"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

dimanche 7 avril 2013

Sid-Mar-thon, thune, tonthaine, tonthon…


Super-Dimanche pompe à fric. On a eu les deux mon capitaine : Sidaction et Marathon.

- Qui d’entre vous a pu échapper ce week-end à l’espèce de lavallière à la con, toute rouge de confusion, qui se croise les pinceaux dans un  coin de l’écran télé ?
Le Sidaction a encore frappé s’est encore gavé, cébien : 3,9 millions d’euros attendus des promesses de dons ; y a encore du pognon sous les matelas. Dis, chef, c’est où la crise ? Bon, la notice du truc sur Wikipédia nous dit à quoi ça sert et c’est tellement détaillé par activité que c’est sûrement très bien. Et le site officiel du truc se limite à la page écran pour faire un don en vous disant : "Il ne faut pas crier victoire trop vite" Ça on le savait mon con…
En revanche, je n’ai trouvé nulle part la ventilation par type de mission et structures bénéficiaires des 73% du budget consacrés à autre chose que la gestion du bidule et de la collecte. Restons en donc sur notre faim et passons à la suite.

- ASO aussi c’est encore gavé, cébien : Car nous avons eu droit aujourd’hui au Marathon de Paris. On est passé cette année de 40.000 à 50.000 participants. Dis, chef, c’est où la crise ?  Avec 600.000 € de prize-money distribuée aux meilleurs (220.000 € cumulés pour les 3 premiers mâles et 3 premières femelles, parité oblige… Et les trans bordel !) Faut dire que sur la base des tarifs d’inscription et de la participation, les inscriptions à elles seules ont dégagé nettement plus de 4 millions d’euros de chiffre d’affaires pré-encaissé dès janvier, auxquels doit s’ajouter un paquet de thune des annonceurs et autres sponsors sur le parcours, etc. Enfoncé le Sidaction à Bergé ! Si les frais d’organisation de tous ordres doivent largement excéder ceux de la manif’ pour tous, le résultat net doit être sympa pour ASO en complément du Tour de France, du Dakar, etc.

Justement, le Marathon de Paris, parlons-en. J’ai eu la chance d’être le témoin "en live" de cette grande kermesse à la con réunissant chaque printemps une foule très majoritairement constituée de bobos tendances, shootés au quinoa diététique, montés sur Nike pneumatiques et souvent boostés au business coaching, qui consacrent l’essentiel  de leur temps et de leurs efforts à soigner en solo la forme physique de leur chère petite personne dans la perspective de ces grand messes organisées chaque année dans les grandes capitales. Un peu comme ces aristos british, aussi désœuvrés que sans soucis de fin de mois, qui se devaient de faire le "Grand Tour" en des siècles révolus. Ce qui contribuait au moins à nourrir Canaletto (le plus gros éditeur vénitien de cartes postales de l’époque…)
Pour les bobos tendances qui les remplacent aujourd’hui, c’est plutôt dans le jogging qu’ils semblent avoir trouvé un substitut de sens à leur existence. (ça, c’est le coup de sabot de l’âne que je suis, sac à vin et à clopes en surcharge par essieu…)
A les observer, le martien lambda pourrait légitimement penser que le jogger friqué a remplacé les héros classiques (obsolètes, évidemment…) et même le surfer d'argent et autre superman dans les rêveries d’enfance de l'inconscient populaire… Encore que, le "populaire", ils semblent n’en avoir rien à battre ; ce serait plutôt la donzelle boboïde branchée de "bonne" famille (mais moderne, hein ?) qu'ils cherchent à faire s’esbaudir en échangeant entre eux (pardon, en multi-monologuant…) sur leurs exploits et la "solitude du coureur de fond"... 
Bref, les bobos et les gogos même combat !
Bon… Heureusement qu’il y avait G. (et quand même quelques autres) pour relever le niveau !

Il me faut quand même tirer un grand un coup de chapeau au "triomphe de la volonté" chez tous ces sans-grades qui se sont sortis les tripes en allant au-delà d’eux même à s’en exploser le palpitant dans l’anonymat de cette grande foire d’ampoules, de sueur et de douleurs musculaires…
Du coup, j’ai eu comme un doute : A les brocarder ainsi, ne suis-je pas tout simplement "négativement discriminatoire" ? Et - scandale absolu – ne me suis-je pas laissé aller à les "discriminer au faciès" ?!!
Ne faisais-je pas pareil à leur âge, "dans mon genre", en grimpant sur les sommets ? Ne suis-je pas en train de les juger avec mes "préjugés" ?
Certes, mais j’assume pleinement ; j’ai toujours préféré courir la montagne, les névés et les ravines plutôt que leur macadam et leurs couloirs de bus. Et j’ai toujours préféré m’intéresser à mon prochain (ne serait-ce que pour le flinguer) plutôt qu’à la gestion attentive des performances de mes mollets.

Au final, j’ai quand même plus de considération pour les efforts de ces sportifs anonymes que pour les couillons qui cliquent une promesse de don par paypal…

A chacun son truc…


(PS : Avec mes excuses, j'ai un problème avec les couleurs...)

5 commentaires:

  1. Gâche-métier ! Déjà qu'on a du mal à trouver des pigeons.

    RépondreSupprimer
  2. je ne filerai pas un penny au sidaction, pour 2 raisons, la première c'est que tant que ce sera cette vieillasse de Bergé qui sera le grand patron, la deuxième, j'ai pas de fric à fiche en l'air....

    Ce matin aux Buttes Chaumont on croisait les survivants du marathon certains passeront pas l'été à les voir souffler, transpirer et passer du vert au rouge, nous on passe du verre au rouge.....

    RépondreSupprimer
  3. Tout ça me paraît bien dérisoire. On récolte 4 millions pour lutter contre le SIDA. Pendant ce temps, l'assurance maladie dépense des centaines MILLIARDS pour soigner la population. La proportion est ridicule. Dans un pays où la redistribution dépasse les 50% du PIB, faire appel, pour des sommes dérisoires, à la charité publique est indécent. Mais bon, si pour quelques cents par habitant on peut s'offrir une belle âme tout en faisant chier la population pendant deux jours, pourquoi s'en priver ?

    RépondreSupprimer
  4. Alors je vais te dire un ptit truc qui va sans aucun doute beaucoup t'étonner ^^
    Pas un sou de ma part pour le sidaction !
    Je suis désolée pour les malades, mais qu'ils se débrouillent avec leur Bergé d'amour !
    Quand il aura fini de nous les briser avec son mariage gay et l'anti-filiation, on en reparlera peut-etre.
    Mais pour le moment, nitchevo ! Et pis ils onka demander à Cahu, il a les moyens.

    Nan mais ils se foutent de nos trombines ! Manquent pas d'air !
    Et c'est mon dernier mot !

    RépondreSupprimer
  5. "Et j’ai toujours préféré m’intéresser à mon prochain (ne serait-ce que pour le flinguer) "
    Dans mes bras, frère !

    RépondreSupprimer