"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

vendredi 30 mars 2012

Etat-Providence parce qu’ils le valent bien…

Terrain tanné par la neige et "chantiers de printemps" me tiennent un peu éloigné du clavier. Au demeurant, éclusant hier soir un retard de presse, qu’il s’agisse des retours sur la vie difficile de cette modeste famille de "Toulousains", les M., si durement affectée par la perte dramatique du fiston, qu’il s’agisse de mesures d’aide aux quartiers défavorisés ou du nécessaire renforcement d’urgence des moyens de formation coranique dans les prisons, j’ai trouvé un peu partout la même phrase comme un leitmotive :

"On a encore de gros progrès à faire sur l’accompagnement"

D’où l’idée d’un billet à faire… Et voilà qu’aujourd’hui Strychnos nous pond un billet bien plus complet avec plus de hauteur de vue que ce que j’avais en tête. Pourquoi se fouler vu les chantiers qui m’attendent ? Bref, pour faciliter la vie à ceux qui passent par ici sans l’avoir encore lu chez lui (ce qui ne vous exonère pas de fréquenter assidûment sa boutique pour le reste de sa prose^^) le voici tel quel* in extenso:

Mohamed M. a finalement été inhumé ce jeudi en France, dans le pays qui l’a nourri et qui l’a soigné. En fait, le destin meurtrier de Mohamed M. ne nous révèle-t-il pas les limites de l’État-providence?

Mohamed M. est né en France. Ses parents se séparent quand il a 5 ans et il grandit alors avec sa mère et ses quatre frères et sœurs dans les quartiers de Bellefontaine puis des Pradettes, à Toulouse. Ne doutons pas que l’État a versé les allocations qui lui sont dues à la maman de Mohamed. Adolescent, Mohamed M. est suivi par au moins trois travailleurs sociaux aux Izards: un éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse, un autre d’une association de quartier ainsi qu’un animateur veillent sur lui.

A-t-on déjà songé à ces fortunes qui ont été investies en vain dans les quartiers dits “sensibles”? À l’inverse de ces zones rurales du Cantal, de l’Aude ou encore de la Creuse, où l’on trouve les taux de pauvreté les plus élevés en France, les “banlieues“ n’ont jamais été délaissées par les pouvoirs publics. Aristide, sur son excellent blog, avait abordé cette question à propos du livre Fractures françaises de Christophe GUILLUY:

L’effort financier consenti par la collectivité en direction des « quartiers sensibles » est considérable et la densité des équipements publics y est souvent bien supérieure à celle des territoires ruraux et périurbains. [...] Autrement dit, ces quartiers censés être des territoires délaissés par la République bénéficient en fait à plein d’une discrimination positive qui ne dit pas son nom. A quoi doit être ajouté le fait que ces «quartiers sensibles», qui se situent pour la plupart à proximité immédiate des grandes métropoles, bénéficient de ce fait de l’offre scolaire la plus riche et des marchés de l’emploi les plus dynamiques, ce qui n’est pas du tout le cas des territoires ruraux et périurbains.

Mohamed M. a eu le privilège d’avoir trois éducateurs qui, on n’en doute pas, ont tout fait pour l’éduquer. Et faire de lui un bon petit français, honnête et travailleur, aimant sa patrie. Trois éducateurs payés par les pouvoirs publics. Pour quel résultat?

Après un vol de sac à main, Mohamed M. va pour la première fois en prison. Plus tard, il est condamné pour avoir provoqué un accident avec une voiture volée conduite sans permis et pour avoir tenté d’échapper aux forces de l’ordre. En prison, il se met à étudier le Coran. Et devient islamiste: cela le rapproche de son frère Abdelkader qui porte la barbe, la tunique, et dont l’épouse est voilée.

Finalement, Mohamed M. part pour l’Afghanistan et le Pakistan. Il veut se battre aux côtés des talibans contre cette civilisation occidentale qui l’a pourtant choyé. Au Pakistan, l’an dernier, il contracte une hépatite A. Et là, ce n’est pas à ses amis talibans qu’il demande des soins. Il rentre aussitôt en France pour se faire soigner aux frais de la sécurité sociale! Toute sa vie, Mohamed M. a été un assisté, un junkie accro à l’État-providence.

Aujourd’hui, en Algérie, son père décide de poursuivre devant la justice française le Raid, une unité spéciale de la police française. Le fils tue de sang-froid sept personnes et le père demande des comptes à l’État. Ces gens, habitués à ce que l’État les assiste en toute occasion, n’ont plus aucune lucidité ni aucun sens des responsabilités. Le père de Mohamed M. n’a apparemment pas compris que son fils, qui n’avait pas le courage de se donner lui-même la mort, avait également besoin de l’intervention de l’État pour mettre fin à sa pitoyable existence.

* "tel quel" après avoir quand-même pris le temps de caviarder le nom que j’ai dit ne pas vouloir voir écrit ici…

4 commentaires:

  1. Et il y a eu tous les frais pour mettre hors d'état de nuire Mohamed M.
    Et cà ne s'arréter pas là car il aura les frais d'hébergement et de justice pour le frère et les "frères" de ce frère.
    Bien sûr, le père aura droit à l'assistance juridique pour sa plainte, sans compter les éventuels frais de voyage et d'hôtel.

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  2. Effectivement, on a encore de gros progrès à faire sur l’accompagnement, car le parcours de MM fut bien trop compliqué, coûteux et difficile... Autant aller droit au but et proposer un package gratuit aller simple pour le Pakistan (le "pays des purs") + déchéance de la nationalité.

    Ce serait somme toute une sorte de droit opposable à l'accompagnement au djihad, bien normal de nos jours.

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  3. J'étais absent et je viens de découvrir votre billet. Merci, cher Plouc, pour la citation.

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  4. kobus van cleef02/04/2012 15:57

    mais pour celà il eût fallu les expédier tous, lui et les siens , ses bergers et ses chiens, ses agnats et cognats, sur la lune
    ça tombe bien , cheuminadeu propose la colonisation de mars !
    boutons y nos pépittes !
    si elles meurent dans l'aventure , elles auront été martyres de la science !
    ce qui est pas donné à tout le monde, vous vous en doutez

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