"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mercredi 30 avril 2014

Survivre en attendant l'avènement du "printemps européen"…



Sous ce titre, je lisais tout à l’heure sur RIA Novosti un billet somme-toute assez quelconque de Diana Gorchetchnikova pour la Voix de la Russie.

On comprend que par les temps qui courent les Russkofs ne se gênent pas de nous renvoyer dans nos buts et de nous mettre le nez dedans. Assez quelconque, disais-je, mais je retiens quand même son titre.

Car telle sœur Anne, elle guette la venue d’un hypothétique printemps européen qui nous changerait bien de ces printemps arabes dont on a brusquement cessé de nous saouler (bizarre, comme c’est bizarre…)

Mais elle n’y croit manifestement pas…

    

A l’approche des élections européennes, elle tire à la ligne pour rappeler qu’on a commencé par vouloir sauver les banques de la faillite. Puis sauver le budget. Puis sauver l’Euro… Car, comme le disait Merkel en 2011 : "La faillite de l’Euro signifie celle de l’Europe" L’Europe ne serait donc qu’une devise ; tout un symbole…

L’UE ne serait donc, depuis au moins six ans, qu’un administrateur judiciaire enchaînant les martingales pour éviter la faillite comptable…

Mais ce que cette dame Gorchetchnikova relève, ce qu’elle pointe comme étant le plus "épouvantable" pour l’Europe, c’est "la faillite de son capital humain."


Des taux de chômage des jeunes de 35 à 40 % comme en Italie ou au Portugal, de 50 à 60% en Grèce ou en Espagne, cela signifie la perte de toute une génération de spécialistes.



Ce n’est pas la mise en apprentissage des seniors chômeurs de longue durée et la formation d’hôtesses d’accueil des touristes en Fwance qui sauvera l’Europe de cette faillite-là.


Ni les guignols à élire ce mois-ci ; le départ en retraite de Cohn-Bendit sera remplacé…    

mardi 29 avril 2014

Les news qui comptent… ou pas.



Non ! Je ne parle pas de celle que vous attendez, angoissés, retenant votre souffle : Le score de Manuel au vote consultatif de cet après-midi (si c’était du foot, on parlerait de match amical) D’ailleurs, vous aurez peut-être déjà le résultat quand je mettrai ce billet en ligne, vu que je laisse le clavier pour aller consulter un chirurgien…

Les autres nouvelles importantes :

- Le sinistre des Affaires étrangères, donne de sa personne pour incarner la politique étrangère de la Fwance : Le changement c’est maintenant et la politique étrangère de la Fwance, c’est d’être hôtesse d’accueil… On le savait déjà mais ça va mieux en le montrant. Après s’être dandiné avec Moi-président sur le tarmac pour accueillir quatre revenants dont l’office du tourisme n’a pas voulu me dire le prix du billet de retour, Sa Décrépitude Fabius Laurent a tenu à aller lui-même accueillir nos visiteurs. Pas sur le port de Marseille à l’arrivée du ferry d’Alger ; ni en gare de Menton à l’arrivée du train en provenance indirecte de Lampedusa ; faut quand-même pas déconner… Non, il est allé accueillir à Roissy les guignols en provenance de Tokyo et autres lieux, voués à se faire dévaliser sur les trottoirs sales de la Ville-lumière. Touristes qui sont passés devant lui sans s’arrêter et, si tant est qu’ils l’aient remarqué, sans comprendre ce que ce type foutait planté là, entouré d’officiers de sécurité à oreillettes et lunettes noires, sans même retenir l’œil avec une pancarte de taxi ou de grand hôtel.
Comment mieux rappeler que l’atout majeur de la Fwance est d’être un grand Disneyland pittoresque, une attraction culturelle où il fait bon se faire faire les poches entre le train fantôme et la barbe à papa…

- Le psychodrame Alstom confirme d’ailleurs que cette politique étrangère est plus importante que la politique industrielle. Cette dernière, on ne s’en occupe qu’à chaud last minute par souci d’économie. Après quelques trépignements d’estrade, l’homme du Viagra industriel, celui qui ferait bien mannequin en page centrale de Play Boy, juste en marinière avec une cafetière SEB en guise de cache-sexe, nous annonce aujourd’hui qu’il n’a pas "à marquer de préférence pour Siemens" et le gouvernement se défausse sur l’Autorité des Marchés Financiers. Manière comme une autre de ne pas dire qu’ils n’ont aucuns moyens d’action sur les choix de politique industrielle des grands groupes et qu’après les moulinets de bras, ils s’apprêtent à faire profil bas…

- Si la politique étrangère de la Fwance se résume désormais à la formation des hôtesses d’accueil, celle de l’UE n’est pas plus compliquée ; elle est même beaucoup plus simple : On attend que les USA décident de sanctions contre l’Ours. Et dès qu’on en a connaissance, on se contente de faire la même chose, en appliquant toutefois un coefficient, généralement entre 70 et 80%, vu que l’Ours on en a quand-même besoin. S’agissant des Ukrainiens de l’ancien régime, on bloque leurs avoirs pour "détournement de fonds publics" sans même prendre la peine de lancer une enquête judiciaire préliminaire comme il sied dans un étadedrouâ

-  J’adore Saïd Youssef Sabry, juge unique du tribunal de Minya en Egypte. Après avoir prononcé le mois dernier 529 condamnations à mort en une seule fournée (la plupart, il est vrai, par contumace) il en a rajouté près de 700 hier tout en commuant en perpète 492 des précédentes, histoire sans doute que le stock fasse moins désordre. Indignation générale de par le monde. J’comprends pas… Il faut savoir respecter les différences culturelles ! D’autant qu’il me semble encore en dessous des scores de notre Comité de Salut public de 1792 et de la Tcheka de Dzerjinski, performances dont personnes ne semble faire un fromage…

- Ah oui ! J’oubliais ! Rafika Rezgui a remis hier sa démission de porte-parole du PS. Rafika Rezgui, ça ne vous dit rien ? C’est pas grave… Soupçonnée de conflit d’intérêt, la dame est rémunérée comme lobbyiste pour la branche téléphonie du groupe Bouygues. En bref, son travail salarié consiste à nouer des contacts avec les élus pour constituer un réseau favorable aux intérêts d’une entreprise du CAC 40. Et son travail militant est de causer au nom du parti détenant la majorité parlementaire...
Moi-président (disait l’autre dont Aquilino Morelle tenait la plume), la République sera insoupçonnable (ou quelque chose comme ça)
Surtout, vu le blaze et le minois de la dame, je vois une fois encore, une fois de plus, les retombées tardives de cette hystérie avec laquelle certains embauchent au faciès des devantures femelles de music-hall sans même jeter un œil sur leur CV… 

lundi 28 avril 2014

Les langues de France…



Le ministère de la Kultur dispose d’une délégation spécialement dédiée à la langue fwançaise et aux langues de Fwance… On pense tout de suite, couillons que nous sommes, au catalan, au basque, au bas-breton, à l’arpitan savoyard, etc. Mais on a tort. Je sais bien que l’article 2 de la Constitution commence en disant "la langue de la République est le français", mais ce n’est là que pétition de principe surannée dont l’inscription dans le marbre s’efface avec le temps. De nos jours, en ces temps de crise et d’objectifs de réduction des dépenses, il est indispensable que, sur son enveloppe de 60.000 postes prévus, l’Education Nationale s’emploie par priorité à recruter les enseignants nécessaire pour inscrire aux programmes scolaires des 3°, 4°, voire 5° langues obligatoires… Notamment dans les filières où se recrutent les fonctionnaires et salariés des services sociaux.

Pourquoi vous causer de ça ? Parce que je découvre la hausse exponentielle des dépenses de traductions et d’interprétariat supportées par le contribuable au titre de services publics que les rosbifs qualifient de domestiques

Chaque jour, des officines commerciales ou associatives sont sur le pont, H24 et 7 jours sur 7, pour répondre aux demandes urgentes et immédiates d’interprètes capables d’établir la conversation avec des "résidents non francophones".
Les demandeurs ? – Les hôpitaux, le Samu social, les pompiers, les services sociaux, l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration pour une traduction urgent en albanais, un centre de PMI pour se faire comprendre d’une femme Turque, un bureau de l’Aide Sociale à l’Enfance pour avoir un interprète en swahili ou en soninké, une assistante sociale confrontée à un Arménien, les bureaux de la Poste (pour "déminer des conflits"…), les commissariats de police, etc. De plus, les risques juridiques impliquent souvent de recourir à des professionnels dont la compétence linguistique dans des idiomes exotiques exclue l’à-peu-près ("consentement éclairé du patient" par exemple…)

Evidemment, aucune statistique d’ensemble n’existe. Mais la structure associative qui assure dans ce domaine le plus gros du boulot en Île-de-France (ISM Interprétariat) n’en peut plus et est au bord du dépôt de bilan en dépit des tarifs facturés. En 2012, 84.000 traductions par téléphone (+23%) ; dans la seule Île-de-France, 36.000 déplacements physiques d’interprètes (dont 64% dans le domaine médical)
Toussa en devant trouver des solutions dans 106 langues ! Et les modes évoluent : Sans doute du fait d’une… euh, intégration désormais réussie, les interprètes et traducteurs pour l’arabe, le turc, le tamoul ou le pachtoune sont désormais de plus en plus menacés par le chômage alors que la demande explose en roumain, albanais et géorgien, en lingala (congolais, +40%) ou en peul (+12%)…

Accessoirement et cerise sur le gâteau, l’importation à tout va de réfugiés pourrait favoriser chez nous  l’importation de conflits dont on n’a rien à foutre. Le DG de l’association sus-indiquée s’en passerait bien mais ne peut s’empêcher de l’évoquer en incidente : "Comment s’assurer de ne pas mettre en présence une victime de persécution avec un interprète d’une ethnie ennemie ?"…

Le coût global de ces services facturés à la collectivité sont dispersés un peu partout, jusqu’au tréfonds des budgets des Conseils Généraux. Et ils sont par nature non maîtrisables. Mais ce n’est pas grave. Pour compenser dans les pactes de stabilité et de solidarité, le gel de telle alloc au jeune enfant et le déremboursement de tel médoc y pourvoiront. Tant c’est important, tant ces chances-pour-la-Fwance nous sont indispensables ; surtout avec la crise tant elles nous rapportent plus qu’elles nous coûtent…

Vous saviez pas ? C’est pas grave…

dimanche 27 avril 2014

Vous avez "Besoin d’Europe". C’est clair !



Le JDD a fait faire un sondage (marronnier quinquennal) par l’Ifop. A la question posée aux Fwançais :"- Pensez-vous que la France bénéficie ou non de son appartenance à l'UE ?", la réponse est oui à 58 % contre 40… C’est donc torché ; circulez ! Y a rien à voir !

Aussi sec, le Parisien titre sentencieusement : "58% des Français disent avoir besoin d'Europe" et démarre son papier en écrivant : "L'Europe séduit toujours. () Les Français sont une majorité à plébisciter l'Europe"… Et pour que ce soit bien clair, il tire à la ligne en précisant que 77% des jeeûnes, 72% des cadres et 69% des habitants de l’Île de France sont europhiles. Boboland n’est pas ringard comme les culs terreux de Province, Boboland sait
Bien sûr, en petits caractères dans les colonnes du JDD, l’expert de l’Ifop nuance : "- Ces 58% attestent que les Français adhèrent toujours à l'idée de l'UE, mais moins à la façon dont se poursuit sa construction" L'enquête Ifop sonde également les attentes des Français en matière d'UE. On constate que les premières espérances de l'hexagone concernent les questions de défense et de politique étrangère. Les Français souhaitent largement une plus grande implication de l'UE sur la défense, (70%) et la politique étrangère (65%). Puis, décroché du peloton de tête mais néanmoins majoritairement, ils veulent également que des mesures soient prises à l’échelle européenne en matière… d'immigration (58%).
En revanche, ils souhaitent aussi que les questions de politique économique et industrielle, de fiscalité et de sécurité soient traitées uniquement… au niveau national !    

- Ma première réaction devant ce scoop est évidemment, encore et toujours, une crispation de lassitude, même pas un début d’exaspération, devant la lecture que font les médias subventionnés de ce quasi non-évènement.
- Ensuite, je remarque que la demande d’Europe exprimée par l’acuraba semble porter prioritairement sur la politique étrangère et la défense. Autrement dit, nous sommes là en parfaite corrélation avec ce que j’écrivais le 2 mars au sujet d’un autre "sondage" (toujours l’Ifop pour le JDD) mesurant l’indice de satisfaction des Fwançais à l’égard des membres du gouvernement :
"() la préférence va aux ministres dont l’action, l’inaction, les réussites, les erreurs, les discours et les bruits de bouche sont sans effets immédiats sur notre vie quotidienne. Diplomatie et Défense, cébien. Suffit de les payer pour qu’on ait l’air de jouer dans la cour des grands. Leurs trucs, c’est loin et pendant ce temps, ils ne viennent pas nous gonfler et perturber notre quotidien…"
Bref, le genre de truc qu’on peut dire "attendre" de l’UE, vu que ça ne mange pas de pain et qu’il faut bien trouver quelque chose à répondre au pauvre type qui est aux pièces et doit cocher des cases pour l’Ifop…
- Pour la régulation de l’immigration, là c’est différent. Là, on est dans le vécu, dans la perception directe, concrète et immédiate d’un problème. Et l’acuraba touche du doigt sur son paillasson, au ras de sa porte pas toujours blindée, les effets de la libre circulation, de Schengen et de l’irresponsabilité de ses gardes-barrière périphériques, du drouadlomme universel unilatéral, du drouadespeuples à disposer de nous-même en général et de nos prélèvements obligatoires en particulier, de…, de… Enfin bref. Faute d’oser passer pour un affreux nationaliste renfermé, par souci de respectabilité, l’acuraba biaise sa réponse à l’Ifop : Il voudrait bien que des mesures soient prises à l’échelle européenne ; loin…

L’acuraba est donc conscient de la responsabilité de l’UE dans la déformation démographique que subit son territoire administré. Cela fait ressortir une certaine incohérence dès lors qu’on aborde l’économie, l’industrie la fiscalité et la sécurité. Mais est-ce vraiment le cas ? La mondialisation et l’option du libéralisme poussé à son paroxysme sont des méta-modèles érigés par l’UE en transcendance absolue incarnée dans un culte auquel nul ne peut se soustraire, ne serait-ce que comme fidèle non pratiquant sans subir les foudres des tribunaux ecclésiastiques (cujus regio, ejus religio) Or, l’acuraba un peu sensé se doute bien qu’il peut y avoir d’autres options sans tomber pour autant dans la Corée du Nord ou l’Albanie d’Enver Hodja…
Pouvoir tenter éventuellement d’autres aventures nécessiterait donc de retrouver au préalable sa souveraineté dans les domaines évoqués. L’acuraba n’est donc pas si incohérent que ça.

Ceci-dit, abstraction faite de la question de l’Euro, vu nauséelites, c’est pas gagné…