"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

jeudi 30 juin 2011

Belgique, notre éternel futur…

Une fois de plus…









Cette espèce d’Etat-zombie est absolument fascinant. J’ai déjà évoqué ici à plusieurs reprises [1] ce machin qui, bien qu’il soit en voie de virtualisation avancée, est à n’en pas douter un laboratoire où s’expérimente au jour le jour l’avenir de l’Union Européenne ; ceci expliquant probablement cela…

Euthanasie, Mariage homosexuel, Adoption homoparentale, mais aussi Communautarisme administratif légal, Communautarisme éducatif obligatoire, etc. (ça s’appelle l’Apartheid, mot mixé du français et du néerlandais comme de juste… Mais chut…) Toussa est déjà bien rôdé chez ces braves d’autant plus redoutables en affaires qu’ils se planquent derrière l’écran de fumée des fameuses histoires belges

Et le labo continue à faire ses essais

Le dernier est proposé par un député wallon, du MLD il est vrai (un PPU semble-t-il : Parti Politique Unipersonnel…) Le député Laurent Louis, donc, a imaginé d'imposer un stage parental sanctionné par un certificat aux couples désireux d'avoir un enfant…

"Quand on voit de quoi sont capables certains parents, on en vient à se demander s'il ne faudrait pas un permis pour avoir des enfants", indique-t-il. Constatant à quel point certains parents sont "inaptes et incapables d'élever correctement leurs enfants", il en déduit donc qu'il serait bon d'instaurer un stage parental "pour tout couple ou personne souhaitant avoir un enfant". Un certificat pourrait être remis aux candidats-parents à la fin de ce stage…
A ses yeux, "cela permettrait de voir directement quels sont les parents à risque et d'éviter ainsi des souffrances aux enfants"…

A vrai dire, il n’a guère de chances, a priori, de trouver une majorité pour faire avaler ça… Enfin, on peut quand même observer plusieurs choses :

- La diffusion de son idée (par lui-même) sur Twitter n’a provoqué aucun fou rire dans le Royaume…

- Le Parlement belge n’ayant de fait plus aucun domaine régalien de compétence n’a plus que les questions de société pour justifier ses fins de mois…

- L’idée s’insère parfaitement dans la multi-seringue du "principe de précaution", du "un problème – une loi", de la "protection du citoyen contre lui-même", de "l’assurance responsabilité des dirigeants", de "l’assistance universelle généralisée obligatoire", de… , de… , et, surtout, depuis l’affaire Dutroux, imparable, indiscutable, incontestable, de l’indispensable et éthique protection des innocentes têtes blondes (ou non)…

- Et puis c’est un truc dont il est surprenant que la Commission de l’Union Européenne n’y ait pas déjà pensé…


[1] : ici, et ou encore

mardi 28 juin 2011

Communicants pour les nuls…

C’est bon de sortir un peu… Aller fêter avec tous les miens l’entrée en Chrétienté du treizième petit d’homme issu de mon sang était une excellente occasion de m’extraire quelques jours de mon douar d’élection comme de mon ermitage urbain (et de lâcher le clavier…) Occasion, donc, de faire un usage raisonnable des commodités ferroviaires avec, en corollaire (rien n’est parfait), l’obligation de transiter par divers quais de gare et couloirs de métro si harmonieusement agrémentés de diversité et de symboles du vivre ensemble

Les murs de ces lieux enchanteurs offrent évidemment aux usagers toutes sortes de sollicitations visuelles. Certains retiendront l’exotisme à gros sabots ou l’érotisme à demi-mots de plages ensoleillées de lieux paradisiaques où les mini-bikinis occultent commercialement les noirs linceuls peuplant l’arrière-pays. D’autres retiendront la super promo sur le barbecue ou la liquette Kookaï dont on ne pourra évidemment pas se passer cet été… Beaucoup, enfin, passeront les yeux baissés, l’esprit occupé par leur fin de mois à boucler ou l’horaire du bus à ne pas rater…

Moi, Plouc, j’ai découvert et retenu la campagne publicitaire en faveur d’Hadopi

A vrai dire, perso, si je vois à peu près de quoi il s’agit, je n’en ai quasiment rien à foutre sinon que je soupçonne là encore un truc du genre pavé de l’ours, ligne Maginot, création de lignes budgétaires et de sinécures avec contrôles, contraintes, etc. Le tout justifié par la lutte nécessaire, prioritaire et urgente contre quelque chose qui, à la fois, est déjà obsolète et en voie de mutation… Non, ce qui j’ai retenu de cette campagne d’affichage, c’est de voir sur un même support la matérialisation – laborieuse - de la prise en compte commerciale de ce qui semble dorénavant être le souci quotidien de nos contemporains aux yeux des communicants et l’illustration – aveuglante – de la totale déconnexion de ces mêmes communicants d’avec le réel




Regardez comme c’est prenant, comme ça nous interpelle dans notre vécu ! Certes, les mecs ont bien appris dans leurs écoles ad hoc les rudiments de la segmentation de clientèle et les cibles en découlent…

Pourtant, il y a un je-ne-sais-quoi de laborieux dans l’exercice…

Comment atteindre efficacement la cible ? Ben, en lui causant de 2021 ou de 2032… Ouais… Dans un environnement concocté chaque jour par ces mêmes communicants pour dorloter notre Bisounoursland dans son rêve métissé d’un éternel présent sans souci d’avenir, c’est sûr que rien ne change… C’est sûr que Kevin-Ibrahim, Mamadou-Kelian et Corben-Dave stressent déjà à mort à l’idée de n’être pas dans la queue à trois plombes du mat’ devant Virgin dans dix ans pour être les premiers à acheter le CD de Parpaing Noir… Et qu’il serait dommage, dans vingt ans, de priver Djamila, bâchée comme il se doit, de trouver Les solitudes de Sara à la bibliothèque de prêt du quartier…

Le free download addict 2011 lambda, toussa il n’en a rien à foutre…

Mais notre communicant est content.



Là, on touche le sublime. On a tout : D’abord, faut relire trois fois le message au premier degré et demi pour comprendre et ce n’est pas sûr (c’est vrai que je suis Plouc) Mais nos communicants adorent le second degré ; ça pose, ça montre leur kultur… Tout Montreuil sous Bois de moins de quarante ans connaît par cœur les aventures du capitaine Crochet… Sans Hadopi, le môme est handicapé d’un œil et contraint de fréquenter une bibliothèque ? (de toute façon, à son âge, l'avait qu'à porter des lunettes...) Ou alors Hadopi sauve la lecture ?

Je m’arrête.



Il faut sauver Sakineh et les étrennes du facteur…

jeudi 23 juin 2011

Bouh ! Fais-moi peur !

- L’armée ? Un truc qui coûte un max en entretien si on fait les choses sérieusement alors qu’on souhaite surtout ne pas avoir à s’en servir.

- C’est con…

- Pas vraiment si on veut pouvoir rester soi-même…

- Et qui est-ce qui m’empêcherait de rester moi-même ? Je voudrais voir ça !

- Celui qui ne joue pas aux billes mais veut te les prendre parce qu’il se sait ou se croit plus fort.

- On peut discuter…

- Ouais ; mais s’il ne veut rien entendre, tu fais quoi ?

- Ben, j’sais pas…

- T’as la possibilité de lui donner gentiment toutes tes billes en lui disant merci de ne pas vouloir en plus ton slip, ce qu’il te demandera aussitôt puisque y a pensé…

- Tu déconnes !

- Sinon, il faut que tu sois capable de lui donner la rouste de sa vie dont il se souviendra. Ou mieux, de faire en sorte qu’il ait une pétoche bleue de ce que tu vas lui mettre et laisse tomber. Çà s’appelle la dissuasion, c’est mieux et moins risqué mais ça nécessite que tu ais effectivement les moyens de lui flanquer la fameuse rouste et retour à la case départ. L’armée, ça sert à ça. Enfin, ça devrait servir…

- Y a pas d’autre option ?

- Non. Vas relire Carl Schmitt (le "re" est une clause de style) au lieu de regarder Foot2Rue sur France2…


L’armée, c’était jusqu’à avant-hier soir un truc pour faire la guerre. Et puis, venu le temps où l’on ne s’est plus senti capable (à juste titre…) d’être un des plus forts, pour pouvoir se maintenir dans la cour des grands on s’est raccroché à la bombe : La réponse surdimensionnée du faible au fort… C’était bien vu et efficace dans l’esprit de la stratégie adoptée par la Yougoslavie de Tito face à Staline : faire en sorte que ça lui coûte plus cher que ce que ça va lui rapporter et le lui faire discrètement savoir… On a appelé ça la Force de dissuasion


Les temps ont changé. Les T34 du Petit Père des Peuples ont rouillé avant de nous faire le coup de Guderian. Mais demeure la tactique rôdée par le Géorgien : "ce qui est à moi est à moi, ce qui est à toi est négociable" couplée avec l’ancestrale technique du voleur chinois. La bombe n’est plus crédible et, de nos jours, la seule vraie force de dissuasion reste l’armée conventionnelle couplée à la certitude qu’il y a derrière une force morale capable de décider de s’en servir pour de vrai… Car une force n’est dissuasive que si elle est crédible.

Et l’armée, c’est un truc pour faire la guerre ; point.


Ouais… Dans notre Bisounoursland aux ventres pleins, bordé bien au chaud sous la couette du principe de précaution et de la tolérance universelle, le c’est lui ou moi de la vraie guerre relève de vagues souvenirs des zeurlesplussombres heureusement révolues…


Le rôle dévolu à l’armée s’est dégradé en missions humanitaires, seul justificatif toléré à son action. Et comme ce n’est jamais la guerre des boutons, on en vient aux opérations de police. Même pas ! Dans les opérations de police, on arrête ceux qui se placent hors de la règle du jeu. Pour ne vexer et fâcher personne, on joue à la force d’interposition entre des tiers en se contentant de siffler de temps en temps : "C’est pas du jeu !" aux mecs qui s’en foutent… En s’affichant force d’interposition, on reconnaît explicitement à ceux d’en face, quels qu’ils soient, qu’ils sont légitimes dans leur propre logique, même si elle est la négation de nous-mêmes… Or, ça, les militaires ne savaient pas faire, n’ont surtout pas à savoir faire ; à chacun son métier. Mais comme le soldat est discipliné, il obéit aux ordres, il fait le job ; mal, avec un outillage inadapté à l’objectif assigné, inefficace donc. Obéissant, il se forme au boulot de gardien de la paix et désapprend son métier qui est de faire la guerre… Et la force de dissuasion perd sa crédibilité…


Peut-être conscient de ça et, présumons-le, pour tenter de reprendre la main (au sens du savoir-faire comme du jeu de carte), on décide de rectifier le tir et on envoie nos gars au casse pipe pour de vrai. En Afgha donc… Ouais, sauf qu’on n’a pas changé les consignes qui tournent toujours autour du maintien de l’ordre et de l’action sociale. Evidemment, l’option zéro mort en prend un coup mais ce n’est pas grave : Il n’y a plus de conscription et les mecs qui y restent sont des engagés, ils ont choisi ; des sortes de lansquenets pas forcément recommandables donc ; et puis c’est loin…

Reste la question majeure, essentielle, de notre crédibilité…


Là, nous venons d’être rassurés. Un must ! Ça nous est dit le plus officiellement du monde sur un ton chagrin de maître d’école par les plus hautes instances gouvernementales italiennes, un pays qui est notre allié au sein de l’OTAN :

"L'Otan met en péril sa crédibilité :nous ne pouvons pas prendre le risque de tuer des civils"


Ce sera tout pour aujourd’hui. Que le Ciel vous tienne en joie…

mardi 21 juin 2011

Tirade pour un coup manqué…

Ou l’impromptu du cinquième acte… [1]


Plus que le tsunami sur les côtes nipponnes,

L’Affaire, qui parut de nature friponne,

Plus loin que l’Effémi provoqua des remous :

Pour la première fois Déeska banda mou !

Pour l’amour qu’il portait aux petites culottes,

Avait-il mérité qu’on lui mît les menottes ?

Qu’avait-t-il fait, sinon que tenter d’honorer,

En bravant le Sida qu’on pouvait y trouver,

L’entre-deux rebondi d’une Cananéenne,

Race bibliquement vouée à la géhenne ?

De l’acte rédempteur, eut-il dû s’abstenir ?

Qu’en pense Anne Sinclair qui n’a rien vu venir ?


David n’usa-t-il pas ainsi de Bethsabée,

Qui ne fut pas cruelle et céda bouche bée ?

Déeska pouvait-il, étant fils de Sion,

Donc de la race élue, oublier l’élection ?

Peut-on lui reprocher de s’être trompé d’urne,

Et d’en avoir cherché la fente avec ses burnes ?

Allons donc ! Quand on est serviteur de Démos,

Et qu’on se sent pourvu du braquemart d’Eros,

On se doit de pousser l’argument sans réplique

Afin que tout sillon devienne raie publique !

Mais toi, de tels d’assauts si riche en souvenirs,

Comment, Anne Sinclair, n’as-tu rien vu venir ?


Un poète a bien dit, et ça vaut pour Hercule,

Que le désir s’accroît quand l’effet se recule !

C’est un fait que l’objet désiré recula,

La tentatrice noire ayant dit : "- Halte-là !"

Ainsi donc l’instrument dont s’honorait Priape

Se trouva bêtement privé de sa soupape.

Et Déeska gagné par la fièvre du rut,

Déversa sa fureur sans atteindre son but !

Et ce Niagara-là, bien que point mer à boire,

Devint pour la police une piste notoire

Et pour le Procureur matière à requérir !

Comment, Anne Sinclair, n’as-tu rien vu venir ?


Princesse dont la grande ambition est brisée

Par une foufounette insensible au plaisir,

La roche Tarpéienne est près de l’Elysée !

Mais comment tes yeux verts n’ont-il rien vu venir !


N’aurait-il donc vécu que pour cette infamie ?

Qu’en dites-vous, Agnès ? ô vous ma tendre amie ?


- Euh… Le petit chat est mort…


[ 1] d’un dramaturge inconnu, quelque peu repoli par le Plouc. Merci à Marc pour la source…

dimanche 19 juin 2011

Les prochains prix Nobel de la paix.

Thorbjørn Jagland, comme son nom l’indique, Président du comité d’attribution du prix Nobel de la Paix jusqu’en 2014, qui a inauguré sa première prestation en couronnant Barack Obama, m’a confié hier après pas plus de trois verres d’aquavit les noms des lauréats 2011 qui seront proclamés en décembre prochain…Vous les avez nominés !? que je lui dis… Non, non, qu’il me répond. C’est torché (presque autant que lui) qu’il me dit en ajoutant : de toute façon, il n’y en a pas d’autres de valables cette année…

Donc, conformément aux volontés d’Alfred, les personnalités ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix seront cette année Mustapha Abdujabil al-Bayda et Béachelle


Pour Mustapha, on comprend. Encore très récemment et à la fois (sic) ministre de la Justice de Kadhafi et président de la cour d’appel de Tripoli ayant confirmé par deux fois sous son autorité la peine de mort prononcée contre les infirmières bulgares et le médecin palestinien emprisonnés durant huit ans à Benghazi, ce citoyen libyen n’a pas hésité, profitant de sa brusque disgrâce par le potentat local, à donner de sa personne pour la Paix des Peuples.


- N’écoutant que son courage, il a osé prendre la présidence du Conseil national de transition (CNT) en dépit de l’hétérogénéité de cette coalition d’éléments disparates aux intérêts divergents, dont l’unique point commun est leur opposition déterminée aux abominations du régime et où les véritables démocrates n’y sont qu’une minorité.


- Passant outre, il a su se faire admettre - ou se soumettre – au clan des Sénoussis dont la pratique conservatrice et austère de l’Islam est bien connue et qui ne reproche pas son régime à Kadhafi, mais seulement d’avoir renversé le roi Idriss, membre de leur clan.


- Pour occuper le poste, il a su, aussi, donner des gages aux populations de Cyrénaïque qui compte entre Benghazi à Tobrouk tant d’anciens jihadistes du Groupe islamique de combat libyen (GICL), fondé en Afghanistan dans les années 1990 par des ressortissants libyens. Région qui connaît une des plus fortes concentrations de terroristes au monde avec, à en croire une étude de l’Académie militaire de West Point, un ancien d’Irak pour mille habitants…


- Pour occuper ce poste, il a su encore se faire l’obligé des différentes factions tribales en conflit pour la répartition du pactole pétrolier…


- Pour occuper le poste, enfin, il a su se faire admettre par les milieux mafieux de Benghazi épicentre de la migration africaine vers l’Europe. Véritable industrie bien implantée, employant des milliers de personnes et brassant des milliards de dollars, ces maffias locales ont compris qu’elles devaient être en pointe dans le financement et le soutien à la rébellion contre le pouvoir de Tripoli qui avait enfin entrepris de collaborer avec les autorités italiennes pour combattre ces trafics d’humains. Il faut les en remercier…


- En prenant ce poste, il a su inverser le réel et faire oublier que durant la première phase des événements le nombre de victimes de Kadhafi était bien moindre que celui des atrocités commises par les rebelles, notamment contre le flottant présent du stock d’immigrés du sub-Sahel, (dépréciation d’un stock qu’on ne pouvait plus expédier et qu’il fallait nourrir…)


- Enfin, grâce à son intense action diplomatique, il a su convaincre les nations européennes militairement consistantes à essouffler, à épuiser leur potentiel militaire conformément au vœux d’Alfred…


Bref, Mustapha Abdujabil al-Bayda a su canaliser et porter "l’euphorie de la démocratie musulmane consolidée" pour causer comme France Cul l’autre matin… Louange à lui !


Pour Béachelle, on comprend aussi.

Sa capacité à convaincre les plus Hautes Autorités de l’Etat a été exemplaire dans ce dossier fondamentalement humanitaire… L’hystérie masturbatoire dont il fait preuve en de telles circonstances est une chance pour l’humanité en général et pour les plus humbles individus en particulier.


A cet égard, on peut espérer qu’il obtiendra la libération de Sakineh. Grâce à Béachelle, la théocratie iranienne tremblerait trop sur ses bases si elle la lapidait. Sans qu’il soit question de commuer sa peine (Allah ne l’admettrait pas) celle-ci pourrait être reportée sine die et on l’enverrait bâchée en résidence surveillée dans une madrassa clôturée en contrepartie d’un moratoire de quarante cinq minutes dans la poursuite de leurs recherches nucléaires…


Et puis l’octroi du Prix Nobel de la Paix en décembre 2011 rendrait Béachelle intouchable… Des fois que le Plouc-ém’ soit élu président en 2012…

samedi 18 juin 2011

Modération piège à cons !

Dans son dernier billet, Dixie nous parle du glissement progressif du délire sémantique de l’islam modéré à la notion d’islamisme modéré. Et elle illustre son papier par une des twin towers et une citation de Nouratin :

" un modéré, c'est quelqu'un qui se serait contenté d 'une seule tour "


Ouais…


- un vert écolo modéré se serait contenté de 33 tours,


- un centriste modéré se serait contenté de trois petits tours (et puis s’en vont…)


- un Hessel modéré se serait contenté d’un 78 tours,


- un ministre de la Kultur modéré se serait contenté d’un sex-tour,


- un député modéré se serait contenté d’un demi-tour,


- un directeur du FMI modéré se serait contenté des contours,


- un Béachelle modéré se contenterait de la fermer à double tour,


- une Bouteldja modérée se contenterait de soigner ses atours,


- un tas de connards modérés des deux sexes se contenteraient d’un retour,


- certains moins modérés mériteraient un détour,


- et un Plouc modéré se contenterait bien d’un tour de cochon pour tous ces cons,d’un tour de vis pour toutes ces miss, d’un tour d’écrou pour tous ces mous…

jeudi 16 juin 2011

Du bac à sable au bac à sens…

Ou l’inverse, allez savoir…


Rituel marronnier de la saison entre Rolland Garros et le Tour de France, les épreuves ont débuté ce matin pour les futurs "80 % d’une classe d’âge" attendus, espérés, chaque année par les communicants ministériels et les hautes huiles du Mammouth


Comme le veut la tradition, le gros demi-million d’assujettis au bac général est monté le premier en ligne ce matin face à la Philo avec l’estomac peut-être moins noué que ceux de leurs parents…


La Philo… Un truc si nécessaire, si indispensable à la prise de distance face à l’instantanéité du réel qui est têtu comme le répétait Wladimir Ilitch et, surtout, de l’irréel hors sol qu’on nous vend chaque matin. Bref, un truc concocté pour laisser quelques bricoles utiles dans le kit de survie que Big Mother se devrait de proposer à chacun de ses enfants avant cet âge (précoce) où l’on n’a plus le goût d’assimiler pour la vie…


La Philo, un truc qui vient un peu comme un cheveu sur la soupe après tant d’années d’apprentissage dans des livres d’images d’une Histoire déchronologisée où le factuel anecdotique prime sur la mise en perspective et le sens ; et d’une littérature illustrée où Brassens prime sur la Princesse de Clèves, l’historiette sur le concept, donc, là aussi, l’anecdotique sur le sens… C’est donc souvent avec la perplexité d’un canard qui a gagné un vélo, que le Terminal consciencieux se voit jeté tout nu dans 30 semaines de Philo à raison de quelques heures de cours hebdomadaires…

Et toussa avec comme horizon ce jeudi matin de juin… Et l’espérance pour la plupart de pouvoir ensuite ranger définitivement toussa et ne plus y penser…


Bon, on me dit dans l’oreillette que ce matin les littéraires se seraient coltinés avec : «Peut-on prouver une hypothèse scientifique ?» ou «L'homme est-il condamné à se faire des illusions sur lui-même

Les scientifiques, eux, ont dû répondre à: «La culture dénature-t-elle l'homme ?» ou «Peut-on avoir raison contre les faits ?» Quant aux entre-deux de la série ES (la plus difficile vu l’équilibre des coefficients…) ils ont eu droit à «La liberté est-elle menacée par l'égalité ?» ou «L'art est-il moins nécessaire que la science


Le problème, ce n’est pas d’en parler, ce n’est pas de répondre à un QCM, c’est d’argumenter… J’imagine que le net va nous proposer des exemples de corrigés intéressants mais j’ai passé l’âge d’y aller voir…

Bien sûr, il restait à nos combattants la possibilité de choisir le commentaire de texte. J’ai juste remarqué qu’on proposait aux ES de commenter un extrait d’une œuvre de Sénèque.

Monument stoïcien, Sénèque, il est vrai, a consacré sa vie et son œuvre à la direction spirituelle et au perfectionnement moral de ses semblables.


Je note en passant qu’il fut le précepteur puis le conseiller de Néron et qu’au final ce dernier l’a invité à se suicider…

mardi 14 juin 2011

Je marche donc je suis (1)

L’Indignopathie Multiforme Spongieuse tourne à la pandémie sans que l’OMS ne lève le sourcil. Il est vrai qu’on le comprend, les zones contaminées n’excédant pas une infime partie de la planète. Plus inquiétant est que les instances de veille sanitaire européennes pourtant promptes à appliquer le principe de précaution au premier légume venu n’y voient rien à redire. Pourtant, cette infection microbienne à 3 €, à la portée de toutes les bourses donc, se diffuse sous nos climats comme pucerons après un hiver sans gel.

Il est vrai que notre démocratie constitue un terrain des plus favorable à la prospérité de cette pathologie. Je n’incrimine pas ici notre Démocratie, je veux parler de notre démocratie, c’est à dire de notre atmosphère où le gaz respiré, vital pour nos neurones, est fortement pollué, voire saturé, par des molécules excédentaires d’éthique citoyenne, d’ordre juste, de care, de non-discriminationn, de démocratie participative ou réelle, que sais-je encore…

A cet égard, contrairement à ce qu’un vain peuple pourrait penser, les radotages cacochymes du bon Dr Stéphane Hessel ne sont que prise de train en marche à des fins commerciales sans effets significatifs sur l’expansion de la maladie. Quant aux géniteurs des molécules citées plus haut, ils n’ont fait que pisser dans un violon déjà plein (ce qui nous rassure, ce ne sont bien que des politiciens…) De même, les guignols qui font rugir le moteur au point mort de la Bastille à la Nation n’y sont pour rien. Si responsables il y a dans le déclenchement de cette pandémie galopante d’Indignopathie, il faudrait plutôt les chercher du côté des pantins télévisuels à carte de presse et des communicants grassement payés par les marchands de cosmétiques. Ceux-là même qui ont subrepticement remplacé les trois mots de notre devise républicaine par les trois formules suivantes :

"C’est mon droit", "C’est mon choix", "Parce que je le vaux bien"…


Sur un plan clinique, l’infection se manifeste chez le sujet atteint par une hypersensibilité maladive en présences de certains stimuli anodins surqualifiés de dérapages par le malade. Une remarque de simple bon sens émise sans réfléchir par un plouc de base glissant sur une crotte de chien peu suffire à déclencher une crise ; mais celle-ci n’est perceptible que dans sa dimension collective

Sur un plan épidémiologique, l’infection se propage principalement par écrans et oreillettes. Les vecteurs les plus fréquents de la bactérie sont eux-même des affections addictives du type fesse-bouc ou touittère. La désinfection systématique des claviers est donc sans effet et l’instauration de mesures d’hygiène appropriées ne pourrait qu’aggraver l’Indignopathie qui se nourrit d’elle-même.

Bien entendu, l’homme normalement constitué est en général porteur d’anti-corps de nature à le protéger de l’infection. La capacité qu’il a (encore) de se marrer devant les effets de la maladie chez ses voisins constitue déjà en soi une bonne protection. Mais être normalement constitué est une qualité qui se perd… On observera d’ailleurs que c’est egobody qui constitue l’essentiel des populations atteintes. Egobody a manifestement trouvé là la maladie qui lui convient car elle satisfait à moindre frais son caractère foncièrement hypocondriaque.


Tout récemment à Londres, le pavé so british de Piccadilly Circus à Trafalgar Square nous a administré une preuve supplémentaire de l’extension multiforme de l’épizootie : Trois mille personnes (quasi toutes du genre femelle) ont défilé la rage au ventre pour revendiquer le droit de s'habiller comme elles l'entendent et protester contre les agressions sexuelles.

Et pourquoi donc, je vous le demande ?


Ben parce qu’à Toronto, un brave fonctionnaire de police en charge de faire une conférence sur la sécurité devant des étudiants et répondant à bâton rompus aux questions de l’assistance avait osé lâcher au détour d’une phrase à peine marmonnée un conseil aux femmes "d’éviter de s'habiller comme des traînées si elles ne voulaient pas se faire agresser"… Pour protester contre ce scandale planétaire, une première "slut walk" de 3000 personnes eut lieu dans la ville, puis 2000 à Boston et 3000 à Sydney… Londres ne pouvait rester passive et New Delhi est programmé…


Côté carnaval, ces marches des salopes semblent pour le moment presque aussi festives, donc tristounettes, que les sit-in d’indignés et zoologiquement plus décevantes que la marche des fiertés


C’est qui qui va me trouver le prochain thème d’indignation ?


(1) du verbe suivre…

samedi 11 juin 2011

Poussière tu retourneras…

Ces quinze derniers jours m’ont gratifié d’une belle illustration de la Vie qui continue


- Il y a tout juste quinze jours, en effet, j’assistais à la cérémonie de rappel à Dieu d’une proche dont le souvenir est indissociable de la mémoire conservée de mes années d’enfance et de jeunesse.

- Le surlendemain, je tenais dans mes bras un petit être vagissant de quelques heures qui est fruit de ma lignée

- Puis hier, j’assistais à la cérémonie de rappel à Dieu d’un autre proche dont le souvenir, celui-là, est indissociable de la mémoire de mes années de l’âge adulte.

- Alors que j’attends, d’un jour à l’autre, la venue en ce monde d’une autre créature de Dieu, elle aussi fruit de ma lignée


Et voilà qu’aujourd’hui même, successivement, Didier Goux et PRR me donnent à lire des billets qui me font repenser aux deux cérémonies de funérailles ci-dessus évoquées.

Dans les deux cas, il s’agissait du départ du chef de clan, deux clans, deux familles, différentes et pourtant culturellement, voire cultuellement, très proches. Deux clans sans liens entre eux mais auxquels je suis allié, me sens étroitement lié et qui me sont chers…


- Dans le premier cas il y eut messe concélébrée avec, notamment, un père jésuite de haute volée lié à ce clan qui a parlé avec chaleur de la défunte qu’il connaissait en vérité. Sortie du cercueil sur les épaules de six fils, gendre et petit-fils. Puis il y eut enterrement auprès des restes de l’époux qui l’avait précédé dans l’au-delà...

- Dans le second, les contraintes ecclésiastiques locales aidant, il y eut cérémonie, simple et recueillie, animée par deux laïcs qui ont parfaitement su personnaliser en concertation avec la famille. Sortie du cercueil recouvert des trois couleurs avec sa fourragère et l’honneur rendu par les drapeaux et fanions des amicales de chasseurs alpins. Puis il y eut incinération… L’urne ira se faire toute petite dans un caveau aux côtés du cercueil de sa belle-mère. Et l’idée des conversations que ces deux là vont pouvoir reprendre dans l’obscurité a égayé les miennes hier soir avec les fils du défunt…


Mais dans les deux cas, tout ceci fut parfait dans le naturel de la Vie. Si l’Eucharistie a pu manquer hier à certains, elle n’aura manqué qu’aux vivants qui se rattraperont demain… Aucun goût de cendre en quittant ces deux familles car tout était vrai et exempt de singeries


Pour en revenir au papier de Didier et à la réaction de Max, je ne me lancerai pas avec ce dernier dans une contestation pinailleuse de son propos sur la fumure de nos terres. On n’est pas chez les muzz et l’hygiénisme qui prévaut dans nos caveaux de béton n’est d’aucun secours pour les concombres espagnols (lesquels échappent aussi à la toxicité probable des "toilettes mortuaires" des entreprises de pompes funèbres…)

En revanche, j’ai bien rigolé à l’évocation par Didier du guignol qui faisait se lever et s’asseoir l’assistance, Dieu (sic) sait pourquoi ! Je m’en suis presque étouffé de rire comme mes enfants et moi lors de la mort de Mme Plouc en voyant débarquer un gus plus vrai que nature : Même pour incarner le croque-mort qui suivait Lucky Luke avec son mètre ruban, Goscinny n’aurait pas osé ; le mec était "trop" !


Bon. La seule vraie raison de ce billet décousu, c’est l’infinie tristesse que je ressens à l’évocation de ces singeries, de cette mascarade entourant le départ de la dépouille de ce Daniel. L’homme a besoin de sacramentel. Et même pour ceux qui n’attendent rien de l’après, les proches en on besoin, mais pas d’un théâtre vide de sens. Là encore modernoeud comme les Lumières ne peuvent cacher leur incapacité à faire du neuf, le vide, le néant de leur message


Cela me ramène au souvenir du mariage civil d’un de mes enfants. Célébration laïque, donc. Le maire nous connaissait bien. Il savait qu’il ne s’agissait pour nous que d’une formalité administrative imposée avant le passage à l’église… Il en a profité pour faire un discours sortant de l’ordinaire, un véritable cours de droit civil sur les engagements du mariage tel qu’il était en charge de le célébrer : stabilité sociale, aide réciproque, procréation, préservation du patrimoine, etc. Tout ça en faisant bien ressortir avec un clin d’œil complice que dans le petit Dalloz rouge du Code Civil il y avait un mot qui n’apparaissait pas une seule fois : celui d’Amour

vendredi 10 juin 2011

mercredi 8 juin 2011

De la Bastille à l’Opéra Bastille…

Souvenez-vous. A Paris, une foule de traîne-savates envahit un bâtiment vétuste servant encore de prison en attendant sa démolition programmée et retardée pour raison budgétaire. Elle libère les sept détenus résiduels (quatre faussaires, deux fous dangereux et un délinquant sexuel), torture et tue le fonctionnaire responsable du lieu, découpe sa tête au canif ainsi que celle du Delanoë de l’époque pour faire bon poids… Vous avez là - vous le savez et vous en fêtez la mémoire chaque année - le moment inaugural et fondamental, historique et générique, géniteur et fondateur, du passage de l’obscurité à la Lumière…

Curieusement mais logiquement, c’est ce jour-là que l’on retient. Curieusement car au regard de la doctrine officielle et de la religion laïque universelle on aurait dû célébrer la chose le 4 août, jour béni de la sacro-sainte abolition des privilèges… Logiquement, néanmoins, car cette date-là ne rappelle guère qu’une de ces déclarations banalement émotionnelles et sans suites que les politiciens d’avant-hier et de demain nous servent quotidiennement.

Nous savons tous que les privilèges n’ont pas été abolis. En revanche, nous sommes généralement persuadés que l’Ancien Régime c’est évaporé ce jour-là. IL N’EN EST RIEN !


Rien ne meurt, tout se transforme… Autant la Nature a horreur du vide, autant les sociétés humaines ne peuvent pas se passer de l’Ordre Trinitaire. Et l’organisation sociale millénaire en trois ordres est toujours là...


Avant-hier, le Clergé avait mission de dire le bien et bénéficiait du for ecclésiastique (n’être jugé que par ses pairs…) Désœuvrée, la Noblesse ne servait plus à rien mais, de par leur naissance, les nobles bénéficiaient de rentes octroyées par le système et de privilèges d’embauche pour divers emplois parfois fictifs. Quant au Tiers Etat, il trimait comme il pouvait et se faisait essorer pour nourrir les autres…


Les trois ordres sont toujours là. Mais tout se transforme et l’inertie cérébrale de nos contemporains les rend incapables de discerner qui est qui aujourd’hui ; au point de confondre la Noblesse et le Tiers Etat !


Le Clergé est bien là ; il a bien sûr changé et c’est lui qui est aux manettes à la Cour. On peut facilement distinguer le haut et le bas clergé. Le haut clergé, on le connaît bien ; il est reçu tous les soirs à la télé où il est dans son rôle : nous dire le bien. Il a toujours le for ecclésiastique (sauf à se faire prendre aux Amériques…) Il a ses papes, ses théologiens, cardinaux, évêques et abbés de cour… Le bas clergé (vérolé ou pas) officie au contact. C’est son rôle : Les Services Publics ont seulement remplacé les paroisses et les Associations les bonnes œuvres… Evidemment, pour maintenir la fiction de l’abolition des trois ordres, le clergé se doit de s’afficher anticlérical….

Le Tiers Etat, c’est bien sûr vous et moi. Vaste programme ! Bourgeois, gens de robe et petits rentiers comme manouvriers, journaliers et autres tâcherons ; la grande masse des vilains On les trouve dans nos campagnes, nos petites villes et dans ces immenses étendues pavillonnaires grignotant les champs, premiers partis, derniers rentrés aux gares terminus des RER…

Et la Noblesse dans tout ça ? Elle existe toujours. Ce n’est plus la même mais les critères qui la définissent sont toujours aussi pertinents : 1° - Tenir son statut de sa naissance ; 2° - N’être pas tenu de travailler ; 3° - Bénéficier de rentes octroyées par le Souverain ; 4° - Bénéficier de toutes sortes de discriminations positives (le mot privilège étant aboli, ne l’oublions pas) ; 5° - Bénéficier de diverses protections juridiques et exonérations d’obligations qui lui sont propres ; 6° - Ne pas déroger (ne pas se mélanger, rester entre eux…) et, 7° - manifester sa morgue J’oubliais : la noblesse peut porter l’épée


Besoin de vous faire un dessin en plus ?


[lu dans les dépêches : Monseigneur le duc Sopo a été admis hier au petit lever du Roi ; La vicomtesse Houria a soupé avec l’archevêque Joffrin en l’hôtel Téeffun ; le baron Mamadou et ses gens ont tiré l’épée et le mousquet contre ceux du baron Karim, l’accusant de venir chasser sur ses terres du fief des Tarterêts, leurs chevauchées ont abîmé les cultures…]


Bande de cons ! C’est quand la Révolution ?

Pas celle des livres d’image. J’enrage…

Les aristos à la lanterne au bout d’un cordon ?

Trop hauts les réverbères basse consommation…

Les sans-culottes se font des apéros-twitter

En bons bobos shootés au shit et à la bière…

L’an prochain peut-être ?

Si Dios quiere…

lundi 6 juin 2011

Bibi 2.0 multi-usages…

Même Asia peut servir à tout et leur servir…


Quand la lassitude m’étreint, il me vient occasionnellement l’envie de fermer les yeux pour rêver que je suis dans un des sanctuaires de la connerie de mes contemporains et que je m’y détends à l’arme lourde en flinguant tout ce qui bouge avec une joie féroce… Pour cela, il me faut un support. Ce qui m’amène parfois, et je m’en excuse, à aller traîner, par exemple, dans ce boudoir qui tient lieu de Voici ou de Gala à certains (1) Je veux parler de La Règle du Jeu

La boutique affiche évidemment toujours sa bannière dédiée à Sakineh et je pense que les habitués n’y font même plus attention. J’ai compté (faut-y que je sois désœuvré) 128 contributions diverses et variées consacrées à cette pauvre femme. Il y a du beau monde : Adjani, le chanteur Raphaël, Carla… Mais depuis le 17 janvier, plus rien…

Faut dire que depuis début février Béachelle souffre d’une nouvelle affection fiévreuse. Ça s’appelle le prurit de Cyrénaïque et ça s’accompagne de poussées incontrôlables d’onanisme misrati. Il semble toutefois que le malade arrive à se retenir en public dès lors que la bactérie s’enlise

Rien de nouveau donc et je m’apprêtais à quitter les lieux quand je suis tombé sur un scoop :

Avant-hier 4 juin La Règle du Jeu a découvert l’existence d’Asia Bibi ! Asia Bibi, cette modeste paysanne chrétienne qui croupit en prison depuis bientôt deux ans et que je vous demandais de ne pas oublier dans vos prières le 31 décembre dernier…

Le papier vaut son poids :

"On se souvient sans doute d’Asia Bibi condamnée à mort au Pakistan pour blasphème. (…) Extrêmement médiatisée au Pakistan et en pays anglophones, cette affaire commence seulement à bruisser en France (…)"

[suit un exposé des faits et ça embraye :]

"Cet événement dramatique ne rappelle que trop les accusations fallacieuses portées à l’encontre des juifs au cours de ces deux millénaires de civilisation chrétienne. Aujourd’hui, ce type d’accusations connaît un regain dans des civilisations religieuses revenues à des pratiques fanatiques, détournant ici le message de l’islam, là de l’hindouisme. On voit même dans certains milieux chrétiens ou juifs, certes minoritaires, un penchant à nourrir la haine de l’autre de manière tout aussi démente et aberrante."

[suivent des exemples de musulmans également poursuivis]

"Que des musulmans et musulmanes de notre temps osent braver la fatwa et la mort pour dénoncer les crimes commis au nom de lois islamiques comprises de façon criminelle, est tout à l’honneur de l’islam. (…)"

[et de revenir quand même sur Asia Bibi en finissant par une envolée passe-partout genre formule de politesse de fin de courrier disant l’urgence de sauver cette femme parmi tous les autres, chrétiens musulmans et autres, persécutés pour leur foi et pas seulement en terre d’Islam… ]

C’est beau comme l’antique !


(1) – Ça n’a rien à voir, mais quand vous aurez un moment tranquille sans être dérangé ni pressé, ne ratez pas d’aller lire attentivement ÇA jusqu’au bout (c’est dur, je sais) Côté narcissisme, c’est THE must ! Même Paris-Match ou Point de Vue n’aurait pas osé pour leur anniversaire…

samedi 4 juin 2011

Féminisme et confusion des siècles…

Derrière la confusion des sexes, la confusion des siècles…

Revenant sur les réactions indignées d’associations féministes devant les propos que les soutiens canal habituel de DSK ont tenus par reflex pavlovien, Roland Hureaux publie aujourd’hui sur Liberté Politique un billet dont je m’empresse de vous donner ci-après une contraction de texte :


S’agissant de l’appel lancé par ces associations, nous ferons deux réserves :

- Quand elles dénoncent une fulgurante remontée à la surface de réflexes sexistes et réactionnaires, si prompts à surgir chez une partie des élites françaises, il est dommage qu’elles ne précisent pas de quelle partie il s’agit ; c’est d’abord, paradoxalement, celle où naviguent la plupart des militantes féministes : la gauche bobo, libérale-libertaire, précisément la moins réactionnaire selon les canons convenus. Ceux qui se sont ainsi lâchés sont presque tous issus de cette partie des élites qui a toujours soutenu les revendications féministes.

La plupart de ces féministes considéreraient avec horreur de fréquenter des réactionnaires. Pourtant, si elles le faisaient, peut-être seraient-elles moins pessimistes sur l’homme car, plus qu’une gauche devenue presque entièrement hédoniste, il est des conservateurs qui savent ce qu’est le respect.

Pourquoi cette apparente contradiction entre les idées et les actes chez tant de progressistes ? La plaignante de New York est femme, noire, musulmane, immigrée, prolétaire, chef de famille monoparentale (c’est plus politiquement correct que veuve) Elle a tout pour susciter l’empathie de la gauche. Mais non, c’est pour son agresseur supposé que cette gauche prend parti ! Car il est de leur monde, elle pas. Car Dominique Strauss-Kahn est la figure emblématique du milieu, l’expression la plus accomplie de sa vision de la société. Quelques favorables que ces gens prétendent être à tout ce qu’incarne cette femme, il est un principe qui passe avant : Touche pas à mon pote !


Des stéréotypes bien d’aujourd’hui

- L’autre réserve porte sur l’expression des stéréotypes qu’on croyait d’un autre siècle. Non, mesdames, ces stéréotypes sont bien de notre siècle !

Parmi les fantasmes où s’égare le féminisme idéologique (à distinguer du féminisme authentique), se trouve la dénonciation d’un Moyen Age mythique où le pouvoir de l’homme était supposé s’exercer sans frein, époque révolue dont les mœurs, croit-on, refont surface au moindre manque de vigilance.

Non, la multiplication des agressions contre les femmes, l’arrogance sexiste croissante, la transgression des règles de respect sont enfants du siècle : du XXe et du XXIe. Ils sont l’héritage de mai 68.

En invoquant le Moyen Age, les mouvements féministes pensent en fait à l’héritage chrétien, à saint Paul : l’homme est le chef de la femme (1C 11,3), en oubliant : il n’y a plus ni homme ni femme ( Ga 3, 28) les hommes doivent aimer leur femme comme leur propre corps (Ep 5, 28) et celui qui veut être le premier se fera le serviteur de tous (Mt 20, 27) : des maximes à l’opposé du comportement dominateur des mâles de l’âge libertaire.

Ces mouvements oublient qu’au Moyen Age, comme ils disent, toute violence faite à une femme (comme à un homme ou un enfant) était tenue pour un péché mortel et passible du feu de l’enfer. Jusqu’au concile Vatican II, c’est ce qu’enseignait tout curé de campagne. Quoi qu’en pensent des mouvements féministes, prisonniers des stéréotypes, le droit de battre sa femme, n’a jamais fait partie de l’héritage chrétien, ni juif, ni grec.

La morale laïque de Jules Ferry, enseignait, elle aussi, le respect, pas spécialement des femmes mais de tout le monde. A la fin des années soixante, en même temps que le catéchisme perdait sa vigueur et son public, la morale était rayée des programmes de l’enseignement laïque.

Certes, cet enseignement ne suffisait pas à empêcher les violences, pas davantage que les interdits sexuels n’ont jamais dissuadé les relations sexuelles hors norme sociale. En temps de guerre, les viols étaient courants (ils le sont encore au XXIe siècle), mais les interdits, infatigablement ressassés, constituaient un frein, frein qui a disparu.

L’ordre moral que condamnent les associations féministes, c’était d’abord ne pas forcer la volonté d’autrui.

Les comportements que les féministes dénoncent ne sont pas des survivances du vieil ordre judéo-chrétien mais, au contraire, le produit de sa décomposition.

En proclamant l’abolition des interdits, mai 68, a diffusé l’esprit prédateur. N’être ni coincé, ni refoulé, savoir se lâcher n’est-il pas le nouvel impératif moral ? Il est interdit d’interdire. Comment certains héritiers de mai 68 ne considéreraient-ils pas qu’une femme qui interdit son corps offense le sacro-saint principe libertaire ? Habitués à ce qu’on ne leur résiste pas, ceux qui sont riches et puissants finissent par tenir le refus d’une femme pour illégitime, par penser qu’en la forçant un peu, juste un peu, on en aura raison. Raison des Lumières qui n’admet aucun obscurantisme, y compris moral tel qu’il s’exprime par exemple dans les scrupules d’une femme plus ou moins illettrée !

C’est pourquoi le féminisme idéologique se fourvoie quand il se lie à la cause libertaire dont le principe est : jouissons sans entrave !

La morale ancestrale qu’il combat, ce n’était pas d’abord le pouvoir machiste, c’était la prise en compte du désir d’autrui.

Quelle que soit sa fin, l’affaire Strauss-Kahn n’aura pas été vaine si elle amène les féministes justement indignées à réexaminer en profondeur les mythes qui ont trop longtemps dénaturé leur cause.

vendredi 3 juin 2011

Dupont la Joie schtroumpfement lepéniste…

Look at me !

My name is Schtroumpf,

Nausea Schtroumpf…

You want my picture ?





Les Schtroumpfs sont racistes, machos, antisémites…

La société des Schtroumpfs est totalitaire, raciste, machiste, antisémite, und zo weiter... Ça ne fait aucun doute pour un écrivassier maître de conf’ à Sciences-Po qui a eu le temps de pondre un essai de 200 pages pour analyser l'organisation politique schtroumpfesque.

- Le grand Schtroumpf est un chef au pouvoir absolu, omnipotent, omniscient, indiscutable et indiscuté.

- Gargamel a tout du juif véreux des films de la propagande nazie (ou stalinienne) Et son chat s'appelle Azraël (de là à Israël, y a pas loin…)

- Le Schtroumpf noir est une sorte de singe cannibale. On notera que les Schtroumpfs contaminés par lui deviennent noirs de peau, ne savent plus parler et mordent leurs congénères. [moi, ça me rappelle quelque chose de par chez nous…]

- Quant à la Schtroumpfette, c’est une bimbo nunuche exaspérante, superficielle, capricieuse et séductrice…

Bref, on ne peut pas trouver mieux pour incarner la caricature du franchouillard moisi et mal lavé dont il est urgent de se débarrasser des derniers spécimens. Tout à fait le genre à lyncher ce pauvre DSK au mépris de la présomption d’innocence, à jeter à la mer l’enrichissant CPF, à sucrer les subventions au MRAP et à sortir de l’Euro…

Bien sûr, le mec s’en défend : " - J'adore les Schtroumpfs ! Dans son œuvre de divertissement, Peyo était obligé d'utiliser des ficelles qui parlent le plus possible au plus grand nombre, comme encore aujourd'hui les méchants à la télé sont rarement blonds aux yeux bleus ! Mon travail était de mettre à jour les stéréotypes, les ficelles de l'époque. Je ne suis pas dans une démarche d'épuration."

Ben voyons ! On sent son mépris pour les viele zu viele comme disait Nietzsche. Et sa référence aux blonds aux yeux bleus parle d’elle-même de ses propres stéréotypes (l’a jamais vu de séries américaines, les bons y sont bien à près de 50% blacks pour 13% dans la population…)

Bref, Monsieur constate, un point c’est tout. Pas de démarche d’épuration mais, mine de rien, les Schtroumpfs ne valent pas mieux que Tintin avec son Congo suranné. Curieux que la LICRA et le CRAN n’aient pas encore fait part de leur émotion. Lecture malsaine pour le formatage des petites têtes blondes (à rééduquer…) Vaut mieux les orienter vers plus con-temporain pour leur faire aimer la lecture. Il y a suffisamment de monstres verts-gluants-baveux et de cyberhéros grimaçants pour ça. Titeuf ? C’est limite. Bien sûr, il est tout à fait dans l’air du temps ; mais il a deux parents et une petite sœur ce con. Même pas une famille monoparentale, et un couple hétéro en plus ! Vous vous rendez compte ! Ouais, z’ont qu’à regarder "Foot 2 rue" à pousser indéfiniment une baballe avec des beurs improbables harcelés par un maire et des flics débiles. C’est éducatif, ça…