"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

vendredi 14 février 2014

Tout fout le camp…



Hollande a perdu "un ami"…

Oui, le pédalonaute a perdu un ami ; snif. Et lui que tout le monde crédite d’un affect frisant le zéro absolu (-273,15 °C) s’est fendu d’un communiqué exprimant sa plus grande tristesse. Il y a de quoi. En effet, le sénateur René Teulade est mort. Certes, à 82 balais, c’est le genre de chose qui arrive à tout le monde, mais avec René, c’est toute une époque qui bascule dans autrefois. Fermer la boîte sur René direction le columbarium symbolise la disparition d’une race de petit personnel toujours dispo’ jusqu’alors si utile aux énarques et autres zélites pour leur servir de caniches, leur tenir la porte et garder la maison. Maintenant que disparaissent un à un les derniers profs et militants sociaux formés à la vieille école, nozéelites doivent de plus en plus se coltiner des attachés parlementaires montés en graine, bobos qui se la jouent, des écolos en savates se masturbant de leurs caprices et des subventionnaires entarlouzés qui trépignent d’émotion au premier dérapage comme la greluche hystérique grimpant sur sa chaise au passage d’une souris…
On n’est plus servi.

René, c’était autre chose. Cadre de direction à l’Educ’ Nat’, il a consacré sa vie aux organismes sociaux. Tout en présidant la Fédération nationale de la mutualité française, il a managé pendant treize ans la Mutuelle de retraite de la fonction publique, une complémentaire retraite des fonctionnaires. Ce qui lui a  valu d’être condamné en 2011 à 18 mois de prison avec sursis pour abus de confiance et le malheureux est mort avant le jugement en appel.
Bien évidemment, Mitterrand en avait fait le ministre des affaires sociales et de l’intégration de Bérégovoy.   
Surtout, René, fut le soldat qui a œuvré à conquérir la Corrèze dont il n’a jamais cessé de ratisser le terrain  pour le compte du jeune François. Bras droit de Hollande sur place et vice-président du Conseil général, il en était sénateur depuis cinq ans.
Mais le plus grand titre de gloire de René, c’est d’avoir intelligemment servi la soupe à Jospin en 2000 : Par la grâce de la connerie Chirac-Juppé-Villepin, Lionel se retrouvait en charge du bâton merdeux de l’avenir des retraites. Que faire ? Demander un rapport ! Grâce à Dieu, il y avait René ! Nous eûmes donc droit au rapport Teulade, un épais et magnifique rapport relativisant le problème de financement en se basant sur des hypothèses économiques qualifiées par euphémisme de très optimistes par les plus indulgents des spécialistes. Grâce à René Teulade, Jospin a pu mettre toussa au placard jusqu’au 21 avril 2002… Ah ! Que le pouvoir était joli quand on avait des René !

Même ses soutiens ne marchaient qu’à la gonflette…

Vous devriez connaître Alexandre Piel. Ce brave garçon était candidat sur la liste PS aux prochaines municipales dans un bourg de 10.000 habitants en Seine-Maritime. Surtout, c’est "Mister Univers" ! Ce type serait le plus fort du monde et l’argument n’était pas négligé dans la campagne (ici), tout peut servir…
Faut dire que le neurone est sûrement du même calibre que le tas de muscles puisque ce militant socialiste assumé n'a pas peur de dire à la presse que son idole en politique est Lionel Jospin, "pour son charisme"…
Mais cépatout. Ce brave garçon peut aussi s’enorgueillir d’avoir été le garde du corps de François Hollande durant la campagne présidentielle !

Or, faute à pas de chance, notre champion de culturisme et bodyguard de la normalitude a été  interpellé et placé en garde à vue en début de semaine par la Brigade des stups’ après saisie d'un colis lui étant adressé contenant des produits dopants du genre anabolisants. Il a reconnu les faits en précisant que "ce sont des produits très répandus dans son sport" (il n’a pas dit dans la politique) et a retiré sa candidature.

Même dans les petits détails les plus prosaïques tels que le look de la protection rapprochée, l’image du changement-c’est-maintenant était gonflée de vide. Tout fout le camp…

PS : Reste à savoir si notre culturiste-socialiste s’est fait piéger ou si le pisse-copie d’agence de presse ne sait pas écrire en français :
J’ai interprété la dépêche ainsi :
"interpellé (…) par la Brigade des stupéfiants après la saisie d'un colis lui étant adressé…"
Mais en fait, elle était libellée ainsi :
"interpellé (…) après la saisie d'un colis lui étant adressé par la Brigade des stupéfiants …"

3 commentaires:

  1. kobus van cleef14/02/2014 14:32

    Il a perdu un ami ?
    Qu'à cela ne tienne, avec le sarcopte qui produit la gale, il lui en reste un deuxième ( pour paraphraser Lautréamont)

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  2. kobus van cleef14/02/2014 20:49

    Teulaadeu, ça sonne un peu comme Pouja-adeu
    Un parfum de 3eme....
    Une odeur de rad soc ......
    Bref, vous aurez pigé le pourquoi du comment...

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