"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

jeudi 28 novembre 2013

"Il faut laisser du temps au temps…"



Qu’il disait l’autre… C’était en décembre 1989… Pris de court, déphasé et courant après les évènements de l’été auxquels il n’avait pas voulu croire (implosion de l’URSS, chute du mur, réunification de l’Allemagne, etc.), François 1° dit le Florentin adopta le classique "faisons semblant d’en être acteur". Il ressortit alors ce vieil adage paysan. On revoyait d’emblée la solidité sereine de son affiche de campagne avec la force tranquille et le clocher villageois du Morvan en fond d’écran. Le truc parfait de comice agricole pour rassurer l’acuraba et cacher la poussière sous le tapis.

"La bataille prendra le temps nécessaire…"

François II Paléonaute (le ravi de la roue à aubes) était ce matin à Aubervilliers. En visite surprise qu’ils ont dit certains journaux (vous remarquerez que ses rares déplacements hors ses murs en Fwance n’apparaissent que last minute sur son agenda en ligne) Courant après les évènements de l’année auxquels il ne voulait pas croire, il a montré qu’il savait prendre les devants en ce jour où l’INSEE va nous donner les chiffres without bug du mois dernier. "C'est une bataille que nous avons engagée, elle se fera mois par mois, elle s'est faite mois par mois, et nous devons y travailler sans cesse et ça nous prendra tout le temps qui est nécessaire, ce mois-ci comme les autres mois" Si j’ai bien compté, ça fait déjà six mois cités rien que dans une seule phrase de son élocution hachée. Faut-y que ça le turlupine.
Soyez tranquille car l’important c’est la rose, euh, "ce qui compte, c'est la tendance". Il a fallu qu’on le relance pour apprendre que "C'est vrai que j'ai fixé l'objectif de l'inversion de la courbe du chômage, pour parler plus clair encore, de la baisse du chômage" et l’inversion, ça vient. C’est juste "qu’on a pris du retard avec le bug SFR" qu’ils ont dit ses collaborateurs… La promesse sera tenue à la St. Glin Sylvestre minuit, OK ? Bon. Vous verrez, vous aurez les chiffres fin janvier... D’ici-là, on a encore un peu de temps pour que les communicants nous tordent doucement l’inversion de la courbe en inversion de la tendance. On n’a jamais voulu dire qu’on allait faire baisser ce putain de chômage, hein ? On s’est juste engagé à modifier son rythme de croissance ! C’est pas ça inverser ? No problem ! On n’apprend plus le français à l’école…

Mais même cette diversion de tendance, va falloir l’obtenir… Heureusement qu’il y a les emplois aidés !
100.000 qu’il va en sortir du chapeau ! Ouais, mais comment convaincre les employeurs potentiels ? - Le privé ? - Pas de boulot, pas d’embauche ! ; - Les collectivités locales ? - Où sont les sous ! Ah ! Les Assocs’ ! Oui les assoc’s, l’avenir de la Fwance !

Et zou ! Il n’y a plus un rond dans les caisses mais plutôt que d’augmenter les dépenses (elles le font toutes seules comme des grandes) on peut encore diminuer les recettes !
Et vlan ! On relève l’abattement à la base appliquée à la taxe sur les salaires !
C’est un impôt auquel sont assujetties (dès le premier salarié) les associations employeurs exonérées totalement ou partiellement d'IS et autres impôts commerciaux. Il s'applique indépendamment de la situation financière sur les rémunérations brutes versées. Avec toutefois un abattement, notamment pour le secteur associatif. Eh bien, pour les rémunérations versées à compter du 1er janvier 2014, cet abattement sera relevé de 6.002 € à 20.000 €. Les structures qui pourront y prétendre sont entre autres les associations loi 1901 et les fondations reconnues d'utilité publique. Outre le fait que ça va aider au développement du secteur de l’économie sociale et solidaire cher à Benoît Hamon, 70% des assoc’s vont se trouver dispensées de la taxe. Grâce à cet allègement de charges, le secteur associatif devrait pouvoir faire un effort et embaucher – contrat signé pour Noël - toute la racaille nécessaire, notamment pour occuper les mômes grâce au périscolaire cher à Vincent Peillon. Histoire de stabiliser la courbe pour les vœux du vingt heures avant le réveillon.

Rue du Faubourg Saint-Honoré, on croise les doigts pour que ça marche…



1 commentaire:

  1. le plus surprenant c'est qu'ils n'ont pas l'air d'imaginer que ça va leur revenir en pleine gu..le

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