"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

lundi 30 avril 2012

La solide Albion et son pognon…


Le Sunday Times a publié son marronnier annuel sur les mille personnes les plus riches de Grande-Bretagne. Les natives résiduels de Hackney seront heureux d’apprendre que ces Hazâras (*) d’un nouveau genre ont accru leur patrimoine cumulé de 5% en 2011 pour un total de 508 milliards d’euros. Sur le lot, les 77 plus riches sont tous milliardaires en euros. Mais là n’est pas le sujet.

La Grande-Bretagne nous montre la voie. N’ayant voulu ni de l’Euro ni de Schengen, ils ont quand même réussi à faire très fort en liquidant avec bonheur la totalité de leur industrie, cette chose encombrante, en bradant leurs bijoux de famille, leurs bagnoles leurs bâtisses victoriennes, les rocking-chairs, les tapis et les petites cuillères aux plus offrants. Du coup ils sont riches à la banque, ils ont réalisé !

Pourquoi vous causer de ça ?

Parce qu’à regarder de plus près la liste de ces braves gens, j’observe que le plus riche est Lakshmi Mittal, un Indien ; le second Alicher Ousmanov, un Ouzbek ; et le troisième sur le podium Roman Abramovitch, un Russe…  Puis un 4°, un 5°, un 6°… Ah ! Le 7° est quand même Gerald Cavendish Grosvenor duc de Westminster, dont nul n’ignore le pharaonique empire immobilier au centre de Londres…
Bref, les six plus grosses fortunes du pays sont détenues et contrôlées par des étrangers, sinon en droit du moins en fait. Je veux dire soit par des personnes de cultures totalement exogènes soit par des apatrides de fait mondialisés pour qui les intérêts spécifiques du Royaume-Uni ne sont qu’un paramètre subsidiaire tant qu’il converge avec leur intérêt propre.
Il est d’autre part symbolique que la première fortune "de souche" doive tout au patrimoine foncier et rien de significatif à la production.

Ce n’est pas en Fwance que ça risque d’arriver. Nous, nous avons François Hollande...
   
  (*) Hazâra : ethnie mongoloïde d’Afghanistan dont le nom signifie "les mille" en raison d’une probable (et partielle) descendance des mille cavaliers des armées de Gengis Khan ayant fait souche dans le pays…

dimanche 29 avril 2012

Cachez ce … que je ne saurais voir !


Hier soir, Julien Dray avait convié ses "potes" dans un bar parisien pour fêter son anniversaire. C’est sympa de sa part, d’autant qu’il doit être très occupé en ce moment et on le comprend. D’ailleurs, ça faisait déjà un mois, trois semaines et deux jours qu’il avait soufflé ses cinquante-sept bougies, mais quand on aime, on ne compte pas…

Je profite de l’occasion pour rendre hommage à ce spécimen, représentatif s’il en est, en dépit de ses pompes pas à deux balles et de sa Rolex, de l’avenir du socialisme et de tous ses attraits. Son parcours est absolument exemplaire : Trotskiste juvénile consacrant tout son temps à la LCR jusqu’à ce que Tonton François (1°) lui fasse découvrir la Vérité en 81, cofondateur de l’UNEF-ID, cofondateur d’SOS Racisme, cet étudiant professionnel titulaire d’un DEA de Sciences Eco devenu enseignant-chercheur à vingt-sept ans a toujours manifesté une présence et une activité soutenue à l’Assemblée Nationale. Il a notamment été en pointe dans le combat contre les lois de finance, contre la loi de sécurité intérieure, contre celle de sécurité financière et toutes les lois de réforme des retraites, contre la loi sur l’économie numérique et celle de programmation de la cohésion sociale, contre la loi sur l’égalité des chances, contre celles relative à l’immigration et à l’intégration comme au secteur de l’énergie, contre la loi de prévention de la délinquance et celle instaurant un service minimum d’accueil dans les établissements scolaires, contre la reconduite aux frontières des jeunes roumains, contre le contrôle de validité des mariages, contre la réforme des collectivités territoriales et contre la loi de financement de la Sécu…
Qui pourrait mieux personnifier que "le changement c’est maintenant" ?

Subsidiairement, il a su nous montrer qu’il faisait bien parti du club. Objet d’une enquête pour abus de confiance, suspecté d’avoir distrait à son profit 350.000 € ponctionnés à une assoc’ de financement d’SOS Wouacisme, la justice lui a judicieusement évité la correctionnelle en lui tapotant sur les doigts un gentil rappel à la loi pour une erreur excusable portant sur 7.000 €. Ouf ! Le lendemain même, le PS l’a aussi sec investi sans que Montebourg y trouve à redire… Oui, Julien est farpaîtement représentatif de notre nouvelle classe dirigeante.

Mais voilà, rien n’est simple dans ce milieu où l’on a facilement des vapeurs. Il est vrai que ça se comprend. Depuis que, grâce à la pression constante de ces braves gens, le légal a remplacé le moral, la sensiblerie la sensibilité et l’émotion la réflexion, le moindre geste amical non préalablement réfléchi, pesé et soupesé à l’aune des principes mondains les plus élémentaires de la p. correctness se transforme vite en dérapage inexcusable…

Figurez-vous, donc, que Julien a convié hier soir ses amis de longue date sans faire le tri, chose inconcevable dans tout milieu bourgeois qui se respecte, conservateur, guindé, à cheval sur les principes et bien tenu. Bref, Julien a fait pire que d’inviter une allumeuse fraîchement divorcée à prendre le thé dans le petit salon des vieilles retraitées…
Il a invité DSK qui a eu l’incorrection de venir !

Aussi sec, l’apercevant par la porte entrouverte, Ségolène a failli défaillir. Heureusement, elle eut le reflexe convenable : se détourner de cette vision d’une inconvenance inouïe, porter son mouchoir de fin baptiste à son nez pré-cyranesque qu’elle a charmant et se retenir au bras de Manuel Valls dont la décente galanterie ne saurait être suspectée. Tous deux ont aussitôt tourné les talons et quitté les lieux ensemble. Heureusement que Pierre Moscovici leur a emboîté le pas ! Mais ce n’est que dans des milieux plus vulgaires que cela aurait pu faire jaser…

Quelle chose horrible ! Julien Dray aurait quand-même pu la prévenir ! Depuis, la malheureuse se voit contrainte de se justifier : "Nous ne l'avons pas croisé", "Dire que j'aurais rencontré Dominique Strauss-Kahn à cette occasion serait diffamatoire", etc.
Avouez qu’elle est compromise ! C’est pire pour sa réputation que pour celle d’un évêque qu’un député radical ou un plumitif franc-maçon aurait surpris sortant d’un bordel  sous la III° République !

Heureusement que je ne suis pas socialo…

samedi 28 avril 2012

Ils ne pourront pas s’en passer !


Le souhait constant de chacun - et en premier lieu des boutiquiers de la politique – est à n’en pas douter de préserver son avenir, de pérenniser son fonds de commerce, de consolider sa certitude d’avoir eu raison, de faire en sorte que demain soit, sinon mieux du moins pas pire qu’aujourd’hui (pour après-demain on verra), d’éviter d’être contraint de décevoir ses proches et… ses clients, etc.

Donc, si les électeurs étaient tous cohérents et rationnels, pour assurer leur avenir comme la pérennité de leur confort intellectuel, ils devraient accompagner leur posture citoyenne publique d’un geste privé dans l’isoloir : celui de voter Sarko…
J’ai refait les comptes : Si tout un chacun était logique avec soi-même, Sarkozy devrait être réélu haut la main pour un second mandat sans devoir une seule voix aux électeurs de Le Pen ni même de Bayrou !

Plus précisément, les votants du premier tout devraient grosso-modo se répartir ainsi ; 70 % pour Sarko, 5 % pour Hollande et 25 % de blancs et nuls ! (le score de Hollande peut paraître élevé, mais il y a dans l’électorat un socle incompressible de bas-de-plafond qui ne comprendront jamais rien au film et je m’en excuse)

Soyons clairs. Que reste-il du programme du Colbuto-pédalomobile-etc. ™ ? Quelles sont ses réponses à tous les emmerdements qui nous attendent ? Une seule qui vaut pour tout et notamment pour sauver l’Europe, l’Euro, l’Euthanasie préventive, l’Interruption Volontaire d’avenir, l’Hermaphrodisme reproductif : "Ce vote est la sanction d'un quinquennat, le désaveu d'un candidat sortant dont le discours a fait le lit de l'extrême droite"… C’est l’indignation qui sera le moteur des énergies renouvelables. Efâ Cheûli le dit bien : "La cause du  succès de l'extrême droite, ce sont les apprentis sorciers de l'identité nationale. C’est, sur la France, une tache indélébile"… Merluche sauvera l’emploi en faisant barrage à l’extrême drouâte… Et le Béarnais des marais de jeter son petit cri d'alarme : "L'inquiétude est ce soir brûlante : le mal français  est là et il s'aggrave"… Pour nous sauver de la dette et sauver les retraites, le porte-flingue officiel Benoit Hamon nous cause avec empathie de "l’électorat xénophobe et islamophobe"… Et même Villepin saisit cette occasion inespérée qu'on parle de lui (trois lignes en pages intérieures dans Le Monde évidemment) en se disant "effrayé par les gages donnés à l'extrémisme"...

Demain, il leur faudra se coltiner avec le réel. Que vont-ils devenir ? Une seule solution pour pérenniser le fonds de commerce : garder le croquemitaine pour continuer de faire peur aux (grands) enfants ! Après tout, on a les villes, les départements, les régions, le Sénat… Et demain on aura l’Assemblée Nationale et Matignon grâce aux 345 triangulaires annoncées avec le FN. On pourra même changer ce qu’on veut dans la Constitution, suffira de réunir le Congrès. Largement de quoi placer tous les potes et s’attribuer tous les emplois fictifs.  Ce n’est pas un cohabitant tenu en laisse à l’Elysée qui nous dérangera. Mais grâce à sa présence on pourra toujours "décréter la Patrie en danger"… Alors, pourquoi s’en priver en élisant Flamby ? Tous derrière Sarko dans l’isoloir !!
Oui, le PS, le Front de Gauche et son PC en laisse, les Verts, le MODEM, les Rad-soc, le NPA moribond, Lutte Ouvrière dans son squatt résiduel, l’ADMD, Libé, Télérama, le Monde, Béachelle, Audrey Pulvar, Ruquier, Les Indigènes de la République, le SNES, Kevin-Ibrahim et madame Michu,… Tous, je dis bien tous, ont un intérêt bien compris qui transcende les clivages et les genres, qui réunira la majorité démocratique du peuple dans une même communion indispensable au vivre-ensemble™ : Il leur suffira de voter Sarko le 6 mai…

jeudi 26 avril 2012

Archangelo…


Gaby est passé chez moi hier soir. C’est rare. Et c’est toujours sans raison. Sauf deux fois. La dernière en date c’était, un peu gêné,  pour me présenter ses condoléances le premier soir où je rentrais seul dans mon douar de cantonnement après avoir installé Mme Plouc, faute de mieux, dans son nouvel appart’ au cimetière de notre douar d’élection.

Quoique de commerce agréable, ce type est vraiment bizarre… D’abord, il débarque toujours à l’improviste sans qu’on sache pourquoi. Et je n’en sais généralement pas plus quand il prend congé… Il est beau gosse que c’est une vraie tuerie mais je suis bien incapable de lui donner un âge. Selon l’angle, l’éclairage ou le ton de la conversation, on dirait aussi bien un éphèbe de vingt ans qu’un quinquagénaire sportif… Très pâle, au demeurant et sa tignasse d’un blond quasi albinos rendrait jaloux Franz-Olivier Giesbert dans sa version capillaire "limousine hollywoodienne". Je n’ai jamais compris comment il pouvait faire pour garder immaculé le bas de ses pantalons super100s aux plis impeccables, même quand il tombe des cordes avec un vent pas possible. D’autant qu’il affectionne les costumes d’un blanc plus blanc tu peux pas savoir, des trois pièces qu’il porte avec une aisance et une décontraction que je lui envie. J’imagine que toutes les femmes de tous âges non ménopausées doivent se retourner dans la rue, sans parler des tafioles. Mais j’imagine seulement car je ne l’ai jamais rencontré ailleurs que chez moi, en tête à tête…    

C’est chaque fois pareil : On sonne à la porte, je m’arrache de ce que je fais et vais voir ce que c’est en traînant les pieds… J’ai beau réfléchir après qu’il soit reparti, je ne me souviens jamais avoir regardé par l’œil puis ouvert la porte : je crois bien que je le trouve déjà dans l’entrée… C’est chaque fois le même prétexte. Il me dit que, passant dans le coin pour son boulot, il avait un moment de libre et n’allait pas rater cette occasion de passer me voir. En fait, la seule chose que j’ai vraiment compris - et il n’en fait plus mystère - c’est qu’il se trouve bien chez moi ; c’est pour lui un moment de détente, un interlude, une pause, un délassement qu’il s’accorde pour souffler un peu dans une vie professionnelle qui m’a l’air très chargée avec beaucoup de responsabilités. J’ai l’impression qu’il m’a à la bonne, une sorte d’affinité élective à mon égard qui remonte sans doute à notre première rencontre sur laquelle je reviendrai. Et aussi, sans doute, à cause de ma bouteille de Highland Park 15 ans d’âge toujours dispo’ ; c’est peut-être chez lui ce côté humain qui me rassure… Je sens qu’il aime ces moments où il peut se laisser aller. Tout en me parlant de tout et de rien, il aime faire tinter contre les fines parois taillées du gobelet en cristal le glaçon d’eau de source qui s’agite dans le breuvage ambré. L’eau d’une source proche de la distillerie ; je la fais spécialement venir des Highlands par respect pour mon apéro… Et puis il affectionne de s’asseoir toujours sur le même cabriolet Louis XV en acajou de Cuba. Les sangles de ce fauteuil ont sacrément besoin d’être refaites et chaque fois que quelqu’un sort de ses bras, la pauvre assise met un long moment à retrouver une forme à peu près tonique. Mais lorsque c’est lui, à peine en a-t-il décollé ses fesses que la tapisserie retrouve sa convexité d’origine. Je me suis toujours interrogé sur cette bizarrerie mais bon, il n’a pourtant rien d’un pur esprit. S’il ne touche pas à mes pistaches et aux Pringles, après deux (ou trois) Highland Park son verre est bien vide quand il s’en va… Quant à sa poignée de main, je peux vous dire que j’en garde chaque fois des souvenirs douloureux dans le métacarpe…

Il doit être commercial ou quelque chose de ce genre pour une sorte de multinationale et semble mandaté par le staff de direction pour traiter de gros dossiers. Je disais qu’il vient chez moi pour souffler. C’est l’occasion pour lui d’évoquer son boulot, en soliloquant sur ses soucis du moment et, surtout, sur ses souvenirs. Il se déboutonne. Sans doute en écornant un peu le secret professionnel mais c’est sans importance puisque je n’y comprends rien tant il y a de paramètres qui m’échappent. Manifestement, il parcoure le monde mais pas seulement. On dirait qu’il a des soucis pour des dossiers qu’il traitera hier et des remords pour d’autres qu’il a déjà traités demain. Enfin bref… En tout cas, à moi, il ne cache pas que ça le fatigue à la longue d’être toujours le bras gauche de son patron. J’ai voulu lui placer quelques mots aimables à ce sujet, ayant cru déceler une amertume d’ambition contrariée par l’organigramme de la boîte mais il m’a fait comprendre que j’étais à côté de la plaque et je n’ai plus insisté. Je me contente donc de l’écouter me raconter des anecdotes parfois croustillantes vécues lors de ses précédentes missions. Des missions dont un certain nombre ont foiré mais il ne s’étend pas. Il lui en est arrivé des gratinées. Quelquefois, il a pu torcher l’affaire comme un simple coursier tant le client (ou le fournisseur ou le concurrent ou le prospect, va savoir…) était prêt à tout avaler. Mais le plus souvent c’était chaud…  Toussa raconté dans un beau désordre et je me perds un peu dans la chronologie. Je me souviens qu’il m’a parlé de discussions à n’en plus finir avec un certain Daniel, d’un contrat avec un dénommé Zacharie (j’ai cru alors un moment que Gaby n’était qu’ophtalmo), de son stress et de sa timidité pour s’adresser à une certaine Myriam (pourtant, un beau gosse comme lui…), etc. Surtout (il revient souvent sur cet épisode) il est absolument furax contre un bougnoule bas de plafond, un genre gardien de chèvres et voleur de grand chemin qui avait compris complètement de travers ce que le patron lui faisait dire… C’était pourtant pas du chinois ! Rien que de l’arabe… Une fois, on l’aurait aussi envoyé à Patmos – un aller et retour en avion, sans doute – juste pour aller relire la prose d’un type au style symbolique pas possible pour s’assurer qu’il n’y avait pas de contresens. Paraît que c’est repris à la fin d’un gros bouquin que je connais bien…

J’ai remarqué qu’il a l’air d’avoir beaucoup de considération pour les Russes en général, lesquels seraient peut-être, d’après lui, à peu près les seuls à comprendre le film actuel. Et il a une affection particulière pour leurs écrivains qu’il semble avoir bien connus personnellement. Qu’il ait bien connu Volkoff ou encore l’archimandrite Krestiankin, je veux bien. Mais Boulgakov décédé il y a soixante-douze ans ! Sans parler de Dostoïevski !! Bref, devant lui je fais celui qui ne s’étonne de rien, on ne sait jamais…
Hier soir, j’ai essayé de le faire un peu parler des élections pour savoir ce qu’il en pensait. Peine perdue et ça m’a un peu énervé. A peine le sujet abordé il m’a fait l’effet d’éprouver une grande lassitude et donné l’impression de vouloir détourner la conversation. Comme j’insistais, il a alors marmonné diverses considérations assez floues et sibyllines. Qu’en ai-je retenu ? D’abord, il a bizarrement évoqué une histoire qui sentait la botanique et la sécurité alimentaire. Il était question d’un arbre dont les fruits étaient à consommer avec autant de prudence que de discernement. Et aussi de considérations sur l’adage "On reconnaît l’arbre à ses fruits" qui ne serait plus pertinent dans le cas d’espèce. Car à force de sélectionner à outrance parmi les graines du dit arbre, à force de vouloir en purifier la consommation, en standardiser le goût, on a appauvri la diversité de ses gènes, on en a réduit le potentiel de transmission génétique, c’est-à-dire son verbe, à un langage binaire bestialement réduit, plus pauvre que celui de l’australopithèque, et même de l’amibe qui se débrouille très bien avec des connections désormais plus nuancées…
Il a aussi évoqué, j’saipapourquoi, la tour de Babel. "- Regarde, me disait-il, ça leur a repris. Une fois ne leur a pas suffi. Pourtant, c’était déjà en Irak. Bien sûr, il y a toujours eu quelques illuminés qui rêvaient de la rebâtir, notamment depuis les Lumières. Mais depuis soixante et quelques années ça n’arrête pas, ils y travaillent et ils s’échinent à la refaire comme Sisyphe poussant son cailloux. Mais ça va se casser la gueule, très vite…"
Sa conclusion a été de me dire : "- C’est ce que vous avez voulu, et bien démerdez-vous maintenant…Après tout, c’est votre liberté. Celle-là  aussi vous la vouliez, n’est-ce pas ?" Je n’ai pas bien compris le rapport avec les élections, mais bon.

Ah oui ! Comment ai-je connu Gaby ? C’est à la fois très simple et très… je sais pas. Ce type a débarqué un jour chez moi il y a plus de quarante ans déjà (tiens, c’est vrai qu’il ne change pas) Je ne l’avais encore jamais vu mais sa tête me disait très vaguement quelque chose et il n’avait pas l’air de vouloir me vendre un aspirateur ou des assurances. Il a sûrement dû se recommander de quelqu’un que je connais pour que je le fasse entrer et consente à l’écouter mais je ne m’en souviens plus. Je ne me souviens d’ailleurs pas exactement de ce qu’il m’a dit. Mais en substance ça devait ressembler grosso-modo à quelque chose comme ça : "- Salut à toi, Plouc. Le Patron ne t’oublie pas. Il va te confier quelqu’un qui compte à Ses yeux."  "- Comment cela pourra-t-il se faire puisque je suis Plouc ?" que je lui ai répondu aussi sec. Et lui de me dire alors : "- Regarde autour de toi, jeune con."

Dix mois plus tard, sûrement très occupé, il n’était pas présent à mon mariage… Enfin je crois…
C’est vrai que je ne l’avais pas invité, ignorant son adresse. Enfin je crois…  

mardi 24 avril 2012

Divers de chez divers…


1 ° Il a tout compris…

Johnny Hallyday : "Un artiste n'a pas à se prononcer. Je l'ai fait, à tort, je l'avoue." 

Ci-devant ferme soutien de Nicolas Sarkozy, c’est vrai qu’il a dîné fin janvier avec le capitaine de pédalo ; "Un homme charmant avec qui j'ai passé une très bonne soirée"
Nous n’en doutons pas. Est-ce cette bonne soirée qui l’a décidé à faire ce mea culpa aujourd’hui ou le 20 heures de dimanche ? On bien l’âge, vous savez… De toute façon on s’en fout… 

2° Le maire d’une petite commune de 600 âmes :

"Sur 344 exprimés chez moi, il y a eu 80 voix du Front national, deux fois plus qu'en 1995. Je ne sais pas qui c'est, et je ne comprends pas pourquoi, peut-être des jeunes désœuvrés ou d'anciens communistes..." ?

Réveille-toi mon con. Et puis qui que tu stigmatises là ? 

3° Faudrait mettre ça dans la Constitution :

Le recours à l’IVG est "une composante structurelle de la vie sexuelle et reproductive des femmes"

C’est dans le dernier rapport de l’Inspection générale des affaires sociales… 

Au moins, en bon marxistes, les bolchos d’autrefois savaient faire la différence entre les structures et les superstructures…

lundi 23 avril 2012

Le Chirac nouveau est arrivé…


Vous aviez aimé la "quinzaine commerciale" du 21 avril 2002 ?
Vous adorerez celle de 2012 !!

Hier soir, tous les marchands de fripes affectives payant (théoriquement) patente avec pignon sur rue, les forains, les vendeurs à la sauvette, les bonimenteurs d’estrade et tous leurs rabatteurs de gogos étaient déjà à pied d’œuvre pour monter leurs étals sur les trottoirs et déployer le seul, l’unique argument de vente qu’ils ont en cette saison : Faire barrage à la bête immonde…

Le business-plan est simple comme tout : Comment, après avoir tout dit sur le capitaine de pédalo, appeler à voter pour lui ? "Virer Sarko" finit par être un peu court. Idem après avoir vertement tapé sur la gauche molle Faut autre chose et autant revenir aux vieilles recettes qui ont fait leurs preuves. Faire barrage au Effhaine ! Quand on pense qu’il a suffi de ça pour amener des petits gauchistes à la con, des abstentionnistes de toujours et même les enfants des écoles à voter… Chirac ! Voui, voilà le truc : Même en mettant des gants de ménage, le plus taré des hystérico-gauchistes le fera pour Flamby ! Et toute la clique des Mazerolle et autres mérdiatiques a déjà embrayé là-dessus.

Et puis on entre maintenant "dans le dur", le duel… Ce qu’on ne vous dira pas, bien évidemment, c’est que le  Culbuto-pédalomobile-promu-remplaçant-à-l’ancienneté-et-monté-sur-le-ring-suite-à-un-regrettable-incident™ se liquéfie à l’idée de devoir affronter à la télé le nabot à talonnettes, même avec deux animateurs-juges de touche "journalistes" bienveillants…  Judicieusement lancée par le sortant-qu’on-va-sortir, l’idée de trois débats thématiques aurait peut-être enfin permis qu’on entre enfin "dans le dur" et un peu dans le détail des sujets primordiaux éludés jusqu’à présent. N’y comptez pas. Le culbuto s’y refuse. On se contentera d’une seule reprise sur le ring où la pendule sera reine. Et où François la ramènera chaque fois benoîtement aux bassesses morales indiscutablement avérées, n’est-ce pas, après cinq ans de méthode Coué, et en appelant au vivre ensemble en danger… En laissant bosser ses porte-flingues, les journalopes et la rue, il espère bien avoir à en faire le moins possible. Moins il aura à parler, mieux ce sera pour lui…

"Il a fait le jeu du FN et maintenant il sera à sa botte !" On ne va entendre marteler que ça cette quinzaine. Pas besoin de comparer des programmes qui se ressemblent ou de parler de ce qui est clivant. Etant rentré à la niche, l’autre François de 2° division n’aura même pas à se prononcer : tous les mous-du-milieu-MODEM se précipiteront comme vierges effarouchées pour voter Hollande…  

Le nouveau Chirac ? Il n’aura même pas eu à mouiller la chemise pour en arriver là comme cet autre ancien élu de Corrèze. Candidat par défaut attendant d’être élu par défaut à la tête d’un hospice en faillite qualifié de France par défaut…

J’attends encore quelques jours que ça se décante pour imaginer les législatives…

dimanche 22 avril 2012

C’est bon de s’y voir déjà, mais…

S’aller faire nommer pape dans des conciles
Que dans des cabarets tiennent des imbéciles ? (*)
Elu par des primaires, c’était déjà facile.
Mais s’aller faire élire par la plèbe esbaudie
Venue en rangs d’oignon dans les salles de mairies
Sans savoir qui je suis mais par sarkophobie,
Voilà qui est jouissif et emballe Valérie.
J’ai un peu pédalé, bien moins que le méchant,
Mais c’était le méchant et c’était suffisant.
C’est bien mon seul mérite à qui je dois tout ça.
Et si on a mer calme pendant soixant-deux mois
Ça pourra faire avec des mots et quelques "droits".

Enfin, c’est pas tout ça, maintenant je fais quoi ?

(*) Merci Edmond Rostang (Cyrano, évidemment…)

vendredi 20 avril 2012

Le vote hétérosexuel fera-t-il la différence ?


"La montée en puissance d’un fort sentiment identitaire hétérosexuel, avivé par les sarcasmes de la majorité morale gay et féministe au pouvoir, pourrait être une des clefs de l’élection présidentielle. Reste à savoir qui, des deux candidats, saura le mieux séduire les hétéros."

DSK, il est vrai, incarnait jusqu’à l’excès les légitimes aspirations des hétéros les plus radicaux, électorat désormais orphelin de son candidat naturel. A qui profitera son retrait suite à de malencontreuses saillies, causes de diverses affaires pendantes ? 

Le vote hétérosexuel fera-t-il la différence ?
__
Je tiens à vivement remercier Elisabeth Levy d’avoir un l’intelligence, le courage et le discernement, blabla etc. de relayer dans la dernière livraison mensuelle de Causeur six pleines pages d’enquêtes et débats pompées dans l’indispensable QUI CHOISIR, revue de défense du con-sommateur éditée de façon oh combien apériodique, aléatoire et confidentielle par l’excellent Basile de Koch. Je ne peux que vous inviter à vous y reporter…

Yahoo prend soin de ma santé mentale…


L’assistanat est quand même bien fait dans tous les domaines pour notre tranquillité. Lorsque j’ai paramétré Yahoo sur ma bécane, j’ai dû faire ça assez banalement en cliquant sur les boutons conseillés par la marque, point barre… Tout va depuis pour le mieux et, notamment, je ne suis pas inondé de spams.En général pas plus d’une demi-douzaine par jour dans le genre propositions commerciales, assurances, courtiers en bagnoles importées, etc. 
De temps en temps, avant de vider la corbeille en question, j’y jette un œil distrait histoire de voir si l’on ne m’a pas privé d’un message que j’aurais souhaité lire. Ça n’a dû arriver que deux ou trois fois en une petite décennie. Inversement, je n’ai dû de ma propre initiative notifier comme spam qu’une ou deux fois des messages-circulaires émanant de particuliers qui me saoulaient. 

Et puis cette semaine, j’ai remarqué une chose : Dans ma corbeille "spam" dormaient tous les messages, six en tout cette semaine, qui m’étaient adressés, sous quatre adresses d’expéditeurs différentes, par le siège de campagne de Nicolas Sarkozy…
 Certes, je sais bien que mon adresse-mail perso’ traîne encore chez eux pour des raisons historiques et qu’elle n’est pas dans les fichiers du PS et de Merluche (ni du FN, d’ailleurs) qui ne perdent donc pas leur temps à m’écrire (snif…), je ne peux donc pas comparer. 
Cependant, j’observe que je reçois normalement les courriers de Boutin ou encore de Dupont-Aignan avec qui je n’ai jamais eu aucun contact. J’observe surtout que je reçois tout aussi normalement les messages qu’estiment encore devoir m’envoyer l’UMP du département ou l’un ou l’autre de ses élus locaux. Des messages qui causent des présidentielles, de l’organisation du scrutin ou m’invitent à des meetings locaux, mais toujours sans citer le nom de Sarkozy dans l’objet du message…

Je dis ça, je dis rien… Big Mother veille à ce que ses chers petits acurabas ne visionnent pas trop d’obscénités. Y a pas que le porno classé X et les vaches sont bien gardées…

Le slogan de la dernière semaine…

Le best-off de cette année est déjà gratiné mais on attendra encore le second tour et les législatives…


 On est toujours influencé par les références venues d’ailleurs, tant il est vrai qu’on trouve toujours plus intelligent ce qu’éructent les étrangers. Par exemple, on se souvient du beau gosse élu en son temps chez lui grâce aux arrangements de papa avec la mafia le syndicat des transporteurs et qui avait eu la riche idée de se faire flinguer suffisamment tôt en cours de mandat pour devenir un héros de livre d’image. N’avait-t-il pas dit : "- Ich bin ein Berliner !" ? Quel courage !
On remarquera que ce genre de formule est chez nous l’apanage du sang neuf que nous apportent les importés (j’cause pas des exotiques qui sont une chance etc.) Ce qui tendrait à prouver que les importés, bien qu’ils s’en défendent, souffrent toujours d’un je-ne-sais-quoi de souci identitaire…

Chez nous, donc, déjà en mai 1968 pourtant riche en formules remarquables, il avait fallu un trois-quarts de chleuh pour nous asséner en boucle "- Nous sommes tous des juifs Allemands !" Oser affirmer ça à peine 25 ans après 1943 alors que, comme nous le savons-tous, la bête est toujours féconde… Quel courage !

Jeudi soir,  c’était le top. Efâ Cheuhlie nous l’a asséné en plein meeting :
"- Nous sommes chez nous, nous, les bretons, les corses, les occitans, les polaks, les ritals, les youpins, les nègres, les bougnoules, et… nous les Norvégiennes ménopausées !

Je crois que je vais changer de bulletin dimanche. Déjà, au fil des jours qui passent, notre Torquemada tirant sur tout ce qui bouge devenait celle des dix candidats qui nous saoulait le moins avec l’écologie. Naufrageuse des Khmers verts, c’est quand-même le top ! Et puis, comme c’est un produit d’importation, voter pour elle en dépit de mon chauvinisme nauséabond montrerait que je suis quand même internationaliste mine de rien… Mais j’hésitais encore. 

Et là, elle m’a bluffé ! Que pouvait-on trouver de mieux comme allégorie illustrant la défense de la Nation, d’un millénaire de culture, de l’espérance de jours meilleurs ? Une allégorie qui fasse peur aux méchants et qui incarne avec certitude la protection de nos chers petits contre la finance apatride, contre le chômage, contre la pollution, contre le sexisme, contre le racisme, contre les HLPSDNH, contre la mâle exploitation esclavagiste des utérus, contre l’interdiction de baiser ma petite sœur, contre Hadopi et la retraite après 55 ans, contre… Bref contre toussa ?

C’est magnifique ! La France est sauvée ! (La Fwance aussi…) Les salafistes vont sûrement trembler... Car face à toussa, nous saurons faire efficacement barrage de nos corps : 

Nous sommes tous des Norvégiennes ménopausées !