"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

samedi 3 mai 2014

L’Art émerge…



Oui l’Art ne cesse pas d’émerger des flots comme Ursula Andress dans 007 contre Dr No ; c’est-à-dire sans qu’on sache trop pourquoi.

Dans la série Modernoeud Art comptant-pour-rien, je ne cesse pas de me culturationner (cultiver me semble trop terre-à-terre)

Ainsi ai-je découvert le Salon de Montrouge. C’est important.
"Rendez-vous incontournable de l’art contemporain et véritable tremplin pour les créateurs de demain, événement grand public et gratuit, le Salon de Montrouge propose un panorama complet en matière de création artistique. Grâce à une sélection à la fois accessible et exigeante, le Salon jette un véritable coup de projecteur sur la création émergente. Il présente et accompagne pendant un an 72 jeunes artistes émergents sélectionnés parmi plus de 3100 dossiers sans contrainte de formation ou de nationalité…"

Grâce à la générosité des contribuables Montrougiens (et de vous et moi via nos oboles forcées à Philippetti), ces soixante-douze heureux élus bénéficient d’un espace de 1.500m² spécialement agencés pour mettre en valeur leurs créations durant un mois. Chacun d’eux ne se voit allouer que la modique somme forfaitaire de 200€ comme "participation à leurs frais de création", ce qui fait un peu radin avec une ligne budgétaire d’à peine 14.400€, peanuts au regard d’un mois d’occupation de l’espace avec aménagements spécifiques, éclairage, sécurité, etc. et le personnel qui va avec.
Trois prix sont attribués. Outre un modeste chèque de 1.000€, les lauréats se voient offrir la possibilité d’être exposés au Palais de Tokyo si cher au bouffon du ci-devant Roi (Frédéric Mythe-Errant je crois qu’il s’appelait) et… de représenter la Fwance à la Biennale de la Jeune Création Européenne…

Bon, cépatout ; Le Grand Prix vient d’être attribué ces jours-ci à Tatiana Wolska.
Ça ne vous dit rien ? C’est normal puisqu’elle émerge.

Heureusement, le commissaire politique de l’exposition et les "critiques" sont là pour nous instructionner :

« Les œuvres de Tatiana Wolska s'inscrivent toujours dans le processus d'une boucle temporelle ou gestuelle : l'addition de courtes séquences ou un mouvement circulaire de la main jusqu'à son achèvement. Tout est visible. L'évidence et l'absurdité du geste dans sa nudité aussi.
Elle structure ainsi l'informe, ordonne le chaos des rebus qu'elle récupère, par habitude d'une survie faite davantage de débrouilles que d'écologie, souvenir d'enfance dans sa Pologne natale.
 »

Après avoir lu ça, j’avoue avoir éprouvé fugacement, en contemplant l’œuvre, un je-ne-sais-quoi très subtil que je ne saurais qualifier… De la déception, peut-être ?  

5 commentaires:

  1. Quoiqu'il ait des pieds LouisXV, je suis réticent à l'idée de m'asseoir sur ce siège contemporain.

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    1. Ah bon ?
      Je me demande bien pourquoi !
      Tu n'as pas l'esprit très ouvert, on dirait.

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  2. Vivement qu'il ait fini d'émerger, qu'il puisse replonger tranquillement, mission accomplie !

    En tout cas, ça pique, le truc de la photo.

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  3. heureusement que je suis une femme et que les" sequences de mouvement circulaires de la main" ne m'évoquent pas plus une omelette qu'une branl .. sinon je serais obligée de crier au génie masturbatoire de l'auteur et masturbatoire de neurones du critique !
    et on paie des impôts pour des machins pareils? mais j'ai vu en psy des gens enfermés pour des œuvres de cet acabit, que les colocataires de leur immeuble n'avaient pas appréciés au point d'hurler au fou au lieu de faire visiter le hall de leur bloc HLM !

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    1. kobus van cleef08/05/2014 13:11

      Ho, Josette, vous avez de ces images !
      Moive ce que j'y vois, c'est une termitière géante, teinte, car naturellement elles sont rougeâtres
      La métaphore de la termite est voulue, bien sûr, ces braves petitous fabriquant leur habitat aux dépends des autres
      D'ailleurs, l'extension de leur aire géographique, avec la rechauffance de la climature, devient préoccupante, depuis peu Bretagne sud ( pas de bol pour la mouette rieuse qui est nantaise)

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