certains sujets… Mais pourquoi donc? Parce qu’il écume les plateaux de télé sans qu’on ait le droit de leur répondre. Si la parole était libre, il n’y aurait aucun problème à ce qu’ils montrent leurs gueules, ces gens-là bien au contraire, et ce serait probablement eux qui refuseraient de nous les montrer.
Ils le savent très bien, d’ailleurs; quand par hasard, deux ou trois réacs ont le droit de parler au milieu d’une armada de gauchiste (EL, Zemmour, Finky…. ), que nous disent-ils? Qu’ils sont partout, qu’ils ont gagné, et ils nous pondent un truc genre « le rappel à l’ordre »…. Et ils ont raison; leur « liberté d’expression » ne repose en réalité que sur le droit qu’ils ont de parler tout seul.

mardi 1 mars 2011

Indignez-vous ! Ma mère ! Indignez-vous !

Voilà, chef !
Dior veut préserver son image…

Figurez-vous !


Sur 75 dépêches d’information "France" mises en ligne par Yahoo ce jour entre 0h00 et 20h00, 24 portaient sur le scandale John Galliano.

(à part ça, 1 français sur 10 ne s’est pas encore chauffé cet hiver et le gaz augmente de 5 % dans 1 mois)

Le grotesque atteint le sublime !

M.D.R !!!


Les coups de gueule, ça soulage. Vu que j’économise mon vocabulaire, au hasard parmi tout ce qui se bavasse sur le thème dans l’entourage, allez donc lire ce que vient d’éructer Mouloud chez Bouteille à l’amer. C’est ICI, nulle part ailleurs,

Et ce sera tout pour aujourd’hui.