"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mercredi 24 avril 2013

(In)Dépendance de la justice, poids et mesures…



J’ai épluché en détail l’organigramme de la Chancellerie (le ministère de la Justice, quoi) Il y a bien un Bureau des politiques pénales générales et de la protection des libertés individuelles, un Bureau du Statut et de la déontologie, une Mission de recherche droit et justice, etc. On y trouve même un Pôle des distinctions honorifiques. Mais je n’y ai pas trouvé de Bureau des poids et mesures

Souvenez-vous : 

- Le 12 févier, un commando de ces pouffiasses hystériques faisant mouiller Caroline Fourest s’est imposé à Notre-Dame de Paris. Bavant l’insulte et la haine, prônant l’éradication de la Papauté, elles n’étaient même pas foutues d’écrire en français sur leurs nichons de harpies agitées. Bilan : profanation d’un espace cultuel et d’objets sacrés, enfants choqués, touristes éberlués, fidèles scandalisés, objets de prix détériorés ; surtout, personnel agressé avec coups et blessures (une évacuation par les pompiers), etc.
Conclusion : Auteur(e)s conviées à perdre un quart d’heure de leur temps précieux au commissariat voisin pour relever leur identité avant de rentrer chez elles sans suites. Même pas une petite convocation pour entendre bisounoursement un petit "rappel à la loi" (question de principe, mesdames, et on s’en excuse…).

- Le 20 octobre dernier, un commando d’une trentaine de jeunes gens propres sur eux et bien de chez nous s’introduit sans effraction sur le chantier inoccupé d’une mosquée en construction, monte sur le toit et déploie une banderole faisant exclusivement référence au nom de leur mouvement et à la date de la bataille de Poitiers, élément encore non extirpé de notre Histoire de France… Bilan : Personne n’est molesté, rien n’est dégradé. Des fidèles sans doute choqués d’apprendre ça après coup. On relèvera la trace de leurs chaussures sur des bouts découpés de moquette usée servant, nous dit-on, de tapis de prière aux ouvriers pour leurs dévotions. Commando se retirant de lui-même en bon ordre sur injonction de la police…
Conclusion : Les plus hautes autorités de l’Etat comme de la morale manifestent leur consternation et appellent à la dissolution, à l’interdiction du "groupuscule fasciste" en question. Les auteurs de cette occupation momentanée du chantier sont placés en garde à vue et un certain nombre sont mis en examen sous divers chefs d’inculpation. Outre celui de profanation et destruction d’objets de culte (les "tapis de prière"…) certains des motifs retenus, faisant référence au racisme et quoique seulement correctionnels, me semblent désormais plus graves dans ce pays qu’un viol avec préméditation, séquestration et actes de barbarie suivi d’assassinat sur mineure de moins de quinze ans en réunion et en situation de récidive…

Depuis, on n’en parle plus mais ce n’est pas fini :

Cela fait aujourd'hui exactement six mois et quatre jours que quatre de ces jeunes gens inculpés sont placés sous contrôle judiciaire sans avoir la moindre idée de quand ils seront présentés au tribunal pour répondre des actes qui leur sont reprochés et pouvoir s’en défendre.

En attendant, depuis six mois mais, qui sait, peut-être encore pendant un an ou plus, ils sont sous contrôle judiciaire et… soumis aux conditions du dit contrôle. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que ces quatre militants de Génération Identitaire - parmi lesquels trois porte-parole de ce mouvement non interdit – sont privés de leur liberté d'expression politique pour une durée indéterminée sans jugement !  En effet, les clauses de leur contrôle judiciaire leur interdit  de participer à toute activité du mouvement identitaire. Toute infraction à cette obligation entraînerait la résiliation de leur liberté sous contrôle judiciaire et leur retour en taule, en détention préventive jusqu’à leur jugement… Pour les contraindre encore davantage à l'inaction, ils doivent aussi pointer chaque semaine dans un commissariat. Au cas où ils partiraient en cavale certainement...
Accessoirement, il leur faut payer leurs avocats…

Ces mesures attentatoires aux libertés publiques doivent faire réfléchir TOUS les militants de TOUTES les causes, car acceptées pour les uns elles pourraient s'appliquer aux autres, vue la nature autoritaire du pouvoir PS&C° qui n’ose plus se cacher aujourd'hui dans sa répression délirante et disproportionnée des opposants au projet de loi Taubira.

4 commentaires:

  1. Nous sommes dans un état totalitaire, il faut en être bien conscient.
    Il n'y a pas de justice.
    C'est une évidence et c'est la raison pour laquelle cette "justice" est placée sous la direction d'une incompétente.
    Pourquoi mettre une compétence à la tête de quelque chose d'inexistant ?

    Il y a ce problème du deux poids, deux mesures.
    Il y a un autre problème important : celui du temps que cela met pour avoir un jugement rendu. Au moins 10 ans pour le moindre truc. Si bien qu'avec les frais d'avocat et tout le reste, les gens ne peuvent pas faire appel à la justice, surtout les anciens.
    Ils risquent d'être morts avant d'avoir justice rendue. Et c'est bien là-dessus que l'adversaire table.

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  2. Ils sont bien, ces Identitaires !
    J'avais fait un billet pour saluer leur initiative, lors de leur action à Poitiers.

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  3. amécépapareil!!!
    Eux ils sont sur le "mur des cons". Cible légitime des magistrats du syndicat de la magistrature, donc.

    http://www.atlantico.fr/decryptage/mur-cons-syndicat-magistrature-et-epinglent-meme-victimes-xavier-bebin-706940.html

    Popeye

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  4. Plouc, t'as encore oublié de pointer, toua !

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