"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mercredi 29 janvier 2014

Montécarlisation de la France…



J’emprunte sans vergogne pour mon titre une expression utilisée par Serge Federbush.

Il est vrai qu’à bien des égards le qualificatif est cruel. Mais ça y ressemble…   J’avais été fasciné naguère en observant comment le précédent prince souverain avait méthodiquement et très consciemment fait pour que son Etat timbre-poste sans épaisseur humaine et territoriale  puisse survivre et prospérer dans le monde d’aujourd’hui. Progressivement, par touches successives, en s’appuyant autant sinon plus sur la presse people, les tour-opérateurs, les culs de la famille et la distribution de privilèges discrets que sur l’économie, il avait radicalement transformé la sérénissime Principauté endormie en une espèce de juteuse entreprise de communication.  Oui, l’Etat souverain de Monaco n’est pour l’essentiel qu’une boîte de com’ dédiée à son autopromotion.

Et ben la France (modèle Hollande, version 2012 modifiée 2014 en attendant la suite) c’est désormais tout à fait ça : Une entreprise de com’ et de production de reality show qui, comme leur nom l’indique, n’ont d’autre but que de détourner l’acuraba de la vraie vie, des vrais gens et des vrais problèmes en meublant les 80% de son temps excédant 35 heures. Une boîte de prod que nous payons pour créer des images. Et, avec le choc des mots et le poids des photos, toussa, des images suffisamment fortes pour cacher le réel et tout ce qui fâche sous le tapis. Des images qui se succèdent dorénavant à un rythme tellement accéléré et dans un tel désordre qu’on en a le tournis…

L’avant dernière en date, c’est bien sûr le référendum sur l’adhésion de la Turquie. Toute l’Europe était doucement en train d’enterrer le dossier au fond des tiroirs et ce n’était pas la peine de déplacer une tripotée de ministres et chefs d’entreprises à Ankara pour y sortir ça. Si ! Car du coup, on ne parlera pas d’autre chose pendant 36 heures, c’est toujours ça de pris en espérant gagner un point dans les sondages…
En vrac, avant ou après ça, Peillon transforme ses circulaires en rumeurs. Ayrault convoque des partenaires sociaux s’entendant comme larron en foire pour se partager le beurre mais seuls aptes à trouver un consensus sur les contreparties, la fiscalité et les réductions des dépenses à définir sans mise effective en place avant 2017.  Valls éructe contre les intégristes catholiques après avoir déclaré onze fois la Nation en danger depuis un an (Meric, Virkenes, Dieudonné, Bourdouleix, banane…) Le pédalonaute va baiser en scooter et plaque sa compagne comme la première traînée d’un soir. L’homme du viagra industriel fait cover-boy en marinière. La Duflot se met en jupe et la Najat rajuste son mascara pour défendre les femmes. Etc.

Pourquoi tous ces efforts ? Pour couvrir la surface publi-rédactionnelle et le temps d’antenne.

Tout va bien, on fait toujours la couverture des magazines, Donc l’image est bonne… Surtout ne regardez pas ailleurs. Achetez Voici. On le Monde, c’est pareil…  
        

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