"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

vendredi 3 octobre 2014

Mosco’ ! À l’écrit de contrôle !



De mon temps, je n’avais eu mon bac qu’avec  un "oral de contrôle". J’avais à choisir deux matières où je pouvais espérer récupérer des points après des écrits assez médiocres. Evidemment pas sur la philo où j’avais sauvé les meubles avec un onze… Les "Sciences Nat’" d’abord (on dit SVT maintenant) Je tire un sujet et je deviens blême : "La théorie de l’évolution"… Bon, aujourd’hui je pourrais égorger le prof pour cette insulte en disant que je suis misilman… Mais à l’époque, c’était le dernier chapitre du manuel et tous les profs faisaient l’impasse dessus en fin d’année… J’ai préparé, c’est-à-dire qu’après avoir dessiné un petit cheval sur mon papier je suis resté silencieux comme une boîte de conserve… Le type se marrait et m’a proposé de tirer un autre sujet. Je ne sais plus ce que c’était, une histoire de reproduction chez les végétaux je crois. Bref, je lui ai fait un festival. Le gars m’a dit "- C’est parfait mais vu le zéro sur le premier sujet, je divise la note par deux et vous met 10." Le con. Tu parles d’une récup’. … Encore heureux que, l’époque aidant, il ne se soit pas permis de me tutoyer… Ensuite, j’avais pris Histoire-Géo. J’espérais Histoire et ce fut Géo. Je suis tombé sur l’agriculture et l’industrie en URSS. Comme dit l’autre, ce n’est pas pour me vanter mais je lui ai fait un vrai cours magistral. J’étais le dernier de la matinée à passer et, vu le niveau du candidat, le type a fait durer en me poussant dans mes retranchements, choix macro-économiques, toussa… En un temps où le PCF faisait encore un tiers de l’électorat, face à un prof que je n’arrivais pas à bien cerner, ce fut le jeu du chat et de la souris… Il a fini par se décider à me mettre un 15, ce qui était fort mal payé… Et j’ai eu mon bac mention passable… Mais je m’égare.    

Donc, Moscovici a passé hier son grand oral. Trois heures durant lesquels il a inlassablement martelé des promesses qui n’ont pas convaincu grand monde. Faut dire qu’il n’est pas aidé par son CV. Ni par la présentation la veille du projet de budget français pour 2015. Bien sûr, il ne courre guère le risque d’être recalé en raison d’un accord verbal donnant-donnant entre PPE et S&D (version U.E. de l’UMPS) : "On vous laisse le Français et vous laissez tranquille l’Espagnol"… Il n’aurait donc pas à subir une deuxième "audition" de rattrapage comme le souhaitaient beaucoup. En revanche, on exige de lui qu’il réponde "par écrit" à une longue série de questions qui ne seront pas des QCM... Les écrits restent et la confiance règne…
Le commissaire désigné par la France va donc devoir tirer la langue sur une épreuve écrite de rattrapage et rendre sa copie au plus tard lundi comme une obscure Tchèque jugée trop floue ou un vulgaire Hongrois qui a contre lui d’être un affidé de Viktor Orban.
Et il n’est pas forcément rendu. L’audition de l’Espagnol contrepartie de l’échange de bon procédé entre la présumée droite et la gauche a été repoussée à lundi et l’indulgence du PPE pour Mosco’ dépend un peu de ça. Une fois les auditions bouclées, les présidents de groupe se réuniront mardi prochain pour faire leurs arbitrages et on saura alors si le Parlement rejette une des candidatures, ce qui s’est déjà produit pour les deux précédentes commissions.

Moscovici sera commissaire, n’en doutons pas. Mais suivant l’humeur du Parlement, Junker peut encore arranger le coup en modifiant les périmètres des compétences entre les commissaires. Notamment entre ceux en charge du budget, des finances, de l’économie, de l’emploi… Sans pour autant se retrouver commissaire aux bacs à fleur, Mosco’ peut encore se faire raboter plus méchamment qu’ici les familles…   
    
Que voulez-vous, en Europe la France n’est plus ce qu’elle était...


6 commentaires:

  1. D'ici lundi, il va pouvoir se faire aider et pomper sur les manuels (pas Manuel Valls!)

    RépondreSupprimer
  2. kobus van cleef03/10/2014 23:17

    Faut que marie charline mette la main à la pâte...
    Après tout elle est encore au lycée, non ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Marie-Charline ? Vous retardez, mon bon. Certes, il l'avait installé dans ses meubles et son plumard quand la gamine avait 19 ans (d'autres s'offrent un sonotone pour leurs 50 ans) Mais c'est fini : il l'a larguée cette été (ou c'est elle, allez savoir, à 26 ans elle s'en est peut-être lassé) Il s'est déjà remis à la colle avec une inspectrice des finances de son cabinet quand il était à Bercy; elle y était sa conseillère pour les... "participations de l'Etat...
      Pour mes honoraires de journaliste d'investigation people-sous-couette, passez à mon secrétariat...

      Supprimer
    2. kobus van cleef04/10/2014 10:30

      Comme vous dites souvent "madameu passera régler"
      Ce qui illustre bien la latine maxime "de minimis, non curat praetor"

      Supprimer
  3. 50 lignes pour tenue du cahier... (photo) c'était le bon temps !

    RépondreSupprimer
  4. Comme l'a dit Nouratin dans son billet d'aujourd'hui,l'Europe va être malade de la Moscovicidose!

    RépondreSupprimer