"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

vendredi 12 septembre 2014

Quand ça le fait pas, ça le fait pas…



Et ce n’est pas fini.

Du côté Thomas Thévenoud, ça continue. Et comme ça va finir par lasser, on fait chauffer le moteur du côté de Kader Arif…
Bon.
Après Cécile et Valérie, Aquilino annonce son bouquin, toujours dans la bibliothèque rose, collection d’automne. Même que pour qu’on cause de lui, il nous apprend qu’il a été génocidé à la machette façon Rwanda, pauvre chou…
Bon.

Je disais l’autre jour que la machine s’est emballée, qu’elle tourne de plus en plus vite en perdant toutes ses pièces ; elles sortent en désordre des palais nationaux et on les ramasse dans les librairies. On ne voit plus ce qui pourrait arrêter cette déglingue, sinon l’explosion finale du moteur dispersant au vent ses débris divers et variés…

Mais le plus inquiétant, c’est qu’en dépit de la vitesse de rotation de la machine, on n’entend plus le moteur. Il a beau tenter de faire le plus de bruit possible, il est devenu totalement inaudible !

Tenez, durant tout l’été, il y avait ce bruit de fond permanent - somme-toute encore un peu rassurant - généré par le mémoriel, le cérémoniel, le commémorationnel, l’émotionnel ponctuel, le factuel occasionnel et quelques serrages de louches judicieusement choisies… Mais depuis ?

N’ayant plus aucun moyen d’agir sur les prosaïques questions domestiques pour causer comme les rosbifs, et les dépôts de gerbes étant passés de saison, la présumée motorisation de la pédalomachine s’évertue faute de mieux à émettre des décibels à l’international.

- Sur la question israélo-palestinienne, plat réchauffé chaque année depuis soixante-huit ans sur lequel il n’y a rien de nouveau à dire, c’est avec raison que la pédalomachine a adopté un profil bas, tant Sarcelles est moins loin que Gaza…
- idem en ce qui concerne la Syrie, les appels explicites au meurtre contre Bachar al Hassad étant passés de mode parmi nos alliés les plus constants…
- l’Ukraine ? Après n’avoir que modérément roulé les mécaniques devant l’Ours, la pédalomachine est sagement rentrée à la niche en renonçant à honorer notre signature pour ne pas se faire gronder par nos alliés (il faudrait d’ailleurs que je revienne sur cette énorme connerie)…
Bref, dans toutes ces tragédies actuellement à l’affiche des théâtres, après une courte tentative de trémolo souvent écourtée par un couac, la voix de la pédalomachine se retrouve noyée au dernier rang du pupitre des chœurs chargés de la partition d’accompagnement des solistes…  

Pour faire quand-même un peu entendre sa voix, que lui restait-t-il ?

Ben, de se rendre en chair et en os à Bagdad aujourd’hui ! Un déplacement annoncé l’autre jour avec force communiqués officiels relevant l’importance de la chose. Logiquement, on pouvait s’attendre à une couverture médiatique de cette annonce. Une couverture riche en commentaires, que ceux-ci relèvent les risques courageusement encourus ou qu’ils critiquent l’opération de communication. D’autant qu’il y avait à dire : - Déplacement à risque sans aucun intérêt puisque ce n’est pas là que ce qui va compter se passe, qu’il n’y rencontrera que des interlocuteurs nommés la veille dont l’avenir ne tient qu’à un fil et que, de toutes façons, ceux-ci ne s’engageront sur rien avant une réunion programmée à Paris trois jours après !

Eh bien, que c’est-il passé ?

Personne ou quasiment personne n’en a parlé. Et aujourd’hui, jour de cette fameuse visite officielle, la presse ne parle en une ni du gouvernement semi-fantoche de Bagdad ni de Hollande. Elle ne parle que de l’EIL et d’Obama…

Bien sûr, nous saurons ce soit au 20h qu’il est allé à Bagdad convoyer 15 tonnes de matériel humanitaire comme un bon petit salarié d’ONG et qu’il a fait un joli discours : «-Notre solidarité est sécuritaire et humanitaire (…) je m'honore d'être le premier chef d'Etat reçu ici depuis la formation du gouvernement. (...) Nous continuerons à organiser cette solidarité, reflet de notre intérêt commun…».
On notera que, contrairement au Mali ou à la Centrafrique, notre responsabilité a été remplacé par notre solidarité. Que le militaire a été prudemment remplacé par le sécuritaire. Et que l’accouplement du sécuritaire et de l’humanitaire a un délicieux parfum de synthèse à la Solferino…

J’en souris mais c’est sans importance. Même à l’international, plus personne ne l’écoute…

4 commentaires:

  1. Nous assistons à la chiraquisation de la fonction.
    Un président, actif et parfois bénéfique à l'international, inerte à l'intérieur.

    RépondreSupprimer
  2. La tv devrait rediffuser ce film,l'Ours,de Jean Jacques Annaud je crois,et cette scene ou Tcheky Karyo n'a pas de fuite possible face a l'Ours a quelques pas...sa frayeur de ce moment le fera reflechir pour la suite!
    Dominique.

    RépondreSupprimer
  3. kobus van cleef14/09/2014 06:29

    Ces cons de bagdadiques ont même pas été foutus capables de lui faire une conduite de Grenoble
    Toujours aussi décevants, ces mecs là....

    RépondreSupprimer