"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

samedi 29 septembre 2012

Confondez pas fiscalité et sentiment de fiscalité !



Ce qu’il y avait de bien avec Jospin, c’est qu’au moins il avait l’air d’y croire. Avec sa tronche de nègre blanc, clergyman calviniste défroqué ayant trop la foi pour être un bon pasteur, fallait le voir causer du sentiment d’insécurité… Aujourd’hui, on pourrait croire que les 1° sinistres socialistes se suivent en étant toujours aussi sinistres mais sans plus…
Grave erreur. Avec Jean-Marc, en dépit de son air compassé de prof d’allemand de province d’avant 68, on atteint le summum du cynisme et du foutage de gueule mine de rien. Non seulement on lit sur la tronche du mec qu’il ne croit pas un mot de ce qu’il dit (ce qui est quand-même un peu rassurant, on se contente de ce qu’on a) mais en plus il n’arrive pas à cacher qu’il est gêné d’en arriver là. Même pas foutu de nous vendre sa soupe avec les envolées lyriques d’un Jack Lang ! (tiens, à ce propos, François Hollande n’a pas pensé à se doter d’un bouffon du roi ; de sa part ce n’est pas étonnant mais c’est tristounet)

Donc ne confondez pas fiscalité et sentiment de fiscalité.
"Neuf français sur dix ne seront pas touchés" dit-il

Même l’arithmétique de la rue de Solferino pour les élections internes n’avait pas fait aussi bien.
Rendez-vous compte : ils ont trouvé le truc pour faire entrer deux français sur trois, ou trois français sur quatre, voire plus dans les un français sur dix les plus riches ! C’est top ! Vous vous rendez compte ! On se retrouve avec bien quarante millions de super riches ! Comment voulez-vous qu’ils ne votent pas pour eux !

Bon, en attendant, le Dépassé de la République a visité le Mondial de l’Automobile et a promis que le niveau de la dette n’aura pas augmenté d’un euro à… la fin du quinquennat…

Tout baigne.


Dessin de Kroll publié jeudi par le quotidien belge Le Soir

jeudi 27 septembre 2012

Comment tiendra-t-il ? (enfin… tiendrons-nous ?)



     
Que dire ? Oui, que puis-je ajouter en suite de mon billet d’hier, billet en forme de sarcasme pour tenter de sauver la face en ma qualité de français fier de l’être ? Surtout que, à peine posté, j’ai lu celui de Corto qui, lui, n’a pas eu mes scrupules et illustré le sien par une vue de la salle de l’assemblée plénière des Nations Unies… au trois-quarts vide pour écouter le Président de la France.
    Comme Corto, moi aussi j’ai peur… C’est si dingue que je ne sais plus quoi vous dire. Alors, plutôt que d’écrire laborieusement n’importe quoi, autant vous copier-coller ci-dessous les 3/5° du papier de Serge Federbusch publié hier sur Atlantico.fr :   

1 – Le pouvoir sens dessus dessous 
Comment, en 160 jours, ont-ils pu en arriver là ? Pour éviter de prendre des coups politiques, François Hollande, depuis son élection et malgré sa posture récente à destination des téléspectateurs de TF1, s’abrite derrière le gouvernement. Au prétexte de normalité constitutionnelle, la répartition des tâches est simple : à lui les annonces agréables et les généralités, aux autres, Premier ministre et ministres, les mauvaises nouvelles. Jusque-là, rien que de très classique …
Sauf qu’hélas le froid souffle beaucoup plus fortement sur l’actualité que le chaud ces derniers mois. On se trouve donc dans une situation paradoxale où le président s’exprime essentiellement sur les mesurettes et gadgets de peu de portée contenus dans son programme alors que le gouvernement est contraint d’aborder les sujets lourds, ce qu’il ne fait naturellement qu’avec le plus d’ellipses et de précaution possible, à la notable exception de Manuel Valls.
Ainsi, ces derniers jours, a-t-on entendu François Hollande préempter des sujets aussi considérables que l’inauguration d’un monument au camp des Milles, de nouvelles salles au Louvre ou une aide d’urgence aux sans-abris alors que son Premier ministre n’abordait rien moins que la question des tensions autour de l’islam, du traité européen ou de la hausse de la fiscalité. Sur ce dernier sujet d’ailleurs, c’est le sauve-qui-peut car personne ne veut prendre la responsabilité d’annoncer le retour de la TVA sociale ou l’alourdissement considérable de la CSG. Tout est donc abordé de biais, par des fuites, des confidences anonymes et autres bruits de couloirs. A ce rythme, les ministres vont bientôt parler masqués.
Sans aller jusqu’à l’hyper-présidence, le service minimum du chef de l’Etat, sous la cinquième République, est de traiter des grands enjeux. Depuis mai dernier, c’est un Premier ministre-zombie qui doit s’y coller et, naturellement, ni sa légitimité ni son autorité ne sont respectées, sur ces sujets de première importance, par les ministres ou qui que ce soit. François Hollande voulait un Premier ministre qui le protège sans lui faire d’ombre, ce qui est impossible, surtout en temps de crise. D’où l’étrange sentiment de vacance du pouvoir qui s’installe chaque jour un peu plus à la tête de l’Etat et accroit son impopularité. Les Verts n’en font déjà plus qu’à leur tête et le gouvernement tire à hue et à dia.
Conséquence directe de cette situation : devant Matignon, la danse du scalp a commencé, François a ouvert son carnet et Martine ressorti ses ballerines. Le problème, c’est que François ne veut pas de Martine.

2 – Hollande tiendra-t-il encore 4 ans et demi ?
Ce début de règne sent déjà la fin et l’effondrement sondagier du pouvoir est plus inquiétant qu’il n’y paraît. En effet, l’expérience des présidences passées montre qu’après pareille chute, on ne rebondit jamais sauf en période de cohabitation.
Dès lors que la proportion de mécontents franchit la barre des 50 %, la pente est trop rude à remonter (juin 1983 pour Mitterrand, novembre 1995 pour Chirac et mars 2008 pour Sarkozy). C’est déjà le cas pour François Hollande dans le « baromètre » du JDD, ce le sera bientôt dans celui du Figaro. Puisque, malgré nos objurgations, le président ne se résout pas à provoquer une cohabitation, que peut-il faire ? Rien, si ce n’est encaisser les coups. Dès lors, il va se trouver face à une situation inédite sous la 5ème République : effectuer un entier mandat en première ligne de l’impopularité. Il est peu probable que la rue, les entreprises et les banlieues le laissent terminer sereinement.

3 – Les calottes sont cuites.
A ceux qui rêvent d’une nouvelle Saint Barthélémy, le climat qui s’est installé en France depuis deux semaines donne quelque espoir. Des vendeurs de mauvaise soupe journalistique, caricaturistes sans inspiration et démagogues de tout poil font commerce éditorial et politique d’une tension réelle, montante, en grande partie liée à l’inculture et au défaut d’assimilation d’une fraction non négligeable des jeunes musulmans. La vidéo mise en ligne sur le site de Riposte laïque, où l’on voit d’inquiétants imbéciles se goberger sur les Champs-Elysées de la bataille victorieuse des fidèles de Mahomet sur les Juifs d’Arabie au 7ème siècle (!) n’a été que très discrètement reprise par les médias. Mais le silence et la gêne ne sont pas des solutions. Le plus terrible est d’entendre Mou-Président, pardon Moi-Président, balbutier que : « Ce qui divise n’est pas bon ». Quel rappel à l’ordre ! Les extrémistes vont trembler. Et, pendant ce temps, Marine Le Pen nous apprend qu’une fois le Front national au pouvoir, on pourra arborer des crucifix mais pas trop gros, des kippas discrètes et des voiles labellisés non islamiques.
Nous ne sommes guère enclins au catastrophisme mais cette situation commence à devenir préoccupante. Elle ne pourra trouver de solution que par des mesures courageuses mais respectueuses des libertés.
D’abord, les lois mémorielles et privatives de liberté d’expression ont ouvert la boîte de Pandore de la censure. Puisqu’on ne peut parler librement de la Shoah, se moquer des homosexuels ou déblatérer des Noirs, pourquoi ne pas interdire également la fustigation de l’islam ? Il n’existe plus de rempart intellectuel sérieux contre le rétablissement du délit de blasphème dès lors que la critique virulente des religions ne diffère guère de celle des races. De même, empêcher une manifestation de salafistes ne les fera pas disparaître. Cela accroît leur prestige auprès de leurs coreligionnaires, puisqu’ils peuvent se targuer de combattre un interdit à géométrie variable. Le ministère de l’Intérieur plastronnera un temps mais le cycle paranoïa/répression est engagé et l’infection va se développer à bas bruit.
Le retour à la liberté d’expression est donc paradoxalement la première étape de la lutte contre ces obscurantistes, elle mettra le mal au grand jour. Elle va de pair avec le fait de considérer que le port d’un voile, d’une calotte ou de tout autre signe religieux dans la rue est un droit individuel inviolable sauf nécessité impérieuse d’ordre public. Si le visage n’est pas dissimulé, rien ne justifie l’interdit. S’il n’y a pas appel au meurtre mais simple expression de l’imbécillité, nulle raison de censurer.
A contrario, et c’est essentiel, le rétablissement du droit commun implique qu’on en finisse avec les ruineuses politiques de la ville et autres subventions clientélistes à une myriade d’associations parasitaires. Tout comme on devrait cesser de promouvoir, sous le nom de logement social, des ghettos. Ou de contourner, comme à Paris, la loi de 1905 en subventionnant la construction de mosquées sous prétexte de pratiques culturelles.

La question de l’islam est l’abcès de fixation des tensions sociales en France et toutes les politiques de discrimination positive entretiennent positivement les discriminations. Les populations issues de l’immigration ne doivent bénéficier ni de faveurs ni de défaveurs.

(…)

…il fallait bien cet épisode « hollandais » pour que la France réalise à quel point les idées socialistes sont obsolètes. On en revient donc à notre observation liminaire : comment tenir quatre ans et demi dans ce cul-de-sac ?

Serge Federbusch

L’in-extenso ici.

mercredi 26 septembre 2012

Le Dépassé de la République s’est surpassé !



Truismes, con-certations et vœux du Nouvel-An sont les deux mamelles qui fournissent le pain dont s’abreuve François Hollande…

Le Dépassé de la République a donc passé son premier grand oral à la tribune où, en son temps, Nikita (Kroutchev, pas l’autre) soulignait la vigueur de son propos en tapant sur le pupitre avec sa godasse… La jactance de François n’a pas fait le même buzz

L’orateur fut égal à lui-même et d’aucun penseront que ce n’était déjà pas si mal ; il a fait ce qu’il a pu…

En préambule, on a appris des choses vachement importantes qui avaient besoin d’être dites :
"Le fanatisme nourrit la violence", "Sans la force, la justice est impuissante", " Si nous voulons rendre le monde plus sûr, il nous appartient de prendre pleinement nos responsabilités"…

Et puis il est "entré dans le dur" :
- Sur le marronnier habituel, un scoop : "Il est urgent de trouver enfin une issue au conflit israélo-palestinien"…  
- Sur le souci de l’année, là il pouvait hausser le ton sans risque, ça mangeait pas de pain : "Le régime syrien n’a pas sa place dans le concert des nations, il n'a pas d'avenir parmi nous" [Le concert des nations, y avait longtemps qu’on l’avait pas placé celui-là], "La Fwance souhaite que l’opposition syrienne forme un gouvernement provisoire", "Sans attendre, il faut accorder dès maintenant au peuple syrien toute l'aide qu'il demande, et notamment que soient protégées les zones libérées, et assurée une aide humanitaire pour les réfugiés" Cébien
- Sur le souci planétaire, là il pouvait monter sur ses talons vu que l’Iran c’est vachement loin : "Il faut aller "jusqu'au bout" pour convaincre l'Iran de renoncer à des activités nucléaires à visée militaire" Il "appelle à de nouvelles sanctions" avant "qu’il ne soit trop tard". Et aussi "que l’Iran intervienne par des moyens humains et matériels en Syrie est inacceptable" [il s’est bien gardé d’évoquer la Russie et… il réclame qu’on fasse quoi au juste au § ci-dessus ?]
- Sur le souci de saison : La France "soutiendra les initiatives que prendront les Africains pour permettre au Mali de retrouver son intégrité territoriale". Et ça, bien sûr "dans le cadre de la légalité internationale avec un mandat clair du Conseil de sécurité" Ben voyons…

Heureusement que les jeux vidéo et autres parties de solitaire sur les smart phones permettaient à l’auditoire de conserver sans piquer du nez cet air concentré et concerné qui sied à la crème de la diplomatie internationale…

Il y a quand même eu de la part du Dépassé de la République quelques annonces qui ont dû faire soulever une paupière à certains entre deux coups d’œil à leurs montres :

- Sur le marronnier de la réforme du Conseil de Sécurité, tout d’abord : "Pour que le conseil reflète mieux les équilibres du monde d'aujourd'hui", non seulement la France soutient la demande d'élargissement formulée par l'Allemagne, le Japon, l'Inde et le Brésil, mais elle souhaite "une présence accrue de l'Afrique, y compris parmi les membres permanents."… Ça va sûrement en intéresser certains… Compte tenu du refus des plus "grands" de voir cette instance se délayer en mini-assemblée générale, de l’inexistence politique de l’Union Européenne, de la pression mise par Berlin et les BRIC et de l’effacement accéléré depuis quatre mois de l’influence de la France sur la scène internationale, que conclure ? Que Dépassé 1° vient d’ouvrir une porte par où la vieille nation, celle des Talleyrand, De Gaulle et même des marquis genre Villepin, va finir par se faire éjecter de son fauteuil à droit de véto… Je dis ça, je dis rien…

 - Sur le blabla qui fait toujours bien : La Fwance souhaite que soit créée "Une ONU pour l’environnement" qui soit "basée en Afrique" Fallait bien qu’il annonce de l’inédit. Qu’est-ce qu’un socialo normal pouvait imaginer d’autre que de créer une bureaucratie supplémentaire ? Qui plus-est faisant probablement double ou triple emploi ?

- Et pour faire bon poids compte tenu de la gravité du moment, la Fwance se déclare candidate "pour accueillir en 2015 une conférence de l’Onu sur le climat" Ça, ça va plaire à pas mal de porte-serviettes ! Un séjour à Paris ! Faudra prévoir les putes. Pour le budget, Bercy verra…

Et puis Dépassé 1° a eu un peu pitié de ses auditeurs et leur a donné l’occasion de sourire un peu (enfin, ceux qui ne dormaient pas ; et c’était sans faire exprès parce qu’il est sérieux vous savez) :

- Il a renouvelé son appel "à généraliser une taxe sur les transactions financières pour financer l'aide au développement et la lutte contre les fléaux sanitaires."
- Et, novation devant cette instance plénière, il a plaidé pour "la dépénalisation de l'homosexualité au niveau mondial", priorité évidente en ces temps difficiles…

Un diplomate rompu à la langue de bois a marmonné : "Avec de tels débuts, il ne peut que s’améliorer."

Vous y croyez ?