"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

lundi 14 juillet 2014

Ils sont venus, ils sont tous là…



(bien obligés…)

Le traditionnel défilé des forces armées françaises à l’occasion de la fête nationale française a eu lieu ce matin comme d’habitude. Piétons et matériels ont descendu les Champs entre deux haies de braves gens fiers de leurs soldats et impatients d’applaudir, qui les chasseurs alpins, qui la Légion. Et dans leurs EHPAD, les vieux étaient sûrement devant le poste… Euh… oui, bon.

Il faut quand-même vivre avec son temps. Depuis pas mal d’années, déjà, sans attendre qu’on ait rallumé la lumière en mai 2012, il était de bon ton d’accueillir un pays invité. Un peu comme il est d’usage dans les foires-expositions. Puis d’en multiplier le nombre et même d’en faire défiler des détachements. Il y a quatre ans, les soldats étrangers en arme et en uniforme étaient 494 à défiler sur les Champs… Aujourd’hui, la célébration du centenaire de la tuerie européenne qui a inauguré la sortie de l’Histoire pour la vieille Europe et l’avènement de l’hégémonie américaine a servi de prétexte pour honorer au moins 80 pays. Leurs drapeaux respectifs sont toutefois absents des Champs toujours saturés par l’homogénéité de draps de lit tricolores tous pareils. On se demande pourquoi. Ça manque de diversité et sans doute un oubli pour une fête nationale élevée au rang de Jamboree international pour la Paix. On fera mieux l’an prochain.

Heureusement, on avait quand-même prévu une "animation de clôture" pour ne pas rester sur cette impression de gloriole militariste. C’était chou ce lâcher de colombes. Le genre de truc qui plaît sûrement au Calife al-Baghdadi. En plus, ça a dû faire du boulot pour un petit bataillon d’intermittents du spectacle qui, comme chacun sait, en ont bien besoin. J’ai une pensée, surtout, pour les figurants restés toute la matinée immobiles comme des hallebardiers d’opéra dans leurs capotes bleu horizon. J’espère pour eux qu’on ne les leur avait pas taillées dans le gros drap de l’époque…

On a eu droit aux colombes et à l’ébauche de pas de danse de probables intermittents ; et même, me semble-t-il au Prince souverain de Monaco sur la tribune. Cébien. Vais-je tenter d’allumer le poste à 13h30 ? Je ne sais pas encore si j’aurai le courage…   

3 commentaires:

  1. ça aurait eu plus de gueule si le défilé avait commencé par la gay pride.

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  2. que c'est beau un pays riche , qui peut mettre autant de fric pour commémorer...

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  3. kobus van cleef24/07/2014 19:04

    en fait ,ça fait des années que je ne le regarde plus
    la dernière fois ,c'est lorsque chirac ou sarko,je sais pu , avait convié le brésil ( pourquoi le brésil? aurait dit machine , son nom m'échappe) avec ses mignons enrubannés, chammarés,pommadés....
    j'avais fait allusion devant les enfants à ce qu'ils portaient sous les uni....hésitant entre les tankas et les strings.....
    on m'en avait gardé tellement rigueur que depuis.....

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