"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mardi 31 décembre 2013

DERNIER SCOOP DE L’ANNÉE…

Vous êtes déçus, hein ?
Non, je n’ai pas écouté le "discours de combat" à 20h. Vous me raconterez….
Bise à tous sous le gui tout à l’heure.

Euh… L’an prochain à Jérusalem ??

Avec mes remerciements à Police du Monde Parodique, bibliothèque défunte, pour ses créations dont le fond d'image ci-dessus


lundi 30 décembre 2013

La quenelle tue ! Pas le ridicule…



On avait le doigt d’honneur insultant et vulgaire (ça dépend adressé à qui) Surtout, on avait le nationasozialistischen Hallo que-c’est-pas-bien et ses multiples variantes  (faites gaffe quand vous faites signe dans la foule à un ami qui descend du train) Toussa suscite la haine, l’incarne et concrétise le certitude immédiate et angoissante de meurtres barbares en série dans le présent réel. Comment ? Où ça ? Mais demain, ce soir peut-être ! C’est un risque que le principe de précaution nous impose d’éradiquer. Comme la bête est toujours féconde, elle invente chaque jour de nouvelles variantes de ces gestes d’initiés appelant au meurtre. Ça nécessite donc une vigilance de tous les instants. C’est ainsi que, désormais, vous éviterez de vous gratter par inadvertance le triceps en ayant le bras ballant. La légitime réaction outragée des témoins pourrait vous conduire - et c’est normal - à l’euthanasie sociale et plus si affinité ! Dans cette hypothèse, vous noterez que vous pourrez bientôt bénéficier par mansuétude citoyenne du suicide assisté. Mais dans ce cas, pas dans la dignité

De tels gestes de haine, on saura en trouver d’autres au fil des besoins. Tenez par exemple : Si deux amis, tintinologues avertis, qui ne se sont pas vus depuis longtemps fêtent leurs retrouvailles avec un gentil bouldou-bouldou en public, il suffira que ces deux-là soient réputés nauséabonds pour que le bouldou-bouldou soit interdit et poursuivi dès la petite section de maternelle ! Le Plouc-em’ va devoir se surveiller…

Car il y a des gestuelles qui tuent, oui. Mais comme le ridicule ne tue pas et que je ne veux pas la mort du gauchiard (afin, avec modération) je milite pour qu’on remette au goût du jour la cisaille fiscale sociale grotesque que, sans doute par souci d’humilité, nos amis semblent avoir mis au placard en toute discrétion.
Oui ! La bouillotte ! La bouillotte du changement-c’est-maintenant, la bouillotte à 36,9°C que l’on glisse d’une main sur l’alèze pendant qu’on tire la couette dessus de l’autre main. Parfaite représentation gestuelle du vivrensembl’apaisé, de l’inversion de la courge sous le plumard, du mariage pousse-tout, de…, de…, de toussa
Cette mise au placard est injuste ! Faisons-en la promo’, la réclame, affichons-là ces prochains mois sur tous les panneaux électoraux et dans les pissotières, inondons les blogs, fess-bouc, la touïtosphère de ces merveilleuses images d’espoir odieusement oubliées !
Et plutôt que de siffler au passage du Pwésident ou de ses sinistres, ce qui n’est pas gentil et contraire aux usages, plutôt que de les applaudir (ça se fait paraît-il encore), honorons-les avec la bouillote que Manuel Gaz n’oserait qualifier de haineuse !

Pourquoi ont-ils lâchement délaissé la bouillotte ?

Jack Lang (trop tôt enlevé à mon affection bloguesque) Benjamin Biolay (artiste hollandophile) Arnaud Montebourg (du Viagra industriel) Jean-Philippe "Harlem" Désir (trop large pour ses épaules, pas seulement le pardessus) Matthieu Pigasse (de la banque Lazard, du Monde et des Inrocks réunis) Aurélie Filippetti (de la kultur et de la trahison des verts) et, et… mais on ne nous dit rien… Leonarda ??!
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dimanche 29 décembre 2013

Synthèse réductrice des symboles de l’année 2013*



* M’est venue tardivement l’idée banalement classique pour clôturer l’année de sélectionner une galerie de photos symbolisant l’An 225 du passage de l’ombre à la lumière (ou 1434 de l’Hégire). Las ! Ce projet d’un subjectivisme que je revendique nécessiterait un gros  travail de recherche, de réflexion, de sélection, et je n’ai pas le temps. J’y renonce donc.
Déjà, m’en tenir aux seuls moments "essentiels" de l’année franco-fwançaise hollandesque m’aurait mis dans l’embarras du trop-plein tout en étant trop réducteur au regard de la mondialisation, des défis planétaires, toussa

Au demeurant, pour marquer le coup, je m’en tiendrai à un seul cliché. Certes, il n’est probablement que très modérément représentatif du vécu des Ouïghours d’Ürümqi ou de la dame-pipi bénévole du centre d’accueil de Lampedusa. Mais il me semble très représentatif du présent sans souci d’avenir et des pulsions infantiles qui agitent les neurones et les hormones des ventres pleins occidentaux, lesquels restent encore, malgré tout, une composante essentielle du potentiel de consommation planétaire…

Trêve de blablas, voilà la bête :  

Cette photo plus-banale-tu-meurs a été prise le 15 août, je-ne-sais-où en Obamaland.
Et sachez qu’elle a décroché le titre envié de la photo la plus "likée" de l’année !
«Likée» plus de 15 millions de fois…

Que voit-on donc dessus ? Sur un fond de décor très Sam suffi amerloque ou non, ossature bois et verdure écolo, on y voit deux célébrités :
- Justin Bieber ! La pop-star, archétype du bogoss imberbe et androgyne faisant flipper les semi-pubères aux boutons-d’en-bas plus gros et réactifs que leurs pois-chiche cérébral. Guignol produit dérivé moderne du mâle ancestral ; leucoderme absolu au regard benêt ; affublé de la casquette qui le rapetisse, portée bien droite comme un mongolien ; avec le ticheurte plus-blanc-tu-meurs même pas chouré gratos avec une pub dessus… Et les deux détails qui font l’homme : D’abord la lourde chaîne en or façon Barracuda d’Agence tous risques, mais c’est un peu court jeune homme, avec le gros pendentif de masque égyptien, autre chose que la médaille miraculeuse de la rue du Bac… Ensuite, faut pas oublier, les bras tatoués genre dragons chinois, histoire de se viriliser façon gros bras…
- Will Smith ! Un des acteurs les mieux payés d'Hollywood. Black en marcel black. Barbe courte et bien taillée. Léger sourire du type serein. Protecteur, à l’aise, dominant. Pas besoin d’être tatoué et affublé pour afficher sa virilité. Et le geste des doigts pouvant s’interpréter de mille façons… Sûr d’être l’avenir

Sûrement pas la photo la plus représentative de l’année. Mais peut-être une contribution à la compréhension de la première décennie de ce siècle.