"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mercredi 23 avril 2014

Des flics, des journalistes et du vide…



Cet après-midi, à 15 h 42, l’Elysée soi-même n’a pas oublié d’envoyer un gazouillis dans l’éther numérique(1) :

« Il y a un siècle un cri retentissait : "Ils ont tué Jaurès!". Bien plus que Jaurès, il avaient tué la Justice, l'Espoir, la Paix. » Signé DirectPR…
(je ne me serais pas permis de modifier la prose ; c’est bien "il  avaient")

C’est vrai que ça méritait un touïtte. A défaut de réformer le structurel, on peut encore remastériser le mémoriel. Il(s) n’avai(en)t pas fait que tuer Jaurès ! Aussi la Justice, l’Espoir et la Paix. Vous vous rendez-compte ?
D’abord, il y a comme un je-ne-sais-quoi qui se cache mine de rien derrière la faute d’orthographe du 14° sous-marquis de cabinet en charge d’alimenter le compte  Touitère ; comme un soupçon de parfum d’acte manqué par le type mal à l’aise pour faire passer le message subliminal :
« il(s) » avaient tué toussa. On ne s’étend pas mais suivez mon regard. Les assassins de Jaurès sont toujours là et nous sommes (moi je suis) l’héritier de Jaurès, son exécuteur testamentaire, le garant de la poursuite de son œuvre criminellement sabotée par… les autres…
D’autres qui continuent au quotidien de tuer la Justice, l’Espoir et la Paix ; tant qu’à faire, je vous mets donc le paquet complet et bon poids…
Cébien, ça aide à nous défausser aujourd’hui. Enfin, à essayer… Aujourd’hui ?

Taubira et Manu-Gaz, Le Trocadéro et la rue de l’Evangile, ça ne tue pas la Justice.
Les enfilages de Pactes et psalmodies d’inversions, ça ne tue pas l’Espoir.
Les poids et mesures et glapissements islamo-judéo-romano-divers, ça ne tue pas la Paix…
Non, où voyez-vous ça ?

En attendant, François II Pédalonaute continue à aller au-devant des Français. A Carmaux évidemment pour se ressourcer au pays de Jaurès où l’on a voté pour lui en 2012 à plus de 70%. Il parait qu’il est allé saluer les habitants massés derrière des barrières à proximité de la place bien dégagée. Pas assez loin sans doute pour qu’il n’entende pas les hués. Sur google-images, on ne trouve que deux (pas trois) photos de bain de foule prises aujourd’hui ; en plans très resserrés sur trois rang à pas plus de quatre guignols de front… En vérifiant l’origine des autres photos, toutes les vues d’ensemble sont… repiquées de son meeting de campagne sur place en avril 2012…
En revanche, toute la presse était évidemment là et les habitants présents, tenus à bonne distance n’avaient jamais vu leur petite ville bénéficier d’autant de forces de police…

Heureusement que Jaurès donnait matière à tirer à la ligne pour le discours présidentiel. Le mémoriel, vous dis-je. Heureusement qu’il y a les grands ancêtres pour meubler et les HLPSDNH pour se justifier d’être là.
Du discours convenu, les journalistes n’ont eu comme scoop à se mettre sous la dent que la demande faite au bon peuple de… patienter. Du coup, les agences repassent en boucle leur micro-trottoir où une brave dame exprime sa déception : "- Il n’y a que de la police, on ne peut pas approcher. En 2012 on était là et  aujourd'hui on ne peut même pas aller au dépôt de la gerbe ! "

Bref, un évènement sans autre justification que de pure com’ dans un espace vide quadrillé par les forces de l’ordre avec les médias pour meubler

Exactement comme dimanche dernier chez les Femen à Clichy : Un évènement organisé dans un local occupé illégalement qui a réuni trente pelés en comptant les photographes de presse et les caméras de télévision ; le tout sous la protection d’au moins six fourgons de CRS…

C’est peut-être l’image que l’on conservera du mandat de François Hollande :
"Un désert vide où des guignols suffisants causent devant des pisse-copies sous la protection de prétoriens casqués…"
Espérons que ce ne soit que cette image-là…
 
(1) Non, ce n’était pas "Joyeuses Pâques aux fidèles des églises chrétiennes" Après tout on est encore dans l’octave et z’auraient pu se rattraper ; ben non.

1 commentaire:

  1. je ne sais pourquoi je pense au début d' un vieux livre ..."vanité des vanités tout est vanité et poursuite du vent "
    et bien ils (au pluriel ) poursuivent le vent !
    et ça décoiffe!
    le grand manitou doit avoir peur de finir comme Jaurès !
    des guignols indecents !

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