"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

jeudi 14 juin 2012

La cohabitante, l’amateur et autres brèves…


La Première Cougar…

La "1° Dame" dont nous avons hérité s’est répandue dans les médias (non, je ne parlerai pas du touïte) sur le côté désuet de l’expression. Elle souhaite nous en faire adopter une autre, y réfléchit et se dit ouverte à toutes les suggestions. En bon citoyen, le Plouc-em’ ne lui veut que du bien et cogite… Elle semble vouloir qu’on l’appelle simplement par son nom. Navré ma p’tite dame, mais s’il nous dit de qui on parle, il ne nous dit pas de quoi on parle. Vous n’y couperez pas. Ou alors, fallait pas y venir… Alors quoi ? First girl-friend ? On est en France et il y a la loi n°94-665 du 4 août 1994 dite loi Toubon… 1°Compagne ? Ça fait cruche… 1°Copine ? Ça fait boutonneux… 1°Concubine ? On n’est pas en Chine médiévale… Et puis pourquoi s’en tenir à ce First totalement amerloque ? Je lui ai donc suggéré par un touïte resté sans réponse : Cohabitante Présidentielle, formule de constat factuel respectueuse de la vie privée et de nature à ne désespérer ni les longues cohortes d’électeurs cohabitants post-juvéniles prolongés, ni Billancourt ni Aubervilliers…

Bon, puisqu’elle n’en veut pas, les récents développements de l’actualité mon suggéré une autre idée : La Première cougar… Si l’on s’en tient au sens habituel du mot, elle paraît à première vue inappropriée puisque la dame était encore dans ses couches et à six repas quand le monsieur sur lequel elle jettera son dévolu était déjà en 5° des collèges. Mais ce n’est là que vulgaire arithmétique. Plus les jours passent, plus les anecdotes politiques, les couacs diplomatiques, les signaux conjugaux et les séances de photos s’accumulent, plus il est manifeste que le monsieur en question porte toujours des culottes courtes…

Et aux mômes en culottes courtes, on passe généralement avec un sourire compréhensif sur leurs petites erreurs d’amateurisme débutant. Ça dépend de leur âge… En général…

Moi président…

"…je ne recevrais pas les députés de mon parti à l’Elysée."
Non, bien sûr.
Entendons-nous bien : Je ne vois absolument aucune objection à ce que le Premier ministre, chef d’une majorité parlementaire, reçoive officiellement les trois plus hauts dirigeants du SPD, l’homologue allemand du PS, comme le ferait la mère Aubry rue de Solferino. En revanche, alors que nous sommes dans un passage de relai délicat pour notre position internationale, notamment, dans les relations franco-allemandes ; alors que "l’axe Paris-Berlin" prend insensiblement l’eau au profit d’un axe Berlin-Londres dans une Europe déboussolée, je note avec stupéfaction que le Président de la République les reçoit tout aussi officiellement et au même titre à l’Elysée, alors qu’ils n’exercent  actuellement aucune fonction d’Etat et sont chez eux l’opposition de leur Chancellerie.
J’observe que personne ne s’en étonne. C’est normal. Et de toute façon c’est pas pareil !

Je maîtrise mes conférences de presse…

Ces exercices sont toujours des moments délicats. En des temps révolus on savait faire pour assurer… Les journalistes sélectionnés posaient leurs questions avant. On s’en indignait chez les bonnes âmes mais faut pas déconner tout de même… Heureusement, aujourd’hui l’exécutif est exemplaire :

Il y a conférence de presse et conférence de presse. Quand l’Exécutif reçoit seul la presse pour répondre aux questions sur sa politique, c’est une chose ; quand c’est un exercice impliquant le pays vis-à-vis de tiers incontournables, c’en est une autre et on doit veiller à arranger le coup… Lors de la conférence de presse conjointe à l’Elysée de François et du président russe en visite de travail en France après un séjour en Allemagne, un connard de journaliste a demandé à Poutine laquelle de la France et de l’Allemagne était un partenaire prioritaire pour la Russie. Le type même de question débile sans réponse vraie possible dans la situation diplomatique du moment. Le type même de question ne cherchant pas l’info ou le scoop mais seulement à embarrasser l’interlocuteur ; c’est vrai que les journalopes français ont pris des habitudes avec Sarko…
Bref, refus poli de Poutine de répondre à cette question provocatrice avec quelques considérations bateau du genre relations de longue date avec les deux, tous deux nos partenaires stratégiques, etc. Puis, se retenant de paraître énervé, Poutine a placé mine de rien que les échanges commerciaux russo-français se chiffraient à 28 milliards de dollars et les russo-allemands à 72 milliards de dollars. Puis qu’en 2011 la Russie a investi 5,6 milliards de dollars dans l'économie allemande et seulement 140 millions de dollars dans l'économie française

On a donc pris la gifle devant toute la presse internationale. Oui "on", pas seulement les culottes courtes, vous et moi aussi… Nul ne saura dans quel état d’esprit Vladimir est rentré chez lui…
Sous tous nos anciens présidents, sous un Mitterrand comme sous un Sarko, on aurait pensé à verrouiller le truc. Mais ce n’était pas normal. L’auteur de la question ne s’est sûrement pas fait remonter les bretelles après. Peut-être même l’a-t-on félicité pour son courage

6 commentaires:

  1. Première Cougar c'est pas mal. Mais eu égard au tempérament de la dame, que penseriez-vous de Première Maitresse? ou plus explicite, Première dominatrice?
    Il y aurait aussi Premier plan cul, mais c'est un peu vulgaire il est vrai.

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    1. Au demeurant, "pour changer", je ne suis que modérément satisfait des formules avec le préfixe "1°" (hormis 1° dame inapproprié dans le cas d’espèce) Le côté talon aiguille de vos propositions me paraît peu souhaitable pour la réputation de la Fwance. En revanche, "plan cul présidentiel", pour vulgaire qu’il soit, me semble une idée à creuser…

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  2. memento mouloud14/06/2012 22:12

    Sarkozy disait qu’il avait changé entre le début de son mandat et sa fin et c’était vrai, la fonction l’avait transformé, il commençait à sortir de l’adolescence indûment attardée. Là, nous avons un galopin devant ses différentes « mômans » et il faut replonger dans les contes pour scruter l’avenir. Ou dans les proverbes. Et celui qui me vient est très simple : « Malheur au pays dont le roi est un enfant »

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  3. Je propose "Première Carie".

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  4. on pourrait l'appeler Madame, c'est classique, de bon goût et français en plus.

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    1. Quand on s'adresse à elle verbalement, évidemment, ça va de soi... Mais pas d'accord quand on parle d'elle ! Si elle n'a pas de "fonction" et même pas de "titre", pour parler d'elle, il faut un "qualificatif" spécifique. Il en va de la réputation de la Fwance (enfin... oiu je sais...)

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