"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

dimanche 26 octobre 2014

Que faire du Péèsse ?



On avait déjà l’Obs qui réalise n’être plus très nouveau et perd ses lettres comme d’autres leurs poils en vieillissant. Outre l’adjectif qualificatif, il vire l’ervateur en huit lettres pour économiser sur la maquette et la rotative. Bon. L’aurait pu n’en enlever que quatre, cène ? Non, ça fait trop eucharistique. Alors va pour Obs. C’est encore un peu long, jeune homme ! O tout court ? Non. On ne va pas en faire une Histoire…
Ø ? Rien ça serait très bien. Ils finiront par y venir…

Mais je m’égare. Que voulais-je dire ? Ah oui ! J’ai lu que les médias n’ont rien trouvé de mieux pour meubler que de faire réaliser des sondages pour savoir ce que pensent les Fwançais d’un éventuel changement de nom pour le PS. C’est vraiment le truc dont je n’ai rien à foutre mais on s’occupe comme on peut.

Le PS doit-il changer de nom ?  La réponse de la large majorité des personnes interrogées est nette : la réponse est non.

Deux remarques :

- La première c’est que la question posée est prématurée. Elle ne pourrait venir, le cas échéant, qu’après une question préalable, primordiale, qui est la suivante : "- De quoi le PS est-il le nom ?" On aurait alors appris quelque chose… Encore que… Pour répondre, une écrasante majorité de sondés risquerait fort de cocher la case " N S P ".
- La seconde, c’est que cette large majorité de réponses négatives à la question dit quelque chose du Français de l’acuraba lambda : Il ne faut pas lui changer ses petites habitudes. Ce serait trop compliqué pour ses neurones de s’habituer à un tel changement (sans parler des autres) Après les nouveaux francs et l’Euro, il ne faut pas trop en rajouter.
Entendre prononcer "LeuPéèsse", c’est une mélodie agréable à l’oreille qu’on nous met dedans (dans l’oreille, hein) depuis 45 ans, dès le lendemain de la démission du Général De Gaulle. Autant dire depuis le Déluge. Entendre LeuPéèsse, c’est saliver depuis toujours comme une sensation positive de rêve métissé dans l’éternel futur. Une mélodie vers laquelle le naturel se porte instinctivement. Enfin c’était ; jusqu’à l’autre jour…

Les mandarins de ce parti conservateur typiquement de chez nous doivent naïvement se réjouir d’apprendre que les Français veulent que LeuPéèsse reste LeuPéèsse. A leur place, j’aurais des doutes. Il est probable que si les sondés veulent que LeuPéèsse reste LeuPéèsse, c’est qu’ils se méfient et ne veulent pas que les mêmes continuent à les prendre pour des cons et à leur vendre la même chose sous un autre packaging. Car désormais entendre LeuPéèsse fait tousser. Et la toux est un bon indicateur d’alerte pour rappeler d’avoir à s’éloigner des microbes.

Changer de nom ne leur servirait à rien. Le Péèsse est définitivement sorti de cette sorte de galaxie prétendument positive, magma de mouvements, ONG, mutuelles, associations humanitaires et subventionnaires, etc. que Pierre-Patrick Kaltenbach avait appelé un jour - il y a treize ans déjà - les "Institutions moralement autonettoyantes"…   

C’est terminé pour eux. Mais il en reste beaucoup d’autres… 
  

1 commentaire:

  1. kobus van cleef30/10/2014 22:28

    C'est choron qui avait fait un gentil poème sur ce qu'il convenait de faire de son poumon restant, ça finissait par "je l'ai mis
    Dans la cage thoracique
    Avec un hamster
    Et une roue qui r'mue
    Mais ce con de hamster
    A tout bouffé"
    Ou approchant, ça fait des années que j'ai pas relu choron

    Pour le peesse, même pas sûr que si on le mette dans la cage thoracique, le hamster veuille bien le bouffer

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