"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

vendredi 5 décembre 2014

Dwoit-de-l’homme du Levant au Ponant…



On aurait pu croire que c’était fini. Un truc qui nous a coûté un bras, enfin un paquet de thunes dont on se gardera bien de fait un jour le compte, vaut mieux pas. Et puis ce serait inconvenant dans un Etat-de-dwoit. C’est fait et on n’en parle plus, hein ?

De quoi je cause ? D’un fait-divers qui remonte à 2008 où la Fwance a su montrer ses muscles. Fallait ça. Pour faire court (sic), commencez donc par relire ÇÀ.

C’est fait ? Bon.

- Tout d’abord, j’écrivais ça il y a bientôt deux ans sans avoir vraiment mesuré le coût de l’opération. Outre le montant des indemnités accordées aux intéressés, j’évoquais les frais ’hôteliers" et d’entretien de ces petits canaillous ainsi que leur "prise en charge" ultérieure par des assocs’ sûrement largement subventionnées par vous et moi. J’avais naïvement oublié les frais occasionnés par "l’interpellation" des "auteurs présumés mis en examen" :
Trois navires de guerre, le Jeanne d’Arc soi-même avec son hôpital embarqué, une frégate et un aviso ont été déroutés de 800 km sur zone ; deux Breguet Atlantique ont assuré la supervision aérienne ; une barge de débarquement a été perdue dans l’affaire ; un Transall a acheminé des forces spéciales de la marine depuis Djibouti ; des éléments du GIGN amenés de France ; quatre hélicoptères ont participé à l’opération…
Après libération contre rançon (on parle de 2 millions d’euros) des 30 otages du Ponant (dont 22 français) qui seront héliportés jusqu’à Djibouti puis rapatriés, la poursuite commence pour arrêter les pirates. On en choppe six et on récupère "une partie" de la rançon. Ces six auteurs présumés sont ramené par la marine en France où ils sont passibles de dix à quinze ans de prison. Interpellés mi-avril 2008, c’est en juin 2012 que la cour d'assises de Paris rend son verdict : Deux sont donc acquittés ; un condamné à 4 ans de taule couverts par la détention provisoire et aussi libéré ; deux autres à 7 ans et un à dix ans. Compte-tenu des remises de peines et autres gracieusetés conditionnelles, deux sont aujourd’hui sûrement déjà dehors depuis un moment, et très probablement le troisième, mais on ne vous en dira rien. Pas de souci pour eux, les assocs’ ont dû prendre le relais…

- Mais vous allez me dire : "- Qu’est-ce qui vous prend de nous reparler de ça aujourd’hui ? Besoin de meubler ? "

- Non. Figurez-vous que la Cour européenne des droits de l’Homme a condamné ce jeudi la France pour n’avoir pas immédiatement présenté ces pirates somaliens à un juge d’instruction, alors qu’ils avaient déjà passé plusieurs jours de transfert en mer aux mains des autorités françaises. Dans le cas du Ponant en avril 2008 comme dans un autre cas en septembre de la même année, les malheureux avaient été détenus par la marine durant quatre jours et une vingtaine d’heures pour les premiers et six jours et seize heures pour les seconds… La CEDH ne conteste pas que des «circonstances exceptionnelles» puissent justifier de tels délais ; en l’occurrence que la France intervenait "à plus de 6.000 km de son territoire" et que "les autorités somaliennes étant dans l’incapacité d’agir".
En revanche, elle a jugé qu’à leur arrivée en France, les pirates n’auraient pas dû être placés en garde à vue durant 48 heures supplémentaires avant de se voir signifier leur mise en examen par un juge d’instruction ! "Rien ne justifiait un tel délai supplémentaire dans les circonstances des deux affaires" Oui mes enfants.
La Fwance est donc condamnée ; à quoi, je n’en sais rien. Mais pourquoi, c’est indiscutable et la Cour l’a dit : Pour "violation du droit à la liberté et à la sûreté"

Je ne sais rien des frais de baveux en défense que ça implique pour nous et je m’en excuse. De toutes les façons ce sera peanuts** dans le bilan global…
**MAJ 6/12 : Je viens de lire que la Fwance est condamnée à verser 52.000 € aux 9 guignols en question

Je le redis : Au prix de la balle de Kalash’, les contribuables de Poutine s’en sortent mieux…

2 commentaires:

  1. Le capitaine Hornblower de la Marine de sa Majesté les aurait fait pendre sans un regard ni regret
    Je suis heureux d'être civil et de n'avoir pas eu à obéir aux ordres lors de cette pantalonnade : jouer les gros bras et finir en pet foireux europolâtre

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  2. Je partage votre point de vue... Foin d'arguties légales, de procès et autres fanfreluches modernes. Ces gens (le pirates) doivent de nouveau être considérés comme "hostis humano generis", et pendus sur l'heure à la grande vergue... Néanmoins eût égard à la fragilité des mâts de navires modernes, il convient de se débarrasser de ces malandrins par tous les moyens appropriés. Une balle fera l'affaire, et zou...

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