"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

jeudi 13 juin 2013

Hier, nous avons vu qu’ils étaient prêts…



Pendant que les grosses légumes planétaires se préparent fébrilement pour la réunion du G8 lundi prochain où ils devront se mettre d’accord sur une déclaration commune de généralités alimentaires n’évoquant rien de tout ce qui fâche ; pendant que l’Europe coule pavillon (pas très) haut ; que le Qatar achète ce qu’il en reste ; que la Chine avance ses pions impérialistes dans tous les domaines ; qu’on a décidé en douce le 5 avril de filer les allocs’ pour les mômes des nièmes épouses polygames restées au bled ; pendant qu’on félicite le Japon de faire une politique monétaire que nous nous sommes nous-même interdit et qui, en plus, va contribuer à nous couler plus vite ; que… que… Ah oui ! Pendant  qu’on se donne les moyens d’écraser l’hydre fasciste qui nous menace, pendant toussa, il se passe des choses vachement importantes en Fwance, vous savez… Par exemple, de ci, de là :

- Hier, avant d’entrer dans la salle du Conseil de ministres, toute fière d’être là, Michèle Delaunay, sinistre en charge du 3° âge dont vous n’ignorez rien, a sorti son téléphone et a pris la photo de ses trois copines : l’inévitable Belkacem en charge des femmes et du blabla, la gueriniesque  Carlotti en charge des estropiés et des grivèleries hôtelières et, ne l’oublions pas, la dispensable Duflot en charge des HLM et d’on sait pas trop quoi… Car ses trois copines s’étaient concertées comme trois pensionnaires potaches et gloussantes d’un internat de bonnes sœurs. Et pour quoi faire, je vous le demande ? Pour afficher leur "nationalisme" (seulement économique, faut pas déconner). Aussi sec, la mère Delaunay a touïtté la photo avec ces mots : "La marque France portée avec brio" !

Le redressement productif est en de bonnes mains…  
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- Hier aussi, Moi-président-pédalonaute a remis à l'Elysée "le prix de l'audace artistique et culturelle" destiné aux enfants des écoles. Bon. Il faut bien qu’il s’occupe. Compte-tenu de l’importance de la chose, il était entouré de trois ministres qui n’avaient sans doute rien de mieux à faire : Outre Vincent Peillon et Aurélie Filippetti, il est vrai concernés par le sujet, il y avait la contournable Yamina Benguigui… Celle-là, on nous la sort chaque fois que possible. On n’arrive pas trop à se faire une idée sur la raison de sa présence récurrente. - Est-ce pour nous convaincre que le souci de la francophonie est présent et prégnant dans toutes les décisions du gouvernement ? - Est-ce pour nous convaincre qu’elle est autre chose qu’un emploi fictif ? - Ou est-ce pour une question de quota, par nécessité médiatique impérative de diversifier l’estrade ? A vous de voir mais je crois que c’est tout vu…

Ceci-dit, n’oublions pas le principal, la pointe du plan com’ élyséen : Nous avions là un orateur de première bourre dont le discours fut largement applaudi avant que Moi-président-etc. lui renvoie l’ascenseur, la pommade et tout et tout… Je veux parler du Président du Jury de ce Prix de l'audace artistique et culturelle, c’est-à-dire de Jamel Debbouze soi-même... 
 Accessoirement, je n’ai pas vu à quoi ressemble l’œuvre d’écoliers de Rennes ayant obtenu le premier prix. Tout ce que je sais, c’est que ça s’appelle "ma cité idéale, entre lumières et mouvements"…

L’art et la culture sont en de bonnes mains…
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Bref, s’agissant de tous les grands soucis qui nous hantent et que j’évoquais au début, il est manifeste que nous n’avons pas d’inquiétudes à nous faire. Nos dirigeants sont à la hauteur (de minimis non curat praetor). Oui, ils sont à la hauteur.

Je me souviens qu’en avril 1980, après le fiasco dramatique de la tentative de libération des 56 otages de l’ambassade US en Iran, entouré de ses collaborateurs attendant les ordres, Jimmy Carter resta des heures sans rien faire, assis devant une carte d’Iran en se tordant les mains, répétant inlassablement les noms de localités qu’il lisait sur la carte… Nos dirigeants à nous sont beaucoup mieux : ils sont entraînés à répéter inlassablement des concepts hors-sol, des mots d’ordre creux et des psalmodies vides de sens, des mots, encore des mots… Quand le jour viendra, le jour du bordel, le jour du réel, eh bien ils seront prêts : Ils nous réciteront les couleurs du drapeau, la cité idéale, ou l’annuaire des postes… Toussa… Et l’Avenir viendra…

7 commentaires:

  1. ces 3 greluches sont élégantes !! des vestes boutonnées sur des boudins...

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    1. Tout le monde ne peut pas se payer des broderies sur le plastron ! Surtout avec la transparence des patrimoines...

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    2. Les 3 grasses…

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    3. Boutfil vous me l'ôtez de la bouche

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  2. Je viens de voir cette incroyable cérémonie de remise de prix de l audace machin: sacrée pantalonnade ! que le Bouze ironise sur Sarko-JoeDalton passe encore mais que Pépère en ait ri aux éclats... enfin bref, beurk !

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  3. Quand on voit les figures politico-culturelles censées représenter les valeurs de la République, on est en droit de douter de la légitimité de ce système. J'avoue, j'aime bien les raccourcis..
    Ah oui, aussi d'après les gens qu'on arrête et ceux qu'on libère, on peut avoir une bonne indication sur la nature de cette République. Il y a les sans papiers, et il y a les sans casiers. hollande s'en prend maintenant aux électeurs de Sarkozy. Hollande arrête les sans casiers.
    "Le jour du réel" et de la vérité, je l'attends également avec impatience. Pour patienter, j'écoute chaque matin la rediffusion du journal du soir, très riche en débats, sur Radio Courtoisie. La radio du pays "réel". Ca fait désormais deux lieux où je lis et entends ce mot, "réel", et je commence tout juste à percevoir la portée de sa définition. 4 lettres, pas une de plus, mais une volonté de faire coller la vérité à la réalité.

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  4. que n'a t'on profité d'un pieu assez long pour faire une brochette de grenouilles , c'est parait il la saison...et si le manche était long ça pouvait même faire un drapeau , celui du pays qui pleure des larmes de sang ...
    je relis ton texte et me retrouve avec l'hymne national nouveau ,en tête :"moi je vous fais des marionnettes.."
    enfin ça c'est l'hymne de ceux qui gouvernent , les autres commencent à chanter un très vieux truc "ah ça ira ça ira ..."

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