"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

dimanche 6 juillet 2014

La cravate du commentateur…



Chose que, par manque d’intérêt, je ne fais presque jamais, j’ai allumé le poste et regardé sur TF1 la deuxième mi-temps du match France-Allemagne. Et à la fin, je me suis fait la remarque que les commentateurs sportifs du fouteballe portaient encore la cravate à la télé…Comme d’ailleurs encore assez souvent les dirigeants de clubs et de fédérations dans les conférences de presse…

Je ne sais pas vous, mais moi cette remarque m’a interpellée quelque part au niveau du vécu : C’est un détail idiot, rien qu’un détail, mais dans le monde particulier de ce sport cette entreprise de spectacle, que voit-on ?
- Les acteurs professionnels, les artistes de variétés, qui font le chiffre sont des types au look que, souvent, je ne saurais décrire. Ils évoluent en caleçon long, baskets et ticheurtes crades, pue-la-sueur transpirant comme des équidés après l’effort, crachant par terre dès qu’ils cessent de courir dans tous les sens…
En plus, des hyper machos incapables de faire un effort de parité en intégrant un quota de femelles dans la distribution de la pièce ; mais ça c’est une autre histoire, ne nous égarons pas.
- Les consommateurs qui en redemandent font tous des efforts manifestes pour se fringuer avec n’importe quoi : des Marcel informes poils au plastron, des ticheurtes et des écharpes aux couleurs criardes, avec des peintures de guerre faites de trois traits d’un doigt d’une puérilité telle qu’un Sioux bas de front aurait honte que sa papoose de 5 ans se soit faite ça. Et pour couronner le tout, ces consommateurs heureux d’avoir payé leurs places sont fiers de porter des couvre-chefs ridicules pour la plus grande joie des marchands d’articles de Carnaval…

Et vendredi soir pour conclure (effet de la défaite sans doute) contrairement au match Allemagne-Algérie, les trois commentateurs de TF1 ont osé tomber la veste mais gardé la cravate bien serrée à sa place… Car comme les exploitants, les régisseurs, etc., tous ces guignols qui font leurs fins de mois en produisant ces spectacles, les critiques conservent cette sorte de maniérisme à l’ancienne qu’on rencontre encore chez les employés des pompes funèbres ou à la sortie de la messe à Saint-Honoré d’Eylau. Au cours des arrêts de jeu, ils n’oublient pas d’invoquer souvent les mânes des grands anciens, voire même ce pauvre Coubertin, la beauté du sport et l’importance de participer. Pourtant, ils sont les seuls.

- Sur scène, entre deux crachats et tapes dans le dos, les types en caleçons trempés de sueur ne pensent qu’à leurs primes, produits dérivés et chambre d’hôtel…
- Et les consommateurs sont dans leurs tenues de clowns s’ils sont assis dans les tribunes ou vautrés en peignoir douteux s’ils sont chez eux devant leurs télés…

Au fond, quand je vois que les commentateurs sont en costard-cravate, je me dis qu’ils sont complètement déconnectés du réel de la chose, qu’ils sont hors-sol. Ou alors qu’ils se sont donnés comme mission, comme vocation, de faire croire à leur clientèle d’acurabas que rien n’a changé, qu’il s’agit toujours, encore et seulement de célébrer les valeurs du sport.

Bref, ils pourraient très bien être ministres régaliens ou autorités morales. Après tout c’est pareil car que font les autorités de ce pays ? Rien sinon invoquer les valeurs et commenter ce qui leur échappe…  

4 commentaires:

  1. kobus van cleef06/07/2014 17:01

    La cravtouze ( en castillan "corbatta") ,dérivée du mot " croate "( nom de familleu le plus courant dans cette balkanie douteuse" horvath " qui signifie..... croate....) lesquels furent, eux aussi, mercenaires des rouadfranz, exprimant bien la supervision du pouvoir royal sur la violence légitime et le recours nécessaire, donc, à différentes castes guerrières hors sol ( les chuiches, les gardes écossaises, les dragons croates, plus près de nous, la légion étrangère) pour assurer la main mise du pouvoir sur le populo et les bourgeois de l'époque, la cravtouze donc, reste le symbole obligé, obligatoire, quasi intangible de l'élite

    C'est pourquoi j'ai renoncé à en porter depuis une dizaine d'années
    Pas tout à fait..... fêtes religieuses ( mariaj, funérailles....), citations à comparaître, contrats.... je m'en accommode à contre coeur, d'autant moins bien que ça me serre le kiki


    Emblèmes de la classe dirigeante ainsi que le costard sombre trois boutons ?
    Ou plutôt, comme je vous en ai déjà causé ( c'est mon dada, ma marotte, excusez moi) tentative de raccrocher physiquement le LIEN, visuel, avec l'embourgeoisement ?
    C'est plutôt ça

    C'est la palpation visuelle du concept d'embourgeoisement étendu à la masse de la populace

    Évidemment, ça en devient risible....

    De même que j'ai renoncé à porter des cravtouzes lorsque j'ai vu des syndicalistes en arborer, de même j'ai affecté de rouler en poubelle lorsque mes employés ont investit dans des ouatures neuves

    Serais je un bourgeois non conventionnel ?
    Un anarchiste ?

    En tout cas, cravtouze=volonté d'embourgeoisement

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  2. faute de corde , ça pourra toujours servir à les pendre , ras le bol de ce foot !
    ras le bol de ces beaufs déguisés et hurleurs !
    ne valons nous pas mieux que ça ?

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  3. Pour votre information kobus van cleef, la cravate c'est aussi un "symbole sexuel secondaire", comme la barbe...

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    1. kobus van cleef06/07/2014 22:29

      C'est à peu près au moment où j'ai rasé ma barbe que j'ai renoncé à arborer la cravtouze
      Andropause ?
      Castration volontaire ?
      Allez savoir....

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