"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

dimanche 4 août 2013

Première nuit du grand boxon…*



* (y en a eu d’autres et ce n’est pas fini…)

Ce soir, nous sommes censés commémorer le 224° anniversaire de la "nuit du 4 août". Cette fameuse nuit d’août 1789 où, dans une agitation extrême, l’Assemblée constituante décréta l'abolition de tous les droits féodaux et privilèges de classes, de provinces ou de corporations. Agitation longtemps survendue aux enfants des écoles comme étant le fruit d’une exaltation démocratique alors qu’elle n’était, à l’annonce de troubles dans le pays, que le fruit d’une précipitation pétocharde doublée d’une surenchère d’évêques dans un souci fébrile de calmer le jeu, les représentants du peuple craignant de se faire jeter dans la Seine…
Les temps ont changé et on fait profil bas : En dépit de la commémoratiomania actuelle, plus personne ne se préoccupe de commémorer cette nuit sublime. Pour le 800° anniversaire de la bataille de Bouvines, on les comprend. Mais pour ça, ils auraient pu faire un effort pour qu’on se marre un peu…Sur son micro site confidentiel, la Libre pensée s’en navrait encore il y a deux ans : Choquée par l’absence de marketing mémoriel à cette occasion, la pauvrette rappelait alors que le 04/08/1789 avait connu entre autres l’abolition des corvées et que "cette forme de servitude personnelle a failli être appliquée dans le cadre du R S A."… Il est vrai que c’était encore sous Sarko… Cette année : Rien ! Même plus l’occasion de nous faire rigoler…

En fait, si ils font profil bas, c’est sans doute qu’ils sentent confusément que la nuit du 4 août est un évènement encore plus bidon que la prise de la Bastille.
Ce qui me pousse par flemme à faire ci-après une rediffusion d’un extrait d’un billet de juin 2011 ("De la Bastille à l’Opéra Bastille") :
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(…) Cette date ne rappelle guère qu’une de ces déclarations banalement émotionnelles et sans suites que les politiciens d’avant-hier et de demain nous servent quotidiennement.
Nous savons tous que les privilèges n’ont pas été abolis. En revanche, nous sommes généralement persuadés que l’Ancien Régime c’est évaporé ce jour-là. IL N’EN EST RIEN !

Rien ne meurt, tout se transforme… Autant la Nature a horreur du vide, autant les sociétés humaines ne peuvent pas se passer de l’Ordre Trinitaire. Et l’organisation sociale millénaire en trois ordres est toujours là...

Avant-hier, le Clergé avait mission de dire le bien et bénéficiait du for ecclésiastique (n’être jugé que par ses pairs…) Ayant perdu sa fonction protectrice, la Noblesse ne servait plus à rien mais, de par leur naissance, les nobles bénéficiaient de rentes octroyées par le système et de privilèges d’embauche pour divers emplois parfois fictifs. Quant au Tiers Etat, il trimait comme il pouvait et se faisait essorer pour nourrir les autres…

Les trois ordres sont toujours là. Mais tout se transforme et l’inertie cérébrale de nos contemporains les rend incapables de discerner qui est qui aujourd’hui ; au point de confondre la Noblesse et le Tiers Etat !

Le Clergé est bien là ; il a bien sûr changé et c’est lui qui est aux manettes à la Cour. On peut facilement distinguer le haut et le bas clergé. Le haut clergé, on le connaît bien ; il est reçu tous les soirs à la télé où il est dans son rôle : nous dire le bien. Il a ses papes, ses théologiens, cardinaux, évêques et abbés de cour… Le bas clergé (vérolé ou pas) officie au contact. C’est son rôle : Les Services Publics ont seulement remplacé les paroisses et les Associations les bonnes œuvres… Evidemment, pour maintenir la fiction de l’abolition des trois ordres, le clergé se doit de s’afficher anticlérical….
Le Tiers Etat, c’est bien sûr vous et moi. Vaste programme ! Bourgeois, gens de robe et petits rentiers comme manouvriers, journaliers et autres tâcherons ; la grande masse des vilains… On les trouve dans nos campagnes, nos petites villes et dans ces immenses étendues pavillonnaires grignotant les champs, premiers partis, derniers rentrés aux gares terminus des RER…
Et la Noblesse dans tout ça ? Elle existe toujours. Ce n’est plus la même mais les critères qui la définissent sont toujours aussi pertinents : 1° - Tenir son statut de sa naissance (se réclamant toujours d’une lignée d’envahisseurs étrangers ; ex : Francs, Wisigoths, Normands…) ; 2° - N’être pas tenu de travailler ; 3° - Bénéficier de rentes octroyées par le Souverain ; 4° - Bénéficier de toutes sortes de discriminations positives (le mot privilège étant aboli, ne l’oublions pas) ; 5° - Bénéficier de diverses protections juridiques et exonérations d’obligations qui lui sont propres ; 6° - Ne pas déroger (ne pas se mélanger, rester entre eux…) et, 7° - manifester sa morgue… J’oubliais : la noblesse peut porter l’épée

Besoin de vous faire un dessin en plus ?

[lu dans les dépêches : Monseigneur le duc Lozès a été admis hier au petit lever du Roi ; La vicomtesse Houria a soupé avec l’archevêque Joffrin en l’hôtel Téeffun ; le baron Mamadou et ses gens ont tiré l’épée et le mousquet contre ceux du baron Karim accusés de chasser sur leurs terres du fief de Trappes ; leurs chevauchées ont abîmé les cultures…]


Bande de cons ! C’est quand la Révolution ?
Pas celle des livres d’image. J’enrage…
Les aristos à la lanterne au bout d’un cordon ?
Trop hauts les réverbères basse consommation !
Trop mous les sans-culottes des apéros-twitter,
Lumpenbobos shootés au shit et à la bière…
L’an prochain peut-être ? Si Dios quiere…
 

Regardez bien, ils sont tous là ; PS et NPA, EELV et UMP, indéfinis et UDI…

3 commentaires:

  1. Eron Amburst04/08/2013 18:14

    Mais… Bouvines, c'était en 1214 !

    Attendez un peu avant de déplorer l'absence de commémoration de son 800ème anniversaire.

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    1. Je sais bien que c'est pour 2014 ! Mais ça se "prépare" !
      Lisez ça :
      http://www.lavoixdunord.fr/region/bouvines-2014-y-a-t-il-une-collectivite-pour-sauver-ia28b50422n1323543?xtor=RSS-2

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  2. kobus van cleef04/08/2013 20:56

    Mon bon plouc
    Y a pas un mot à ajouter
    Pas un mot à retrancher
    Mais je vous l'avais déjà dit

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