"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

jeudi 31 juillet 2014

"La France a les moyens de faire face à Ebola"

Regardez-là ! Oui, les yeux dans les yeux…

Son doux regard halluciné nous rassure, nous conforte dans cette certitude apaisante qui nous permet d’attendre sereinement la suite. Comme d’hab’…

La Fwance a les moyens de sa politique :

- Les moyens de sa croissance,
- Les moyens d’inverser je-ne-sais-plus quelle courbe,
- Les moyens de financer des rançons d’otages,
- Les moyens d’interdire les manifestations interdites,
- Les moyens de mettre hors d’état de nuire les violeurs récidivistes
- Les moyens de maîtriser le tourisme de Lampedusa,
- Les moyens de mettre ses drapeaux en berne (les nôtres),
- Les moyens d’obéir à l’impérialisme va-t-en-guerre US,
- Les moyens de dire aux Russes "-C’est pas bien !",
- Les moyens d’éliminer Bachar el-Hassad,
- Les moyens de veiller sur ses enfants accros au Jihad,
- Les moyens de compatir avec la bouche au génocide des chrétiens d’Orient,
- Les moyens d’expulser de déplacer et soigner les clandestins,
- Les moyens d’un contrôle sanitaire à ses frontières,
- Les moyens…

La preuve ?

Elle est capable de dissoudre Troisième Voie et la Ligue de Défense Juive. Ah mais !

mercredi 30 juillet 2014

De lard, du bleu piscine et de l’effet de haine…



On avait déjà eu l’inévitable Buren. Ayant obtenu en son temps une juteuse commande de la ville de Lyon pour agrémenter de ses rayures l’immobilier urbain de la place des Terreaux, il avait assigné les éditeurs de cartes postales, coupables selon lui de ne pas lui verser de royalties sur la vente des cartes représentant la place. Le bon sens ayant alors encore prévalu, il avait été définitivement débouté en appel. Mais, dans les circonstances d’aujourd’hui, la jurisprudence pourrait bien évoluer…

En 2001, la municipalité de Hayange (Moselle) avait acheté à un certain Alain Mila, "artiste local", une fontaine de sa conception pour orner une quelconque place de ladite ville. Cette chose dont l’esthétique et l’originalité vous sauteront aux yeux se compose d’un tube métallique d’arrivée d’eau joliment courbé. A l’opposé de quelques fils de fer ébouriffés, un bout de tuyau horizontal envoie l’eau dans une conduite forée au travers d’un bloc de pierre (probablement de récupération sur quelque obsolète résidu de patrimoine médiéval) L’eau ressort astucieusement de l’autre côté pour arroser le chef d’un gros œuf en métal. C’est vrai qu’il fallait y penser…  Depuis treize ans, donc, ce mobilier urbain cette œuvre d’art faisait la fierté des Hayangeois. Entre temps, l’artiste "local" avait depuis longtemps quitté la région pour aller vivre la suite de ses jours en des lieux peut-être plus attirants…

Las ! Un coup de fil anonyme vient judicieusement de lui rappeler sa paternité de 2001 (laquelle lui avait, à l’époque, rapporté la modique somme de 9.000 €) en l’informant de l’outrage dont a été victime sa progéniture.
En effet, la nouvelle municipalité - dont les goûts et les couleurs peuvent se discuter – n’a rien trouvé de mieux à faire pour égayer à moindre frais la place paraît-il sinistre que de ripoliner la fontaine : le bassin en bleu piscine et l’œuf en bleu turquoise… Ce n’est peut-être pas du meilleur goût mais cela met une note de couleur et, après tout, le turquoise peut rappeler l’enrichissement culturel que nous devons et devrons de plus en plus à la Turquie…
  
Aussi sec, l’artiste ne pouvait pas rater cette occasion de faire parler de lui et de réactiver sa réputation : Il attaque la collectivité devant le tribunal administratif de Strasbourg pour "atteinte à son travail et à ses valeurs"...
Il est vrai qu’en 2001 la municipalité était socialiste et qu’elle est aujourd’hui FN.

De la part de l’artiste soucieux de ranimer son business plan, sa réaction outragée s’explique sinon se comprend. Alors, pourquoi vous en causer sinon pour meubler tant on n’en a rien à foutre ?

Parce que nous avons là un exemple de plus, un de plus, de la manière désespérée avec laquelle les guignols qui nous a-gouvernent cherchent quelque chose à dire. Faut dire qu’ils sont à bonne école depuis que le "Président de la République" (ne cherchez pas pourquoi je mets des guillemets) se substitue au sous-préfet d’arrondissement au point-presse du dernier accident de la route ; et qu’il remplace la spiquerinne du 20h pour lire les dépêches de l’AFP sur les crashs d'avions exotiques en ajoutant des blancs et des euh à ce que nous aurait dit la fille…

La divine Aurélie Filippetti, donc, s’est fendue d’un indispensable communiqué où elle dénonce «une violation manifeste du droit moral et des règles élémentaires du code de la propriété intellectuelle et de la protection du patrimoine». Interrogée avec gourmandise par France Info, elle a elle-même tenu à ajouter : «Qui sont ces gens qui s'arrogent le droit de dénaturer des œuvres ? Ça arrive dans une ville Front national, on vient bien le mépris avec lequel certains élus Front national tiennent l'art et la culture».
N’étant pas daltonienne (je crois), elle n’a quand-même pas osé reprendre le propos de l’artiste outragé : «Le bleu utilisé est très proche de celui du logo du Front national»…

J’attends avec impatience les attendus et le jugement de la justice administrative…

lundi 28 juillet 2014

Rendez-nous Léon Zitrone !



Pour ceux qui s’en souviennent…

L’ami Corto nous a pondus hier un billet intitulé : "François Holland, le croque-mort républicain"… Venant à peine de le lire, je m’abstiens d’ajouter un commentaire trop tardif et superflu à ceux de ses nombreux lecteurs assidus. Au demeurant, j’y ai trouvé tout à la fois une satisfaction et une interrogation.

- La satisfaction, tout d’abord : Celle d’avoir été le premier à discerner quelle était la seule profession où ce personnage pourrait déployer l’ordinaire de ses rares talents sans risquer un retour chez Pôle-emploi pour insuffisance professionnelle grave avant la fin de sa période d’essai (abstraction faite, évidemment, de la fonction présidentielle qui est une profession protégée) J’aurais peut-être dû faire carrière dans l’orientation professionnelle… Dès le 4 juin 2012, en effet, j’écrivais : « Un commercial des Pompes Funèbres Générales ? Oui, c’est ça ! "- Pour la toilette mortuaire, vous prendrez la prestation complète ?", "- Le capiton du cercueil, vous prenez le rose fuchsia ou vous préférez l’arc-en-ciel ? Le rose est seyant mais l’arc-en-ciel est plus à la mode…", "- Le crucifix est en supplément et, vous savez, ça se fait de moins en moins…", "- Vous auriez dû attendre l’an prochain ; la levée du corps sera avec TVA minorée si le défunt est parti dans la dignité…" »…
Je le vois très bien dans la peau du fils du patron de l’entreprise funéraire du coin débarquant lors du décès de Madame Plouc. Mes enfants et moi avions eu un mal fou à ne pas nous étouffer de rire tant le mec était "trop" : Le type imbu de son importance, n’étant là que pour appliquer une routine vielle comme le monde mais avec la pleine conscience qu’on ne pouvait pas se passer de lui. Même pour dessiner le corbeau au teint de formol qui suivait Lucky Luke avec son mètre ruban, Goscinny n’aurait pas osé… Me revient aussi le souvenir d’un billet de Didier Goux évoquant les obsèques d’une de ses relations. Une sinistre cérémonie laïque précédant l’incinération en présence d’une assistance de parents et de proches se réduisant à quelques pelés : L’ordonnateur, l’homme de l’art, l’employé qui officiait lisait une succession de textes convenus en singeant inconsciemment une célébration religieuse : Le guignol faisait régulièrement se lever et s’asseoir les assistants, Dieu (sic) sait pourquoi… Le type était content de lui. Lui se comprenait, c’était l’essentiel ; et l’assistance allait s’exécuter sans oser lui demander pourquoi, en attendant sagement que ça se passe, qu’il ait fini de s’écouter parler et, surtout, sans l’envoyer se faire foutre. Ç’était surtout ça l’essentiel…
Oui, ordonnateur des pompes funèbres, c’est bien le job où il est sûr de faire une belle carrière : Il y aura toujours de la pratique et les clients se la bouclent…

- Une interrogation ensuite.  
Nombreux sont ceux – y compris l’ami Corto – qui observent que François II Pédalonaute consacre chaque jour une part de plus en plus prépondérante de sa fonction présidentielle et exécutive à commenter des évènements qui lui échappent, sur lesquels il n’a aucune prise. Sans pour autant négliger les occasions de jouer à l’ordonnateur de cérémonies à dimensions funéraires, avec ou sans reine d’Angleterre, discours dans les cimetières et de plus en plus souvent devant des familles éplorées, de préférence pimentées de diversité, il s’essaie désormais à la fonction principale de commentateur de tout ce qui lui passe aléatoirement sous le nez et qui ne relève surtout pas de son ressort…
Cela ne laisse pas de m’étonner et je m’interroge :
Tout d’abord, en cette période de chômage, n’est-il pas en train de priver d’emplois tous les malheureux localiers de la presse quotidienne régionale en leur retirant le pain de la bouche ? En s’appropriant l’annonce, l’analyse et le commentaire du moindre fait divers ? Et, ce faisant, ne va-t-il pas finir par se mettre à dos cette profession jusqu’alors si indulgente à son égard ?
Ensuite, au moins est-il bon dans cette spécialité ? Et est-ce là la vraie mission de son job ? Des gens aussi importants et indiscutables que Cambadélis, Valls, Fabius ou ses conseillers en communication paraissent penser que oui. Donc, ça doit être vrai…
Dès lors, il nous faut chercher d’urgence quels seront les meilleurs candidats à la fonction pour 2017 ! Il nous faudra un commentateur apte à passionner les foules !  

Léon Zitrone aurait été l’homme providentiel. Présentateur du journal télévisé durant plus de vingt ans, animateur de jeux télévisés, commentateur de 6 Tours de France, de 8 Jeux Olympiques, de 16 défilés du 14 juillet, de plusieurs concours Eurovision de la chanson, commentateur-clé d’une trentaine de grands événements, mariages, obsèques ou investitures des grands de ce monde, Il parlait un français cultivé, simple et littéraire. Et il était capable de prolonger ses commentaires plusieurs heures durant quand la  situation l'exigeait, sans monotonie ni répétition…

Mesuré à cet aune, l’actuel président commentateur en chef est nul… P’tain ! Trouvez-nous en un d’urgence !

samedi 26 juillet 2014

Principe de précaution, et cætera…



La cafetière électrique est morte. Probablement prématurément au regard de mon estimation toujours résolument optimiste de l’obsolescence programmée, qu’il s’agisse des choses comme des personnes autres que votre serviteur… La défunte avait été victime il y a quelques semaines d’un accident de la circulation suite au geste inconsidéré d’un tiers dont l’identité n’a pu être déterminée… Elle en avait gardé de lourdes séquelles sous la forme de fêlures. Au demeurant, elle continuait à assurer son service domestique à la satisfaction de l’ours solitaire. Las ! L’été venant et l’effectif de rationnaires augmentant ici plus vite que le nombre de naufragés au large de Lampedusa, il est apparu que sa blessure ne lui permettait plus de fournir plus de trois tasses de café à la fois, chose que je ne lui avait pas demandé depuis son accident.
Pour le bien de la collectivité, il fallait donc se résoudre à l’eutha la laisser partir dans la dignité.        

Et la remplacer… C’est fait pour la modique somme de 25 € ; TVA inclus ainsi que la putain de marge de la maison Phillips et du distributeur…

Pourquoi vous causer de ça ?

Parce que je viens de lire la notice accompagnant sa remplaçante fraîchement débarquée pour prendre sons service.
Agrémentée de petits dessins pour analphabètes détaillant par le menu la manière de s’en servir, de lui donner son bain et de la détartrer, ladite notice, dépliée, se présente comme une sorte de drap de lit déclinant en petits caractères des "avertissements", successivement en anglais, danois, allemand, grec, finlandais, français, italien, néerlandais, norvégien et suédois.

Ainsi, j’ai notamment appris que :
"- Cet appareil peut être utilisé par des enfants de 8 ans et plus, des personnes dont les capacités physiques, sensorielles ou intellectuelles sont réduites ou des personnes manquant d’expérience et de connaissances, à condition que ces enfants ou personnes soient sous surveillance ou qu’elles aient reçu des instructions quant à l’utilisation sécurisée de l’appareil et qu’ils aient pris connaissance des dangers encourus."
Après avoir hésité, j’ai fait preuve de courage et j’ai branché la bête en fermant les yeux.

Il est vrai que je venais aussi d’apprendre que :
"- Cet appareil est conforme à toutes les normes relatives aux champs électromagnétiques. Il répond aux règles de sécurité établies sur la base des connaissances scientifiques actuelles s’il est manipulé correctement et conformément aux instructions de ce mode d’emploi."…
Ça rassure…

A titre documentaire j’ai aussi appris en lisant jusqu’au bout que :
"- Cet appareil est destiné à un usage domestique ou pour une utilisation similaire comme : - cuisine destinée aux employés dans les entreprises, magasins et autres environnements de travail ; - fermes ; - utilisation par les clients dans les hôtels, motels et autres environnements résidentiels ; - chambres d’hôtes."
Je cherche encore ce que leur avocat a oublié…

Je renonce, en revanche, à chercher quel est le coût des prestations de conseils juridiques qui contribue depuis quelques décennies à majorer le prix de revient des produits manufacturés.

Le gilet jaune est l’étendard de cette civilisation.