"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

lundi 2 juin 2014

"Open data" ? Open blabla, baba, arheu…



Connaissez-vous data.gouv.fr ? C’est la plateforme de diffusion de données publiques ("Open data") de l'Etat français. Data.gouv.fr est développé par Etalab, une mission placée sous l'autorité du Premier ministre qui a été chargée de créer un "portail unique interministériel des données publiques", en particulier des "données stratégiques et de qualité" dans le cadre d'une politique s'inscrivant dans la "modernisation de l'action publique" et dans "les programmes ministériels de modernisation et de simplification".
Ce portail donne à tous accès à des centaines de données émanant de l’INSEE, d’administrations et établissements publics. Voilà une bonne chose. J’ignore quel est le coût de ce bidule pour le con-tribuable, mais reconnaissons qu’il s’agit d’une chose bien utile.

Ouais. Afin d’enrichir ses bases de données offertes au grand public et d’améliorer l’existant, ce qui est louable, Etalab convie épisodiquement une bonne centaine de guignols (agents des administrations centrales, fonctionnaires territoriaux, universitaires, journalistes, informaticiens et, ne les oublions pas, représentants d'assoc’s) à plancher une journée entière en "ateliers participatifs" pour partager, améliorer et réutiliser la donnée publique. Cébien. Ils appellent ça des open data camps

Au cours de la première sauterie du genre, organisée à l’automne dernier, 120 guignols ont ainsi été invités à travailler sur les données susceptibles de favoriser une meilleure compréhension de questions telles que l'égalité Femmes-Hommesl'apport économique de l'immigration ou… la France des prénoms 

Je ne retiendrai ici que la question de l’égalité Hommes-Femmes, pardon, Femmes-Hommes car c’est important, vous savez.
Il est vrai que le directeur d’Etalab l’a avoué sans détour et d’entrée de jeu : "La ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem nous a demandé si on pouvait faire un effort particulier sur les inégalités hommes-femmes"…
C’est ainsi qu’a émergé du chapeau une exploitation des fichiers des Chambres de Commerce, de l’Industrie et du Tourisme dont il ressort que seulement 4 des 127 CCIT ont plus de 29% d’élues consulaires. Toussa avec de jolies cartes géolocalisant les mauvais élèves et avec une demande insistante d’affiner les données au stade des bureaux des Chambres et des collèges catégoriels… C’est important vous savez.

Mais est-ce le plus important ? Que dire de l’urbanisme ? Une certaine Sandra Huning n’a-t-elle pas écrit : "Les mobilisations et productions intellectuelles féministes et queer doivent continuer non seulement à nourrir la pratique urbanistique et à contester les normes et les représentations de genre collectives telles qu’elles ont été naturalisées, mais aussi à développer des modèles d’urbanisme capables d’intégrer des perspectives déconstructionnistes plus complexes dans le travail des institutions de planification urbaine." (reprenez votre respiration)
Aussi sec, au prix d’un énorme travail de recension, un cabinet spécialisé s’est penché sur les rues d’une ville en prenant Rennes comme exemple. Il en ressort une magnifique cartographie des rues de Rennes vues au prisme de leur genre. P’tain ! Heureusement qu’il y en a qui s’y collent ! Comment pourrions-nous vivre sans disposer de ces cartes ? Il est vrai que "Cette intelligente cartographie illustre à merveille une problématique urbaine relativement récente, mais qui ne cesse de prendre de l’importance: celle de la place des femmes dans l’espace urbain, et plus généralement de la nécessité de repenser l’urbanisme à l’aune des questions de genre. Celle-ci recouvre logiquement de nombreuses réalités. La liste est évidemment loin d’être exhaustive, mais ce travail fera office d’introduction à ce vaste sujet déjà abondamment traité dans les milieux académiques, mais qui connaît depuis quelques années une démocratisation salvatrice. Il ne s’agit pas de «féminiser» l’espace urbain, mais de comprendre comment celui-ci se révèle plus ou moins façonné par des facteurs discriminants liés au sexe. Et d’utiliser ces décryptages pour rendre la ville plus «vivable» pour tous, et donc aussi pour les femmes"… (respirez !)

 Dans la vie, il n’y a pas que les pactes, le chômage, l’emploi, l’inversion le retournement, Vigipirate, le F-Haine, l’Ukraine, les katibas francophones, les clopes en paquets neutres, les trimestres de retraite, la contrainte pénale ou le recel de complicité d’intention de propos antisémites ! Il y a aussi des gens qui travaillent et transpirent avec nos sous sur des sujets plus importants. Forcément cébien 

7 commentaires:

  1. je voudrais pas dire mais si je m'étais présenté mal rasé, en jean cradingue et pull béant à une présentation que l on m aurait demandé de faire, mon patron d alors m aurait viré sur le champ avant même que je ne postillonne dans le micro

    RépondreSupprimer
  2. Ne soyons pas négatifs! N'apprenons-nous pas que "cette intelligente cartographie illustre à merveille une problématique urbaine" dont on n'avait même pas idée. L'inconvénient c'est quand même qu'on se fout de cette problématique urbaine de mes deux.
    J'espère que tous ces gens ont au moins la reconnaissance du ventre et qu'ils ont bien voté aux dernières élections.

    RépondreSupprimer
  3. @Corto, t'as rien compris à la mode toi ! pour pondre des trucs comme ça, on a pas le temps de se faire propre et beau et puis c'est ringard la propreté , si tu pu pas un peu le pseudo intello, tu réussi pas dans la vie

    RépondreSupprimer
  4. @ Pangloss....mais cher Pangloss attention avec ton expression "de mes deux " precise bien qu'il s'agit de tes seins !
    c'est plus facile de faire jacter une bande de corniauds satisfaits d'avoir été choisis que de mettre un plan avec une flèche" vous êtes ici "
    et puis ras le bol de ce sexisme qui veut faire croire qu'une femme ne trouve pas sa route si c'est celle du général machin et pas de la maréchale machine !

    RépondreSupprimer
  5. M'est avis qu'on devrait direct passer au bon vieux numérotage à l'américaine. Et tant pis si c'était pas penser comme çà au départ, faisons confiance aux téléphones intelligents pour nous ballader...

    RépondreSupprimer
  6. "celle de la place des femmes dans l’espace urbain, et plus généralement de la nécessité de repenser l’urbanisme à l’aune des questions de genre."
    Tout à fait d'accord !
    Il est urgent d'interdire certaines rues et certains kartchés aux femmes à partir d'une certaine heure.
    Pour leur plus grand bien.
    Et pour alléger la tâche des braves policiers qui ont assez à faire avec la traque des automobilistes qui roulent à 96kms/h sur les Nationales (qu'il faudrait d'ailleurs rebaptiser autrement, parce que "nationales", ça fait quand même bien facho).

    RépondreSupprimer
  7. kobus van cleef10/06/2014 08:34

    Pour tout dire, j'y ai vécu, à Rennes
    16 ans
    Sincèrement, j'ai du mal à voir un sexisme quelconque dans le plan des rues ou dans leurs noms
    Mais c'est p'tet ça le sexisme
    Suivez bien, ça se complique
    LE plan des rues
    LE nom des rues
    Hein ?
    Keske j'vous disait ?
    Masculin, plan et nom, qui éclipse le féminin de la rue
    Si, ça, c'est pas du sexisme !

    RépondreSupprimer