"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mercredi 18 septembre 2013

De l’envie du pénal et du budget mémoriel…



Deux franches rigolades crispées de ces derniers jours :

Ils croataient en l’Europe…

Au terme de dix ans de laborieuses négociations, nos amis Croates ont adhéré à l’UE en juillet dernier. Joie ! Or, trois jours avant, la Croatie s’était permise de voter une loi excluant d’appliquer le mandat d’arrêt européen à divers délits antérieurs à 2002 (traduction : les faits de guerre de leur lutte contre les Serbes et d’avant)
Aussitôt, la mère Reding, notre commissaire à la justice, a vertement tancé la Croatie dont le gouvernement lui a illico envoyé dans les dents qu’il jugeait "inapproprié que des fonctionnaires osent critiquer un Etat-membre"… Après une accalmie en août, la Viviane et tout le boxon devant être en vacances, ça vient de repartir de plus belle. La Croatie est sommée de rentrer dans les clous "sans conditions" et "promptement."

Est-ce si grave ? Ben oui. Le fait que la Croatie, en application d’une loi votée par son Parlement souverain, refuse d’exécuter des mandats d’arrêt européens pour des faits datant de plus de onze ans, fait obstacle à une chose et semble-t-il une seule : L’arrestation et l’extradition de Josip Perkovic, leur ancien chef du renseignement, soupçonné par l’Allemagne d’avoir fait flinguer chez eux un dissident en… 1983.

Et figurez-vous qu’aujourd’hui-même la Commission de Bruxelles avise les autres Etats membres de son intention de suspendre pour ce motif 80 millions d’aides à la Croatie au titre de, tenez-vous bien, "la sécurisation des frontières extérieures du pays"...
Si je résume, pour justifier les fins de mois de la Cour Européenne de Justice, de la CEDH, des tapissiers en mur des cons et assouvir l’esprit de vengeance de quelques assocs’, on réduit de 80 millions d’euros les moyens de contrôler les frontières extérieures de l’Union au contact direct de la Serbie et du non-pays qu’est la Bosnie ; sans compter la patate de frontière maritime accessible en barcasses depuis les états maffieux que sont le Monténégro et l’Albanie…
Joie !   







Et nous sauvons le Patrimoine. Elsa !  

A l’occasion des journées du patrimoine, à l’heure où l’on démolit des églises et veut raser le château de La Pilule, j’apprends que la maison d’Elsa Triolet et Aragon est sauvée ! Joie !
Légué à l’Etat par les deux guignols, ce moulin et ses dépendances est géré par une assoc’ pour entretenir la mémoire des anciens proprios. Sans aucun intérêt architectural, la boutique a été la première à bénéficier du label Maison des illustres institué par le ministère de la Kultur en 2011… Mais ladite assoc’ file un mauvais coton financier…

Qu’à cela ne tienne ! Alors qu’on cherche partout trois sous d’économie pour redresser les comptes publics, le ministère de la Kultur a gentiment renoncé à réduire de 10.000 € sa subvention annuelle (ne me demandez pas de combien elle est, j’en sais rien) et les Domaines d’augmenter le loyer de 22.000 € pour l’approcher du prix du marché…
Faut dire que la maison reçoit beaucoup de visiteurs. Presque le dixième de la maison de Victor-Hugo. Ou du musée d’histoire naturelle de Toulouse… Ou peut-être le centième si on met de côté les visiteurs contraints que sont les scolaires
Les yeux d’Elsa et la pédagogie mémorielle valent bien qu’on renonce en ces temps de crise à 32.000 € d’économies ou de recettes de poche. Cébien




scolaires cherchant les yeux d'Elsa

2 commentaires:

  1. ça nous coute les yeux de la tête quoi...

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  2. Il convient d'élever Vivianne Reding au grade de "membre reconnu", dans l'ordre des "tontons flingueurs", avec inscription immédiate au catalogue Audiard.

    On notera aussi que tout ouvrier, contremaître ou maître tapissier du SM est membre de droit et inscrit d'office.

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