"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

dimanche 30 juin 2013

Le siècle et ses sigles…



- Ce matin, comme chaque dimanche, succession sur Fwance-Cul’ des séquences horaires affermées aux diverses spiritualités agréées. M’étant levé plus tard que de coutume, trempant mon pain dans la Ricoré au doux soleil, le dos nu sur ma terrasse, je suis tombé sur la jactance du "Doit Humain", l’obédience maçonnique du jour…

Ouais. Le gonze et la gonzesse (parité oblige) qui postillonnaient alors dans le poste m’ont expliqué que, même en mettant un s à la place du z, le terme euthanasie faisait encore peur aux acurabas globalement trop arriérés. Ils en étaient d’autant plus navrés que ce substantif dérive du grec bonne mort oui mort douce, ce qui est quand-même vachement cool. En bonne logique, ils auraient dû en vouloir au Mammouth d’avoir viré le grec de la culture générale scolaire secondaire des acurabas, Mais comme c’est une chose qui ne se fait pas, ces braves gens militent faute de mieux pour le remplacement de ce mot trop inquiétant par un sigle conforme à l’air du temps : l’IVV !
Oui, m’sieurs-dames, l’IVV, Interruption Volontaire de Vie. L’IVV présente l’avantage d’aligner l’euthanasie sur l’IVG, notion suffisamment intégrée dans les mœurs et les neurones du couillon lambda pour ne pas susciter de questions. Après la PMA déjà en route, la GPA déjà tolérée, nous avons d’ores et déjà l’IVV comme domaine d’extension de la lutte.
On notera que ce sigle permet accessoirement de virer du concept les racines étymologiques de ce dont on prétend parler. Et, comme pour l’IVG, rien ne précise juridiquement à quel acteur de la pièce s’applique le qualificatif Volontaire. Le meurtre de la jeune Agnès n’est-il pas une IVV, sans plus ? Ça simplifierait bien les choses…

Cette histoire de sigles rendant les concepts moins imagés me rappelle un billet de fiction-anticipation de l’an dernier à l’occasion duquel j’avais forgé le sigle CVG.
Celui-ci permettait de mettre sur un même plan la Continuation Volontaire de Grossesse et l’IVG… La première n’étant, grâce à ce sigle, désormais pas plus naturelle, voire moins, que la seconde…  
  


Quand Mme Plouc bossait dans les hôpitaux, l’IVG était certes déjà légale mais les avortements encore assez mal jugés. La salle de l’hosto où ils se pratiquaient n’était indiquée que par cette image sans légende sur la porte. On arrache les mauvaises herbes qui piquent…
 

samedi 29 juin 2013

Du miel et considérations diverses…



Que vous raconter pour meubler un samedi où la pluie tombe sans discontinuer sur mon douar d’élection ?
Une pluie drue et lancinante qui aurait mieux fait d’aller rafraîchir les pompons roses aux culs de la noblesse de slip qui se trémousse cet après-midi dans Paris. Mais bon…

Va pour une fois ! Comme souvent Jacques Etienne, je vais vous causer de mes préoccupations territoriales et rurales. Conformément à mes habitudes, j’ai commencé à prendre mes quartiers d’été à moi (mon Castel Gandolfo ou mon fort de Brégançon, c’est comme vous voulez) Ce faisant, j’ai entrepris en arrivant d’ouvrir et aérer le castel après dix-neuf jours d’absence, pas un de plus, pas un de moins. C’est alors qu’en tirant le rideau dans le-bureau-qui-sert-à-tout-sauf-de-bureau, je me suis trouvé nez à nez avec des squatteurs qui n’avaient rien à voir avec des roms de passage, des antifas ou les chats du voisinage. Là, du coup, le fusil à pompe ne m’était d’aucune utilité et je me suis trouvé fort démuni.
Mon premier reflex a été de penser à un nid de guêpes (j’ai déjà donné), mais il m’a fallu me rendre à l’évidence : Il s’agissait d’un gentil essaim d’abeilles ayant élu domicile entre porte-fenêtre et volet, trouvant les volumes fort convenables, l’espace libre sous le volet comparable à l’ouverture d’une ruche et que le plancher du balcon faisait une piste d’envol et d’atterrissage comme n’en a pas Roissy…

Double problème : D’abord, ici on n’est pas entre bitume, pigeons et crottes de chien ; la pollinisation des végétaux, on connaît, on sait que ça compte plus que la pollution et l’impact carbone des cheminées à feu ouvert et autres conneries ministérielles pour l’avenir de l’espèce humaine : Les abeilles, on ne les flingue pas ! Ce sont des potes à nous…
Oui, bon, mais là elles me font chier quand-même… En plus, à travers la vitre, on pouvait repérer la reine !
Trouver un apiculteur que ça intéresse de tenter de récupérer ça était le plus fastoche, suffit de trois coups de fil.
Deuxième problème. C'est bête figurez-vous, mais le réel comporte des contrariétés bestialement mécaniques auxquelles le numérique n’apporte pas plus de solutions que la théologie dogmatique : Ces bestioles sont sainement territoriales et agressives quand on les dérange dans leur maison, n’ayant pas eu la chance d’être instructionnées sur les avantages de l’ouverture à l'Autre. Et elles étaient un paquet de milliers entre fenêtre et volet… En outre, leurs constructions étaient à la fois ancrées sur l’ouvrant de la fenêtre et sur le volet ; volet ne pouvant s’ouvrir que de l’intérieur en ouvrant préalablement la porte-fenêtre sur l’intérieur de la maison…
Bref, je passe sur les détails de l’opération. Elles sont maintenant dans leur nouvel HLM au fond d’un vallon. A charge pour elles de se réorganiser là. Reste à savoir si la reine est sauve ou si elle s’est noyée dans le miel, la cire et le naissain qui ont été sérieusement brassés… Et dans ce cas, si les ouvrières retrouveront dans tout ce désordre de quoi se refaire une nouvelle reine. On saura ça fin août…
Quant à moi, suite aux inévitables dommages collatéraux, j’ai ramassé les cadavres sur un balcon transformé en vraie patinoire… de miel…
 Sinon, à part ça, la vie continue :


- L’Europe va débloquer un paquet de milliards pour financer le chômage des jeunes, cébien.
- Sur ce paquet, bien sûr, il y a la part pour la Croatie (22% de chômeurs) admise au club comme 28° membre dès lundi. Cébien.
- On ne parlera que PMA pour tous aujourd’hui au Carnaval et ce soir à la télé.
- Mandela et Bouteflika sont au frigo mais l’ANC et le FLN sont toujours là.
- Les clopes vont augmenter.
- Encore 50 jours pour Nicolas…      .   

vendredi 28 juin 2013

Précisions utiles sur les "Transports doux"…



Toujours soucieux de faciliter la vie quotidienne de ses semblables nauséabonds, notre ami l’excellent Fromage+, moisi quoique lillois, a édité un complément indispensable aux dépliants de la RATP.  On saluera cette heureuse initiative qui contribuera, n’en doutons pas, à favoriser le recours aux transports collectifs par les adeptes de formes de tourisme que nous souhaitons de plus et plus innovantes et surtout… durables.
On n’oubliera pas non plus d’exprimer au passage notre gratitude aux autorités ayant pris l’initiative de créer ces deux nouvelles lignes urbaines. Tellement urbaines qu’on en oublierait presque leur urbanité, tant est grande leur contribution citoyenne à l’avènement d’un vivre-ensemble apaisé.

Au demeurant, le plan de réseau réalisé par notre ami présente quelques imprécisions et inexactitudes de nature à susciter des déceptions chez des usagers empruntant ces lignes par naïveté, "par erreur" ou "malgré eux". Sans contester la qualité et la grande utilité du travail réalisé par Fromage+, j’estime donc de mon devoir de préciser que :

- Sur la ligne GAV1, il est indispensable de signaler que les arrêts aux stations sont réservés à la "montée" et en aucun cas à la "descente".
Quant aux éventuels arrêts facultatifs intermédiaires, sachez que ce n’est pas à l’usager de lever la main ; cette mission est réservée aux préposés en charge de lui faciliter ses déplacements.
- D’autre part, sur la ligne GAV2, il y a une petite erreur : Sur le tronçon nord, la carte indique que la ligne fonctionne dans les deux sens ; c’est faux. Sauf cas de transfert au terminus sud avec correspondance et temps d’attente au dépôt et chez les tapissiers en murs des cons, le service du retour n’est pas assuré et laissé à la charge de l’usager par tous moyens à sa convenance.

On notera toutefois que ces nouvelles lignes inaugurent un progrès très significatif en matière de service rendu, progrès qu’on n’arrête pas, comme chacun sait, et qui devrait contribuer à rendre encore plus attractif ce type de transport doux : Désormais, les jours, heures et fréquences de passage du bus ne relèvent plus du seul caprice du concessionnaire de service public, mais sont – bien au contraire – étroitement corrélés aux exigences les plus aléatoires exprimées par la clientèle.

jeudi 27 juin 2013

Sus aux distracteurs !



Je viens de découvrir un nouveau substantif (et/ou adjectif, allez savoir) : "DISTRACTEUR" !

C’est fou ce qu’on apprend maintenant à tous âges grâce aux efforts de communication consentis H24 depuis le changement par big mother afin de distraire responsabiliser les acurabas conformément au principe constitutionnel de précaution.
M’étant consciencieusement abonné aux flashs d’infos de la Préfecture de Police de Paris (on n’est jamais assez prudent), je reçois donc quasi-quotidiennement ses notes d’information et le relevé de ses succès du jour (interpellations de pickpockets, escrocs, cambrioleurs, etc. qui ont été déférés ; mais on n’a jamais d’infos sur les suites…) Bien entendu, on cherchera en vain les interpellations printanières qui occasionnent actuellement tant d’heures sup’ aux personnels de la maison. Par les temps qui courent, le marronnier de saison qui meuble la com’ de la PP concerne évidemment la prévention des cambriolages de la période estivale… Mais ce n’est pas tout :

Depuis le 24 juin, grâce à l’heureuse initiative de la PP, les nouveaux lauréats au permis de conduire et ceux qui le récupèrent après une invalidation pour solde de points nul reçoivent par la poste, jointe à leur précieux sésame rose, une carte postale délivrant un message de prévention ciblant les risques liés aux distracteurs ou à l’alcool au volant. Que c’est gentil…

Vous noterez la subtile distinction entre l’alcool et les distracteurs. L’alcool n’est donc pas un distracteur ; sachez-le. Il est vrai que l’alcool bénéficie d’une réponse pénale étalonnée en décigrammes par litre, ce dont ne bénéficient pas les distracteurs… Ayant la chance de n’être pas destinataire de la carte postale, j’ignore si son verso indique précisément ce qu’on entend par distracteur… Au vu du niveau d’humour et de haute vulgarisation du recto (toute une série d’images commandées au dessinateur Wayne ; pas John, l’autre) je doute que ce soit très détaillé… Tabac ? Téléphone et touïttes au volant ? Shit et autres substances ? Famille nombreuse à faire tenir tranquille ? Roulage de pelle ? (hétéro-pelle, ça va sans dire ; homo-pelle ce serait discriminatoire…) Drapeau LMPT sur la lunette arrière ? On ne nous dit pas tout !

On ne doit pas se laisser distraire ! Ou alors j’ai rien compris…

Mais si ! J’ai tout compris ! L’emploi et la croissance, c’est plus important que le permis !
Sus aux distracteurs !
Sus aux premiers des distracteurs : Au distracteur en chef, à son huitre de Matignon en charge de nous distraire, à son distracteur à gaz, à sa distractrice à vélo et escorte, à… Enfin, bref.