"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mercredi 29 février 2012

Après la cagoule, nouvelle avancée vers la cité parfaite…

La retenue ne suffit pas. Pour accélérer le retour de la Polis à l’état de Nature, horizon indépassable ; pour supprimer les ultimes contraintes forgées on ne sait pourquoi par de superflues superstructures sociales surannées qui brident encore odieusement les légitimes pulsions individuelles de chacun, quelques braves fonctionnaires de base nous montrent la voie :

La totalité de l’effectif – une dizaine de policiers – de la Brigade Anticriminalité (BAC) du commissariat de Grasse a envoyé sa démission avant-hier. Ils font bien. Ils ont compris que leur mission de service public n’avait plus de raison d’être, qu’elle était un frein à l’avènement de la Cité Parfaite, de la parousie droitelhomienne sans entraves, fins dernières du rêve métissé d’un éternel futur…

La raison de cette démission peut paraître anecdotique et corporatiste, elle l’est. Mais ce sont parfois des petits faits anecdotiques qui font avancer l’humanité sur la voie de son Salut…

Figurez-vous qu’un homme est mort qui n’aurait pas dû. Drame humain personnel, souffrance et incompréhension des proches, etc. Certes. Mais depuis plus de trois ans, on en a enterré un max d’autres qui nous ont aussi quittés prématurément, par inadvertance, par erreur, par action ou par omission. A l’échelle de l’Espèce, d’une époque, d’une communauté de vie, micro-drame donc…

Résumons. En mai 2008, un client irascible gifle et donne des coups de pieds au chef d’agence et quitte avec fracas sa banque qui appelle la police. Deux patrouilleurs de la BAC repèrent le type dans la rue et lui réclament son identité. Ces deux fonctionnaires sont respectivement X (le chef) 39 ans et Y 34 ans. Le type refuse net et cherche à s’échapper. Les policiers veulent l’attraper, il se débat, le trio tombe au sol dans une bagarre violente où le type se débat et cogne avec savoir-faire. Un des deux flics témoignera sous serment à la barre "ne pas avoir vu une telle violence en dix ans de service en région parisienne" Bien que tous deux blessés (X en sera quitte pour une luxation de l’épaule réduite à l’hôpital sous anesthésie générale) les deux fonctionnaires finissent non sans peine par maîtriser le forcené et par l’immobiliser au sol grâce à une "clef d’étranglement" conforme aux enseignements dispensés en école de police. Leurs collègues arrivent alors. L’individu, inerte et présumé "sonné" est embarqué.

L’interpellé est décédé. L’autopsie a conclu au décès par “asphyxie mécanique” : émotion, descente de la police des polices, plainte compréhensible de la famille, etc.
Précisons accessoirement que la "victime" âgée de 22 ans, Abdelakim Ajimi dit "Hakim", s’est révélé avoir été à trois reprises interné dans des hôpitaux psychiatriques. Fumeur de cannabis, il faisait l'objet de poursuites judiciaires pour conduite sous l'emprise de stupéfiants.

Durant plus de trois ans, les médias n’ont pas désempli de papiers dupliqués en boucle sur la violence de l’interpellation par les policiers et l’atrocité de leurs méthodes, illustrés à l’envie par les témoignages épouvantés de passants s’étant alors attroupés sans avoir assisté au début de l’histoire ; la plupart des interviews ciblant comme de juste des jeunes femmes sensibles… Le tout entrelardé de communiqués de la famille et de comités de soutien. Il suffit de taper le nom de la victime sur Google, il y a 98 500 résultats…

Vendredi dernier, 7 fonctionnaires de police étaient au banc des accusés pour homicide involontaire et/ou non-assistance à personne en danger. Quatre ont été relaxés. Et trois condamnés ; dont X et Y à 18 et 24 mois de prisons ; avec sursis au grand scandale de la partie civile et des associations

Les flics de Grasse on raison de rendre les armes. Bisounoursland n’a plus besoin d’eux. Au moins ce sera clair…

La cagoule ne suffit plus

Oui la cagoule ! La cagoule, premier signe du début de la fin !

Je ne sais plus où j’ai lu ça. C’était, je crois, un Italien qui parlait de la lutte contre la mafia en particulier et le grand banditisme en général. Il avait dit :

On a perdu la bataille à partir du moment où ce sont les policiers qui ont porté des cagoules et pas les malfrats.”

mardi 28 février 2012

Vide grenier, 89 rue Perdriel…

Les progrès de la presse ne cessent de nous ravir depuis que nous sommes modernes. Déjà, l’apparition des journaux-papier gratuits avait amplement contribué à vulgariser la Kultur et à épanouir notre conscience sociétale durant nos heures de stabulation ferroviaire souterraine ou d’attente chez le dentiste. Désormais, et toujours pour pas un rond, nous bénéficions d’encore plus de facilités pour nous cultiver et accéder à l’information grâce à l’extension enrichissante et continue de l’offre éditoriale. Nous le devons aux guignols de la profession qui se sont lancés dans le Pure Player, un truc dont je n’ai pas bien compris le rapport avec la pureté du jeu, mais bon ; soyons modernes, faisons semblant de savoir causer rosbif et profitons de cette chance.

L’intermédiation de l’écran numérique évitant le risque de contamination de ladite pureté par ma nature nauséabonde, j’ai profité d’un moment d’égarement désœuvré pour aller lire un de ces canards étranger à ma paroisse. J’étais en effet curieux de découvrir la valeur ajoutée rédactionnelle d’un titre si souvent cité par Yahoo.Actualités et autres agrégateurs d’infos

Va donc pour Rue89…

Je n’ai pas vraiment pris la peine de fouiller dans l’étal, je me suis contenté des dessus de panier, c’est-à-dire de feuilleter dans chaque sous-rubrique l’article le plus récent proposé en tête de gondole dans la rubrique "Société" :

1° Sous-rubrique Aimer : "Rendre sons perme plus savoureux, c’est possible ? "
"(…) ce que l'homme mange puisse influencer le goût et l'odeur du sperme. Préférer le persil à l’asperge…"

2° Sous rubrique Se reproduire et faire famille : "Quand le polyamour peut conduire à faire des enfants à trois"
[L’article évoque la possibilité technique d’intégrer le noyau de l'ovocyte d’une femme dans l’ovocyte d’une autre… et confond aussi sec la science et la nature] :
"Ce que la nature peut, la loi le peut aussi Le polyamour redéfinit la famille"
"La parenté à trois est déjà réalisable : une femme peut fournir un ovocyte, un homme le féconder, et une seconde femme porter l'enfant. La FIV à trois permettrait d'« affiner » l'opération. La parenté à trois n'est pas encore d'actualité en France mais les tenants de l’amour à plusieurs, réclament une redéfinition de la parenté comme pouvant concerner plus de deux parents."

3° Sous rubrique Apprendre : "Convocations, visite des RG : la dure vie d’un militant du NPA"
"On a l'impression que c'est un terroriste alors que quand on voit Stéphane, il n'a rien à voir avec ça tout de même !"
"On voit apparaître toute une série de proviseurs qui agissent comme de vrais relais du ministère de l'Education nationale" [surprise !]

4° Sous rubrique Sans compter [Ne traite que de la drogue ; la plus fournie en articles] : "Où trouver son cannabis ?"
Infos pratiques
- Où ? Derrière la mairie de Saint-Ouen dans une petite cité.
- Horaires d'ouvertures. "Sept jours sur sept, toute la journée" dixit le dealer encagoulé.
- Sécurité. Impec'. Une équipe d'une dizaine de guetteurs disséminés autour de la cité jouent les agents de sécurité et indiquent discrètement le chemin à suivre.
- Accueil. Informel comme dans un McDonald. Ici tout le monde se masque le visage et les conversations sont limitées au strict minimum : "Tu veux quoi ?" "Sors par la gauche"
- Accès handicapé. Non, il faut monter les deux premiers étages de la cage d'escalier.
- Parking. Possibilité de se garer à quelques mètres du local. Les guetteurs veillent à ce qu'aucun vol d'autoradio n'attire l'attention de la police.
- Y aller avec ses enfants ? L'aire de jeu en face du local ravira vos petits. Demandez à un guetteur de jeter un œil sur eux pendant vos courses.
L'avis de la rédac :
On a kiffé :
"La cagoule de motard du dealer ; la file d'attente de clients qui conforte le sentiment de sécurité ; être un peu comme dans la série « The Wire » avec tous ces guetteurs cagoulés."
On a moins aimé :
"Avoir l'impression d'être au collège : le dealer à cagoule n'a pas encore mué et les clients croisés dans les escaliers ont maximum 15 ans ; la forte présence policière qui rend parano ; les mamans avec leur poussette en nombre dans la cité en fin d'après-midi..."

5° Sous rubrique Se déplacer [traite quasi exclusivement de l’immigration] : "Plus de pitié pour les mineurs isolés"

6° Sous rubrique Violence : "Tamgho, athlète surdoué, accusé d'avoir battu une femme".
"C'est le plus doué des athlètes français du moment mais, souvent, il est passé à côté de belles performances parce qu'il manque de stabilité dans sa tête, et dans sa vie."
[Est-ce possible ?]

7° Sous rubrique Faire le bien : "Héberger une famille d'amis à la rue, l'hospitalité"
"Le départ de la famille d'Eliane, "un grand vide"…"

8° Sous-rubrique Réfléchir : "Universités" :
"Etudiante, je hais les partiels, marathon des nerfs pour perroquets"
"Guéant et les étudiants étrangers : la xénophobie n’est pas une science exacte
"

9° Sous-rubrique Rire : "Traiter Zidane de « pute », est-ce l’injurier ?"...

Bon, je sens que maintenant je suis un peu plus cul-tivé et mieux à même d’affronter la crise comme les défis du XXI° siècle…
Merci.

dimanche 26 février 2012

Pas d’amalgame avec le christianisme modéré !

- Un journaliste arabe qui enquêtait sur les soldats du Christ-Roi en Irlande a été capturé par des fondamentalistes catholiques. Avant qu’on l’égorge devant une caméra il a été contraint de répéter : « je suis Arabe, je suis Arabe ». Cette vidéo a fait fureur dans les banlieues catholiques de la région parisienne. Mais pour l’essentiel, le catholicisme demeure une religion de paix et d’amour.
- Un hebdomadaire saoudien du nom de « Ahmed Hebdo » a publié une odieuse caricature montrant Jésus enlaçant de façon très suggestive Marie-Madeleine. Aussitôt, à travers le monde, des centaines de milliers de catholiques enragés se sont rués sur les ambassades arabes qui ont été saccagées et pillées. Mais il est important de noter que nombre de catholiques n’ont pas pris part à ses manifestations.
- A Madrid, sur la Puerta del Sol, cinq jeunes filles impudiques ont été fouettées par des curés. Motif : elles portaient des mini-jupes très provocatrices. Mais le catholicisme ne doit pas être réduit à ce châtiment, peut être légèrement excessif.
- A Rome, le pape Benoit XVI a jeté l’anathème sur un catholique qui avait abandonné la foi de Jésus pour celle de Mahomet. Dans le droit canon, l’apostasie est en effet punie de mort. Mais il s’agit d’un cas isolé qui n’enlève rien au souffle bienveillant du catholicisme.
- Le très catholique Land de Bavière, en Allemagne, a décidé que dorénavant les filles iraient dans des écoles spéciales où elles apprendraient la couture et l’art culinaire. Les autorités locales ont jugé, qu’il était inutile de polluer ces âmes pures et fragiles avec des fadaises telles que la littérature, la philosophie, les mathématiques, les langues étrangères. Mais le catholicisme n’en reste pas moins respectueux des femmes.
- A Paris la Conférence des évêques de France a porté plainte pour blasphème contre un écrivain nommé Houellebecq. Il avait écrit que «le catholicisme est la religion la plus con». Les tribunaux ayant- on se demande pourquoi- refusé de le condamner, les évêques ont alors excommunié le blasphémateur, demandant à tous les catholiques fervents de le faire passer de vie à trépas. Mais cela n’indique en rien que le catholicisme ne soit pas une religion irriguée par la bonté et par l’amour.
- Au Caire, des chrétiens coptes ont incendié des mosquées avec leurs occupants à l’intérieur, ils n’ont pas été poursuivis, leur colère étant jugée compréhensible. Mais quelques mosquées brulées ne font pas du catholicisme une religion incendiaire.
- Au Nigéria, dans le nord du pays, une secte d’extrémistes catholiques a massacré des centaines de musulmans aux cris de «nous sommes les nouveaux Croisés». Mais il est évident que le message de Jésus n’est pour rien dans ces excès.
- A la Mecque, un imam un peu dérangé a annoncé qu’il allait bruler le Nouveau Testament en public. Immédiatement une vague de peur a parcouru le monde, tétanisé par la réaction prévisible des catholiques. Le roi d’Arabie Saoudite, les plus hautes autorités religieuses de l’Islam, le secrétaire général des Nations Unies ont supplié l’imam de ne pas se livrer à cette intolérable profanation. Le commandant en chef des armées arabes engagées au Pérou dans une guerre contre des fanatiques catholiques a même mis ses troupes en état d’alerte. Finalement l’inquiétant trublion a renoncé à son funeste projet. On avait frôlé l’apocalypse mais on ne doit pas exagérer la peur que peut inspirer le catholicisme.
- Enfin, car c’est tout récent, la Pologne a livré à l’Italie un bloggeur italien qui s’était, assez bêtement, réfugié chez elle. Il avait écrit sur Twitter qu’il n’était pas tout à fait d’accord avec tous les enseignements de Jésus. En Italie, pour ce genre de crime, on encoure le châtiment suprême. Mais il ne faut pas salir le catholicisme avec une histoire somme toute anecdotique, d’un quelconque bloggeur.

Cette chronique pourrait paraître christianophobe, mais les faits cités sont tous réels. Selon la formule consacrée il nous faut souligner, que toute ressemblance avec une autre religion que le catholicisme ne saurait être que fortuite. Pour revenir aux choses sérieuses, il semble évident que Claude Guéant, a eu l’autre jour, grandement tort de parler de l’inégalité des « civilisations ». S’il avait eu un peu plus de courage, il aurait dit « religions ».

PS : Ce propos bien-sûr ne vise que les extrémistes et les fondamentalistes catholiques ! Si d'autres venaient à s'y reconnaître, qu'ils considèrent également que ça ne vise que leurs extrémistes et leurs fondamentalistes.

Benoît Rayski,
Copié-collé de sa chronique publiée le 16 février sur Atlantico.fr

vendredi 24 février 2012

Le voyant qui élude plus vite que son ombre…

Rassurez-vous, je saurai "me brancher entre vous et ce que vous voulez." La preuve :
J’ai bien VU la souffrance que vous avez ressentie (qu’on a su vous faire ressentir) à l’idée que votre président ait fêté sa victoire au Fouquet’s ! Quand vous fêtez, vous, une promotion justifiée ou un grand succès personnel, vous allez au Mac Do comme tous les jours n’est-ce pas ?

Moi, je suis comme vous. Avec moi, rien ne changera ! Tenez, en janvier dernier j’ai déjeuné avec Béachelle (voui, c’est important vous savez) On est allé chez Laurent. C’est sur les jardins des Champs Elysées mais on entre par la rue Gabriel, c’est plus discret. Et puis ce n’était pas pour fêter une victoire !

Restaurant Laurent (salons privés)
Aux "hors d’œuvre" à la carte :
Truffe noire et salade de mâche, toasts "Melba"… 140 €

jeudi 23 février 2012

Justice force 7 et menus frais du vivre-ensemble…

- Je vous causais l’autre jour de l’ahurissante et formellement illégale façon avec laquelle un larbin de service nommé Beffy, procureur de sous-préfecture de son état, avant conduit son réquisitoire comme aux Assises pour requérir une amende correctionnelle de 500 € contre un brave homme bien-de-chez-nous, maire de son village et primo-délinquant de 62 ans.

L’affaire, il est vrai, était gravissime : Le prévenu ne s’était-il pas permis de gifler (sans lui occasionner "d’ITT") une petite frappe âgée de quinze ans qui l’aurait semble-t-il insulté et menacé de mort suite à une réprimande de bon sens adressée par le fautif dans l’exercice de ses responsabilités municipales ?

Eh bien, figurez-vous que le tribunal correctionnel d’Avesnes sur Help, après en avoir délibéré, a rendu son verdict :
La peine a certes été assortie du sursis eu égard à la virginité délictuelle du brave homme qui avait plaidé la légitime défense… Mais le juge des chiott… du siège a trouvé indispensable de doubler – pas moins – le max demandé par le ministère public ! Histoire de faire passer au prévenu l’envie de recommencer, ah mais !
1 000 € d’amende donc… Et 250 € de dommages et intérêts plus ses frais de justice pour le pauvre chou…

- Pendant ce temps-là, les contribuables de Clichy-sous-Bois (il en reste encore) dans le Neuf-Trois financent des créations d’emplois. C’est bien. Figurez-vous que dans les immeubles de dix étages des diverses cités de cette charmante ville de trente mille âmes, on en est déjà à seize ascenseurs suffisamment vandalisés pour nécessiter leur condamnation définitive par légitime application du principe de précaution.

La ville a donc embauché depuis lundi quatre agents de portage pour aider les résidents à monter leurs courses et leurs poussettes dans les hauteurs des étages… Un par tranche de quatre cages d’escalier ; c’est bien.

Bien qu’elle soit aussi nauséabonde que pernicieuse, une corrélation existe peut-être (restons prudent) entre l’état des dits ascenseurs et le genre de fréquentation des halls d’immeubles… Pour une saine pratique du vivre-ensemble, on peut supposer que nos braves agents de portage rémunérés par la collectivité auront à cœur d’être accrédités par les grands-frères et autres usagers des lieux qui ne manqueront pas d’être consultés pour les recrutements futurs. Ce sera une bonne chose car une détérioration accélérée des ascenseurs constitue à l’évidence une source inépuisable de création d’emploi…

mercredi 22 février 2012

On a une case en moins (et c’est pas nouveau…)

Si !

Une circulaire des services du Premier ministre datée de ce mardi nous libère enfin d’un de ces boulets insupportables aux relents hiérarchiques que l’on traînait encore, désuète survivance de ces temps obsolètes qui ne fleurent pas bon l’odeur forcément, ontologiquement, nauséabonde des zeurlesplusombredenotrhistoîr heureusement révolues que plus personne n'a vécu mais que nous connaissons trop bien et qui peuvent revenir au moindre dérapage faute d'une vigilance citoyenne de chaque instant comme nous le savons tous [reprenez votre respiration...] : Je veux parler des termes surannés "mademoiselle", "nom de jeune fille" et "nom d'épouse". Ils doivent disparaître fissa des formulaires administratifs…

Toutefois, par souci d’économie, les vieilles filles acariâtres de sacristie comme les jeunes cheftaines à talons plats resteront "demoiselles" jusqu’à épuisement des stocks

C’était important, vous savez. Important en cette période de crise de passer ça dans le parapheur du Premier ministre pour sauver l’Euro. Indispensable en cette période électorale pour envoyer un signal fort montrant toute l’attention que porte le Gouvernement à la souffrance de "Osez le féminisme" nostalgique de la Beauvoir et des "Chiennes de Garde" nostalgiques de leurs aînées de Ravensbrück. Toute la France d’en bas va applaudir des quatre pattes et mieux se sentir gouvernée. Quant à ces dames associées, elles n’en seront que plus légitimes à japper chaque semaine en tannant chaque administration, chaque employé de mairie face à la lenteur de l’épuisement des stocks ; toussa, bien sûr, en étant plus convaincues encore (si c’est possible) de voter comme on le sait… Le type même de mesure illustrant à merveille la courageuse vacuité innovatrice des pantins de l’estrade[excusez, je vous prie, ma logorrhée matinale]

Bon. J’ai une petite fille qui va très prochainement fêter ses dix ans en mon absence. Si j’étais modernoeud et si je ne craignais pas de me faire allumer par mon fils et ma bru, je lui écrirais bien pour son anniversaire en libellant l’enveloppe : MadameJ’voispaspourquoi je l'en priverais puisque on donne bien du Monsieur à Justin Bieber

La suppression du Madame et du Monsieur, c’est déjà la prochaine extension du domaine de la lutte. Dès ce soir… Vont se démerder avec les guignol(e)s qui réclament une troisième case pour leurs genres… Iles (elles) vont se sentir encore plus discriminé(e)s ! Toussa parce qu’on n’a pas su tout garder : Débarrassé de son attribut de noblesse, Damoiseau aurait été charmant pour les mecs célib’. Bon, c’est vrai, le mariage n’a plus de signification…

Ça va être jouissif… Plus aucun préfixe. Quand je m’adresse dans la rue à quelqu’un dont j’ignore l’identité sinon la qualité (aussi bien le conducteur de Mercedes, bedonnant, costard Cerruti, pompes Church bien cirées, cinq doigt-six bagues et Rolex, que le cantonnier, l’éboueur ou le clochard…) je l’interpelle comment ?

En donnant du Monsieur à tout le monde, je me mets sur un pied d’égalité avec le bedonnant susdit ; et je mets les autres cités sur un pied d’égalité avec moi, je les reconnais, je leur reconnais leur dignité tout en gardant la distance qui les respecte : je leur concède que nous n'avons ni une communauté de vécu ou d’affection ni la nostalgie d’avoir un jour gardé les chèvres ensemble, ce que suggèrerait le tutoiement, l’usage du prénom ou même du nom sans titre-préfixe… En leur donnant du Monsieur (ou du Madame), je me tiens à ma place et je les tiens à la leur ; je ne m'impose pas, je ne les étouffe pas dans la dégoulinante, poisseuse et envahissante familiarité vaguement commerciale d'un Séraphin Lampion. Bref, je nous laisse nos libertés…

Alors demain je fais quoi ? Je siffle ? Ah, je sais ! Je m’adresse à rien… Rien en face de rien et qui cause à rien… Stade suprême du vivre-ensemble. Fermez le ban...

mardi 21 février 2012

On est toujours aux ZeurLéPluSombreuh des "Lumières"…

"Au lieu de s’occuper du soin de protéger l’innocence, et de veiller à la sûreté des honnêtes gens (cette portion la plus précieuse de la société que nos lois ont toujours eu principalement en vue ; parce que ce n’est que par eux qu’elle peut subsister), nos prétendus nouveaux réformateurs, oubliant entièrement les vrais intérêts de cette humanité qu’ils nous prêchent si fort, semblent vouloir la réserver principalement en faveur de ceux qui en sont les fléaux et qui la déshonorent."

Pierre-François Muyart de Vouglans *
"Lettre sur le système de l’auteur de L’Esprit des Lois" écrite en… 1785.

*éminent juriste, 1713-1791

lundi 20 février 2012

Côté cul ou côté jardin ?

Lui (caressant le chat) : Qu’est-ce qui ne va pas ?
L’autre lui (soucieux) : Mattéo va bientôt avoir treize ans ; faudrait que tu lui parles… 
Lui : Pourquoi moi ?
L’autre lui : Tu fais chier. Dès qu’une chose t’emmerde, tu deviens macho. C’est un truc à expliquer entre mecs… 
Lui : Elle est bonne celle-là ! Tu vires souris d’église mal baisée ? Tu sais aussi faire le mec quand t’as envie, tu sais que ça me plait mais c’est toujours quand ça t’arrange ! Quand je suis arrivé, t’étais bien seul responsable de ta cécévée* perso avec ton envie de mioche !
[*NDLR – CCV : Communauté Contractuelle de Vie – nouvelle appellation administrative de l’unité statistique ci-devant identifiée par l’INSEE sous le vocable "ménage"] 
 L’autre lui : Nous sommes toi et moi co-responsables de notre cécévée, c’est légal et tu le sais. Toi de genre gay et moi de genre trans ; c’est pour ça qu’on touche les allocs’ et surtout pour ça qu’on est pareil mais que c’est toi le mec ! 
Lui : La belle affaire ! Ton choix de vie, c’est juste un truc commode qui te permet de baiser avec moi tout en te pensant hétéro pour pouvoir me stigmatiser quand ça t’arrange ! 
L’autre lui : Et alors ? T’as la chance de me baiser chaque fois que t’as envie. Mattéo, t’étais d’accord pour qu’on l’ait ensemble, non ? Alors occupes-t-en !
 Lui : Bon. Ça va, ça va… Faut tout lui dire ? Ça va pas être simple… 
L’autre lui : Evidemment pôv con ! D’abord c’est légal ! Tu veux attendre qu’il épluche son livret de famille et nous fasse un procès pour atteinte à ses droits ?
 Lui : Son livret de quoi ? 
L’autre lui : Fais pas l’idiot, son "Carnet de Traçabilité des Origines"…
 Lui : Ç’est bon, c’est bon, j’y vais… 
Il va voir le môme dans sa chambre… Mattéo ne se retourne pas ; il torture son gaimboï, le casque sur les oreilles…  
Lui : Mattéo, faut que j’te parle…
 Mattéo (continuant à jouer) : Mmmh… 
Lui : Euh, voilà… Maintenant que tu es grand, il faut que tu saches exactement ce qu’il en est. Bien entendu, tu sais déjà que tu es issu de la fécondation d’une mère porteuse inséminée à la pipette et qui a accouché sous x ; la femme de papa étant partie quand elle a découvert qu’il était gay avec déjà un peu ses tendances trans. Quand ton autre papa (moi) est venu habiter à la maison, papa t’a voulu, mais pas de moi et lui ne pouvait pas. Il a alors demandé à l’oncle Jérôme de prêter sa semence à ta maman biologique inconnue...
 Mattéo (continuant à jouer) : Ah Ouais ? Et alors ?
 Lui : Ben… En fait, oncle Jérôme fumait depuis le collège ses deux paquets quotidiens de Gauloises (tu sais bien que le tabac est plus nocif que le shit) Et comme il ne mangeait pas cinq fruits et légumes par jour, il avait un taux de cholestérol à 103 et la norme maxi est de 100 pour les donneurs de sperme. Il a alors signé une "autorisation de l’ayant droit" pour qu’on décongèle et utilise la semence de son compagnon mort du sida dans la dignité ; tu sais bien l’oncle Nathan dont il t’a souvent parlé… Comme l’oncle Nathan avait un QI de 138 et avait fait l’ENA, papa et moi on a trouvé que c’était bien pour toi et ont signé la décharge…
 Mattéo (continuant à jouer) : Ah Ouais ? Et alors ?
 Lui : Alors rien. C’est pour que tu saches… 
Mattéo (continuant à jouer) : Et pourquoi faut que je sache aujourd’hui, comme ça tout d’un coup ?
 Lui : Ben à cause de l’orientation scolaire au mois de mai. Si l’an prochain tu veux faire arabe en 2° langue, c’est toi qui décide seul. No problem’. En revanche, si tu veux faire espagnol il te faudra l’accord parental à la majorité qualifiée. Surtout, pour faire latin-grec et l’option littérature médiévale dont tu nous as parlé (tu sais ce qu’on en pense mais c’est ta liberté), il faudra l’accord parental à l’unanimité ; et ça, ce sera compliqué…
Mattéo (continuant à jouer) : Ah Bon ? Pourquoi ?

 Lui : C’est la Loi depuis les indispensables réformes de 2013 sur la liberté de procréation, le partage de l’autorité parentale et les mesures pédo-protectrice post CVG [Continuation Volontaire de Grossesse]. Tant que tu es mineur, tu es sous l’autorité conjointe de papa et de moi en nos qualités de co-responsables de notre cécévée et donc de toi. Papa qui n’est pas ton papa puisqu’il est stérile mais qui portait le projet parental et moi pareil... Mais ce n’est pas tout. Il y a aussi oncle Jérôme qui est maintenant un peu gâteux. En tant que veuf et légataire envoyé en possession du bien séminal résiduel de son époux Nathan prédécédé, il a participé à notre projet parental en faisant don du gamète mâle dont il était juridiquement détenteur légal (usus, fructus et abusus, en fait de meuble possession vaut titre…), gamète qui a été incorporé dans le processus de ta conception...
Et puis tu sais que papa et moi sommes un couple moderne. Pour pallier les conséquences pour toi d’une éventuelle défaillance de l’un ou de l’autre et prévoir de toute façon le non-prévu mais statistiquement probable futur divorce entre nous, papa et moi avons demandé au tribunal d’instance de pouvoir partager l’autorité parentale avec notre copain Hafid que tu connais bien. Ça n’a pas posé de problème compte tenu de la jurisprudence dite "des trois lesbiennes" qui rend possible le partage de l’autorité parentale avec la concubine de la marâtre… Et pour l’espagnol il faudra que tout le monde signe…
Pour les langues mortes et la littérature médiévale, ça risque d’être plus compliqué. Le directeur du collège et le conseiller d’éducation ne voudront sans doute pas prendre ce risque sans s’assurer que toutes les démarches ont été faites pour informer ta mère biologique de cette drôle d’idée que tu as et obtenir son consentement via le fichier des origines génétiques. Bien sûr, elle a son droit acquis, personnel et inaliénable de conserver son anonymat. Mais ton droit aussi inaliénable de rechercher tes origines génétiques à ta majorité risquerait de la mettre dans une situation délicate. Apprendre un jour qu’elle a généré un individu passionné par toutes ces vieilleries peut lui occasionner un terrible choc psychologique dont l’Education Nationale, dans son laxisme, pourrait être tenue civilement responsable… 

Mattéo s’est arrêté de jouer mais ne dit rien… 
Lui : Alors ? T’as compris ? Tu n’as rien à me dire ? 
Mattéo (se retournant enfin vers son deuxième papa) : Tu me prêtes 100 € ?
 Lui : Pourquoi ?
 Mattéo : J’veux prendre l’Eurostar et aller à Londres avec ma copine de classe.
 Lui : ??!... Euh… Si tu veux on en reparle… 
Il retourne auprès de l’autre papa…
 L’autre lui (caressant le chat) : Alors ? 
Lui : Ce gosse est à rééduquer…

dimanche 19 février 2012

Le prix Pulitzer du crétinisme éditorial*…

Pour la journée du vendredi dix-sept février deux mil douze du calendrier grégorien (seulement, ne nous avançons pas…), le prestigieux prix Pulitzer du crétinisme éditorial a été attribué au journal La Croix pour le titre de son article d’une demie-page sur trois colonnes intitulé :

"Des milices hors de contrôle menacent la nouvelle Libye."

?? - La dénommée Marie Verdier (que mon indulgence aurait souhaité jeune, naïve et… stagiaire) a sûrement une carte de presse déjà blanchie sous le harnois en prêt-à-porter du reporter puisqu’elle est en charge des pays méditerranéens à la rédaction. Sa sensibilité (sensiblerie ?) féminine a sans doute été épouvantée à la lecture de quelque compte-rendu d’Amnesty International mais ce n’est pas une excuse… En tout cas, elle s’est mélangé les pinceaux…

Comment les dites milices pourraient-elles menacer la nouvelle Libye ?

Les milices hors de contrôle SONT la nouvelle Libye !

Tout le monde sait ça (sauf les "milieux autorisés", c’est vrai…)

* Attribué de façon aussi ponctuelle qu’aléatoire par un jury unipersonnel présidé par le Plouc-em’ et richement doté par le FOPOD, le prix Pulitzer du crétinisme éditorial est hautement inégalitaire et honteusement discriminatoire. Soucieux en effet de préserver sa santé mentale, le jury se refuse arbitrairement à étudier la prose des principales publications de référence qui recèlent pourtant une mine inépuisable de lauréats potentiels…

samedi 18 février 2012

Il ne s’agit pas d’homosexualité mais de pouvoir !

De toute façon, il ne s'agit pas d'homosexualité, il s'agit de pouvoir.

Les militants momosessuels (qui ne représentent qu'une toute petite minorité® des homosexuels, et qui comprennent aussi de nombreux normosexuels) appliquent la stratégie de toutes les "minorités opprimées" : Noirs, Juifs, fâmes, invalides, nains de jardin...

Cette stratégie est désespérément simple, et marche à tous les coups (pour le moment) :

1. Prétendre qu'on constitue une minorité opprimée.

2. Prétendre par conséquent que cela vous donne des Drouâts, et qu'on mérite l'Egalité.

3. Transformer subrepticement la signification du mot égalité, qui veut dire, dans la doctrine démocratique libérale, égalité devant la loi, pour réclamer l'égalité de condition, qui est le sens Degauche de ce mot.

4. Comme cette égalité de condition est matériellement impossible (on ne peut pas transformer un Noir, doté d'un QI de 70 en moyenne, en Juif, doté d'un QI de 120 en moyenne ; on ne peut pas transformer une femme en homme ; un type avec une jambe coupée en un type sans jambe coupée ; un momosessuel en normosexuel ; etc.), le minoritaire opprimé va réclamer des mesures autoritaires au gouvernement pour prendre le pouvoir sur tous ceux qui ne font pas partie de sa propre communauté : quotas, sinécures et subventions (c'est la prise du pouvoir directe), séances de propagande forcée (c'est ce qui permet aux mesures dictatoriales d'être considérées comme normales), pénalisation des opinions dissidentes ou simplement indifférentes (ce qui achève de verrouiller de dispositif)...

Les momosessuels (de même que les fâmes, les Nouars, ou toute autre race supérieure) n'ont nullement pour but, contrairement à ce qu'ils prétendent, la liberté d'être un momosessuel ou une fâme, la tolérance envers leur personne et leur nature, l'égalité devant la loi ; ce qu'ils réclament, c'est le droit d'asservir ceux qui ne sont pas momosessuels (ou fâmes, etc), de leur imposer, à eux, des restrictions à leur liberté, de leur interdire tel propos à leur égard, de leur extorquer de l'argent, des passe-droits, des privilèges, des postes de pouvoir, et, finalement, de façon absolument invraisemblable et grotesque, de leur interdire, par la loi, le droit de ne pas les aimer.

Plus de nouvelles catégories vont s'inventer un statut de minorités opprimées, plus la société deviendra invivable, plus ce sera la lutte de tous contre tous, une foire d'empoigne pour prendre le pouvoir sur tous les autres.

C'est encore pire que la logique tribale. Avec les tribus, au moins, on sait qui est qui, on peut attribuer, après négociation, 30 % des sièges de députés aux Peuls et 40 % aux Irlandais. Ca n'empêche pas la guerre civile, mais ça la contient.

Avec l'idéologie des "minorités", n'importe qui peut s'inventer une identité donnant droit à l'entrée dans une race supérieure. Naturellement, comme chacune de ces "races" se prétend supérieure à toutes les autres par le seul fait qu'elle serait "opprimée", cela ne peut finir que dans le sang, la dictature ou le chaos.

Sans compter que, dans ce système, chacun peut être opprimé et oppresseur à la fois, race inférieure et race supérieure. Un homme (oppresseur des fâmes) peut aussi être musulman (opprimé par les Occidentaux), un momosessuel (opprimé par les normosexuels) peut défendre les Drouâts d'un musulman (qui est légalement obligé de l'ensevelir sous un mur), etc.

C'est une recette pour la folie.

Robert Marchenoir
Chez Didier Goux le 16 février 2012 – commentaire de 21h12

(merci à la Crevette ; par lassitude je n’étais pas allé aussi loin dans la lecture des coms’…)

vendredi 17 février 2012

Il devrait avoir tous ses vaccins…

Mais ce n'est pas certain...Bon, il y en a bien deux ou trois qui vont sonner... Je vais aller ouvrir, ils vont me faire la bise et entonner happy birthday etc. Bien sûr, je vais les faire entrer mais qu’est-ce que je vais pouvoir leur offrir pour leur gentillesse ?

J’ai toujours un très bon scotch (normal) et des pistaches (nostalgie d’Afgha’) au cas où. Mais ça perd son goût et passe mal sur la toile, surtout en wifi… Alors quoi ? Je ne vais pas les recevoir en slip, ça ne serait vraiment pas un cadeau… Un truc où je me dévoile un peu quand même, histoire de marquer le coup…

J’ai trouvé ! Je vais me forcer un peu à un jeu qui me débecte plutôt puisque c’est un truc d’origine anglaise, mais bon. Je m’y suis collé très consciencieusement et honnêtement sans mentir (même pas à moi-même ce qui est méritoire…)

Donc oualà ; j’ai répondu rien que pour vous à une version un chouïa amendée du questionnaire de Proust :

- Ma vertu préférée : Un vice peut-être… ?
- Le principal trait de mon caractère : Demandez à mes enfants
- La qualité que je préfère chez les hommes : L’autodérision (j’ai bien dit l’auto)
- La qualité que je préfère chez les femmes : La compréhension
- Mon principal défaut : La flemme
- Ma principale qualité : Va savoir
- Ce que j’apprécie le plus chez mes amis : La complicité virile
- Mon occupation préférée : Assommer les chats, surtout parce que les occasions sont rares…
- L’occupation d’autrefois qui me manque : Tirer les chats au fusil de guerre
- Mon rêve de bonheur : Du bois dans ma cheminée, mon herbe bien entretenue, un single malt 15 ans d’âge devant mes montagnes à "l’heure mauve" du soleil couchant.
- Quel serait mon plus grand malheur ? : Ne pas avoir procréé
- Quel a été la plus grande chance dans ma vie ? : Ma femme
- A part moi-même qui voudrais-je être ? : Moi (quand même assez différent…)
- Où aimerais-je vivre ? : Chez nous
- La couleur que je préfère : Le bordeaux ?
- La fleur que j’aime : La rose ?
- L’animal que je préfère : Le chien
- L’oiseau que je préfère : Les petits de mon jardin. Et aussi la buse et parfois l’aigle royal qui tournent là-haut au-dessus du champ ; sinon le colvert mais seulement le magret ou la terrine…
- Ceux dont je jalouse vainement les trouvailles et l’aisance de plume quand je me colle laborieusement à meubler mon blog : Alexandre Vialatte et Philippe Muray…
- Le livre déjà lu et relu que je relirais bien encore une fois avant de mourir : "L’île mystérieuse" de Jules Verne dans l’édition originale héritée enfant de mes aïeux…
- Ma chanson de variété préférée : "Il est cinq heures, Paris s’éveille" par Jacques Dutronc.
- Mes héroïnes et héros favoris dans la fiction : Ça se mange ?
- Mon acteur de cinéma préféré : J’suis pas gay…
- Mon actrice de cinéma préférée ; Meryl Streep (depuis longtemps)
- Une image symbolisant pour moi la "classe" : ? Disons Al Pacino dansant le tango dans "Le temps d’un week-end"…
- Mes compositeurs préférés : La musique n’est pas mon truc ; disons Saint-Saëns à cause d’un certain concerto pour violoncelle un certain soir, enfin bref…
- Mes peintres préférés : Difficile ; j’ai des tableaux préférés d’artistes très différents. Comment départager Vermeer et le Caravage ? Pour Caillebotte c’est à voir, pour Andy Warhol c’est tout vu…
- Mes poètes préférés : ?? En tout cas, ils n’ont pas toujours douze pieds…
- Mes auteurs favoris en prose : Je ne vais pas recommencer comme pour les peintres…
- Mes héroïnes préférées dans l’histoire : Jeanne d’Arc ; Charlotte Corday et Thérèse d’Avila…
- Mes héros dans l’histoire : Ceux-là aussi sont tous morts et enterrés. Je sais bien que "les héros sont la moelle de l’histoire du monde" comme disait Thomas Carlyle, mais je ne gratte pas dans leurs os…
- Ma nourriture et boisson préférée : Des diots sur une tartiflette et une bonne bouteille de bourgogne rouge.
- Ce que je déteste par-dessus tout : Le léninisme reloaded
- Les personnages historiques que je n’aime pas : Olivier Cromwell, Louis-Philippe, Maximilien de Robespierre et sa lignée de bâtards adoptifs ou putatifs (et c’est pas tout, la cour est pleine…)
- Les personnages historiques qui me fascinent mais à qui je ne voudrais surtout pas ressembler : Ignace de Loyola, François d’Assise, Frédéric II Hohenstaufen…
- Le fait historique que je regrette le plus : La chute de Constantinople en 1453
- Le fait militaire que j’estime le plus : La bataille de Lépante en 1571.
- Le fait militaire que j’ai trouvé le plus divertissant : Mon stage comme à la colo au 19° régiment d’artillerie
- Le fait historique qui m’a fait m’écrouler de rire : France, 21 avril 2002, 20h01’
- La réforme que j’estime le plus : Je vois la route qui poudroie et l’herbe qui verdoie…
- Le don de la nature que je voudrais avoir : Avoir de la voix et chanter juste
- Comment j’aimerais mourir : En le sachant le moment venu (le "comment" relève du Patron…)
- L’état présent de mon esprit : Fatigué
- La faute qui m’inspire le plus d’indulgence : Le crime de guerre
- Ma devise : Le plus tôt possible sans se presser.

Merci d’être passés.

jeudi 16 février 2012

La légende du siècle (dernière mise à jour)

Honneur et dévotion à l'héroïque

Coterie des 62 déportés !

Courageuse, glorieuse
et religieuse réincarnation
du

Parti des 100.000 fusillés !

mardi 14 février 2012

Cartographie des acteurs du changement…

Dans la salle d’attente de l’excellent Dr Dxdiag, experte en musulmanose diffuse proliférante, l’ami Nouratin s’interrogeait hier sur les motivations du comportement abscons des malades confrontés par chance au "nécessaire accueil" de cette forme si enrichissante de septicémie.
La réponse à votre questionnement, cher Nouratin, doit être nuancée ; elle diffère, me semble-t-il, selon les catégories de porteurs du germe. Tentons une ébauche de classification :

Je mets de côté sur l’étagère les penseurs divers et variés, tous ces clones et bâtards au petit pied des maîtres du soupçon, qui ont contribué ces dernières décennies à démolir les barrières immunitaires ; ils sont morts ou momifiés dans leur mandarinat. Occupons-nous des vivants.

Les acteurs :

1° D’abord, il y a la caste attalienne (pour faire simple) : la phinânce pour Hollande et Mélenchon, les élites mondialisées de Davos, Bilderberg etc., les milieux apatrides comme aurait dit De Gaulle, qui sont aux manettes derrière les pantins articulés de l’estrade. Pour eux, le job se résume à l’ardente obligation de faire tous les jours la culbute : aujourd’hui j’ai un, demain il faudra que je fasse deux, après demain quatre, et puis huit, donc dans un mois cinq cent trente-six millions huit-cent-soixante-dix mille neuf cents quelque chose… (refaite le calcul…) Ils ne sont pas cons et paient assez cher leurs prévisionnistes pour qu’ils se taisent. Ils savent donc depuis les premiers jours de la décadence que les "développés" ne savant plus ce qu’ils sont ni ce qu’ils veulent être et ne font donc plus d’enfants. Comme il leur faut toujours plus de producteurs toujours plus flexibles et beaucoup plus de consommateurs pour faire plus de fric, la seule solution est pour eux le "remplacement" démographique, c’est scientifique comme le socialisme du même nom. Nouvel avatar du communisme, avant-garde devant accélérer l’Histoire, la caste attalienne doit accélérer le remplacement par tous moyens : l’OMC, l’ouverture des frontières et l’égalité parfaite promue et célébrée entre des individus interchangeables, qu’ils soient Corréziens ou Sri-Lankais, hommes, femmes, transsexuels, nés d’un tube à essai ou cul de jatte, de préférence métis pour qu’il n’y ait pas d’histoire de revendications catégorielles ; tout ce qu’on veut pourvu qu’ils produisent et, surtout, consomment… Point barre.
Cette catégorie d’acteurs sait et c’est en toute conscience qu’elle agit dans son intérêt à (?) terme… Ceux-là finiront étouffés par leur propre sang ; mais c’est pas demain la veille et Dieu seul sait par qui ils seront remplacés…

2° Les pantins de l’estrade. C’est-à-dire nos "gouvernants" quels qu’ils soient. Ils n’ont aucun pouvoir, sinon dans les marges que veut bien leur laisser la caste attalienne, marges qui se résument aux questions de société et à quelques moulinets de bras droidelhommiens dont la caste n’a rien à foutre et laisse donc d’autant mieux pisser que ça favorise l’homogénéisation évoquée plus haut et ne lui coûte pas un rond….
Pour ces gouvernants, impuissants et réduits à se tordre les mains dans une stressante perplexité, le job se résume à un seul objectif : "Pourvu que ça dure" (au moins autant qu’eux…) avec quand même (ne soyons pas méchant) le souci de préserver les intérêts matériels (bestialement et exclusivement matériels à court terme, n’en demandons pas trop…) des populations dont ils ont la charge. Pratiquement, ça veut dire quoi ? Ça veut dire faire en sorte que demain soit comme aujourd’hui (pour après-demain on verra…) Mais pour qui ? Pour ceux qui sont ici maintenant, et plus précisément pour ceux qui contribuent le plus à la stabilité du Bronx (et votent le plus) aujourd’hui. Les politiques économiques de l’UE et singulièrement de l’Allemagne sont à cet égard exemplaires : Malheur aux jeunes ménages qui s’endettent pour leur premier trois pièces ou pour celui qui veut entreprendre ! Mais sécurité assurée pour les retraites des séniors et pour les rentiers de tous poils ! Comment faire ? Simple ! De la dette autant qu’il en faut et des immigrés accueillis à bras ouverts pour financer toussa ! Après on verra… Plus tard… De toute façon ce sera à d’autres de gérer cette merde. C’est d’ailleurs pour ça qu’on pousse en avant, qui les Nora Berra et autres Rachida, qui les Najat Belkacem et autre Harlem ; ils se démerderont, ils seront entre eux…
Cette catégorie d’acteurs sait mais considère que "c’est comme ça" et qu’elle n’y peut rien… Pour en être arrivé là où ils en sont, il n’y a rien à en espérer ; il faudra faire avec ou arriver à les remplacer (dur…)

Les figurants :

3° Les permanents du spectacle. En vrac : Femmes-tronc de la télé, Claire Chazal suceuse pommadeuse du mâle en déroute, Sophie Aram éructante mouilleuse de culotte jouissant de réinventer Hitler, hommes-tronc de foire, Ruquier de mes deux, Ardisson de je ne sais ; les experts en tout de France-cul… Et puis les pisseurs de papier par petites gorgées, mercenaires stipendiés de Libé-Demorand-Rothschild, du Nouvel Obs-Joffrin et des sanibroyeurs, de l’Express-Christophe Barbier-petit-ramasseur-de-balles-de-Roland-Garros- ayant-fait-une-poussée-de-croissance-cet-été, du Point-F.O.Gisbert- F.Pinault, du Figaro-Mougeotte-Hersant et j’en oublie un max… Enfin, ne les oublions pas, LE Béachelle et tous les mecs dont je ne retiens pas les noms qui postillonnent dans les micros qu’on leur tend en s’inquiétant surtout de savoir s’ils prennent bien la lumière et qui pourront toujours abréger en disant : "-Vous voyez ce que je veux dire", sachant que l’obséquieux de service n’osera jamais leur rétorquer "-Non, je ne vois pas"…
Tous ceux-là ne sont pas concernés par la question ; ils font le job qui leur garantit la porte blindée de leur appart à Neuilly. Il se trouve que ce job est de vendre la soupe de la mondialisation heureuse ouverte à tous les vents. Et bien soyons les meilleurs vendeurs ! Le mandarin pour acheter plus grand à Gordes, le jeune gratteur au fond du couloir pour montrer qu’il est bon et mérite son CDI…
Les plus vieux ont connu autre chose mais ne veulent pas le savoir ; l’important c’est la soupe. Les plus jeunes ont des circonstances atténuante : on les a nourri au vivrensemblisme-touspareilliste-repenti depuis le biberon. Et ce sont maintenant des lobotomisés de la deuxième génération. Ceux de la prochaine ont de la chance : eux auront bénéficié du genre et du Monomotapa au collège sans devoir attendre le CFJ, des vrais gosses de riches je vous dis, même ceux qui sortiront des accélérateurs de particules genre Sce-Po Descoings ! Ils seront donc encore plus performants…
Cette catégorie de figurant sait ou croit savoir mais ce n’est pas son problème… Si le vent tourne (on peut rêver) il n’y aura pas vraiment besoin de les rééduquer…

4° Les intermittents du spectacle. Il y a de tout là-dedans : le prof d’EMT à la retraite syndiqué SNES d’Education Sans Frontières, la grenouille de bénitier du CCFD, la chaisière du NPA, la tricoteuse qui se voudrait pétroleuse, le travailleur social détaché, le militant subventionnaire de Droit Au Logement, la chic fille du Restau du cœur, le militant Modem qui a des vapeurs, le syndicaliste professionnel en crédit d’heures, la faucheuse d’OGM au ventre saturé de progestérone de synthèse, la porte-parole à voile et à vapeur du collectif des trans employé(e)s des impôts… Et toute la piétaille des assocs’, oui les assocs’, le vivier de la démocratie fwançaise. Et les collectifs à sit-in ou à pétitions… Ouais, ils sont venus, ils sont tous là. Comme le chien de Pavlov, ils sont toujours dispos au premier coup de sonnette pour exprimer leur soutien, leur solidarité… Leurs aboiements sont nécessaires pour que les permanents cités plus haut puissent se rengorger dans leur vanité et leur illusion d’être des rebelles institutionnels ; ils sont aussi utiles pour fermer le caquet aux éventuels pantins de l’estrade qui pourraient avoir comme un doute. C’est l’adhésion active de ces figurants, de ces hallebardiers d’opéra qui valide la politique des pantins et les rassurent d’avoir fait le bon choix.
Ceux-là sont convaincus qu’ils savent. Rien de pire que cette espèce-là : Ne cherchez pas à les convaincre. Ils y croient et beaucoup sont trop honnêtes pour réfléchir. Ils vous tueraient comme si vous étiez des cafards malfaisants si vous osez leur dire qu’il fait jour à midi…

Les spectateurs-supporters :

5° Les intermittents de la lumpenjet-set. Ceux qui rêvent d’être de la caste attalienne et la singent en en ramassant avidement les miettes sous la table. Ce sont souvent des boboïdes parisianistes, des friqués sans souci de fin de mois qui font du patin à roulette le vendredi soir after work, s’encanaillent en achetant un loft à Belleville, dînent chinetoque, se pacsent avec une Marocaine (le must tendance) et prennent un week-end en RTT à Essaouira dans un Riad sécurisé. Ils trouvent que l’ouverture aux autres c’est fun et que les tajines c’est moins ringard que le pot-au-feu. Rien de plus légitime puisque, comme le disait Marcel Gauchet, la vie privée est dorénavant le seul horizon spontané des gens…
Ceux-là croient savoir. Ce sont eux qui ont le plus gagné au remplacement de la morale par le légal : ça les exonère de leurs vices et la loi a toujours profité aux bourgeois. De toute façon, le paraître étant pour eux plus fort que l’être, leur niveau de connerie est directement fonction du sens du vent…

6° Et puis il y a les indignés intermittents de base. Je ne parle pas des "indignés" médiatiques, ça c’est nouveau et vient de sortir mais c’est déjà fané. Non, je parle de tous les braves acurabas qui suivent les infos à la télé ou ne suivent rien du tout sinon dans l’Equipe. L’exemple type, c’est la mère de famille bien-de-chez-nous qui va tous les jours chercher son môme à la sortie de l’école. Et puis un jour elle se fait accoster par une espèce de harpie échevelée qui n’est pas du quartier et vient lui fourrer un tract dans la main en lui racontant la nouvelle : Le petit Mamadou, là, le petit tout frisé, tout gentil, oui celui qui tape un peu trop sur ses petits camarades mais c’est pas grave et bien normal, il exprime sa souffrance de ne pas parler français. Et bien le petit Mamadou est sans papiers et doit être expulsé. Vous vous rendez compte ! Du coup, la brave dame compatit, essuie une larme, s’indigne ; elle se souvient vaguement d’avoir distraitement entendu le sermon du curé sur l’accueil de l’étranger ; elle signe la pétition, elle donne des sous pour le petit et elle va suivre la harpie pour manifester devant la sous-préfecture…
Ceux-là ne savent pas. Leur connerie résulte assez directement du remplacement de la sensibilité par la sensiblerie et de la réflexion par l’émotion. On a du mal à leur en vouloir, placés qu’ils sont pour leur bien sous perfusion H24 des cocktails de chimio distillés par les permanents du spectacle. Ils ne seraient pas trop difficile à rééduquer, mais à condition de changer le disque… Dur…

dimanche 12 février 2012

Civilisations relatives et valeurs absolues…

Il y a quand même une civilisation nettement supérieure aux autres…

C’est comme ça, point barre ! Et je le prouve :

Non seulement on sait faire face…

Mais en plus on sait encore se tenir…

C’est bien la meilleure, foutredieu !

Ouais, je sais ce que Ducon va me dire :

1° la civilisation du Monomotapa vaut bien la nôtre puisqu’elle a produit des bouts de bois gardés sous vitrine au musée des arts premiers

2° les arguments imparables : les beautés architecturales d’Al Andaluz ! Et Averroès ! Faut pas oublier Averroès !

Ouais, s’il n’y avait pas eu les artisans juifs et chrétiens pour faire le job sous le knout de l’impérialisme colonialiste muzz, on aurait des beaux pâtés de sable de Séville à Cordoue… Quant à Avétruc, Abū l-Walīd Muhammad ibn Ahmad ibn Muhammad ibn Ahmad ibn Ahmad ibn Rušd أبو الوليد محمد بن احمد بن محمد بن احمد بن احمد بن رش comme son vrai nom l’indique, hormis le fait que devoir éructer toussa pour savoir de qui on cause donne une idée du nuancier verbal disponible pour exprimer les plus hautes inspirations spirituelles, j’observe que c’est le seul mec qu’on trouve à nous sortir du chapeau qui soit autre chose qu’un coupeur de couilles sur mille six cents ans… Un mec que ses potes ont exilé à Lucena, une sorte de ghetto de Varsovie depuis que les Almohades avaient interdit toute autre religion que l’Islam. Tous ses livres ont été brûlés par les siens et seulement une partie de sa prose nous est parvenue, sauvée par quelques traducteurs juifs… Z’avez rien d’autre en magasin à nous montrer ?

Bon, OK, nous on ne sait vous causer aujourd’hui que d’une harpie brute de décoffrage au doux prénom d’Efa même pas jolie et d’un patron-baigneur de pédalo promu à l’ancienneté au gentil prénom normal de François, patronymé même pas de souche.

Ça relativise…

vendredi 10 février 2012

Méfaits divers et souchiens écrasés…

Jour ordinaire en Frankistan à la rubrique des méfaits divers, pages juridiques, judiciaires et des souchiens écrasés

Le procureur d'Avesnes sur Helpe – Beffy, retenez son nom - a requis une amende de 500 euros contre le maire d’une petite commune du Nord pour " violences volontaires sans ITT par personne dépositaire de l'autorité publique".

Maurice Boisart, édile et officier de police judiciaire de sa ville, au casier judiciaire vierge à 62 ans, était poursuivi pour avoir, l'été 2010, giflé un adolescent de 15 ans qui l'aurait insulté et menacé de mort alors qu’il reprochait au pauvre chou d'escalader le grillage d'un terrain communal.

Bon, la question n’est pas là, la loi c’est la loi et pour tous pareil… Ce qui donne envie de sortir la kalach’ et de nettoyer toussa, c’est la forme, c’est le comportement du procureur, Fouquier-Tinville au petit pied, connard de première imbu de sa position, petite merde dressée sur ses ergots sur le tas de la fosse septique, sachant qu’il aura les autorités morales avec lui et les merdia dans la salle… Occasion peut-être de se refaire une réputation dans sa juridiction de l’Avesnois et de quitter son trou de 5 000 habitants. C’est vrai qu’il traîne derrière lui d’avoir été juge d’instruction dans l’affaire OM-Valenciennes sans qu’on sache très bien s’il y tenait le rôle du manipulateur aux ordres ou du couillon de service…

Quoi qu’il en soit, le compte-rendu du procès est ahurissant. Dans son réquisitoire, le procureur a d’abord expressément reproché au prévenu de vouloir médiatiser l’affaire comme si ce n’était pas un droit inaliénable de la défense (vivement les procès dans les caves de la Loubianka, ce sera mieux…) Ensuite, dans l’illégalité la plus totale, il a publiquement reproché au prévenu d’avoir refusé le plaidé coupable ! Alors que non seulement c’était son droit le plus strict, mais la Loi interdit de faire état de ce refus préalable au cours du procès public ! Enfin et surtout, pour requérir une amende correctionnelle de 500 €, on se serait cru dans un procès d’assise en train d’entendre le procureur général de Paris requérir avec effets de manche contre le plus inhumain des serial-killers !

J’imagine la partie civile dans la salle : La petite racaille en baskets et son père qui avait déposé plainte, sans doute assisté par quelque assoc’, devaient se taper sur les cuisses. Je ne sais rien des dommages et intérêts au civil…
J’imagine aussi les précautions oratoires et procédurales du procureur s’il avait dû requérir pour le même délit contre la petite frappe ou son père ayant giflé un brave homme bien-de-chez-nous de 62 ans…

Pendant ce temps-là :

- A Paris, un récidiviste impliqué dans dix procédures pour un total de 24 vols dont 6 avec violence est condamné à un moins de prison avec sursis. Un exemple parmi quinze autres chaque semaine…

- A Paris, toujours, les sages du Conseil Constitutionnel saisis d’une de ces questions prioritaires de constitutionnalité qui font florès, se penchent sur la grave question de savoir si un étranger en situation irrégulière peut être mis en garde à vue, ce qui est interdit par la Cour de Justice de l’Union Européenne

- La Cour Européenne des Droits de l’Homme (oui, c’est encore autre chose que le truc ci-dessus) a contesté à la France le droit d’expulser un étranger demandeur avant que son dossier ait pu être examiné dans ses grandes largeurs par la Cour Nationale du Droit d’Asile (on manque de magistrats, je commence à comprendre pourquoi)…

- La Commission Européenne (ça sert, vous savez) vient de sommer la France sous peine de poursuites d’agrandir sans délai les cages des poules élevées en batterie. On n’est pas les seuls d’ailleurs, treize Etats sont grondés. Figurez-vous que ça fait douze ans que nos poules devraient bénéficier d’une surface Carrez augmentée et disposer toutes d’un perchoir, d’une litière, de grattoirs et d’un nid pour pondre (oui, toussa est bien dans le texte officiel tiré à n exemplaires dans toutes les langues de l’Union, on ne rigole pas)
Vous rendez-vous compte ? Côté crise du logement, on va relever les Coefficients d’Occupation du Sol alors que les poules attendent…

D’ailleurs à propos du logement, chacun sait que la crise n’est due qu’à la spéculation foncière et à l’égoïsme des proprios refusant de se soumettre aux clauses légales des contrats de bail.
Nulle part on n’évoque parmi les causes multiples de la pénurie de logements l’augmentation exponentielle de la demande liée aux évolutions sociétales : la banalisation-systématisation des divorces, la garde alternée, les besoins d’air nécessaires aux "familles recomposées", l’allongement de la "vie de célibataire" avant une éventuelle "mise en couple", la "cohabitation de week-end" chacun continuant à vivre chez soi, le maintien à domicile des personnes âgées seules, etc… Sans compter les apparts occupés par les milliers de types qui devraient être en taule mais sont en liste d’attente d’une place qu’ils n’auront jamais… C’est vrai que quand Hessel sera en maison de retraite médicalisée et Béachelle au pavillon des agités à Sainte-Anne, ça libérera quelques mètres carrés, mais bon. Prévoir aussi de réserver un châlit quelque part au Procureur Beffy pour quand Bidou sera président…

Tout baigne…

mercredi 8 février 2012

Últimos recuerdos de juventud…

J’avais récemment eu la faiblesse de vouloir vous parler de mon voyage au Pérou. Mais d’entrée de jeu une digression aéronautique m’avait évidemment ramené en Afghanistan. Je dis "évidemment" car pour le peu que j’ai bourlingué par le vaste Monde, il n’y a pas d’autre pays ou Nation qui m’ait autant fasciné et si profondément marqué que l’Afgha’. Bien sûr, j’avais alors déjà perdu tous mes scrupules de méridional présumé glando en découvrant le monde du travail dans la Ruhr et aussi arnaqué l’autochtone ibérique en m’inventant des aptitudes de prof de langue… Depuis, j’ai vécu des moments que je n’oublie pas comme dans le sud libyen et j’ai aussi eu la chance de rencontrer des personnalités passionnantes, notamment en Israël, en Cisjordanie dite Palestinienne ou en Syrie ; mais on m’avait conduit à elles en me tenant la main. Au fond, il ne s’agissait alors que de tourisme sans réelle opportunité de me frotter au réel du quotidien local….
Hormis les pays d’Europe cités et l’Afghanistan, le seul pays où j’ai dû un peu me frotter au réel, c’est le Pérou… Et c’est au Pérou que j’ai vraiment compris que les voyages forment la jeunesse…
Pour situer le contexte, j’étais alors rentré d’Afghanistan depuis deux ans. C’était le pays d’Asie centrale le plus moyenâgeux (en sens féodal) et le plus barbare (au sens de civilisation) On ne pouvait pas imaginer plus exotique. Or je m’étais facilement adapté au mode de vie local et n’en étais pas revenu épouvanté. Je m’estimais donc blindé… Alors qu’en fait, si j’avais si bien supporté et facilement admis le différentiel de culture, c’était parce que face à un tel décalage je vivais inconsciemment ça comme une visite au zoo. Je veux dire que cela ne m’impliquait pas, ne me remettait pas en question…
Il a fallu le Pérou pour que je comprenne ça…
Je partais donc au Pérou après avoir relu le Temple du Soleil et m’être bien documenté, mais sans avoir de connaissances sur place. Pour moi, il s’agissait d’un pays fortement marqué de vernis hispanique et catholique où l’on parlait castillan avec un accent plus audible qu’en Andalousie rurale. Donc pas trop de décalage culturel à prévoir et pas d’obstacle de la langue. Bref, no problem’. Pour la langue je confirme. Pour le culturel… Bonjour le choc.
Faut dire que ça a sûrement dû évoluer là-bas depuis. Mais évolué comme en France ? Pour situer, chez nous Giscard entrait à l’Elysée et on avait eu cette année-là dans la foulée la majorité à 18 ans, la pilule remboursée par la sécu et délivrée aux mineures sans autorisation parentale, la loi Veil légalisant l’IVG… Au ciné sortaient Les valseuses avec Depardieu et La gifle avec Adjani ; mais L’archipel du Goulag était enfin édité en français…
Pour là-bas à la même époque, je crois que le plus simple est de vous égrainer quelques séquences ciblées :
Dès l’aéroport, tout est clair : Il n’y avait pas de navette pullman pour gagner la ville, il fallait prendre un taxi dans la file à 100 sols le tarif "de base". C’est là que se débrouiller dans la langue de Cervantès se révèle utile comme d’oser aller tailler le bout de gras avec deux porteurs désœuvrés (les milieux sociaux se voyaient comme le nez sur la figure et ne se mélangeaient pas) : il suffisait de sortir du terminal par derrière, de charrier sa valise sur deux cent mètres de terrain vague et de héler un mini-bus ; Comment les reconnaître ? – Le premier déglingué et rouillé que tu vois fait l’affaire. Tarif : 0,5 sols par personne…
J’ai parlé de valise. J’avais été mis au parfum et le sac à dos était dans la valise ensuite confiée vide à un hôtel borgne de Lima pendant nos déplacements. Car le contrôle frontalier des bagages se faisait largement au faciès tant ces gens étaient pleins de bon sens : le routard portant sa maison sur son dos était sûr de devoir tout déballer et de se voir confisquer de façon aléatoire sous des prétextes locaux juridiquement imparables, qui un appareil photo, qui une paire de jumelles ou un nécessaire de maquillage…
Bloquée entre les entrées maritimes du Pacifique et la cordillère qui bloque les nuages, Lima bénéficie en toutes saisons d’un temps pourri, bruineux et humide sous un plafond nuageux. On raconte que ce sont les indiens qui avaient conseillé l’endroit aux conquistadores pour bâtir leur ville, espérant sans doute les y voir crever… Je n’en retiendrai que les autobus urbains. Le chauffeur s’occupait de klaxonner, c’est son job ; et le receveur d’encaisser. Encaisser est le mot… Le métier de receveur sur les bus de la RATP locale était principalement exercé par des garçons qui devaient sans doute prendre leur retraite du job vers l’âge de douze ans… et je les comprends ! Le boulot consistait en effet à faire payer les passagers dont s'était manifestement le dernier des soucis. Il était fréquent qu’ils s’y refusent, les hommes mûrs comme les grosses mégères n’hésitant pas jouer de leur ascendant physique pour engueuler, bousculer, voire même débarquer le gamin manu-militari lorsqu’il insistait trop. Premier contact du Plouc avec la cohésion sociale locale…
L’Altiplano, c’était sympa : Dans les cantinas des pueblos du plateau andin, il était bon de se réchauffer avec un roboratif petit-dej’. Qui aurait alors voulu échapper au petit matin à la soupe de tête ? Oui, la soupe de tête de mouton avec les yeux qui flottent…
Les trains péruviens ont été une expérience pleine de convivialité. Il est vrai que 12 h de train pour grimper à 4 800 mètre d’altitude et redescendre sur Huancayo à 3 300 mètres, c’était déjà ça. Reprendre ensuite le train des compagnies minières pour s’enfiler tout le plateau des mines de cuivre et d’étain, ça laisse le temps de se dégourdir les jambes dans l’enfilade des wagons bondés où l’infirmier identifié par sa blouse blanche douteuse passait avec sa vessie d’oxygène pour ranimer les petites natures… Le riz du cuisinier était plus correct que ses bassines… Lors d’un de mes trajets les plus longs, je me souviens de la société dans le compartiment : Un militaire gradé peu causant, un lambda transparent, un genre agriculteur avec femme et enfants, Mme Plouc et moi. L’agriculteur était assis en face de nous sur la banquette et on a assez vite pris langue, grande étant sa curiosité quant à notre pédigrée. Au moment du casse-croute, il a dénoué une sorte de grand mouchoir douteux de grand-père contenant des bananes épluchées et cuites encore toutes tièdes. Il nous en a aimablement offert et elles étaient délicieuses. Mais ce dont je me souviens le mieux, c’est quand j’ai senti ma nuque mouillée et que ça dégoulinait dans mon cou derrière l’oreille jusqu’à mon col de chemise. J’ai passé ma main : c’était du sang… Dans le filet au-dessus de moi, le brave homme transportait, entre autres, dans un sac de toile je ne sais quel bête genre chevreau fraîchement tuée… Je précise que j’avais alors déjà renoncé à voyager en seconde à cause de l’odeur… Cela se passait dans un compartiment de 1° classe…
Parlons un peu de la bidoche et de l’anchois. Le Pérou vivait alors les très riches heures du général Juan Velasco. Seule dictature militaire sud-américaine dite de gauche : nationalisations de toutes les productions, expropriations massive des intérêts étrangers, tiers-mondisme, etc. Génial ! La grande affaire en 1974, c’était la pêche à outrance (ultérieurement en faillite par épuisement de la ressource). Ça sentait l’anchois dix kilomètres avant d’arriver à Chimbote, la capitale mondiale de ce petit poisson, richesse nationale… Pour économiser les devises et pousser le natif à consommer du poisson plutôt que la viande de bœuf importée d’Argentine (qui était excellente), Velasco n’avait rien trouvé de mieux que d’instaurer la quinzaine sans viande, un peu comme le stationnement alterné dans la rue… Le résultat le plus probant fut l’explosion des importations de congélateurs en provenance des USA honnis…
La vision du monde des classes populaires était simple. On fait des rencontres dont on se souvient en attendant aux arrêts des cars. Il est vrai qu’on pouvait attendre longtemps, surtout quand on vous dit qu’il passe ahorita ! On ne vous met pas le verbe au futur mais au présent puisque de toute façon on ne vous dit même pas maintenant mais un diminutif de maintenant. Il n’y a qu’au Pérou où j’ai entendu dire "dans un petit maintenant" Alors, si on vous dit ahora, pas la peine de regarder sa montre, on a le temps d’aller dîner… Bon, je m’égare. Vision du monde, disais-je. En attendant l’autocar, donc, un vieux tout ridé assis à mes côté sur le trottoir engage la conversation avec la question classique sur mon pédigrée. La première mise au point qui facilite toujours la suite, c’est de préciser que je ne suis pas gringo ! Tu lis alors dans les yeux du type à la fois qu’il te trouve tout de suite plus sympa et… qu’il est perplexe à l’idée qu’il puisse y avoir des types de mon genre qui ne soient pas étatsuniens… La France ? - ? ; L’Europe ? - ?? Finalement je lui ai dit que la France, c’est à côté de l’Espagne… Moment de cogitation intense puis son visage s'éclaire : "- Ah oui ! Mais… Hou dis-donc, c’est pas vachement loin ça ?"… Puis, zieutant Mme Plouc, il me demanda si nous avions des enfants. – Oui, un. – Quel âge ? – Huit mois… - Et où est-il ? – En France, chez l’abuela… Et c’est là que je me suis senti père indigne devant sa réaction scandalisée : - Ocho meses ! Pobre ! Si se muere ! C’est alors que j’ai repensé avoir déjà vu bon nombre de tout petits cercueils promenés dans les villages. La mortalité infantile, il y a 38 ans, nous on n’y pensait déjà plus…
La vision du monde des classes dites moyennes était encore plus riche d’enseignements. Un jour à Huaraz (le Chamonix du coin) je discutais avec un type, attablé autour d’une bière dans un bistrot. Le gars était quelque chose comme un directeur local de la DDA, le genre au moins bac+2 ou 3 (de notre époque…) Et bien il ne pouvait pas concevoir, c’était hors de ses possibilités mentales, qu’on puisse faire un voyage comme celui-là sans être payés par notre gouvernement… Il est vrai que leurs passeports à eux étaient conservés par l’administration et ne leur était temporairement prêté que sur demande par dossier justifiant leur déplacement à l’étranger…
Bien sûr, le régime communisant de Velasco multipliait les structures de soviets et les "comités", sortes de coopératives ouvrières dans tous les secteurs de l’artisanat et du commerce. Les lignes d’autocars interurbains étaient gérées de cette façon, les chauffeurs étant copropriétaires des bahuts et cogérants de la recette. Ouais… On était sept ou huit pelés à acheter nos billets au bureau à la gare des cars. Puis, dès après le premier angle de rue, le car s’arrêtait et se remplissait de guignols payant moitié prix, cette recette-là allant directo dans la poche du chauffeur qui ruinait ainsi allègrement sa propre affaire…
Enfin, sur le plateau andin, la cohésion sociale et la solidarité villageoise étaient exemplaires à leur manière. Ça, je ne l’ai pas vérifié par moi-même mais, de l’avis général, quand sa récolte venait à maturité, le paysan allait coucher dans son champ pour éviter de se le faire nuitamment moissonner par… ses voisins…
Pour résumer, moi Plouc encore naïf, j’ai alors pris conscience que derrière un concept d’identité nationale, derrière un agencement de racines culturelles présumé consolidé par une histoire commune, il pouvait n’y avoir que le vide rempli de petits arrangements d’individus juxtaposés n’ayant d’autres principes que le chacun pour soi, le tout cosmétiqué par une phraséologie de mensonges auxquels personne ne croit vraiment mais qui donnent un semblant d’unanimisme à l’abri de mots d’ordre creux, que ce soit l’indianité ou l’avenir du socialisme.
Chez nous, aujourd’hui, c’est droidlhom
Mais il y a encore au chapitre des rencontres une anecdote sans lien direct avec le thème ethnologique :
Nous étions arrivés au Pérou par un vol Miami-Lima qui n’avait rien de direct. L’avion n’était pas plein. Nous entendant parler français, Mme Plouc et moi, un passager embarqué à Panamá s’était insensiblement rapproché de nous puis décidé à nous aborder sur le tarmac à l’escale de Guayaquil en Equateur. La jeune trentaine, il voulait savoir si nous étions journalistes et paru très affecté par notre réponse négative. C’était un Chilien qui avait eu des responsabilités militantes exécutives dans le movimiento pour la réforme agraire au temps d’Allende. J’ai perdu depuis longtemps le papier où il m’avait donné son nom et bien d’autres détails sur son CV. Il nous avait aussi donné un plan de la ville de Lima que j’ai peut-être encore dans un carton (allez savoir, j’ai déménagé cinq fois depuis…) Bref, ça faisait tout juste huit mois que l’horrible Augusto Pinochet avait nettoyé tout ça et notre homme avait dû partir en cavale…
Je résume la situation : Il se disait condamné à mort au Chili. Arrêté en situation irrégulière à Panamá, ça faisait six mois qu’il faisait la navette suivante : 1° attendre en taule l’arrêté d’expulsion vers le pays d’où il venait (le Pérou) ; 2° être fourré dans l’avion, retour à l’expéditeur ; 3° arrêté à l’arrivée pour les mêmes motifs et mis en taule en attendant l’expulsion dans l’autre sens ; et bis repetita, ter repetita… Son problème, c’était que l’excellent général Velasco, tout gaucho qu’il fut, venait de réchauffer pour des raisons bestialement économiques ses liens avec son épouvantable voisin Pinochet… Le Panamá en ayant marre de le voir revenir, le risque était dorénavant grand de voir le Pérou s’en débarrasser définitivement en l’expédiant vers son pays natal… A Lima, au pied de la passerelle, les flics l’attendaient. Déjà encadré, il a encore discrètement jeté un regard interrogateur vers nous et je ne l’ai plus revu…
Bref, le gars nous avait suppliés de l’aider en ameutant les média français via un journaliste du Monde dont il avait les coordonnées et en prenant contact avec son avocate de Lima. Je n’ai pas osé lui dire que nous n’étions pas de la même paroisse et qu’à chacun sa merde… Le contact au Monde a fini au panier. J’assume sans aucun scrupule.
En revanche, je ne pouvais pas le laisser seul dans sa détresse, mon côté chrétien que voulez-vous… Dès notre arrivée en ville, sans dévoiler mon identité dans ce pays où, légitimement, la PIP (Policia de Investigation del Perú) n’aimait guère les étrangers se mêlant de ce qui ne les regardaient pas, j’ai quand même appelé son avocate d’une cabine téléphonique dans la rue… Manifestement bien au courant de son dossier, elle aurait ignoré son retour sans mon coup de fil. Au moins elle a pu se bouger. Car obtenir là-bas l’assistance de son avocat n’était alors pas aussi évident ; tout le monde n’a pas la chance d’avoir les lois Guigou… Je ne saurai jamais ce qu’il est devenu… La planète continue de tourner avec nous dessus…
C’est vrai que les voyages forment la jeunesse