"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

dimanche 31 juillet 2011

Le genre, le tri sélectif et l’avenir de l’espèce…

Bien qu’il s’en défende, Modernoeud, ce vertébré mammifère relevant du genre humain (enfin, en tout cas d’une variété humanoïde…), est mal dans sa peau. Certes, les perfusions quotidiennes de divertissements qui lui ont été prescrites dès son plus jeune âge lui permettent de faire bonne figure et il se les laisse administrer avec cette scrupuleuse routine que met le bénéficiaire d’une Maladie de Longue Durée à prendre ses pilules…


Pourtant, il sait bien qu’il n’est qu’en rémission. Qu’un rien suffit pour qu’il rechute. Et les rechutes sont inéluctables... L’anxiété, l’hypochondrie et une vigilance de tous les instants sont donc le triste sort de Modernoeud qui, sous ses dehors festifs, s’impose des macérations dont les plus mystiques des flagellants n’ont pas idée.


En effet, il y a un bug dans le diagnostic : Modernoeud croit souffrir d’une maladie génétique incurable et présumée mortelle qu’il s’efforce d’éradiquer à l’aide d’une pharmacopée humanitaire inadaptée. Il n’en est rien ! Le symptôme de cette présumée maladie n’est en fait que la manifestation naturelle de la bonne santé, de l’intelligence, des aptitudes cognitives et du bon potentiel de défense immunitaire du sujet ; bref, la preuve qu’il a bien tous ses chromosomes, sans défauts et en bonne place…


Ce symptôme qui l’épouvante, c’est cette aptitude naturelle, instinctive ou raisonnée, innée chez lui et consubstantielle à son logiciel de survie : la faculté de discriminer


Comme monsieur Jourdain faisait de la prose, Modernoeud n’a pas cessé de discriminer à chacun de ses instants (sinon il n’aurait jamais dépassé le stade morula) Et il continue malgré lui ! (sinon il serait déjà mort, ce qui ne saurait tarder) Mais voilà : Il ne veut pas ! Ou plutôt, il ne veut plus depuis que les plus hautes sommités de la médecine en général et de la médecine morale en particulier (et donc pas ce charlatan de Dr Dxdiag) l’ont convaincu qu’il fallait se défaire de ses habitudes morbides…


C’est terrible. Car Modernoeud ne peut pas se retenir de discriminer comme il respire. Qu’il fasse la différence entre le jour et la nuit ou qu’il préfère le soleil à la pluie passe encore. Mais qu’il honore la voisine de palier si bien customisée et pas la grosse Mme Michu qui lave l’escalier, c’est discriminatoire


Que faire ? Faute de pouvoir distinguer, préférer, honorer indistinctement tous êtres (tous égaux) et toutes leurs particularités (qui se valent) Modernoeud va veiller à ce que tous soient respectés et considérés. Mme Michu doit se sentir reconnue et respectée dans sa spécificité : dans son tonnage.

Il s’ensuit pour Modernoeud une chasse épuisante et compulsive pour que chacun soit institutionnellement reconnu et légitimé dans ce qu’il est ou qu’il suppose subjectivement être…


Dans la série Refendage capillaire et Sodomie diptèrophile, Modernoeud ne cesse de nous ravir à défaut de nous surprendre :


Pour s'inscrire sur Fesse-Bouc, vous devez cocher la case qui précisera à vos futurs amis si vous êtes une femme ou un homme…


Et bien figurez-vous que la chose suscite l’émotion de All Out, mouvement de défense des droits des LGBT. L'association réclame l'option du "troisième sexe" Ne se considérant ni homme, ni femme, la communauté transgenre fait aujourd'hui circuler une pétition visant à obtenir sa propre case dans le profil utilisateur. En effet, "sur Facebook, on peut choisir sans limite ses religions, points de vue politique, langages et intérêts… Pourquoi les options de genre seraient strictement limitées alors que c'est une partie essentielle de ce que nous sommes ?"


Je ne doute pas que cette pétition obtiendra rapidement satisfaction.


Tout d’abord au vu du seul argument en défense formulé par Facebook. Au lieu de se contenter d’un simple ‘’allez vous faire foutre’’ ou équivalent, le réseau n’avance qu’une timide justification grammaticale ! Je cite : ‘’dans la version anglophone, lorsqu'une personne "se tague" sur une photo, seuls herself ou himself sont grammaticalement corrects alors que pour une personne transgenre, seul le pronom personnel pluriel themselves serait approprié…’’

Ensuite et surtout, parce que tout est bon pour ne pas perdre une part de marché, aussi infime soit-elle… Car n’oubliez pas que Google vient de lancer Google Plus, nouveau réseau social arrivé sur la toile pour concurrencer Facebook. Et, bien entendu, pour renseigner son genre aux côtés de "homme" ou "femme", Google Plus a d’ores et déjà mis en place "autres"…


Quoi qu’il en soit, motorisée par le Danube de la pensée drouâdelommiste, l’humanité poursuit son avancée irrépressible et continue sur la voie de son salut...

vendredi 29 juillet 2011

Fondamentalisme chrétien ? Où ça ?!

Je vous repique simplement ci-dessous l’article de Jacques de Guillebon publié avant-hier sur Atlantico.fr :


‘’Anders Behring Brevik serait un « fondamentaliste chrétien ». Où l’on voit que les politologues de service, "spécialistes de l’extrême-droite" qui ne se gênent pas pour associer recherche identitaire sanglante et foi chrétienne, comme si ça allait de soi, raisonnent exactement dans les même termes que les bourreaux qu’ils examinent : selon le schème symétrique de la guerre de civilisations.


Puisqu’il y a un terrorisme islamique, il y en a forcément un chrétien : puisqu’il y a eu un 11 septembre, il y aura forcément une réponse symétrique de l’occident. Et comme l’occident se définit entre autres par le christianisme, faisons porter à celui-ci le chapeau du geste destructeur d’un homme assoiffé de puissance.


A la recherche des fondamentalistes chrétiens.

Les neuneus qui vont répétant en masse sur la place du village depuis au moins quarante ans que « toutes les religions se valent » et que tout ça, c’est facteur de violence, forcément, ma bonne dame, et pis les croisades et la Saint-Barthélémy je vous raconte pas, et j’en passe et des meilleures, seraient bien inspirés – si ce mot fait encore partie de leur vocabulaire athée – de réviser leurs leçons et d’histoire religieuse et de théologie.


Un fondamentaliste chrétien, qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ? Saint François d’Assise, Mère Teresa ou Maximilien Kolbe sont sans doute des fondamentalistes chrétiens, c‘est-à-dire des hommes ayant cherché à vivre selon l’Esprit du christianisme. Il nous intéresserait fort d’entendre une démonstration probante du lien de cause à effet que l’on peut établir depuis l’évangile et partant les diverses « Eglises » chrétiennes, même les protestantes les plus fantasques, jusqu’au terrorisme.


Où donc un « fondamentaliste chrétien », c’est-à-dire, imaginons-nous, quelqu’un qui serait aller chercher dans les textes paléo-chrétiens les motifs de sa boucherie, aurait-il pu trouver cette matière ? Chez Jésus le crucifié par amour, la victime volontaire ? Voilà qui tient parfaitement debout. Chez Paul, le citoyen romain décapité ? Evidemment. Chez Pierre, le chef des apôtres mis en croix la tête en bas par humilité devant son seigneur ? Chez Jean l’exilé de Patmos ? Chez les innombrables martyrs des premiers siècles ? Raisonnement imparable.


Le néolibéralisme en question.

La mise en avant de ses références pseudo-chrétiennes, comme les croisades, les Templiers ou même, absurdité suprême, son passeport facebookien sur lequel les consommateurs de réseau sociaux déclarent leur appartenance religieuse, est d’évidence destinée à faire oublier le fond réel du personnage : si Breivik est fondamentaliste de quoi que ce soit, c’est plutôt du néolibéralisme.


Dans sa haine de soi, le bonhomme qui ne comprend pas pourquoi le doux commerce avec son ouverture irraisonnée des frontières a fini par se retourner contre lui-même, se prend à rechercher dans le passé toutes les figures d’autorité ou de force dont une époque insensée l’a privé, avec tous ses commensaux européens. Breivik, c’est au final, un personnage de Dantec qui assassine en masse ses contemporains perdus pour ne pas devenir un héros de Houellebecq. Pas grand chose de plus.’’

mercredi 27 juillet 2011

L’horreur d’Utoeya ; qu’en dire encore ?

A lire absolument :

Le billet de Raiponce. C’est ici.

Et ce sera tout (pour aujourd’hui…)

L’horreur d’Utoeya, suites et pas fin…

Le mal est fait, atroce. Restent les explications, les interprétations, les enseignements, les oracles des autorités morales, ‘’les’’ écritures de l’histoire, la docufiction en temps réel et… les conséquences… Observons :

Par où commencer ?

L’épiderme ploukien…

Qu’en dire ? Rien d’autre, pour rester brut de décoffrage, que recopier ici (contracté et plutôt édulcoré) la prose de Woland le bien nommé :

’Il faut admettre que poussée à l’extrême, la civilisation redevient la barbarie. Quand on voit que suite à l’exercice de tir aux pigeons d’Anders Behring Breivik, les Norvégiens ne trouvent rien de mieux à faire que de se promener dans la rue, une rose à la main, on se dit qu’ils ont autant de chances de survie face à la terreur qu’un nourrisson enveloppé dans du bacon et lâché au milieu d’un chenil de pitbulls. Quand un salaud de ce calibre n’a pas droit à un lynchage par le bon peuple dans sa juste colère, mais risque tout au plus 21 piges de cabanon, c’est que paradoxalement on est retourné à l’état de sauvagerie dans lequel les plus psychopathes ne sont pas réellement inquiétés alors que les plus faibles n’ont aucun réel moyen de se défendre puisque l’état maman a confisqué toutes capacités de représailles’’ Voilà, c’est dit. Passons à la suite…

(et pour le fun…)

Cogitation ploukienne…

Qu’en dire ? Ça part un peu dans tous les sens, alors mieux vaut que je vous en épargne la lecture… Contentez-vous de lire ce que ça a inspiré à la Crevette. On s’en tiendra là et passons à la suite…

Circulez ! Y a rien à voir !

Ça, c’est du concret, du solide. On sent le souci de la Justice de garantir les droits de l’accusé à un traitement équitable comme elle cause la Convention des Droidlhomme ; et de respecter scrupuleusement le sacro-saint principe si cher à Montesquieu de l’indépendance face aux autres pouvoirs.

C’est donc conformément à la demande expresse du procureur, du pouvoir exécutif, de la police et de l’opinion (et bien qu’il n’y ait pas de mineurs à protéger dans l’histoire) que la justice norvégienne a décrété lundi le huis clos intégral pour la comparution où l’accusé allait devoir s’expliquer… Ni le public ni la presse ne doivent recevoir le moindre écho de ce que ce criminel pourrait avoir à dire pour sa défense…

Il est vrai que, si comme celles de Boualem Bensaïd, Smaïn Aït Ali Belkacem et bien d’autres, ses motivations ne justifient en rien ses actes, les siennes sont d’une telle obscénité qu’elles ne sauraient être audibles et portées à la connaissance de quiconque. On se demande même s’il est opportun que les juges le laissent répondre à leurs questions. D’ailleurs, on n’en saura rien.

Mais y a tout à comprendre…

Et des fois que vous n’auriez pas compris, on va vous rencarder menu… On avait beaucoup trop négligé d’écraser l’infâme et la bête immonde. On voit bien là l’indulgence coupable des autorités (suivez mon regard) C’est le sujet du moment. Et pour ceux qui ne lisent pas Libé ou l’Obs, le Figaro n’est pas en reste… Il manquait un marronnier d’été pour meubler en relais du feuilleton déèskien qui commençait à lasser. Les pisse-copies et les experts en ont pour trois mois de plan de charge au taquet…

Qui parle d’amalgame ?

Certains s’étonnent que pour la semaine norvégienne l’amalgame soit gratuitement offert en prime. Ce ne sont, vous l’aurez remarqué que des nauséabonds qui se la jouent faussement naïfs. PAS de novation dans ce domaine.

Comprenez-bien : La règle ‘’il ne faut pas faire d’amalgame’’ s’applique dans tous les cas où l’instinct vital de l’acuraba débile profond standard le pousse naturellement à généraliser fallacieusement. En revanche, lorsque cet imbécile d’acuraba ne voit pas ce qu’il devrait voir, il va de soi que nauséelites comme tout le haut et le bas clergé (*) se doivent de lui mettre le nez dessus.

D’ailleurs, il est plaisant de lire les premières interviews d’acurabas locaux après le drame : Une habitante d’un quartier où vivent nombre d'immigrants non européens, s'est déclarée soulagée d'apprendre que le suspect n'était pas musulman. "C'aurait été l'enfer ici si ça avait été le cas’’ (on ne sait pas ce qu’elle a voulu dire…) Ou encore : "Quatre-vingt-dix-neuf pour cent des Norvégiens ont cru sur le coup que c'était un attentat islamiste"…

Sans oublier cette dépêche à l’annonce du drame : "l'attaque fut [...] suivie d'applaudissements et de revendications immédiates et péremptoires sur des sites islamistes stigmatisant l'engagement norvégien dès 2001 en Afghanistan et rappelant la publication de caricatures de Mahomet par certains médias norvégiens" (source : LeMonde.fr)

Nouvelle extension du domaine de la loi :

Ça, c’est the must… Breivik doit-il être inculpé de crime contre l’humanité ? C’est une grave question que se sont posées des médias soucieux d’étoffer leur prose. Je ne me souviens pas que les massacres du RER St Michel, de la gare d’Atocha et même du 11 septembre aient suscité cette interrogation. Mais il est vrai que ces évènements touchaient des acurabas lambdas alors qu’Utoeya a fait des coupes sombres dans les rangs de l’avenir du socialisme… Et que les motivations de Breivik ne sauraient justifier la qualification de crime de guerre

Mais où sont les complotistes ?

On les a vus à l’œuvre lors de chaque événement dramatique, du plus anodin comme les twin towers au plus grave comme l’inculpation de DSK. On aurait pu s’attendre à ce qu’au moins un naïf attentif aux turpitudes maçonniques ou illuminati se pose la question élémentaire : ‘’A qui profite le crime ?’’

Ouais… 1° - Le premier ministre travailliste norvégien est au plus haut dans les sondages ; il appelle à renforcer à marche forcée l’ouverture ; la droite locale contrainte à mettre une sourdine sur ce qui la distingue… à l’approche des législatives… 2° - Les extrême-droites, droite extrême, le fondamentalisme chrétien, etc. devront désormais encore plus raser les murs. 3° - L’immigration et le multiculturalisme redeviennent des hors-sujets tabous dans les débats à l’approche de 2012… 4° - Le MRAP (déjà partenaire conventionné de l’Etat dans la lutte contre le racisme sur internet…) va voir étendues ses prérogatives… Etc.

Comme je le disais récemment, la Providence octroie à socialo-modernoeud la chance de tirer bénéfice de chaque connerie (et/ou atrocité) faite par les autres (et/ou par lui-même…) Une vraie chance de cocu.

Il faudra bien qu’un jour, au final, socialo-modernoeud se découvre cocufié.

dimanche 24 juillet 2011

Faciès de tueur nordique et faciès de petite fille…

Non, je ne parlerai pas aujourd’hui d’Anders Behring Breivik. D’autres l’ont très bien fait ; consultez mon blog roll… D’autres, comme cette ordure sur patte de CSP, s’en sont masturbé d’aise jusqu’à éjaculer leur petite jouissance minable sur vous, sur moi, etc. ‘’Marine Le Pen, Claude Guéant, Riposte Laïque, réacosphère et Anders Behring Breivik même combat’’ (allez voir la source ailleurs…) On sent le mec qui sait de quoi il parle, comme Pol Pot ou Besancenot… Pas un mot de compassion pour les victimes ; chez mes potes non plus d’ailleurs. Normal !


Normal pour mes potes nauséabonds qui ont déjà suffisamment de morts à pleurer, et pas seulement des leurs, mais aussi de tous ces muzz, youpins et divers innocents dont la vie s’arrête chaque jour que Dieux fait sous les bombes de fanatiques isolés pour lesquels il ne faut pas faire d’amalgames… Alors, pour 90 jeunes socialos ou pré-socialos aux ventres pleins de plus ou de moins qui n’imaginaient pas que le réel pouvait les atteindre, ils n’allaient pas faire un paragraphe spécial !

Normal aussi pour CSP et ses semblables. Les victimes de Norvège n’ont d’intérêt pour eux que comme matière consommable inespérée, comme molécules de Viagra, pour relancer et intensifier leur jouissance onaniste…


Non, je ne parlerai pas aujourd’hui de ce Breivik au faciès ressassé en boucle. Un autre jour peut-être, sur un autre registre que l’émotion ou l’indignation ; j’attends que ça se calme (ou pas…)


Je veux vous parler du faciès d’une petite fille de quatre ans qui a (encore) la vie devant elle. Une vie de jeune fille, de jolie fille, de femme… sans nez, avec une seule oreille, la joue et les lèvres laborieusement rapetassées par la chirurgie reconstructrice

Elle allait vers la vie et elle a rencontré Prince Qu’importe la responsabilité des parents, des maîtres de Prince et des bénévoles ou mercenaires de la SPA. La justice appréciera, elle a l’habitude…


Rappelons que, enfermé et livré à lui-même, Prince avait boulotté son précédent maître (prédécédé, je précise…)

A la demande de ses propriétaires épouvantés, Prince doit être euthanasié (j’adore l’euphémisme, peuvent pas dire piqué comme tout le monde ?)

Et bien figurez-vous qu’une pétition a été mise en ligne pour demander que ce bull terrier ne soit pas tué. La dite pétition s’accompagne d’une lettre attribuée au clébard lui-même, lettre à vrai dire fort juste et de nature à faire pleurer Margot. [ c’est ici ]


Il est vrai que Prince était dans un nouvel environnement, entouré d’étrangers et qu’il a agi dans un reflex de survie. Il faut lui donner une dernière chance


Cet après-midi, la pétition avait recueilli 6 388 signatures. (une pétition inverse 47…)


Mais on me dit dans l’oreillette que Prince n’était pas catalogué fondamentaliste chrétien

vendredi 22 juillet 2011

Pauline à la plage a pris de l’âge…

Puisque je parlais hier de plage, restons-y…

Me revient en mémoire le petit film d’Eric Rohmer Pauline à la plage. C’était en 1983…


Arielle Dombasle avait alors 25 ans (d’après son press-book, mais sans doute déjà 29 ou 30…) Elle n’avait pas à se forcer pour habiter son rôle de fofolle superficielle branchée-cul traînant avec elle sa jeune cousine Pauline. C’était cette dernière le sujet du film : thème de l’adolescente tiraillée entre l’ennui d’être seule de son âge à tenir la chandelle à tous ces vieux et les pulsions de sa nubilité bourgeonnante. En plus, le genre de nana qui, perso, me faisait fantasmer vingt ans plus tôt, ce qui explique sans doute que je me souvienne vaguement du film…

Tournant autour de la femme et de la fille, évidemment, deux mecs d’un modèle courant assez banal : celui du séducteur se la jouant Don Juan au petit pied (celui du prédateur se la jouant Déèska existait déjà mais c’était moins photogénique…)

Sur la photo ci-dessus, Pauline a la tête ailleurs ; cherchant du regard le troisième homme, celui que les trois (déjà) vieux cons tenaient à l’écart : le garçon de son âge, le seul apte à ne pas répondre seulement à ses émois épidermiques…


Pourquoi ai-je repensé à ce film ? Parce que maître derville (dont je découvre et apprécie le blog) m’a aimablement signalé ce matin une courte vidéo où Lucchini fait œuvre d’ethnologue sur la plage…


Je me suis surpris à imaginer Pauline et les trois guignols aujourd’hui, près de trente ans plus tard. Le dragueur n°1 ayant tombé la chemise qui n’est plus rouge…


Au-delà du fou rire, il y a là matière à méditation et je ne saurais vous priver de cette petite chose. C’est .

jeudi 21 juillet 2011

Les ACURABAs sont à la plage…

Ah ! Les ouacances ! Voici venue, comme chaque année, cette période tant attendue par des millions d’acurabas (1) de tous poils. Bien évidemment, nauséelites comme les répétiteurs à cartes de presse se soucient légitimement de proposer des occupations à tous ces braves gens condamnés, croient-ils, au désœuvrement une fois accouchés par les bouchons sur leurs plages de fare niente


Nauséelites comme les media s’emploient donc à maintenir le débit de la perf ’ de divertissements indispensables, selon eux, à la santé physique et mentale des acurabas en leur prescrivant des occupations adaptées. C’est leur vocation du moment.

Pour définir les dites occupations, ces prescripteurs se réfèrent aux pré-occupations présumées préférées des spécimens d’acurabas les plus aisés à observer dans leur propre environnement immédiat. Leur échantillon test se recrute donc plus qu’a priori chez l’homo festivus boboïdus adulescentus quoique erectus plus communément appelé egobody. Disons donc que le Plouc-em’ et madame Michu n’en sont pas souvent…


Répondre au besoin de divertissement d’egobody, c’est répondre sur deux registres différents :


Tout d’abord, egobody – comme son nom l’indique – a besoin de satisfaire son ego, son individualisme, sa rebellitude rêvée, bref tout ce qui chez lui fait la synthèse des trois formules du professeur Bobo : ‘’c’est mon droit’’, ‘’c’est mon choix’’, ‘’parce que je le vaux bien’’…

Plutôt que la lecture des Mémoires d’outre-tombe, on proposera donc à egobody des sujets de réflexion, des tests, des quizz, de nature à meubler ses moments de bronzette en tête-à-tête avec lui-même sous le parasol.

Sur ce registre, pour meubler sa pagination rédactionnelle amaigrie par les ouacances, le magazine ELLE a ressorti à ses fidèles lectrices trois tests pour l’été :


- Êtes-vous île de Ré ou Ibiza ?


- Quelle bimbo sommeille en vous ?


- Quel est votre potentiel d’infidélité ?


Ensuite, egobody – bien qu’il s’en défende – a besoin d’un environnement grégaire, de cette promiscuité aux effluves de sueur salée et de crème solaire qui compense la carence saisonnière en troupeaux à patin à roulette, apéros fessbouc et autre truc-pride…

Sur ce registre, la Mairie de Paris ressort aujourd’hui jeudi son PARIS PLAGES, désormais incontournable tradition et quasiment éligible au Patrimoine Immatériel de l’Humanité. Joie !


Dès aujourd’hui, sur 3 kilomètres de quai, egobody pourra patauger gratos dans 6 000 tonnes de sable humide et étaler sa viande sur ou sous 1 460 pièces de mobilier dont 250 chaises longues et 280 parasols, danser, boire, bouffer, goûter aux joies de l’aquagym et faire des pâtés en tee-shirt ‘’ I love ME, MYSELF & I ’’…


Et comme il faut toujours un peu de nouveauté, pour agrémenter Paris Plages, Messire Delanoë himself a passé cette année commande à Disney d’une reproduction de cinq mètres de haut du château de la Belle au bois dormant au prix de trois cents heures de boulot par sept artisans-sculpteurs. C’est prêt (et c’est hors d’eau…)

D’ici samedi, date prévue pour l’inauguration officielle où Messire Delanoë (Noé ?) pourra embrasser Mickey sur la bouche, le livre d’image aura peut-être séché…


Pour fêter cet événement majeur, rien de mieux que d’aller lire ou relire le paragraphe que Philippe Muray a consacré à Paris Plage. Vous le trouverez en cherchant ici.


(1) Par compassion pour les éventuels passants égarés, les lecteurs assidus et attentifs de ce blog tolèreront que soit rappelé ici (une dernière fois) que les Acurabas ne sont pas une tribu d’Amazonie (pas encore) ; ACURABA = Administré-Consommateur-Usager-Résident-Assujetti-Bénéficiaire-Ayant-droit. On rappellera à cette occasion que le Plouc-em’ milite pour répandre l’usage de cet acronyme dont le caractère générique administrativement exhaustif est de nature à favoriser le vivre-ensemble. Il remplacerait avantageusement de nombreux termes (tels que, par exemple, citoyen, électeur, …) trop précis ou ciblés et donc porteurs de discriminations et d’exclusions

lundi 18 juillet 2011

Super plan de mes fesses. En boucle…

Ah ! Les conversations qu’entend mon paillasson !

C’était dans l’escalier en rentrant du marché,

Mes lunettes sur le nez et plutôt mal rasé,

Avec mon cabas plein et les clefs à la main,

Une baguette de pain bien coincée sous le bras,

Ma braguette bien fermée, je suis pas Déèska…


Il fallait qu’elle soit là, ma voisine de palier !

Elle boit pas, elle fume pas mais c’est qu’elle lit la gueuse !

Rien que du site gaucho ou bien de l’alter-chose

Qui voit Libération complice du Figaro

Comme elle bouffe écolo, ça doit la conserver :

Elle est toute remontée ; normal dans l’escalier !


Et c’est parti ! Elle cause :


On n’est pas rendu…

samedi 16 juillet 2011

Les gaîtés de l’ex-nation…

Pour marquer ce quatorze juillet, en mémorial de la prise de la Bastille et en prémisse de la prise de l’Opéra Bastille par les indignés fessesbouqués et les intermittents du spectacle de rue, j’ai tenu à honorer tout particulièrement trois personnalités appelées aux plus hautes fonctions car celles-ci ont su par leurs déclarations égayer ces festivités nationales que nos dirigeants avaient un peu trop souhaitées ‘’empreintes de gravité’’


- Tout d’abord, Dame Martine Delors, divorcée Aubry, épouse Brochen.


Apôtre irréfutable du changement et du ‘’Changer la Vie’’ mitterrandien, elle a su nous rassurer et satisfaire notre impatience en déclarant solennellement jeudi que ‘’le changement est proche’’… Grâce lui en soit rendu !

Elle aurait pu ajouter que ‘’l’avenir est pour demain’’. N’ayant pas été convié, je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de lui souffler pour étoffer le contenu de son propos : ‘’rêve métissé d’un éternel futur...’’ (*)


- Ensuite, Sieur François Hollande, ex-concubin Royal, concubin Trierweiler.


En présentant son staff de campagne primaire, c’est avec un bon sourire et un je-ne-sais-quoi en coin comme une pointe d’humour forcé qu’il nous a défini ses collaborateurs comme étant des ‘’agents d’ambiance’’… N’ayant pas lu Muray, ses auditeurs ont été enchantés de ce bon mot. La France est, là aussi, rassurée : lorsqu’il sera investi de la fonction suprême, nous saurons qu’il aura en permanence autour de lui tout ce qu’il faut comme agents d’animation, agents de médiation, coordinateurs petite-enfance et, surtout, toutes les compétences nécessaires pour réunir en urgence une cellule d’assistance psychologique


- Enfin, Dame Gro Eva Farseth, séparée (puis veuve par suicide) Joly.


Celle-là, j’ai hésité à lui accorder la faveur d’être cité ici, mais bon. Il est vrai qu’ayant beau s’afficher nouvelle Louise Michel ou Rosa Luxembourg des défenseurs de l’air pur et des petits oiseaux, elle a du mal à contenir sa vraie nature de Dolores Ibárruri vouée à la chasse aux nantis et au génocide des astucieux… Elle a toutefois fort joliment su animer le buzz en préconisant la suppression du défilé militaire du 14 juillet et son remplacement par un ‘’défilé citoyen avec les enfants des écoles, les étudiants et les seniors fêtant le bonheur d'être ensemble et les valeurs qui nous unissent.’’


J’ai hésité car sa louable initiative manquait pour le coup d’imagination et de nouveauté. Non seulement le Plouc-em’ himself en avait déjà eu l’intuition l’an dernier, mais nos compatriotes d’SOS Ouacisme s’y dévouent déjà en essais préliminaires au Champ de Mars avec quelques centaines de milliers d’euros de subventions.


J’ai néanmoins décidé de la hisser sur le podium (aï ! mes reins…) pour compenser quelque peu les nauséabondes critiques dont elle a été injustement l’objet. Qu’un député (de droite, of course…) l’invite à retourner en Norvège, que le Premier Ministre ose dire qu’elle ‘’n'a pas une culture très ancienne des valeurs françaises’’ est proprement scandaleux !

Voilà une fille au pair exotique qui a eu le courage de régénérer le sang de ses employeurs en épousant leur fils, acceptant du même coup d’en supporter la nationalité. Une femme qui a réussi son intégration et, en cumulant les morceaux, à afficher aujourd’hui 34 ans de vie en France contre seulement 33 en Norvège !

Et on se permet de l’insulter par des propos si inacceptables qu’on n’oserait en suggérer le centième devant un jeune issu de la diversité régularisé avant-hier soir…

N’oublions pas que des milliers de franchouillards bien de chez nous quoique verdâtres l’ont hissée sur le pavois des chefs de leur tribu et qualifiée ainsi pour postuler au poste prestigieux de Président de tous les Français. Ce qui fait d’elle un symbole irréfutable de l’universalisme de Marianne à la nuisette grande ouverte !

vendredi 15 juillet 2011

Des mystères du génie, des sujets et de leurs auteurs…

‘’Il y a des sujets qui ont du génie. Ils en ont même pour deux : l’auteur n’en a plus besoin ; ainsi l’Himalaya, Landru, la stratosphère, ou les sources de l’Amazone, les mœurs du phoque, Hiroshima, le docteur Bombard, les champignons des profondeurs du Pacifique, bref "l’accouchement des cachalots". Ils font prime sur le marché des livres. Le lecteur aime se trouver soudain tête à tête avec un requin. Il aime rester pendu par le fond de sa culotte à trois mille mètres au-dessus de l’abîme géographique. Il aime bien moins s’asseoir tête à tête avec l’homme ou rester suspendu au-dessus de l’abîme humain. Il en est né toute une littérature qui a bien moins besoin du talent littéraire que des curiosités de l’enfance et qui s’adresse au boy-scout de treize ans ( disons à M. Churchill, à nous, à la voisine). Je ne dis pas qu’elle ait toujours tort : le tête-à-tête avec le romancier Dupont est certainement moins fascinant que le tête-à-tête avec le chien de mer à crinière bleue, l’abîme humain du romancier Dubois est sûrement moins riche et moins vertigineux que le gouffre glauque du Pacifique où le poisson-scie digère un reste de Chinois. Un auteur a raison de traiter de la sardine quand il offre moins d’intérêt que ce passionnant mammifère ; la sardine lui prête son génie. Il existe par son sujet ; c’est ce qu’on demande au journaliste. Dans l’autre cas, il faudrait que ce soit lui qui prête au sujet son génie ; c’est ce qu’on demande au romancier. Résumons-nous : l’événement fait le journaliste, le romancier fait l’événement. Quand l’événement qui a du génie rencontre un auteur de génie, c’est le maximum de la chance : on obtient la Chanson de Roland ou le compte rendu par Jean Giono de l’affaire Dominici. Quand l’événement incolore rencontre l’auteur inodore, on obtient le produit insipide. Entre ces deux extrêmes, mille combinaisons produisent toutes les saveurs possibles.’’


Alexandre Vialatte – Chroniques (vers 1955 ?)


Et certaines saveurs plaisent au palais. (n’en déplaise au Stalker ou à Bernard Pivot…)

mercredi 13 juillet 2011

L’orchestre rose…

Je vais encore causer de Tristane Banon (Marie-Caroline pour l’Etat Civil mais on s’en fout) Vous me direz qu’un quatrième billet sur le sujet ça commence à bien faire. Mais est-ce bien d’elle dont il s’agit ?

Cette affaire illustre une fois encore un peu de la zoologie franco-française. Déjà, la version new-yorkaise Nafissatesque en laissait entrevoir quelques aspects gratinés, relevés par les vigilantes du féminisme hypertrophié.

Mais cette fois-ci, on est chez nous


Résumons. Les faits présumés invoqués par la demoiselle sont vraisemblables et leur description ne recèle pas d’incohérences : Nous sommes en 2003, elle a 24 ans et Sa Présumée Innocence 54. Député, ancien ministre des Finances, il vient de subir une opération de chirurgie esthétique pour éliminer sa paupière tombante, suit un régime amaigrissant, s’est doté d'un bronzage permanent et commence à être qualifié de présidentiable par les media. C’est le genre d’homme à qui rien ni personne ne résiste (hormis les électeurs de Haute-Savoie) et ses inclinations sont bien connues…

Il connaît la fille. Amie de la sienne et filleule de sa deuxième femme, sans doute la sait-il un peu fragile. La mère de la drôlesse est une de ces élues apparatchiks rad-soc qui vient d’échouer une troisième fois aux législatives, le genre à fermer les yeux contre un soutien… La gamine voudrait faire un chapitre sur lui. Il lui donne un rendez-vous en exclusivité dans un appartement vide qu’on ne lui connaît pas. Ecrivez la suite

Judiciairement parlant, ça peut donner quoi ? Aux dires de la fille elle-même, les faits relèvent à l’évidence de l’agression sexuelle, pas moins mais guère plus. Il y aurait donc prescription…

Viol ou tentative de viol ? En droit français la justice se prononce sur des actes et faits précis. Pour le viol, cf. l’article 222-23 du Code pénal : pas de pénétration, donc pas de viol !

Il ne restait donc que la tentative de viol, retenue pour déposer la plainte…

Cf. l'article 121-5 du Code pénal et la jurisprudence : il y a tentative lorsque les actes commis devaient avoir pour conséquence directe et immédiate de consommer le crime ; comme le fait, pour un auteur masculin, d’avoir découvert son sexe et de l’avoir approché de la victime (raisonnement logique ; sinon toutes les agressions sexuelles seraient qualifiables de tentative de viol, ce qui viderait le délit d’agression sexuelle de sa substance)

Or, les faits dénoncés ne font pas état d’une mise à nu opérationnelle du phallus présumé innocent…

Pour les preuves (certificats médicaux, tests ADN, témoignages…) depuis 2003, on repassera…

Et si, par extraordinaire, une chambre d’accusation laissait passer ça jusqu’aux Assises, le Jury Populaire serait dorénavant tenu de motiver son intime conviction…


Ce trop long rappel pour conclure que, sauf coup de théâtre, l’action de la demoiselle ne peut juridiquement aboutir et risque de lui coûter cher. D’ailleurs, les avocats et conseillers en communication de Sa Présumée Innocence s’en tiennent à une attitude de souverain mépris assorti d’une plainte en diffamation. Ils attendent tranquillement un non-lieu ou une relaxe comme dans les affaires précédentes (MNEF, etc. et… demain N-Y) Il sera alors temps d’essorer la gamine au civil (ce qui ne compensera pas les ventes de tableaux d’Anne pour assurer la trésorerie de mai-juin à N-Y…) Ce n’est donc pas ça qui m’intéresse ; et pas non plus la tragédie personnelle de cette pauvre fille, sans doute réduite à se lancer dans cette action sans issue pour tenter désespérément de retrouver l’estime de soi ; ni les motivations de son avocat…

Non, ce qui mérite attention, c’est l’exploitation qu’en font des tiers non parties prenantes à l’affaire. C’est l’orchestration méthodique de la destruction de cette fille par le système pour en tirer des "profits dérivés" politiciens.


L’orchestre rose.

Une des constantes remarquables du Parti Socialiste, en dépit de son incapacité à produire des idées neuves, c’est sa capacité à profiter d’effets d’aubaine, ou pour paraphraser Václav Havel, à "cueillir un lys qu’il n’a pas semé"…

Je disais dans un billet du mois dernier que l’affaire DSK était une chance de cocu pour le PS. Ça continue…


Il faut dire que leur formatage mental leur facilite les choses : Pour eux, leurs propres turpitudes ne peuvent en aucun cas être à l’origine, même subsidiaire, de leurs contrariétés. Il y a forcément une main invisible qui, quelque part, les a mis dans la merde (Pardon ! nous a mis dans la merde, parce que, eux, n’agissent que par philanthropie dans notre intérêt…) En outre, le réel ne peut pas être aussi complexe et leur paresse intellectuelle les conduit toujours à lire les évènements en partant de la fin, c’est tellement plus facile…

D’autre part, à l’instar de l’orchestre rouge qui n’œuvrait pas pour l’immense espoir levé à l’Est mais pour sauver la mise à l’appareil impérialiste et totalitaire qui s’en était autoproclamé porteur, leur orchestre rose, lui, n’œuvre pas pour l’Empire du Bien mais pour assurer, quoi qu’il arrive, la prospérité de l’appareil qui s’en veut l’incarnation. Leurs hommes sont donc consubstantiellement investis de la même hauteur morale et blancheur persil que leurs idées, lesquelles ne sauraient être contestées par les faits puisqu’elles sont hors sol

Toussa donne à l’orchestre rose un talent particulier pour se saisir avec une facilité déconcertante de tout ce qui passe pour le retourner à son profit. Toute chose contrariante ayant forcément, par construction, sa cause dans une volonté inavouable et inavouée qui lui est étrangère, c’est la main sur le cœur qu’il se drape dans sa dignité, exprime son émotion et, crescendo habituel de la partition, s’interroge d’un air entendu, montre du doigt, exige des explications… Faut dire que depuis Robespierre et Fouquier-Tinville, tous les pupitres de l’orchestre ont du savoir-faire…Ce sont vraiment les meilleurs…


Hier encore, l’orchestre jouait en mode mineur le boléro ostinato de la Présomption d’Innocence et la pavane pour une Espérance défunte. Mais il suffit de trouver dans un fond de tiroir quelques bourres d’anodine poussière que l’imaginaire d’un ravi de la crèche peut tordre et tirer par les cheveux pour que les chœurs puissent entonner le grand air d’opéra de l’indignation des vierges effarouchées. Ça plait au public qui en redemande…

L’orchestre rose n’a plus alors qu’à entretenir le tempo. Comme chaque fois, il a réussi à inverser la charge de la preuve

Ce n’est pas à la gauche d’apporter la preuve des turpitudes supposées de l’autre. C’est l’autre qui est dans l’obligation de se justifier, de présenter un plaidoyer en défense


C’est donc au maire de Boulogne-Billancourt de trouver une raison valable (valable aux yeux de l’orchestre) à la présence de Banon Tristane plutôt que de Michu Germaine au sein du CES local… Raison que, bien entendu, il devra présenter et motiver en s’excusant la queue entre les jambes…

C’est donc au staff d’Atlantico.fr de donner une raison valable au fait d’avoir occasionnellement publié sur son site la prose de la fille en question plutôt que celle de Jérôme Leroy ou d’Ibrahim Ducon, étudiant boursier au CFJ…

Quant à la Tristette, soyez sûrs qu’il lui faudra demain donner des raisons valables d’être née…


Rien de surprenant là dedans, nous observons depuis des décennies que c’est comme chaque fois, que c’est toujours comme ça

dimanche 10 juillet 2011

Retour sur mes fonds de panier…

En vrac, de bric et de broc…

Petit fourre-tout mensuel

Du ramassé en fin de marché,

à prendre et à mâcher avant de jeter…

Les matins de France Cul’…

Attrapé au vol pendant le petit-dej’ quand on a la chance d’ouïr Les idées claires :

"L’euphorie de la démocratie musulmane consolidée…"

C’est the must du mois ! Bon, on connaissait l’athénienne, la chrétienne, la libérale, la sociale, la représentative et même la participative… Faut dire que depuis la socialiste et la populaire on était bien au jus… Au point que certains ont franchi le mur du son (sans cédille) et nous bassinent avec une démocratie réelle

Donc, parler de démocratie musulmane n’est pas vraiment pour nous surprendre : on voit ce qu’il y a dedans, ce qu’elle a de spécifique. Mais l’euphorie ! et CON-SOLIDEE ! De Benghazi à Alep, ah mes enfants ! Que c’est beau !

OGM ; nouvelles du front…

- "C’est une grande victoire qui couronne quinze ans de combat" et "notre persévérance a fini par l’emporter" a déclaré José Bové après la relaxe des faucheurs qui avaient détruit un champ de maïs OGM en août 2008. Faucheurs, rappelons-le, jusqu’alors systématiquement victimes de condamnations pénales pour les mêmes motifs comme le rappelle la presse avec gourmandise…

- Ouais, Grande Victoire sur le fond : La relaxe est exclusivement motivée par …un vice de procédure

- Les guignols étaient poursuivis pour destruction d'une parcelle "de culture de nature commerciale autorisée à la mise sur le marché" alors qu'ils ont détruit une parcelle cultivée au titre de la recherche, ce qui est juridiquement différent. "C'est le même article du code rural mais un autre alinéa" que celui qui était visé par la poursuite…

- C’est qu’on est dans un Etat de Droit vous savez…

Ciel ! Mon éthique !

- En attendant la fin présumée prochaine du feuilleton new-yorkais, vous vous souvenez que les avocats de la présumée victime présumée crédible postsumée décrédibilisée avaient lancé un appel pour trouver de par le monde d’autres éventuelles victimes du présumé satyre. L’avocat parisien correspondant en France des susdits a évidemment cru bon de relayer le dit appel dans notre vénérable hexagone…

- Et vous savez quoi ? Le barreau de Paris, drapé dans sa dignité a illico ouvert une enquête déontologique sur le pauvre homme. Un truc qui sent son risque d’avertissement, de blâme, de suspension, voire de radiation du barreau… Et pourquoi, je vous le demande ?

- Ben voyons ! Relayer un tel appel à témoin dans un dossier pareil, chez nous ça s’appelle un "appel à la délation"…

- C’est qu’on est dans un Etat de Droit vous savez…

L’humour à l’état pur…

Sur Yahoo Actualités, le 1° juillet à 18h23, annonce de la libération de DSK sans caution.

Le "Suce ton pouce, on en reparle" (nouvelle appellation de l’Award "Un doudou pour le connard du jour") est attribué à un certain Guy M. pour son commentaire de 18h49 :

"Semaine faste : 3° otage français libéré…"

(à 19h56, 132 personnes "aimaient ça"…)

Que le Ciel vous tienne en joie…



vendredi 8 juillet 2011

EXCLUSIF : Le Plouc-em’ collabore à la mairie PS !

Voilà ce que Le Point.fr aurait pu écrire il y a quelques années si le Plouc-em’ avait porté plainte pour viol contre le leader UMP-etc. adversaire présumé number one du maire de ladite ville…

(la chose eut été possible, le dit leader UMP ayant entubé son monde dans les grandes largeur, alors pourquoi pas le Plouc-em’…)

Ce scoop aurait, à l’évidence et à juste titre, totalement décrédibilisé la plainte du Plouc, sous-marin avéré instrumentalisé par l’infâme maire socialo prêt à tout pour couler son adversaire !


Pensez-donc ! Le Plouc, ce fâcho sans étiquette, que dis-je, ce hussard brun, cachait bien son jeux mais celui-ci n’a pas échappé à la sagacité de nos journalistes d’investigation :


Le Plouc-em’ était membre du bureau de son conseil de quartier !


Ouais… Encore que… (Je vois mal Le Point soupçonner de manipulation ce cher Gérard Collomb…)


Mais aujourd’hui, Le Point.fr se sent le courage d’y aller franco :


EXCLUSIF : Tristane Banon collabore à la mairie UMP de Boulogne-Billancourt !


Comme une grande, la ville de Boulogne-Billancourt est dotée d’un Conseil Economique et Social Local (CESL). Ce bidule est composé de bénévoles électeurs dans la commune, pour partie sélectionnés parmi des candidatures spontanées (parfois membres de conseils de quartier) et pour partie appelés par le maire. 76 guignols donc, représentants de la société civile désignés pour 3 ans, qui sont répartis selon leurs compétences dans des groupes thématiques avec pour objectif d'enquêter auprès des citoyens, d’auditionner des experts et de rédiger des rapports sur le devenir de la ville. La composition du CESL est validée par le conseil municipal.


Comme vous le voyez, La Tristounette est à l’évidence une manipulatrice téléguidée par l’UMP, "collaboratrice avérée" du député-maire UMP, son patron à qui elle doit tout – évidemment - ; donc qui doit tout à André Santini, le parrain de son patron (on sortira les prises illégales d’intérêt si besoin…) ; donc qui n’a rien à refuser au capo di tutti capi, donc à Sarkozy. Ça, on pourra le développer en cas de besoin ; mais pour le lecteur lambda qui fait l’opinion, le titre de l’article est bien suffisant, il n’en lira pas plus…


Et, pendant qu’on y est, vous noterez le poids des mots et l’émoi des gogos. Le Point plus fort que Paris-Match. ! Et l’art de l’ellipse, aussi…


"collabore à…" Elle ne collabore pas avec la mairie qui se trouve être UMP dans les actions municipales de celle-ci (comme le gardien de la paix des HLPSDNH qui collabore de fait avec l’occupant en réglant la circulation au carrefour…) Non ! Elle collabore à la mairie UMP, donc à son action partisane, donc à l’action de l’UMP (comme le fonctionnaire cité plus haut aurait collaboré par conviction à l’avènement du nazisme…)


Quelque part, en se mêlant à la vie publique avec ces gens-là, elle se "compromet" et elle est compromise… Comme "se compromettent" tous ceux qui collaborent avec toute collectivité aux mains de certains…

Ce n’est pas une discrimination, c’est indispensable pour l’irrésistible avancée du vivre ensemble


Si le feuilleton continue sur cette lancée, je sens que je vais me gaver…

mercredi 6 juillet 2011

Ben voyons ! Vous avez dit crédible ?

Ah ! Tristane Banon… Si vous saviez !


J’écrivais hier que le torchon Slate.fr avait jugé indispensable pour une saine compréhension de l’affaire de relever que cette gamine était "contributrice chez Atlantico.fr orienté à droite"… On n’allait pas rater ça !


Et bien figurez-vous qu’au "20 heures" du soir même, I.Télé et BFM TV (TF1 et France Truc je sais pas…) en ont rajouté une bonne couche : "éditorialiste sur Atlantico, site proche de l’UMP…" (vous m’avez donc compris…)

Précisons en passant qu’Atlantico met en ligne, en toute transparence, le répertoire alphabétique de ses contributeurs. Il à en a bien quatre ou cinq cents, du noyau journalistique permanent aux pigistes et bénévoles en passant par toute la gamme de toutes les pointures et compétences de la société civile qui ont quelque chose d’intéressant à dire… En fouinant dans le lot, on repère effectivement cette chère Tristane qui a produit ces six derniers mois quatre ou cinq articles non rémunérés pour Atlantico sous une rubrique consacrée aux modes de vie de la jeunesse…


Assertions mensongères, diffusion de fausses nouvelles, allez-y, il en restera toujours quelque chose ; beauté de l’éthique journalistique… Dans un communiqué, Atlantico a d’ailleurs exprimé son intention de porter plainte…


Ce n’est pas tout. J’ai lu hier soir je ne sais plus où une notice sur l’œuvre de cet(te) écrivain(e) : Pas un mot sur son bouquin journalistique pour la rédaction duquel elle s’était trouvée confrontée au Poireau ; bouquin de journaliste recueillant les faux pas assumés d'une dizaine de personnalités masculines. En revanche, analyse un chouia freudienne de deux de ses trois romans, notamment de J’ai oublié de la tuer, en insistant sur les troubles et déprimes de l’héroïne (forcement une autobiographie…) dont le père est parti le jour de sa naissance et dont la mère était un monstre d’indifférence…


Bref, vous m’avez compris, le rouleau compresseur s'est mis en marche sans retard à l'allumage : Sa Présumée Innocence est honteusement harcelée par une manipulatrice déséquilibrée… (et probablement téléguidée...)

Mais c’est sans importance car ainsi va le vaste monde vers son avenir radieux….

mardi 5 juillet 2011

Martine, François et les autres voudraient tant que ça s’arrête !


Evidemment, on reparle de Tristane Banon. Tristane Banon, ça nous change un peu de Charlène mais ne nous épargne toujours pas le Triste Barbon encore solide poireau (en plus épais quand même, mais si la tête blanchit la queue reste bien verte…)


Tristane Banon, donc, s’est décidée à déposer plainte contre Sa Présumée Innocence à l’Inclination néanmoins aussi avérée que rigidifiée. On lui saura gré d’avoir eu la classe d’attendre qu’Elle se relève avant de l’assigner (que se relève Sa Présumée Innocence tout entière, je veux dire ; pas sa seule partie verte, pour icelle un genoux vivace est plus efficace qu’un avocat bonasse…)

La pauvre n’a pas fini de déguster. En plus elle "mouille" Hollande ! (enfin, c’est une façon de parler, n’est-ce pas ? et seulement par avocat interposé)


Evidemment, le torchon Rue 89, comme de juste, se rappelle brusquement qu’il est nécessaire pour une bonne compréhension de l’affaire de glisser fielleusement à ses fidèles lecteurs qu’elle est "contributrice chez Atlantico.fr orienté à droite"… Avouez que ça la décrédibilise au moins autant que les menteries de Nafissatou !

Du coup, je suis allé lire quelques uns de ses articles…


Pour ces gens-là, les degauche en général, version kérosène en particulier, nous savons qu’il n’y a pas pire crime que de trahir le sérail. Avec maman passée de Givenchy au PS, Vice-Présidente de Conseil Général, conseiller régional de Haute-Normandie, moult fois candidate aux législatives, à tu et à toi avec le Poireau, Fabius et les autres ; et avec comme marraine l’ex (la seule officielle…) de DSK himself, la pauvre fille a sûrement eu ce privilège qui m’a été épargné : connaître le "milieu" de l’intérieur.

Cela expliquant peut-être ceci : Comment une jeune femme de 32 ans, éduquée comme il faut, peut-elle être aussi ringarde, étriquée et pessimiste dans ses écrits ?

Elle serait plutôt pas mal cette petite, je lui souhaite de finir par en trouver un vrai


Last scoop : Evidemment, les avocats français du Poireau dont s’agit ont immédiatement porté plainte pour diffamation. Je sens que la gamine n’est pas rendue. Attendons de voir si sa maman, si confortablement installée dans le système et qui avait à l’époque dissuadée sa fille de porter plainte va confirmer devant les juges ses précédentes déclarations à la presse : DSK, venant tout penaud la voir après les faits présumés pour lui dire : "- Je ne sais pas ce qui m’a pris ; j’ai pété un boulon…"


En tout cas, j’attends avec gourmandise les propos que ne pourront pas manquer de tenir à ce sujet les Béachelle et compagnie… Avec la sensibilité épidermique des féministes vigilantes, va falloir qu’ils fassent des exercices de haute voltige pour suggérer implicitement la petite salope allumeuse et opportuniste. On va se marrer… Quel boxon !