"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

jeudi 28 février 2013

Un peu de n’importe quoi en passant…



Dans la série Art comptant-pour-rien mais coûtant un peu quand-même, vous savez que je m’efforce de me cul-tiver et de vous faire part de mes observations, certes très occasionnellement mais quand même un peu plus souvent qu’à chaque mort d’évêque.

Or donc, je lis sur Libération.fr un article sur une dénommée Camille Henrot. Agrémenté d’une photo de la dame (mais pas de ses œuvres), dupliqué par Elle et repris par Yahoo.fr afin que nul n’en ignore, l’article donne envie (enfin…) car, comme nous l’assure un "galeriste" (*) prénommé Kamel : "C’est une fille à suivre…"        
[(*) : En fait c’est le marchand qui la "commercialise"…]

Camille est une vidéaste plasticienne. Rien que ça m’attire ; pas vous ?
 Âgée de 34 ans, elle "rejoint la cour des grands". En effet, "elle se voit confier la partie française du pavillon international de la Biennale d’Art contemporain de Venise." Là, "les plus grands artistes seront réunis lors d’une des plus prestigieuses manifestations d’art en Europe." Mazette !
Certes, "Si elle n’aura pas cette année la chance de représenter la France – honneur réservé à l’artiste libanais Anri Sala – elle exposera son travail dans la partie française du pavillon international."…
Libération nous la présente comme "une artiste touche-à-tout" et "une jeune femme qui présentera à cette occasion un film, œuvre complètement inédite."
Libération nous précise encore que "Sur son CV, Camille Henrot aligne les bons points. En France, elle a exposé au centre Pompidou, au Musée d’art moderne de la ville de Paris, au Palais de TokyoSes œuvres ont aussi fait le tour du globe, pour être présentées à Genève, Tokyo ou Rio"… "Une des artistes les plus brillantes de sa génération"… "C’est une artiste protéiforme qui est très en phase avec notre époque, faite de fracture et de questionnements"… Je m’arrête.

Ah oui ! J’oubliais. L’œuvre qui sera exposée sera coproduite par le galeriste sus-évoqué et la famille propriétaire des Galeries Lafayette. D’autre part, Camille Henrot bénéficie en ce moment d'une bourse d'études au Smithsonian Institut, à Washington. Je ne sais pas qui paie la bourse et je m’en excuse…

Voici deux œuvres de cette chère Camille :


Mais je voudrais revenir sur le Libanais représentant officiellement la Fwance à Venise. Et par la même occasion sur l’époustouflant professionnalisme des pisse-copies de Libération.fr.

Sur Anri Sala donc. Âgé, lui, de 38 ans, aussi Libanais que je suis Père-abbé chez les Carmélites, d’origine sinon encore de nationalité Albanaise, il est né à  Tirana. Et… il vit à… Berlin. Et est surtout connu pour ses vidéos.

L’art comptant-pour-rien fwançais est bien gardé…

Bon, faudrait que je vous montre. Euh, pour illustrer l’œuvre de notre représentant officiel à la Biennale de Venise, je n’ai rien trouvé de très parlant. Faute de mieux, une présentation lors d’une expo à Beaubourg : C’est … 


mercredi 27 février 2013

On cherche le nouveau gâteux de service…



Stéphane Hessel est mort. Enterrement citoyen à prévoir ; de 1° classe, avé les tentures noires à franges argent comme on n’en fait plus depuis avant Vatican II aux parvis des églises, le suisse en bicorne, grande tenue et bas de soie, trois escadrons de uhlans rendant les honneurs, etc. Plus le crottin des chevaux… Théâtralité XIX° siècle. Seule la Ripoublik sait encore faire ça…
Les pleureuses corses se faisaient payer par la famille. Cécile Duflot, elle, se paie elle-même (enfin non, c’est nous qui payons)  
Dans mon journal obsolète de l’année 2012 (écrit en février 2011) il entrait au Panthéon. On va peut-être y venir…

Il va servir encore : des journées d’hystérie, de témoignages, de rétrospectives, de célébrations… De danses du ventre autour du catafalque aussi ; mais pas tourné vers l’idole dont on n’a plus rien à foutre mais tourné vers l’assistance pour faire mine de rien la promo chacun de son propre petit business plan… Et puis si ça évite de parler du chômage et des impôts, c’est toujours 48 h de gagnées. Et après ? Plus rien, nada ! Bien sûr, on vous le ressortira de temps en temps dans un débat ou un meeting pour tirer à la ligne et meubler. Lui ne va pas continuer sa vie autrement ; il est trop athée pour ça. Il n’est donc que matière et quand on a fini de presser le citron, on le jette.

En effet, passé disons les années soixante, qui s’en souvenait ? Pour qui avait encore quelque importance ce type ayant construit tout son business-plan d’après-guerre sur le résistancialisme institutionnel ? Quel soixante-huitard en avait entendu parler ? Pourquoi a-t-il brusquement refait surface avec son prospectus à 3 € ?

Tout simplement parce qu’il était devenu suffisamment gâteux pour qu’on puisse le convaincre de tout et de n’importe quoi. Il suffisait dès lors pour y parvenir de lui passer la pommade à coup de flagorneries admiratives pour ses haut-faits. Ne restait plus qu’à le vendre comme une marque de lessive.
Idiot utile assurant gratos le boulot d’un agent d’influence sans que ça coûte plus aux commanditaires que de flatter son égo cacochyme, il a eu son utilité comme la Mère Denis. C’est fini.

On a épuisé ce qu’on pouvait tirer de l’Abbé Pierre. Idem désormais pour Stéphane Hessel. Et maintenant ?

Quels sont les prochains Vieux Bonzes Récurrents dont on pourrait profiter de l’affaiblissement des neurones ?

Il faudrait qu’ils vieillissent encore un peu. On a un creux là.

L’âge venant Simonne Veil ? Elle ne se laissera pas faire. Et une fois Alzheimer elle ne servirait plus à rien. Michel Rocard ? Peut-être ; Avec ses côtés boy-scout qui sait. Mais trop politique pour plaire…

Je lance un appel d’offre.   

mardi 26 février 2013

Et les connards en rajoutent encore…



Dans un mélange de plus en plus imbitable de rêve métissé d’un éternel futur et d’onanisme présent sans souci d’avenir, la bande de parasites réunis sous la houlette de Jean-Pierre Bel a encore éjaculé un mince filet de je-ne-saurais-que-dire…
Oui, je veux parler du Sénat, de cette espèce d’assemblée, mi loge maçonnique mi maison de retraite, où se sédimentent les restes d'ambitions carriéristes des échelons intermédiaires de la politique fwançaise (sauf des plus superflus ou encombrants qu’on envoie direct à Strasbourg et Bruxelles…)

Le Sénat, donc, examine aujourd’hui une proposition de loi sur laquelle il s’est déjà longuement penché en commission avec les heures de réunion et le tonnage de papier que ça implique. Il s’agit d’étendre les pouvoirs d’enquête des juges fwançais à l’encontre des criminels étrangers. Dans ces cas-là, notez-le, on parle de criminels avant même tout début d’instruction, pas de présumés auteurs de… Le texte vise en effet – et seulement – les étrangers auteurs de crimes de génocide, de crimes contre l’humanité ou de crimes de guerre ; et ce quel que soit le lieu de la planète où le crime a été commis…
Vous me direz que ça existe déjà dans les textes. Exact. Mais la compétence de nos juges n’est pas universelle ; ils ne peuvent agir que si – et seulement si – ils sont commissionnés par la Cour Pénale Internationale pour poursuivre des étrangers résidant en France pour des crimes reconnus comme tels par leur propre pays… (autant dire que la loi actuelle n’a en pratique aucun effet)
L’auteur (évidemment PS) du texte examiné aujourd’hui a proposé de supprimer toussa et d’instaurer enfin la compétence universelle de nos juges… Ah mais ! C’est beau comme l’Antique et la droite va voter le truc comme un seul homme, supplétif de la majorité dont les trublions trouvent qu’on ne va pas assez loin, le parquet gardant quand même la main au nom de la justice d’opportunité. Les malheureuses victimes ne sont pas admises à saisir directement le juge d’instruction…

Ce que j’en pense ?

1°- Alors que la France entière se penche, horrifiée, sur la lecture du bouquin d’Obertone, alors qu’on ne cesse de nous seriner que la Justice manque de moyens et de proximité, alors que les malfrats de tous les types (je ne m’étends pas) qui nous pourrissent la vie sont chaque matin, par dizaines voire centaines, renvoyés libres à une audience dans six mois, on étend la mission des juges pour leur faire traiter des problèmes dont n’a rien à foutre le peuple qui n’en peut mais !
Toussa pour satisfaire les aigreurs d’estomac et les troubles émotionnels d’une infime minorité d’intellos de bazar incapables de compassion pour leurs prochains et que seuls peuvent chatouiller au creux des reins les malheurs médiatisés de leurs lointains… Et satisfaire aussi la soif de vengeance de quelques ressortissants d’ailleurs, suffisamment puissants et/ou friqués pour s’être réfugiés chez nous et y faire du bruit… Et pour ça il y a déjà ce qu’il faut
En ces temps de crise et de réduction des dépenses, on fait quoi, là ?

2°- Qui plus est, ce nouveau texte ne sert à rien et ne changera rien. Le parquet gardant la main (et c’est heureux dans de tels cas), il n’y aura pas plus de procédures de ce type qu’il n’y en a déjà ; c’est-à-dire zéro…  Le Sénat pisse donc dans la mare. Ne sert-il dorénavant qu’à fournir des distractions à la galerie ? A bruiter une apparence de parole et à faire semblant de légiférer ?

3°- La doctrine officielle sur l’égalité étant dorénavant ce qu’elle est et plus aucune différence entre acurabas domestiques et autres n’étant justifiable, jvoipapourkoi le premier Syrien venu, maffioso Tchétchène ou sans papiers du Botswana ne pourrait pas saisir la justice contre tel ou tel affreux de son pays. Ayant encore en fil à la patte un reste de principe de réalité, nombre d’élus PS sont aujourd’hui gênés de ne pouvoir aller plus loin… Gageons qu’ils finiront par y venir, histoire de meubler, faute de pouvoir agir sur le chômage et sur la dette sans toucher aux budgets faramineux de leurs chères collectivités territoriales, tous échelons confondus.  
             

dimanche 24 février 2013

Les gaulois(es) sont à la peine…



Ce midi, tout en consommant en tête à tête avec moi-même mon déjeuner de pauvre veuf solitaire, j’écoutais d’une oreille distraite sur France-Cul’ une ode à la gloire des races anciennes de poules…Eh oui ! On vivote en écoutant ce qu’on veut bien nous donner à entendre…

J’y ai appris un tas de choses intéressantes. En préambule, tout d’abord, une voix radiophoniquement féminine m’a expliqué l’origine de la symbolique du coq gaulois. Elle m’a rappelé que si gallii désignait à la louche les Celtes chevelus, pour les Romains c’était aussi les poules… Et que Jules César se moquait des Gaulois, l’aigle romain allant croquer leur poulailler… Par réaction, le coq devint un symbole de fierté pour le peuple…  A la recherche d’un logo pour éliminer la fleur de lys, les guillotineurs de 1792 optèrent donc pour le coq qui fit longtemps concurrence à Marianne avant de se résoudre à ne plus prendre l’air - souvent la queue basse – que sur les maillots bleus d’un Zidane ou d’un Thuram…

Mais ce n’est là qu’anecdotes à vérifier servant à introduire l’interview d’un producteur de gallinacés spécialisé,  passionné par les races anciennes et notamment par la gauloise dorée... Ces races, parfaitement adaptées aux climats et végétations locales ont été largement dominantes depuis la nuit des temps jusqu’à 1950. On ne voyait qu’elles caquetant dans les cours de ferme ou déplumées à l’étal des volaillers. Elles ont alors disparu ; et cela en moins de dix ans 
Que c’était-il passé ? Tout simplement l’arrivée des Américains à la Libération (n’oubliez pas le L majuscule) Et avec eux les méthodes ayant fait leurs preuves outre-Atlantique, notamment en matière d’industrialisation de la production agricole. On importa alors des souches des Amériques pour améliorer les rendements. Et pour les poules, on a fait des croisements (on ne dit pas métissage pour les ovipares à plumes) en privilégiant l’apport des souches importées afin d’obtenir leurs qualités justement recherchées ; voire on est allé au plus simple et plus rapide en remplaçant… Il est vrai que les souches importées, déjà issues de savants croisements, donnaient des bestioles qui  arrivaient plus jeunes à la maturité reproductive, qui faisaient moins d’os et plus de viande (et de gras) beaucoup plus vite… Tout bénef’…
Bien qu’on rencontre encore parfois des poules rousses (n’oubliez pas de leur dire bonjour, vous en croiserez de moins en moins), vous aurez aussi remarqué que quand vous pensez "poule" (celle dont on parle ici, je précise), vous "voyez" instinctivement une poule blanche. Pour nos aïeux, elles étaient plus colorées, voire multicolores avec des robes assez sombres. Car elles savaient devoir faire fomec sous les arbres pour se camoufler aux regards des prédateurs aériens.  Aujourd’hui, en batterie sous hangar c’est une dépense physiologique inutile, d’autant qu’on n’a plus la corvée de plumer à domicile et qu’elles laissent leurs robes au vestiaire avant d’exposer leurs appas au consommateur sur rayonnage réfrigéré….
En 1960, on ne trouvait plus une seule race ancienne dans le commerce… Après deux bons millénaires (documentés mais sûrement plus) sans changement génétique majeur, seulement dix ans pour disparaître !  Compte-tenu de l’espérance de vie de ces bestioles, non pas naturelle mais programmée par l’homme et en faisant la moyenne (pondeuses et viande de "poulet") on peut dire que leur disparition n’a pas demandé plus de cinq à six générations…

Je n’ai pu que m’étouffer de rire entre la poire et le fromage en pensant aux efforts déployés par Fwance-Cul’ pour promouvoir et illustrer le drame vécu par ces races anciennes dont les coqs pesaient le double des coqs d’aujourd’hui et dont la chair avait du goût.

Je vous laisse méditer sur d’autres métissages et remplacements appelés de ses vœux par Fwance-Cul’ pour répondre aux besoins de l’économie et des caisses de retraite.

Ce sera tout pour aujourd’hui.