"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

samedi 31 mai 2014

L’Elysée, cabinet d’outplacement…



Egalement appelée en bon français "reclassement externe" ou "replacement externe", cette activité s’est développée parallèlement à la non-inversion de la courbe que nous connaissons bien. Pour la plus grande joie des guignols faisant leur beurre dans "l’assistance aux RH", cette prestation de service est devenue en Fwance  une obligation incontournable du plan de sauvegarde de l’emploi devant être mis en place en cas de restructuration d’une entreprise entraînant de nombreux licenciements économiques… Bon.

De nos jours, il semble que l’Elysée consacre une part croissante de ses ressources intellectuelles et de sa force de vente à ce business. Il est vrai que celui-ci recèle de nos jours des perspectives de croissance bien supérieures à celles offertes par les autres secteurs d’activité traditionnels de la boîte, qu’il s’agisse du conseil en compétitivité, de l’audit des organisations, des sociétés de gardiennage et de sécurité ou que sais-je encore…
En principe, offrir des prestations d’outplacement implique de faire un bilan de compétence, d’analyser en vérité le projet professionnel, la personnalité et les motivations du débarqué bénéficiaire afin de l’orienter vers le genre de poste correspondant le mieux à son savoir-faire. Mais il ne faut pas trop en demander… L’essentiel n’est-il pas de reclasser en un minimum de temps ?
Et en ce moment, il y a du boulot...

Tenez, par exemple : Vincent Feltesse vous connaissez ? Pas forcément ; c’est un quadra, régional de l’étape dans le Bordelais. Le brave garçon n’a pas démérité et son savoir-faire est reconnu en matière de manip’ des élus locaux. En plus, cet homme profondément laïc a fait le geste de prélever 50.000€ sur sa réserve parlementaire pour le projet de grande mosquée à Bordeaux. C’est tout à son honneur.
Et vous savez-quoi ?  
- Suppléant de Michèle Delaunay aux législatives juste après qu’on ait rallumé la lumière il y a deux ans, il s’est retrouvé député dans la foulée et, tout heureux, a démissionné aussi sec de son mandat de maire de Blanquefort au titre du cumul…
- Président de la Communauté Urbaine de Bordeaux, candidat à la mairie de la ville et sèchement battu par Juppé dès le premier tour, il a dû lui céder son fauteuil à l’agglo’ avec la voiture et tout ce qui va avec…
- Et voilà-t-y pas que la Delaunay n’est pas reconduite au gouvernement ! Il vient donc de devoir lui restituer son siège de député le mois dernier ! Snif…
Qu’à cela ne tienne ; on n’allait quand-même pas le laisser pointer à Pôle-Emploi ! On lui a donc trouvé un poste dans les couloirs de l’Elysée : "conseiller en charge des relations avec les élus et les formations politiques" (y a du boulot…) et…"il sera également chargé des études d'opinion et des argumentaires politiques" Restera sans doute à affiner la répartition des tâches entre lui et Gaspard Gantzer nommé le 23 avril "conseiller chef du pôle communication" Mais ce n’est pas grave ; on a l’habitude et ça prouve au moins qu’il faut bien deux types pour remplacer Aquilino Morelle…

Mais c’est que maintenant il faut entrer dans le dur

Eh oui ! La brusque augmentation du chômage, l’ampleur des charrettes de licenciements déplorées le mois dernier dans une certaine catégorie socio-professionnelle rend la tâche de plus en plus ardue. Tenez par exemple : Pour la place de commissaire européen fwançais à Bruxelles, on avait un client tout désigné en la personne de Moscovici qui s’ennuyait à Bercy. Patatras ! Il n’y a qu’un poste à pourvoir et voilà qu’il y a un autre client dans la short list : Notre Jean-Marc Ayrault… Et ce n’est pas tout !  Il y a aussi Elisabeth Guigou qui, en plus, excusez du peu, se verrait bien remplacer Catherine Ashton au poste le mieux rémunéré d’Europe ! Et Pervenche Berès qui ramène aussi sa fraise !

Certes, aucun n’est à la rue ; les trois premiers émargent au Palais Bourbon et la quatrième à Strasbourg. Mais ça libèrera un emploi… Le drame, c’est que le choix final de l’heureux élu revient au seul Président de la République et il lui reste à peine trois semaines pour se décider…

Commençant à connaître François II Pédalonaute, son indécision soleferinesque et sa répugnance à trancher, je me marre…

Mais rassurez-vous. De toutes les façons, ce n’est pas l’intérêt supérieur de la France comme causait De Gaulle, qui présidera à la décision qu’il va bien devoir prendre…  
    

1 commentaire:

  1. kobus van cleef02/06/2014 13:33

    Allez allez, êtes vous taquin !
    Oui, bien sûr, vous l'êtes !
    Prétendez pas l'contraire, hein !
    Et Aquilino Morelle et ses morellades, a-t-il été out placé, hein ?
    Et la cahuze et ses ripouilleries, ont-ils, par la grâce de l'Élysée, reçu une feuille de route vers des cieux plus cléments ?
    Je me trompe ou c'est mes yeux ?
    Non, les out placés, dans cette histoire, c'est les ceusses qui tiennent le scouteriste bien fermement, dans le creux de la paume
    Vous m'avez compris vous m'avez
    Et ils sont nombreux
    Ne reste que la non vie ( ne jamais écrire la mort, ça pourrait être interprété comme un appel au meurtre, une fatouha athée et laïque, la seule qui te fasse juger au civil et au pénal) pour en purger les listes des emargeurs à la galtouze republiconne ( bien conne en effet de laisser de tels chancres lui prospérer dessus la couenne)
    Exemple, un Teulaadeu, trop tôt ravi à notre affection républicaine et judiciarophile, dans l'histoire des comptes de la caisse de retraite complémentaire de l'educ naze
    Mais y en a d'autres

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