"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

lundi 26 mai 2014

Retour de chez les mous chez les mous…



Dimanche soir, j’avais oublié que c’était "jour d’élection"… Oui, que du bonheur ! C’est vrai que le fiston était allé voter tôt avant que je ne me pointe au petit dej’ et que nous eûmes ensuite des conversations  enrichissantes. Plus tard, j’avais à peine remarqué que ma bru s’était absentée en toute discrétion vingt minutes vers 18h. Il est vrai que l’obligation de tirer le rideau de ces espèces de cabines d’essayage montées à la va-vite dans les écoles prouve s’il en est besoin le côté obscène de la chose. On comprend qu’il n’y a pas lieu de s’étendre… Il est vrai aussi que j’avais aussi préalablement mandaté un tiers pour accomplir à ma place ce geste prétendument citoyen. Geste que, semble-t-il dans mon cas, la morale réprouve…  
Réunion de famille, donc, loin de mes bases. Et tous ceux des miens qui étaient là sans être de là avaient fait comme moi vu qu’on n’est pas des mous… Chacun s’était efforcé de besogner la Gueuse comme il se doit, derrière le rideau et sans grand résultat. Et c’est avec la satisfaction du devoir de la corvée accomplie et sans plus nous laisser distraire que nous avons pu consacrer notre dimanche à l’héroïne du jour comme aux retrouvailles et aux ripailles qui suivent la Messe dans toute famille bien tenue.       
Ce n’est donc que ce matin qu’avec le fiston m’accompagnant au train avant d’aller bosser nous avons pris le temps d’analyser les résultats à la terrasse du café devant la gare…

Je n’ai donc rien lu d’autre que le canard local et c’est à peine si le mot séisme (sens fig. : "inattendu", "choc"…) a provoqué chez nous une ébauche de sourire las… En revanche, ce qui a retenu notre attention, ce sont les résultats dans nos deux villes respectives : Dans un cas comme dans l’autre, le Effhaine se trouvait relégué en quatrième ou cinquième place, cédant le pas à Alternative et même aux écolos… Les raisons en sont diverses qui tiennent pour partie à l’histoire locale. Mais au boboïsme commun à la plupart des grandes villes vient s’ajouter une propension bourgeoise à la raisonnabilité centriste, une propension à l’entre-deux, un côté mou du genou d’épicier soucieux de ne pas effaroucher le chaland…

Faut dire que quand on est mou du genou avec un charisme d’huitre, comment mieux illustrer le dynamisme d’une ville qu’en plantant des panneaux à tous les coins de rue expliquant ainsi à ses concitoyens et visiteurs la raison d’être d’une "zone30" :  

J’aime ma ville :
Je roule à 30…

La ville appartient à ceux qui lèvent le pied !

      
Mais n’ayez pas de faux espoirs : Ce n’est pas pour ça que la municipalité précédente a été virée…

1 commentaire:

  1. kobus van cleef03/06/2014 14:23

    ça pourrait être détourné cette injonction "la ville appartient à ceux qui lèvent le pied"

    voyez?

    des fachysses italiens ( dont on ne dira jamais assez que le membre fondateur était zosialist-internazionalist) "le pouvoir appartient à ceux qui lèvent le bras" ( droit ,le bras , il va sans dire )
    des spectateurs des "incivilités" dans le RER ou le tromé "la honte appartient à ceux qui baissent les yeux"
    des zélites médiatico politico financières "l'avenir appartient à ceux qui gueulent le plus fort"

    d'autres idées?

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