"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

vendredi 20 janvier 2012

Hollande, ce héros au regard si doux…

Hier à Nantes, François Hollande a convoqué le ban et l’arrière-ban de l’armée des ombres, symbole de notre avenir ! La cohorte de ceux qu’il vénère (ou non) et qui, par leur soutien évident (ou non), sont la preuve vivante (ou non) que lui, François, est bien l’incarnation du changement, du renouveau, de l’avenir, enfin de tout ça…
Ils sont venus, ils sont tous là, même ceux qui sont pas là, car il a besoin de tous, François, le candidat d’union, le marieur des mariages arrangés du vivre-ensemble… Il a besoin de la salive des vivants chevrotants comme des mânes des morts dont on se doit de baiser le soulier (aï ! mes reins…)

Faut dire que c’était dans le cadre de la Biennale internationale du spectacle…

Symbole de la jeunesse en marche et de notre avenir radieux aux hormones de croissance, Stéphane Hessel a chauffé la salle. Qui d’autre que lui pouvait mieux incarner l’a-venir ? Qui d’autre que lui pouvait être l’icône inévitable dont la belle et fraîche figure transcende pour chacun de nous l’espérance de se réveiller encore vivant demain matin, après-demain et encore et encore ?
Ses assistants du maintien à domicile, ses accompagnateurs de fin de vie (ou assistantes en charge du retour à la petite enfance, je ne sais…) l’avaient tenu par la main pour l’emmener chez Cécile Duflot puis ensuite chez Martine Aubry. Bien sûr, maintenant ils l’ont aidé à monter sur l’estrade à côté de François, ultime espérance des fins dernières qui chantent pour les masses baigneuses et pédaleuses de la sarkophobie…
Il a mis le paquet, Hessel. Il s’est adressé à nous tous, pas seulement aux deux millions de couillons qui ont acheté son prospectus, pas seulement aux centaines de mille encore plus couillons qui l’ont lu jusqu’à la fin. Il a bien dit, Hessel, faut le croire :
"… le prochain homme de gauche qui sera président aura à cœur de faire de la présidence la fonction qu'elle peut et doit être : laisser au gouvernement la tâche quotidienne et être, lui, une grande référence, un visionnaire (…) et je vois bien François Hollande prendre l'identité que nous voulons"

Et, bien entendu, le bon Stéphane nous sait toujours sous la botte de la bête encore féconde. Et chaque jour un peu plus, sinon que lui resterait-il de ce résistancialisme dont il a fait son seul fonds de commerce depuis 2/3 de siècle ? Il a donc martelé encore et encore :
"- Il faut résister à l’envie de dire "allons-y mollo"… Il faut que François sache résister à ces désirs d’apaisement…"
Compris les mecs ?

Bon, y avait aussi les morts sur l’estrade (Mendès-France et même De Gaulle…)

Le bon François, fallait bien qu’il cause aussi. C’est bien. C’est ainsi qu’on a appris le scoop :

"A 13 ou 14 ans j'avais déjà le regard tourné vers François Mitterrand"

Cette campagne s’annonce gustative…

12 commentaires:

  1. Si je peux me permettre à propos d'Hollande qui à 14 ans regardait Mitterrand et qui à 55 admirait Ben Bella:

    "" C'est toujours émouvant de voir l'Histoire, et Ben Bella c'est l'histoire ! "

    http://corto74.blogspot.com/2012/01/francois-hollande-et-ahmed-ben-bella.html

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    1. Voila qui confirme l'impression que j'avais : Hollande ratisse les maisons de retraite et centres de soins palliatifs pour garnir sa claque !

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  2. Pourquoi, sur toutes les photos que je vois de lui, Hessel a-t-il les mains tendues en avant, avec cet espèce de rictus sur le visage?
    On dirait qu'il cherche à vous étrangler ou bien à vous saisir pour vous planter ses crocs dans la jugulaire, comme une espèce de Nosfératu cacochyme.
    Brrr...

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    1. Nosferatu ! Mais oui ! Mais c'est bien sûr !
      Je me disais bien qu'il me faisait penser à quelqu'un sans trouver qui...
      Et le jeune garçon à côté, on dirait qu'il est en culottes courtes.

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    2. Une telle fraîcheur, une telle imagination à son âge avancé, vous avez raison, Aristide: il ne peut les trouver qu'en se régénérant du sang de jeunes innocent(e)s !

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    3. kobus van cleef22/01/2012 16:10

      en fait il a une hpn ( hydrocéphalie à pression normale) avec des troubles de l'équilibre , c'est pour ça qu'il tente de se cramponner
      bon
      c'est petit, je sais
      je me suis fait la reflexion qu'on est toujours indigné par l'autre
      on ne s'indigne pas de son indignité si vous voyez
      l'indignation , sauf cas rarissime , est unilatérale
      une réaction pas bijective , juste projective quoi
      pourtant on pourrait être indignés par la génération du cnr , le conseil national de la résistance , enfin , ce qui en restait , la plupart ayant été liquidée par les Hallemands
      cette génération cnr, bien plus que la génération 68 a semé les germes de la cata d'aujourd'hui....
      endettement , enfant unique, importation massive d'esclaves magrébhens , toute puissance de l'administration zentrall' , omnipotence des grands corps ( malades ? oui . malades )
      bref

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  3. "A 13 ou 14 ans j'avais déjà le regard tourné vers François Mitterrand"
    D'autres ont le regard tourné vers Dieu, ou vers les étoiles.
    Petites gens que nos élites penseuses et dirigeantes... Ya pas grand monde dans la ptite chambre de bonne.

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  4. Aristide:
    parce que c'est le pape des indignatus.
    Habemus indignatus papam ("jusqu'ad nauseam" si je veux plagier ^^, je suis pas sûre du indignatus, je m'empresse de dire, car avec cette bande de lettrés même pas fonctionnaires...)

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  5. S'il était plus rond au niveau des coudes et s'il avait un air un peu moins con et plus concentré (ça fait beaucoup de si), on pourrait aussi dire qu'il fait du Taï Chi.

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  6. "… le prochain homme de gauche qui sera président aura à cœur de faire de la présidence la fonction qu'elle peut et doit être : laisser au gouvernement la tâche quotidienne et être, lui, une grande référence, un visionnaire (…)"

    C'est vrai ça. Je tentais, jusqu'ici en vain, de trouver les qualificatifs objectifs susceptibles de définir M. Hollande. M. Hessel les a trouvés pour moi :"grande référence" et "visionnaire". C'est son portrait tout craché ! Je retire immédiatement le "charisme d’huître trop restée au soleil" que j'avais tenté dans un billet (http://je280950-vudescollines.blogspot.com/2012/01/ah-lamour-2.html). Trop approximatif. Décidément, les termes d'Hessel sont plus fidèles !

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  7. Autrement dit, Le prochain président se contentera de ne rien faire. On lui demande juste de visionner avec référence.
    Et comme le parlement n'a aucun pouvoir, non plus que le gouvernement d'ailleurs, vu que tout est contrôlé par Bruxelles, pourquoi pas Hessel lui-même. Il aurait dû se présenter. Les maires veules lui auraient réservé leur signature. Entre vieux...

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  8. Décidément, après Chirac, Hessel, il a l'appui des
    gâtouillards, Couille-Molle, il va cartonner chez
    l'électeur alzeimerisé.
    Surprenant, en revanche, ce regard adolescent tourné
    vers le Tonton. C'est après, alors, qu'il est allé chez les communistes de l'UNEF-Renouveau, pour
    revenir ensuite vers la Lumière. Un parcours en
    zigzag, en somme. Il n'en visionnera que mieux,
    c'est certain.

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