"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

lundi 2 septembre 2013

Relire les vieilles (l)unes…



Ah ! Comme elle est belle cette Une de Libération !

Je l’ai trouvée par hasard en gougueulant ce matin sur les mots-clefs oh combien sulfureux "Veilleurs - Concorde"…
- On a là une parfaite illustration synthétique du monde de gnagna tel qu’il transparait à travers la feuille de papier  par temps clair ; et même par temps de brume crépusculaire tant est mince l’épaisseur de la prose éditoriale, la densité des mots et le poids des photos…
Donc "ils reviennent". Pour Libé, c’était le scoop d’il y a trois semaines. Donc bonjour l’angoisse et piqure de rappel à la vigilance citoyenne car la bête est toujours féconde.  Cébien.
- Et pour remplir les blancs, on met bien en vue un fait divers parmi d’autres de la semaine. Pourquoi celui-là ? Parce que l’auteur présumé des disparitions (ou des crimes, je ne sais) en question se trouve être un légionnaire ! Voilà un mot qui mérite d’être la "pointe" du titre ; bon, ça, Coco ! Si le gonze avait été garçon coiffeur à Pézenas ou RMIste cdsdp* (même renommé Vladimir) à Clichy-sous-Bois, on n’aurait pas pensé à faire un papier, Coco !
- Quoi d’autre ? Ben le feuilleton-fiction de l’été : "- Et si Chirac s’était mis à table ?" Reflexe immédiat : On l’imagine en garde à vue, privé de clope devant la brigade financière, les douanes, la crim’ et pourquoi pas la brigade des mœurs… Cet été, pour meubler, dans Valeurs Actuelles, Bercoff inventait un avenir. Chez Libé, on préfère refaire le passé, Et surtout les quarante années post-68 et… pré-Hollandiennes… Là, on ne risque pas de se tromper. Surtout, on illustre ainsi, encore et encore, la veille habitude gauchiasse qui consiste à toujours lire et juger le passé avec les valeurs et le mainstream du présent sans souci d’avenir…
- Enfin, la touch kultur ! On propose du soul avec plein de black et divers, histoire de chatouiller mine de rien les reins des bobos de la lumpen-jet-set dans la perspective d’un été chaud. Faut bien retenir le lectorat résiduel, Coco…   

Mais je m’égare…

Cette Une angoissante "Ils reviennent !" est sûrement à mettre en regard de leur prose de ce week-end (que je n’ai pas lue) sur le même sujet. Elle ne doit guère s’écarter de celle du Monde et de tous les papiers reprenant copié-collé la dépêche AFP : "- Quelques centaines de personnes et une dizaine de cars de police" Tout ça pour ça, Coco ?
Vous me direz que le ridicule de la presse n’égale pas le ridicule des autorités ! Si.

- Les autorités sont cohérentes dans leurs objectifs : Etouffer le bon sens et supprimer le peuple… Elles savent que le ridicule ne risque pas de les tuer. Mobiliser plus d’un millier de fonctionnaires et les moyens qui vont avec, fermer les Champs Elysées à tout le monde, trottoirs compris, fermer quatre stations de métro, invoquer le trouble à l’ordre public, pour empêcher un bon millier d’honnêtes citoyens de déambuler les mains dans les poches et de s’asseoir sur les pelouses, c’est ridicule mais personne ne le saura… Regardez la télé, lisez les journaux, il suffit.
- La presse fwançaise, en revanche, fait se rouler par terre de rire l’ensemble de la profession dans les autres pays. Pour obtenir la carte professionnelle de journaliste en Fwance, savoir copier-coller les communiqués des ministères suffit. Comme en Corée du Nord. Cébien
     
Je m’arrête de bavasser. Comme chute je terminerai en citant Charlotte d’Ornellas qui exprimait aujourd’hui sur Boulevard Voltaire son "regret pour ces infortunés CRS, policiers et autres argousins auxquels fut refusé le plaisir d’un samedi soir en famille."

*cdsdp : "connu des services de police"


2 commentaires:

  1. Le plus beau est le communiqué de presse de la préfecture de police... A lire pour se dérider

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  2. J'ai lu l'article de Charlotte d’Ornellas su bvoltaire. Plutôt positif, et sa dernière phrase que vous citez est évidemment un trait d'humour.

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