"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

vendredi 30 août 2013

Rien devant et ça suivra derrière…




Pas besoin d’un Powell pour faire comme Bush Jr,
Pas besoin d’un Béachelle pour faire comme Sarkozy.
Oui, je sais, j’en suis réduit à faire comme Sarkozy ;
Je ne l’aurais jamais cru mais au point où j’en suis…

L’été touche à sa fin et pourtant rien ne vient.
L’inversion de la courbe, ça marche pour les sexes,
Suffisait d’une loi. Mais ça fait pas pour l’emploi…
Tout ce qu’ils m’ont trouvé pour meubler la rentrée
C’est de rêver d’un monde futur de conte de fées,
De faire voter une loi pour les récidivistes,
Et de fiscaliser les rainures de parquets.
Toussa pour arroser un peu plus les quartiers,
Et embaucher cirage aux ballets de l’Opéra
Pour jouer la mort du cygne au titre des quotas
Quant au chômage, aux retraites et toussa,
On aura beau le dire et la montrer du doigt,
Taper sur l’esstêmdrouâte ne suffira pas…

 Alors moi, je fais quoi ?
Ben, il me reste encore le domaine réservé.
Bien sûr, ça va coûter encore un max’ de blé.
Et des pensions de veuves et de jeunes estropiés
Mais on s’en fout puisqu’on a une armée de métier.
On va faire une connerie, mais qui s’en souviendra ?
Qui parle de la Libye aujourd’hui ? Hein ? Dites-moi…
___

J’aime bien cette photo :
- Devant il n’y a rien. Ou plutôt, la nature ayant horreur du vide, devant il y a… on ne sait pas ; sûrement un trop plein ; de quoi ? Ce n’est pas du rien, c’est du quelque chose, et sans doute du n’importe quoi. Mais il ne le voit pas ; ou plutôt, il ne veut pas le voir… Pour tenir encore, ça suffira.
- Et derrière, il y a foule… Ou plutôt, il y a "l’image" qu’on lui fabrique, qu’on va nous vendre sur les écrans télé et que toute la presse établie va commenter servilement. Sur cette image, il sera mis en valeur sur un fond d’écran martial aussi fictif que la carte derrière la présentatrice météo. D’ailleurs, il n’en fait guère plus que la fille : il commente un "réel augmenté" qui lui est imposé par les éléments…
Sur l’image "retraitée" (pour les retraites on verra…), il aura le port altier et les yeux fixés sur la ligne bleue des Vosges de l’Orient… Alors qu’il se dandine peut-être, la manchette de chemise qui dépasse, en se disant qu’il a bien envie de pisser…
Mais c’est le Président et le chef des Armées…    

mardi 27 août 2013

Le poids des news et le choix des infos…



Parmi les évènements d’hier, j’en retiendrai deux :

1°- La séparation annoncée entre Monica Bellucci et Vincent Cassel :

Sur Google, je relève 3.250 références détaillées avec lien sur environ 10.700.000 résultats trouvés.

2°- La mort de Hélie Denoix de Saint Marc, (vraie) Grand-Croix de la Légion d’Honneur, exceptionnelle incarnation dans sa chair et sa pensée lucide de trois-quarts de siècle de l’histoire et des déchirements de la France :

Sur Google, je relève 23 références détaillées avec lien sur environ 8.870 résultats trouvés.

- Sur Lyon-Mag, on peut lire en titre :
"Mort du résistant Hélie de Saint-Marc : l’extrême-droite truste les hommages"…

- Un autre commence son papier ainsi : "Hélie de Saint Marc (né en 1922) fils d'un lecteur de l'ACTION FRANÇAISE qui renoncera à tout antisémitisme…"

Du côté des communiqués émanant de nauséelus ducentretdelagaucheréunies, on relève quand-même trois phrases assez neutres et, somme-toute, correctes de Gérard Collomb ; c’est à peu près tout. Faut dire qu’Hélie de Saint Marc était un administré de sa bonne ville depuis 47 ans, que ses obsèques y auront lieu vendredi prochain et que ce n’était quand-même pas n’importe qui. Et qu’il y a des municipales l’an prochain…

Enfin, du côté des autorités officielles de l’Etat, tous étages confondus, s’agissant d’un Grand-Croix de la Légion d’Honneur, RIEN émanant d’un quelconque niveau national. La seule réaction officielle en fin de soirée est venue du préfet de la région du de cujus, Jean-François Carenco : "Au-delà des débats historiques, cet homme exceptionnel a marqué notre histoire. Résistant et déporté, il fera ensuite en Indochine preuve de courage, d'humanité et d'une bravoure sans faille et renouvellera son engagement au service de la France en Algérie. Frère d'armes des harkis, il a choisi de s'en tenir à ses convictions. C'était un homme bien". Par sa voix, les pouvoirs publics se sont exprimés. Point barre. Il a fait le service minimum, évitant ainsi à sa hiérarchie aux plus hauts niveaux d’avoir à dire trois mots susceptibles de lui être reprochés par la bienpensance.
J’espère pour lui qu’il l’a fait en service commandé ! Avoir terminé son communiqué de représentant de l’Etat s’exprimant es qualité en portant le jugement "c’était un homme bien", ça passe peut-être. Mais après avoir laissé passer le 23 juin dernier un chiffrage de manifestants MPT d’après la police égal à celui des organisateurs, il en fait peut-être un peu trop…

Comme courte notice nécrologique à l’intention des plus jeunes générations, je me contenterai de donner en lien le papier de Jean Sévilla sur Boulevard Voltaire. 



lundi 26 août 2013

Glané dans les jardins d’Espagne…



" L’histoire est une science systématique de la réalité radicale qu’est la vie. Elle est donc la science du présent le plus rigoureux et le plus actuel. Si elle n’était pas science du présent, où irions-nous trouver ce passé qu’on lui attribue généralement comme thème ? L’opposé, qui est ce que l’on fait d’habitude, équivaut à faire du passé une chose abstraite et irréelle, demeurée inerte, à sa date, tandis que le passé est la force vive et agissante qui sustente notre aujourd’hui. … Le passé n’est pas là, à sa date, mais ici, en moi. Le passé, c’est moi, je veux dire, ma vie."

José Ortega y Gasset
Ideas y creencias (Idées et croyances) 1942.
 

samedi 24 août 2013

On ne va pas en faire une pendule…



- Un père de famille est tué à coups de flingues en voulant coincer deux "jeunes" braqueurs :

"- Cet homme n'aurait pas fait ça, il ne serait pas mort et ces deux petits voyous qui avaient braqué un bureau de tabac minable ne seraient pas devenus des assassins (...)"

"- Tu ne peux pas l'ériger en exemple. (…) l’ériger en héros, (…) même s'il est infiniment respectable et pitoyable, un homme qui agit comme il ne faut pas agir…"

(Un journalope de Marianne*)

- Une petite frappe mondaine en Fred Perry, aussi haineuse que trop bien nourrie, croit que c’est la bonne occase de "s’en faire un" à quatre contre deux et rencontre la faute à pas de chance :

Discours solennels des plus hautes autorités de l’Etat, Minute de silence à l’Assemblée Nationale, chasse aux sorcières, "mobilisation" des bas-fonds et dégâts non chiffrés…
(mais soyons honnêtes : pas encore de rue St Méric)

*cf ICI

jeudi 22 août 2013

Fiscalité et divagations de fin d’estive…



La période des ouacances s’achemine tout doucement vers sa fin prochaine, terrassée par le retour harassant de la rentrée… Certes, vous me direz que mon âge et mes pas trop modestes moyens m’autorisent un état permanent de ouacance, situation à laquelle je me suis confortablement adapté depuis plus que naguère. Mais il y a ouacances et ouacances ! Et la "rentrée" cépapareil… Le premier signe avant-coureur du retour récurrent de cette garce tant attendue par les syndicats et désormais redoutée par les nains de jardin qui nous a-gouvernent m’a été apporté aujourd’hui par le préposé (dont la nouvelle fourgonnette jaune est une "4x4" pour me garantir dorénavant ici la continuité du service public au plus fort de l’hiver…)
Ce brave homme, en effet, a déposé dans ma boîte la traditionnelle lettre annuelle qualifiée naguère d’avertissement et désormais tout aussi sèchement d’avis d’impôts. Je lui sais gré d’avoir eu la délicatesse, pour amortir le choc, de présenter cette missive comme sur un coussin sur la livraison hebdomadaire de Valeurs Actuelles

Bien que ne jouant pas dans la même cour que Xavier Niel ou Arnaud Lagardère, mon aisance relative me permet, dans une telle situation et à l’heure du café, de me contenter de jeter un œil distant empreint de lassitude sur le "montant à payer" ; et de reporter après la lecture du magazine l’analyse des effets du document sur ma trésorerie. Ce dont je ne me suis pas privé.

Le document en question présente cependant un grand intérêt : Contrairement à ce qu’un vain peuple pense, il m’a apporté la preuve que la Hollandie ne ment pas ! Bien que ne tenant pas mes comptes à la virgule près - ce qui serait vulgaire - je n’ai pas le sentiment que mes revenus 2012 n’aient bougé de plus qu’un iota par rapport à 2011. Ma situation personnelle est inchangée et, que je sache, mes dons aux œuvres ont plutôt augmenté…
Dans ces conditions, le fait que ma contribution au budget en général et à la survie de l’art contemporain en particulier ait augmenté de 25,3% me confirme, s’il en était besoin, mon statut assumé de sale affameur de la classe ouvrière.
Je m’en réjouis. Oui, je m’en réjouis. Après tant d’années d’efforts, de travail et d’économies, en dépit d’une coûteuse contribution jugée ringarde à notre avantage démographique, grâce aussi, reconnaissons-le, à un gentil et indulgent petit coup de pouce pédalocratique nouvellement venu d’en haut, j’ai pu atteindre au crépuscule de mon âge ce statut de réussite tant rêvé dans ma prime jeunesse : Celui de sale affameur de la classe ouvrière ! Oui, ce rêve incarné par une caricature de parrain en gilet et haut-de-forme avec cigare, chauffeur de maître, une bague à chaque doigt, un doigt dans chaque pays et des usines au fond des yeux…
Certes, je soupçonne un chouïa que je dois moins ce statut privilégié à la structure de mes revenus et à l’ampleur de mon patrimoine qu’au jugement porté par les autorités morales de vivrensemble™ sur mes choix de vie et, oserais-je le dire, sur mes choix d’idéaux dans l’espace-temps du réel