"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

dimanche 29 avril 2012

Cachez ce … que je ne saurais voir !


Hier soir, Julien Dray avait convié ses "potes" dans un bar parisien pour fêter son anniversaire. C’est sympa de sa part, d’autant qu’il doit être très occupé en ce moment et on le comprend. D’ailleurs, ça faisait déjà un mois, trois semaines et deux jours qu’il avait soufflé ses cinquante-sept bougies, mais quand on aime, on ne compte pas…

Je profite de l’occasion pour rendre hommage à ce spécimen, représentatif s’il en est, en dépit de ses pompes pas à deux balles et de sa Rolex, de l’avenir du socialisme et de tous ses attraits. Son parcours est absolument exemplaire : Trotskiste juvénile consacrant tout son temps à la LCR jusqu’à ce que Tonton François (1°) lui fasse découvrir la Vérité en 81, cofondateur de l’UNEF-ID, cofondateur d’SOS Racisme, cet étudiant professionnel titulaire d’un DEA de Sciences Eco devenu enseignant-chercheur à vingt-sept ans a toujours manifesté une présence et une activité soutenue à l’Assemblée Nationale. Il a notamment été en pointe dans le combat contre les lois de finance, contre la loi de sécurité intérieure, contre celle de sécurité financière et toutes les lois de réforme des retraites, contre la loi sur l’économie numérique et celle de programmation de la cohésion sociale, contre la loi sur l’égalité des chances, contre celles relative à l’immigration et à l’intégration comme au secteur de l’énergie, contre la loi de prévention de la délinquance et celle instaurant un service minimum d’accueil dans les établissements scolaires, contre la reconduite aux frontières des jeunes roumains, contre le contrôle de validité des mariages, contre la réforme des collectivités territoriales et contre la loi de financement de la Sécu…
Qui pourrait mieux personnifier que "le changement c’est maintenant" ?

Subsidiairement, il a su nous montrer qu’il faisait bien parti du club. Objet d’une enquête pour abus de confiance, suspecté d’avoir distrait à son profit 350.000 € ponctionnés à une assoc’ de financement d’SOS Wouacisme, la justice lui a judicieusement évité la correctionnelle en lui tapotant sur les doigts un gentil rappel à la loi pour une erreur excusable portant sur 7.000 €. Ouf ! Le lendemain même, le PS l’a aussi sec investi sans que Montebourg y trouve à redire… Oui, Julien est farpaîtement représentatif de notre nouvelle classe dirigeante.

Mais voilà, rien n’est simple dans ce milieu où l’on a facilement des vapeurs. Il est vrai que ça se comprend. Depuis que, grâce à la pression constante de ces braves gens, le légal a remplacé le moral, la sensiblerie la sensibilité et l’émotion la réflexion, le moindre geste amical non préalablement réfléchi, pesé et soupesé à l’aune des principes mondains les plus élémentaires de la p. correctness se transforme vite en dérapage inexcusable…

Figurez-vous, donc, que Julien a convié hier soir ses amis de longue date sans faire le tri, chose inconcevable dans tout milieu bourgeois qui se respecte, conservateur, guindé, à cheval sur les principes et bien tenu. Bref, Julien a fait pire que d’inviter une allumeuse fraîchement divorcée à prendre le thé dans le petit salon des vieilles retraitées…
Il a invité DSK qui a eu l’incorrection de venir !

Aussi sec, l’apercevant par la porte entrouverte, Ségolène a failli défaillir. Heureusement, elle eut le reflexe convenable : se détourner de cette vision d’une inconvenance inouïe, porter son mouchoir de fin baptiste à son nez pré-cyranesque qu’elle a charmant et se retenir au bras de Manuel Valls dont la décente galanterie ne saurait être suspectée. Tous deux ont aussitôt tourné les talons et quitté les lieux ensemble. Heureusement que Pierre Moscovici leur a emboîté le pas ! Mais ce n’est que dans des milieux plus vulgaires que cela aurait pu faire jaser…

Quelle chose horrible ! Julien Dray aurait quand-même pu la prévenir ! Depuis, la malheureuse se voit contrainte de se justifier : "Nous ne l'avons pas croisé", "Dire que j'aurais rencontré Dominique Strauss-Kahn à cette occasion serait diffamatoire", etc.
Avouez qu’elle est compromise ! C’est pire pour sa réputation que pour celle d’un évêque qu’un député radical ou un plumitif franc-maçon aurait surpris sortant d’un bordel  sous la III° République !

Heureusement que je ne suis pas socialo…

5 commentaires:

  1. Il est vrai qu'être socialo exige une abnégation sans limite. Et puis, en plus, il faut avoir été trotsko ou à la rigueur coco, dans sa prime jeunesse. Sans quoi, on n'est promis qu'à végéter parmi la piétaille des colleurs d'affiches.
    Il est bien évident que nous n'avons pas le profil.
    Encore une discrimination qui déshonore la France.
    Amitiés.

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  2. Hors de propos, mais bon ...

    Imaginez à 20 heures dimanche, pas d'image de président, ou deux images. Résultat 50/50, à un pouième près.

    Je suis impatient ...

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  3. NeverMore : Je ne sais pas ce qui m’arrive mais Blogger ignore impassiblement votre com’ et je ne peux le valider. Pour votre rêve du 50/50 absolu, je crois que ce serait le plus inénarrable boxon depuis Azincourt. On annulerait le scrutin, on recommencerait au mois d’août sans Efâ Cheulii, nos créanciers compteraient les intérêts de retard, Bachar et Assad aurait un sursis, etc. Joie !

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    1. Merci Plouc émissaire. Pas de souci, peut être aussi une mauvaise manip de ma part.
      En attendant, ça me motive pour contribuer au camp du mal (je veux dire du moins mal) et assister au dénouement, un peu comme le tirage du loto.

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  4. kobus van cleef30/04/2012 19:57

    il y a quelques années j'étais abonné à causeur
    j'y avais acheté des badges , à aggrafer sur le ticheurte, dont l'un avec la main de fatima , jaune sur fond blanc, et écrit dedans "touche pas à ma montre"
    succès garanti lorsque je me promène dans les brocantes à bobos

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