"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mardi 30 juillet 2013

Média-tète Monfric-sur-Poire



Non ! J’peux pas me retenir ! Fromageplus vient de nous mettre ça en ligne il y a moins d’une heure et je vous le repique ici aussi sec ! Autant pour vous qui ne l’auriez pas encore vu chez lui que pour pouvoir la garder dans mes archives.
Vu à travers notre quotidien d’aujourd’hui, c’est certes d’un banal à chier mais asseyez-vous confortablement et savourez-en tous les détails. Tout : La tronche comme la jactance, que ce soit des officiels qui postillonnent dans le poste aussi bien que des intermittents rémunérés pour l’occase ; le décor, et tout et tout. Examinez bien toutes les soudures de Lionel Tonda et leurs significations.

Mais je ne vous fais pas attendre plus : C’est .

Ensuite, ne ratez pas le premier com’ chez Fromage par lui-même… 

Pose de la 1° pierre. Pour la dernière voir plus haut 

Horaires d’ouverture au public
 (des fois que...) :  Mardi : de 15h à 19h.
• Mercredi : de 10h à 18h.
• Jeudi : de 10h à 13h.
• Vendredi : de 15h à 18h.
• Samedi : de 10h à 13h - de 14h à 18h.

dimanche 28 juillet 2013

Les dissolvants dérivatifs Flamby…



Je n’arrive plus à écrire un billet sur les sujets sérieux. Autant sur ceux qu’on étouffe tant ils trahissent la gravité de la situation que ceux sur lesquels modernoeud brode à l’envie tant ils servent à masquer les louches manœuvres des larves de l’hyper-classe. Qu’il s’agisse donc des échauffourées de Brive, des accueils un peu rudes de Brétigny ou du scandaleux dérapage de Bourdouleix… Pourquoi ? Sans doute parce que ces sujets sont plus dramatiques les uns que les autres, comme des constats d’huissier du franchissement de points de non-retour

Heureusement que pendant ce temps-là, nos dirigeants, notamment les plus réalistes, les plus appréciés pour leur rigueur, leur volontarisme et leur sens de l’action, se focalisent à bon escient sur les dangers les plus angoissants pour le vivrensembre™ et la pérennité de l’ordre républicain.   

C’est donc sans débander que Son ambition matignonesque Manuel Gaz et des GAV Réunies s’est exprimé mercredi dernier sur le perron de l’Elysée à la sortie du Conseil des Ministres, solennellement et avec la gravité appropriée. La forêt de micros et camera se tendait vers lui tant l’annonce attendue était importante… Il est vrai qu’il faut sans doute remonter au moins à la cour de l’impératrice Théodora à Byzance, voire à la dynastie des Han, pour trouver, droit dans les rangers du duc d’Otrante, un personnage aussi titré : Prince du Trocadéro, comte de Brétigny, modérateur de Brive, médiateur de Trappes, protecteur des Bousculades, chef de rang honoris causa de la rupture du jeûne, porte-chandelier idem des diners du CRIF et j’en oublie…
Bref, l'espèce journalopienne était là pour entendre la nouvelle, le scoop inquiétant. Entre deux éclisses virevoltant au vent que le hasard d’une brise coquine dépose parfois sans bruit dans quelque rainure ferroviaire entre Brétigny et Aurillac, entre deux coups de couteau quasi virtuels entre les omoplates d’un soldat rentrant de permission et coups de pieds fantasmés dans le ventre d’une femme enceinte dont on se demande ce qu’elle foutait là, limite mise en garde à vue après la perte de son fœtus, faute d’avoir à dénoncer ce jour-là une nouvelle tâche de peinture sur la clôture d’une mosquée, Sa Certitude le Sinistre de toutes les polices nous a annoncé la dissolution de l’Œuvre française….      

Entre les retraites, l’euro, le chômage, la fiscalité des collectivités territoriales, toussa, le Conseil des ministres s’était penché sur le dossier. Il avait déjà planché il y a quinze jours au moins sur l’indispensable dissolution de Troisième voie et des Jeunesses nationalistes révolutionnaires dont nous avions tous entendu parler et déjà subi les nuisances. Et, pour faire bon poids, dissolution aussi de l’assoc’ Envie de rêve dont la raison d’être était de gérer un café associatif pour rendez-vous et conférences-débats…
A l’évidence, ça ne pouvait suffire pour faire prendre conscience aux Fwançais du retour en raz de marée des ligues fascistes des années trente avec leurs nervis en chemises brunes semant la terreur à tous les coins de rues. Après Brétigny, Trappes et Brive, il était urgent d’en remettre une couche préventive

Donc, va pour l’Œuvre française ! Moi qui m’étais intéressé de loin aux castagnes agrémentant les alentours de Sce-Po et de l’Odéon au cours des retombées de "68", - il y a au moins quarante ans - j’en avais évidemment entendu parler. Mais si on m’avait posé la question la semaine dernière, j’aurais mis ma main au feu que ça n’existait plus depuis belle lurette… Ben non.
- J’ai même découvert que ce truc a tenu son VIII° congrès il y a 18 mois dans quelque salle de modeste importance ! Ils ont même une charte qui appelle à "la primauté du politique sur l’économique, du spirituel sur le matériel, du national sur l’étranger, du qualitatif sur le quantitatif, de la sélection sur l’élection, du talent sur l’argent, de la beauté sur l’utilité" On comprend que Manuel Gaz soit inquiet… pour nous.
- Surtout, ils ont un maître à penser qui, comme le canard, est toujours vivant ! Or Pierre Sidos est l’incarnation parfaite de toutes les batailles perdues depuis les ligues d’avant-guerre en passant par la collaboration, la LVF, l’OAS, etc. Fondateur de  l’Œuvre française, il l’a dirigée en direct jusqu’à tout récemment et doit avoir aujourd’hui 90 balais… Le danger qu’il représente n’en est que plus grand…
- Enfin, en cherchant bien, on découvre que les forces de l’Œuvre française participent chaque année comme supplétifs à l’inquiétant hommage rendu à Jeanne d’Arc, le premier mai place des Pyramides…

On comprend d’autant mieux le communiqué du Conseil des Ministres : "­- L'Œuvre française est une association qui propage une idéologie xénophobe et antisémite, des thèses racistes et négationnistes, qui exalte la collaboration et le régime de Vichy, et qui rend des hommages réguliers au maréchal Pétain, à Brazillac (sic) ou à Mauras (resic)". Quant à son annexe, Jeunesse Nationaliste, elle "propage, elle aussi, la haine et la violence"… (reprenez votre respiration…)
Je suppose que le préposé aux "éléments de langage" chargé de pondre ça a été content de son bel ouvrage et qu’il a pensé être suffisamment exhaustif. Je me demande pourtant depuis mercredi dernier s’il n’a pas oublié quelque chose… A vrai dire je ne vois pas ; auriez-vous une idée ?

Au demeurant, on voit là que la République est bien défendue ; pourquoi en aurions-nous douté ? D’ailleurs, le communiqué du gouvernement, scrupuleusement repris mot à mot sans en rien changer par toutes les dépêches d’agences, ne peut que nous rassurer : Plus personne ne se souvient d’avoir entendu parler de Brasillach ou de Maurras ; ni n’a conservé la moindre trace de culture historique des HLPSDNH…
Cébien ; on pourra d’autant mieux leur raconter n’importe quoi…

samedi 27 juillet 2013

Des ouacances, des babasses et des poules subventionnaires…



Non seulement "c’est les ouacances", mais je m’achemine sans fébrilité excessive vers ma Pâques de l’été de cette année. La réussite de cette période-culte de la vie du clan nécessite, il est vrai, quelques efforts et/ou concessions de la part des uns et des autres ; et des innovations… Une nouvelle table de ping-pong serait bienvenue ; un projet de surprise pour les petits-­enfants est à l’étude pour l’an prochain, mais chut… Là n’est pas ce qui m’inquiète le plus. Ce qui risque de se révéler coton, pire sans doute qu’une journée sans tabac, c’est le projet d’instauration de journées sans babasse
  Je précise que la babasse désignait dans la mouvance de ma jeunesse le billard électrique qu’il fallait secouer pour en obtenir des parties gratuites ; recyclé par Mme Plouc, ce terme familier s’est sédimenté dans le vocabulaire du clan pour désigner un PC, bref un ordi, un portable
Or, sans vouloir opérer un retour nostalgique aux longues veillées autour de l’âtre, la perspective d’une dérive encore insensible vers la caricature d’un salon littéraire avec sept, huit ou neuf portables ou tablettes de concert sur autant de paires de genoux appelle à prendre préventivement les armes…
Comme je me refuse de confier le choix et la fréquence des dites journées aux fatwas de l’université al-Azhar, j’appréhende les décisions du conseil de famille. Et cela d’autant plus que je serai le premier à avoir des problèmes de sevrage et de manque…
Peut-être en ressentirez-vous les effets sur la production de ce blog…    

Ceci-dit, comme il faut profiter des ouacances pour se kultiver en écumant les festivals et les animations culturelles, je vous invite à visiter la galerie Marcel Duchamp à Yvetot. Ce sera pour vous d’un excellent rendement car vous aurez ainsi en une seule visite épuisé toutes les émotions esthétiques que procurent à n’en pas douter, le même jour et à la même heure, une bonne centaine d’expos disséminées partout en Fwance. Or, quoi de plus divertissant, instructif et fascinant que la banalité et le ridicule élevé au sérieux de l’art officiel ?
Et puis c’est subventionné par la ville d’Yvetot, la Direction Régionale de l’Action Culturelle et le Conseil Régionale de Normandie. En contribuable conscient et conséquent, vous pourrez donc déambuler dans l’expo avec la conviction d’en être le principal mécène et un regard condescendant pour l’air dubitatif du touriste étranger fourvoyé par inadvertance en ce lieu… Où que vous soyez, pas besoin de sortir la bagnole, c’est ICI.

Plutôt que le catalogue de l’expo (s’il existe), ce sera pour vous l’occasion d’aller lire la chronique n°44 de Nicole Esterolle et de faire une bonne action en suivant son conseil d’action citoyenne.

La photo : Hommage à la babasse et à Cuir Center  (le légo sur le plat est une œuvre d’art subventionnée)

jeudi 25 juillet 2013

Pauvre Rutebeuf à Beauvau…



Que sont mes Nazis devenus
Que j'ai tant voulu vous montrer
Et tant rêvés.
Ils ont été tant clairsemés
Je crois le temps les a ôtés
La peur vous manque.
Ce sont des nazis de poussière
Et j’ai beau tisonner les braises
Que cendre morte.
Même le borgne croquemitaine
Ne vous fait plus glapir de haine
La peur vous manque.
Avec Pédalo qui m’atterre
Pour vous détourner des vraies guerres
Comme ils me manquent.
Il ne faut pas que je vous conte
Comment je me suis mis en honte
Pour en trouver…

Les Hêmpétés n’ont pas daigné
En faire assez pour oublier
Le Péèssgé et les quawtiers.
C’est leur Nicolas qui vous trouble
Sans qu’on puisse tirer sur la foule
La peur vous manque.
Rue Saint Méric, j’avais bien cru
Les retrouver, vous les montrer,
Mais c’est plutôt assez foireux,
Estéban, j’aurais aimé vous trouver mieux
La peur vous manque.

Avoir un Breivik sous notre toit
Ça nous aurait meublés six mois !
J’en ai rêvé.
Le type avait le bon cévé,
Le truc qui aurait pu marcher,
Mais tout le monde peut se tromper
Et c’est rappé.
La peur vous manque.
Tout ceci est si décevant
Que seule nous sauve d’inadvertance
La connerie de quelque branque
Du marais mou sans consistance.
Même au zoo, pour arriver à exposer
De vrais nazis, j’en suis réduit
A vous montrer des UDI…
La peur vous manque.  

Que sont mes nazis devenus
Ils ont été trop clairsemés
Maintenant que le Coran vente
Et droit au cul quand il m’évente
La peur vous manque.

Et pour que Matignon m’attende,
Qu’enfin mes nazis ne me manquent
Pour vous faire peur

L’espérance de lendemain
Ce sont mes Verts.
 
Fond musical ici