"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mardi 9 septembre 2014

Essentiel sociétal & circonstanciel social…



A défaut d’inversion de la courbe-dont-on-ne-parle-plus, l’apparente inversion de direction effectuée par le Pédalo fait hurler à la trahison les degauche qui n’ont rien compris (ou font semblant de ne rien comprendre…) Pourtant, le gouvernement "garde le cap". Non, il n’a pas changé de cap. Il n’a pas infléchi sa route d’un iota et nous devons reconnaître à sa ligne politique et à l’action qu’elle induit une parfait cohérence depuis deux ans et quatre mois.

Rappelons quelques notions de base. Toute politique qui ne part pas dans tous les sens ou au fil de l’eau s’inscrit dans une hiérarchie de niveaux :
- Il y a au départ quelque chose comme une philosophie ou une idéologie qui élabore des principes, des fondamentaux. Ceux-ci sont mis en musique par la ligne politique sous la forme d’une batterie d’objectifs qui visent à concrétiser ic et nunc sur terre les concepts initialement hors sols forgés par la philosophie de départ. Ces fondamentaux fondent la raison d’être et la légitimité de cette politique…
- S’en suit l’élaboration d’une stratégie qui vise à préparer et organiser l’action pour atteindre les objectifs, en prenant en compte les moyens, les délais, les coûts, etc.  
- Puis intervient la tactique qui adapte la stratégie aux aléas rencontrés, imprévus et autres difficultés concrètes…
- Enfin, il y a le passage à l’action en utilisant les techniques et savoir-faire nécessaires…

Reprenons :
- Quels sont les fondamentaux qui justifient l’être et l’agir de cet exécutif quinquennal ? Le marxisme, le trotsko-léninisme, le keynésianisme, l’anarcho-syndicalisme, Blanqui, Proudhon, Rosa Luxembourg, Jaurès, etc. ne sont plus que des statues de plâtre sulpiciennes conservées dans des chapelles latérales du Temple, parfois dépoussiérées lors de fêtes votives. Rien à voir avec toutes ces vieilleries ! Le principe fondateur, le seul, l’unique, qui anime et légitime la ligne politique et son application, c’est la lutte pour aboutir à l’Egalité Parfaite. C’est à dire l’égalité absolue de tous et de chacun. La totale égalité de situation, égalité de condition, égalité des chances ; égalité qui ne peut s’atteindre que par l’abolition de toutes les différences (pas des diversités !) L’égalité morphologique et caractérielle, physiologique et intellectuelle, pathologique et générationnelle… Et cela nécessite d’offrir d’imposer à tous et à chacun la fusion dans le même, nouveau Paradis sur terre où les aveugles mal voyants seront tireurs d’élite, les paralytiques personnes à mobilité réduites footballeurs syndiqués, on chacun sera homme ou femme ou autre selon son espèce, enfin libéré grâce au conditionnement policier d’un hermaphrodisme d’Etat.
C’est de là et seulement de là que découlent les objectifs fondamentaux, ceux auxquels on ne dérogera pas, quoi qu’il arrive et quelles que soient les difficultés rencontrées dans la stratégie adoptée...
- Tout le reste n’est qu’accommodements tactiques dans les domaines périphériques qui n’ont pas d’autre utilité que de contribuer à maintenir aux manettes les tenants de la ligne politique choisie. A ce titre, il importe peu de savoir à qui on sous-traite tel ou tel détail prosaïque de ces petites choses subsidiaires quoique nécessaires, que ce soit aux partenaires sociaux ou à Francfort, au Département d’Etat ou à Goldman Sachs…
- Dans l’action proprement dite, enfin, en matière de technique et de savoir-faire, il est vrai qu’on n’a probablement jamais vu autant d’amateurisme et de bricolage dans la précipitation depuis l’assassinat d’Artaxerxés II par son eunuque favori en 338 avant Jésus-Christ…

Mais c’est sans importance. Chômage, dette, déficit, insécurité, dégringolade PISA, méfiance généralisé et chacun-pour-soi ne sont que broutilles conjoncturelles. L’essentiel est de garder le cap vers cette égalité parfaite entre les êtres. Egalité absolue déjà mise à mal, il est vrai, à l’instant même de la rencontre entre le spermatozoïde et l’ovule ; c’est contrariant. Mais on va y remédier… Soyez rassuré, le Gouvernement n’en démord pas et garde le cap.

Si vous en doutez, il suffit d’écouter Najat, notre chère Najat qui prend de plus en plus de place, de poids et d’autorité dans cette galère (il est vrai de plus en plus vide) C’était en septembre 2012, il y a exactement deux ans. Promesse tenue !   
  

3 commentaires:

  1. Je deviens najat-phobique. Autant que l'autre pinguoin de petit marquis d'apparatchick socialiste est phobique administratif.

    Popeye

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  2. L'égalité est une notion dépourvue de sens en dehors des monde virtuels inventés par l'esprit humain (mathématiques, droit…).
    Hors de ces champs la notion d'égalité n'est rien d'autre que le masque soit-disant vertueux qui cache le visage du ressentiment, du désir de vengeance et de vol à l'égard des plus chanceux, des mieux faits, des plus forts.

    La seule façon de rendre égaux des êtres différents est de les faire disparaître. Seul le néant est toujours égal au néant.

    Les sectateurs de la déesse Égalité lui sacrifieront tout ce qu'ils pourront jusqu'à ce qu'il ne reste que des décombres fumant de haine.

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    1. kobus van cleef21/09/2014 14:56

      comme je dit souvent à mon voisin,droit chrétien de gauche "si on voulait être égaux,faudrait te lobotomiser , te couper les pieds et t'éborgner pour que tu sois aussi con ,aussi petit et aussi moche que moi"
      ça le fait pas trop rire

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