"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mardi 26 août 2014

Si au moins c’était des notices nécrologiques !



En attendant le rapetassage du gouvernement qui sent de plus en plus le Sapin (on fait avec c’qu’on a), comment meubler cette angoissante attente ?

- On pourrait gloser encore sur le palmarès en nombre de lignes et temps d’antenne consacrés aux héros médiatiques de la journée d’hier. 1° au score et de loin : Montebourg ; 2° Hamon ; 3° Filippetti ; 4° Taubira ; 5° Merkel ; 6° Valls ; 7° Merkel ; 11° la météo ; 42° Hollande… Mais bon.
- On pourrait jouer aux pronostiques : Taubira y-sera-ou-pas ? En principe elle devrait en être si Valls "garde le cap". Elle, au moins, n’a pas les vapeurs des frondeurs. Elle se fout éperdument des Fwançais et conserver son pouvoir de nuisance passe avant les scrupules idéologiques. Du coup, n’ayant plus d’autre os à ronger pouvant satisfaire les roquets de gauche, l’Elysée peut croire que l’os sociétal laxiste suffira pour qu’ils restent à la niche… Mais Valls veut-il vraiment "garder le cap" ?
- Une certitude : Il y aura plus de radicaux de gauche ! Jean-Michel Baylet a obtenu le jour-même un entretien avec le Pédalonaute. On ne se fait aucun souci pour Sylvia Pinel… Mais bon.

Alors, pour meubler, saluons au moins la mémoire de deux membres du défunt gouvernement qui vont devoir se faire attribuer une sinécure rechercher un emploi :

- Saluons tout d’abord Aurélie : Je regrette son départ et je lui dois bien ça car je l’avais un peu trop négligée. Au point de ne plus en parler depuis le mois de mai alors qu’elle représentait à n’en pas douter un gisement inépuisable de motifs pour meubler
Il n’est pas inutile de rappeler ici la voie royale qui l’a conduite jusqu’aux ors de la République : Fille d'un maire-conseiller général communiste, Normal Sup’, militant chez les Verts à Paris, membre du cabinet d’Yves Cochet à l’environnement sous Jospin. S’étant vue refuser par les Verts un parachutage en Lorraine aux législatives de 2007, elle les a quittés pour adhérer illico au PS…
Saluons aujourd’hui la manière avec laquelle cette agrégée de lettres classiques a su marquer son départ :
 Pour conserver ici la mémoire de l’œuvre qu’elle a accomplie durant les deux ans et deux mois où elle était assise au bureau d’André Malraux, j’ai retenu un magnifique tableau animé avec personnages parfaitement représentatif de sa présence dans l’action :

- Ensuite, je voudrais saluer aussi une sans-grade dont nul ne sait si elle sera sortante ou repêchée grâce aux bienfaits de la nécessaire parité. Je veux parler d’Hélène Conway-Mouret. Ça ne vous dit rien ? C’est pas grave… Pour rappel, sa notice de juin 2012 dans le trombinoscope ploukèmien lors du complètement ministériel suivant les législatives :
«…ministre délégué aux Français de l'étranger, 52 ans, enseignante élue en septembre dernier sénateur des Français de l’étranger sur une liste PS-EELV intitulée "La France est notre pays, le monde est notre avenir" (sic) Qu’en dire ? Au Sénat elle était membre des groupes thématiques chasse et pêche ; communication électronique et Poste ; économie agricole ; et… trufficulture. Wikipedia n’a pas été foutu de trouver une photo d’elle 48 heures après sa nomination. Son site perso sur le net est… bien gentil.
Bon, Ayrault avait un problème : Compte tenu des trois précédents promus, il lui fallait absolument trouver une femme pour équilibrer les sexes. Et pour lui faire faire quoi ? Bingo ! On va en profiter pour réduire le champ d’action de Benguigui ! Cette… comment déjà ? Ah oui, Hélène Conway fera l’affaire »
Pourquoi l’honorer ici de quelques lignes ?
Tout d’abord, parce qu’elle aura été le premier (et peut-être le seul) ministre exclusivement en charge des français de l’étranger ! (jusqu’alors il n’y avait que des délégués ministériels) Ensuite, parce que son action indispensable a consisté à assister le Président dans ses dépenses de kérosène lors de ses visites à l’étranger pour meubler les traditionnelles réceptions de la communauté française expatriée (même à Monaco où elle n’a pas eu lieu pour cause de bonnets rouge…) Enfin, parce qu’elle a su briser son silence assourdissant en pondant hier un petit tweet pour essayer qu’on ne l’oublie pas…

Nos gouvernements, c’est le truc du manche et de la lame du couteau. Ça sera cette fois-ci à la fois le même couteau, le même manche et la même lame…

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