"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

jeudi 3 juillet 2014

Deux vieux souvenirs "d’exemplarité"…



(qui n’ont rien à voir entre eux)
 
- L’ont-ils signée ? Oui, l’ont-ils signée. C’est important vous savez. Le changement a beau être dorénavant acquis acté, je ne vois pas pourquoi la République Exemplaire™ cesserait d’accorder à ce qu’elle a elle-même institué toute la solennité et la publicité médiatique initiale.
Oui, la Charte de déontologie des ministres a été signée le 17 mai 2012 par les membres du gouvernement Ayrault. On nous l’a assez dit, répété, seriné…
Avez-vous lu ça quelque part en ce qui concerne le gouvernement Valls ?
    
Rappelez-vous le 5°paragraphe de cette charte tant encensée, 4° alinéa : 
Sauf contrainte particulière justifiant une escorte motocycliste, leurs déplacements en automobile se font dans la discrétion et le respect des règles du code de la route."

Durant deux mois, les journalistes d'Auto Plus ont filé nos dirigeants :
"Avec son escorte souvent constituée de deux motards, trois monospaces et une ou deux voitures banalisées à l'arrière, le Premier ministre n’est «jamais à l'arrêt» et multiplie «les voies prises à contresens, les feux rouges brûlés». Le convoi dépasse souvent de 20 km/h les limites autorisées en ville. Le 16 mai  dernier vers 21h45, retour de Normandie, Manuel Valls a été surpris à 160 km/h sous un tunnel limité à 90 km/h... (tarif : retrait immédiat de permis et une perte de six point...)"

Mais je m’en fous.

- Un progrès de la justice au fil des ans. Au terme de deux ans et plus d’enquêtes tous azimuts médiatisés à outrance sans respect du secret de l’instruction ; après huit mois d’écoutes judiciaires autorisées dans le cadre d’une affaire clôturée par un non-lieu et finalement utilisées pour en étayer une autre (ce qui aurait suffi à faire annuler toute la procédure à l’encontre du premier truand venu…) le justiciable Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa passe enfin par la case Garde A Vue et en sort mis en examen pour corruption active, trafic d’influence et recel de violation du secret professionnel… Enfin !  Ouf ! Il était temps !
J’ignore ce qu’il adviendra de la suite. Je ne m’en fous pas mais n’y peux rien.

En revanche, ça me rappelle des souvenirs de temps héroïques.

En 1990, à 61 ans, député durant 19 ans, maire de Nice depuis 24 ans et président du Conseil général depuis 17 ans, en pleine forme physique, alors toujours soutenu par une large majorité de la population locale, Jacques Médecin démissionna brusquement de tous ses mandats et se fit la malle en Uruguay pour y ouvrir une boutique de ticheurtes… Jeune, j’avoue avoir suivi ce type durant un paquet d’années. On n’en fait plus des comme ça…
La suite fut moins glorieuse : un an ferme et inéligibilité à vie pour délit d’ingérence, puis deux ans ferme pour détournement de fonds, puis encore trois ans fermes pour abus de biens sociaux et corruption  et enfin deux ans pour fraude fiscale… Extradé, condamné, il s’est débrouillé pour ne pas aller en taule et retourner tranquillement finir ses jours à Punta del Este… Compte tenu de l’acharnement mis sous l’ère Mitterrand, notamment par Charasse, pour le faire plonger, vous ne me ferez pas croire qu’il n’en savait pas suffisamment sur d’autres pour sortir du tribunal de Grenoble sans mandat de dépôt et reprendre son avion pour l’Uruguay avec son passeport…

Pourquoi je repense à lui ?
D’abord parce qu’a l’annonce de sa démission-surprise, Nice-Matin, qui l’avait pourtant longtemps dénigré, avait fort justement écrit :
"Démission par lassitude dans un combat inégal contre la calomnie"
Ensuite et surtout, parce que je me souviens de l’inénarrable foutoir qui prévalait dans ce qu’on appelait alors le "système Médecin"… La prudence n’était pas la qualité première de l’homme. Les "facilités" qu’il s’octroyait presque sans les voir tout en marchant et, surtout, l’ampleur des prévarications par certains sous-barons de l’entourage gardaient un côté artisanal imprégné d’amateurisme. Et il n'a pas fallu de trop longues années pour arriver à le coincer…

Et aujourd’hui, comparé à ceux reprochés à Jacquou, après deux ans de fouilles dans les rainures de parquet d’un "systéme Sarko" (s’il existe) sûrement autrement plus sophistiqué et mieux bordé, les motifs des mises en examen d’hier me font le même effet qu'un soupçon de vol à l’étalage d’une petite culotte dans les bacs de Kiabi…       

4 commentaires:

  1. kobus van cleef04/07/2014 09:39

    Vous aussi vous avez votre mur des cons ?
    Ça tient un peu du vaudou, ce truc là
    Pour la 3eme photo.... elle parait pas bien nette, la culotte, tant qu'à en voler une, faut que c'en soit une précieuse, genre la perla....

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le mur n'est pas le mien (quoique...) Il sort de chez Gorafi...
      La culotte sort de chez Kiabi, j'ai dit...

      Supprimer
  2. ce bon monsieur Médecin est parti en emmenant les sous de ce plan d'interessement à l'entreprise auquel avaient droit les travailleurs . Quand mon mari a quitté les travaux publics les sous de ce truc, qu'il aurait dû toucher, n'étaient au rendez vous , car fut il dit, le sieur Médecin avait foutu le camp avec ...pourquoi gérait il cela ? je n'en sais rien et c'est vieux tout ça .
    bof l'état lui avait mis de coté ...de quoi se plaint on ,chacun aurait eu une poignée de cerises et lui a eu le pactole..

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Dans les travaux publics, quand une grosse firme (du genre à étaler du goudron…) venait nouvellement s’implanter à Nice, un "visiteur" venait lui dire en substance : "- D’abord il vous faudra faire vos preuve pendant quelques années en prenant les marchés peu rentables dont personne ne veux avant d’être admis dans la cour des grands. Ensuite, ce serait gentil de prendre des parts dans telle société immobilière…" Contrôlées par "les gens de la mairie" ces sociétés privées utilisaient les fonds pour surenchérir sur les acquéreurs euh… "exotiques" et racheter les logements ou baux commerciaux en vente dans certains quartier afin de garder la maîtrise du choix des locataires selon des critères ‘discriminatoires’ interdits à une mairie… C’est principalement comme ça que la vieille ville n’a pas viré comme la rue Myrha à Paris ou le cours Belsunce à Marseille… Ceci-dit, je ne suis pas naïf ; il y a bien eu alors des "pertes en ligne" sous forme d’enveloppes…
      A part ça, en matière de détournement avéré important, à part la gestion de l’Opéra, je ne vois que le pot de vin de 4 millions de F versé par la Serel (signalisation et régulation routière) Il est sûr que certaines boîtes ayant travaillé avec la ville à l’époque ont dû en profiter pour "expliquer" leurs propres erreurs de gestion à leurs actionnaires et salariés. Je dis ça, je dis rien. Et je suis désolé pour l’épargne de votre mari.

      Supprimer