"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

jeudi 18 septembre 2014

Désespérant !



4° édition du rituel. Qu’en dire ? Sans doute la meilleure façon de traiter le sujet serait de juste afficher ça :

Mais bon. On va quand même essayer :

1°- Il n’a rien appris en deux ans. Comme je le disais tout à l’heure, son intro de 41’ était encore un pensum impossible. J’écrivais déjà ici après la première conf’ en 2012 : On ne commence pas une conférence de presse par un long discours de justification. Cinq à dix minutes maximum suffisent pour cadrer le message. Et surtout pour le maîtriser par la suite. Un communiquant doit avant tout se préoccuper de la manière dont ce qu'il dit sera retransmis à ceux qui ne regardent pas directement son intervention. Plus c’est long, plus ça donnera matière à interprétations. Le communiquant qui perd la maîtrise de la matière première de sa com’ perd son temps. Il passe à côté d'une occasion de recadrer le débat public selon ses propres termes. En gros, plus il veut en dire, moins il en dit et plus il risque de se voir faire dire ce qu'il n'a pas dit.
C'est en répondant aux questions qu’on place les messages et pas dans un long discours.
2°- Comme à son habitude, et c’est de plus en plus criant, il se pose en simple commentateur de l’actualité. Et là, la euh… fluidité de son phrasé nous fait regretter Léon Zitrone. Commentateur, donc, des évènements et non pas de ce qu’il fait mais de ce qu’il dit avoir fait… Rien de concret, de tangible, sur l’action qui vient. D’ailleurs, ses phrases commencent presque toujours par "- Nous avons…" fait ceci, décidé cela… C’est déjà acté ; le passé c’est maintenant…
3°- Annonces nouvelles : Néant. On n’aura plus rien à en dire demain soir. Dire qu’on va balancer des bombes sur l’Irak, c’était déjà réchauffé. Son Manu la Mâchoire lui avait déjà tout bouffé sous les pieds avant-hier. Le coup de la 1° tranche d’IRPP, ça aurait été un scoop. Ben non. Fallait calmer les frondeurs l’autre jour…
4°- D’ailleurs, en ce qui concerne les impôts et les économies, on n’a rien compris. Probablement que lui non plus. Ça m’a fait repenser au gag de Toto : Son unique banquier lui dit qu’il est à découvert grave et Toto lui répond avec le sourire : "- Ce n’est pas grave, dites-moi de combien et je vous fais un chèque…"
5°- Cet après-midi je me suis trompé : Il a commencé par l’international pour dramatiser d’entrée de jeu. Il a dû croire que c’était bien pensé mais devoir alors finir par tout le reste, c’était encore pire. Quand ça le fait pas, ça le fait pas…
6°- Et, comme d’hab’, toujours trop de journalistes invités. Chacun voulant y aller de sa question, c’est la foire vers la fin. Qu’un Président se laisse déborder par la tâche basique de donner la parole à quelqu'un, ça fait désordre. Heureusement, il y a toujours le cireur de service prévu au départ qui lui permettra de conclure «- Mais ce qui m'a paru le plus nécessaire, c'était d'être dur avec moi-même. Vous pensez que vous l'êtes par rapport à moi, jamais autant que moi je le suis Que c’est beau !

Bon, j’ai fait ma copie. Bien sûr, vous allez me dire que j’ai surtout parlé de la forme. Ben oui. Pour le reste il n’y avait rien.





 Et la der des der à sortir demain.

Quand ça le fait pas, ça le fait pas...

3 commentaires:

  1. Affligeant ! et le coup de faire passer le vote de confiance au premeir ministre pour un exercice de vérification démocratique, fallait oser !

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    1. kobus van cleef21/09/2014 14:52

      il avait trop les miquettes de se voir raccompagné à la porte du chateau par les cons de tribuables...
      ceci dit ,dans un vrai régime parlementaire, valls serait reparti dans les limbes avec un pied au cul pour tout potage après une fiance aussi avortée....

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  2. Cette "une" de VSD... On croit d'abord à une parodie, et puis non. Surréaliste

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