"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

lundi 8 décembre 2014

Et on en remet une couche, une !



Ah ! Yamina Benguigui ! Née Zora Belaïdi, c’était une de mes préférées dans le staff initial du changement-c’est-maintenant ! (n’oubliez-pas le geste des bras) N’ayant rien à foutre des domaines qui lui étaient confiés, elle était tellement inemployable et insupportable mais pourtant si indispensable qu’au bout d’un seul petit mois en fonction on s’était dépêché de lui retirer la moitié de ses attribution. Et, de ministre-délégué, de la promouvoir ministre de plein exercice (ce qui débarrassait Fabius de sa tutelle) en ne lui laissant que la seule francophonie qui-ne-mange-pas-de pain, job pour lequel on n’avait jamais eu jusque-là qu’un délégué ministériel…
Faut dire que rien n’obligeait d’aller la chercher. Mais une fois la connerie faite, c’était le genre de scotch intouchable ! Rendez-vous compte : Femme ; superbement carrossée ; arabo-musulmane, citoyenne algérienne de surcroît ; réalisatrice de l’audio-visuel ; productrice de télé ; icône de la diversité du PAF ; associée à Bouchareb ; encensée par la critique et récompensée par la presse pour un documentaire vivement contesté par nombre d’historiens sérieux ; évidemment chevalier de la Légion d’honneur, officier des Arts et Lettres et de l’Ordre national du Mérite, membre du Haut Conseil de l’Intégration. Adjointe de Delanoë chargée des Droits de l’Homme et de la Lutte contre les Discriminations, membre du Siècle… !

Bref. Moins d’une semaine après leur réélection aux municipales Anne Idalgo s’empressa de mettre discrètement sa colistière sur la touche. Et juste après, l’opportunité de la "démission" du gouvernement Ayrault a permis "d’oublier" judicieusement de reprendre Yamina dans l’équipe actuelle, deux jours avant que le parquet de Paris n’ouvre une enquête préliminaire sur ses déclarations de patrimoine…

L’enquête est bouclée et notre Yamina est donc maintenant renvoyée devant le Tribunal Correctionnel pour avoir "oublié" beaucoup de choses dans trois déclarations de patrimoine et deux déclarations de prises d'intérêts… Bon.

Au point où on en est, on s’en fout. Mais dans la foulée de mon billet de jeudi dernier sur ce cher Faouzi, au risque de radoter, je ne peux pas rater cette occasion d’en remettre une couche pour vous rafraîchir la mémoire. Bien sûr, depuis Panama et Stavisky, la Ripoublik est riche des fruits de ses œuvres. Et bien sûr, l’actuelle hystérie de transparence multiplie les affaires "à fond de marmite égal"…

Au demeurant, en s’en tenant aux seuls quinquennats, j’observe :
- Chirac :    4 ministres débarqués en cinq ans dont 2 pour affaires pénales.
- Sarkozy :  5 ministres débarqués en cinq ans dont 2 pour affaires pénales*
(1 non-lieu, 1 mise en examen en cours)
- Hollande   9 ministres débarqués en 2 ans ½ dont 4 pour affaires pénales…

Il y a un défaut majeur dans le processus de sélection des hommes et des femmes de pouvoir et de leurs collaborateurs par le (les) dirigeant(s) qui ont été choisis – à tort ou à raison – en mai-juin 2012.
Et ce qui est en cause n’est pas une inaptitude au discernement, de l’incompétence et encore moins une naïveté bisounoursienne. Ce sont des gens intelligents. Ce n’est pas non plus seulement le copinage, le renvoi d’ascenseur et les arrangements de l’entre-soi ; toussa c’est vieux comme le monde et le mieux partagé. Non. Ce qui est en cause ce sont leurs critères de sélection.
En 1981, un Mitterrand pouvait être le plus retors des Rastignac florentins, il était cultivé et savait juger les hommes. Autour de lui, il y avait encore des mecs ayant vécu et de ces militants blanchis sous le harnois de syndicalistes ou de petits profs,  ayant été soldats, se souvenant du terrain
Aujourd’hui, de la cave au grenier, il n’y a plus que des guignols, à commencer par le premier d’entre eux, sans autre culture acquise que le bachotage des concours et sans autre formation de terrain que d’avoir été sherpas de cabinet pour les plus brillants ou attachés parlementaires pour le tout-venant. Mais si ce n’était que ça !
En plus, non seulement ils ont la certitude d’être le seul avenir dont le futur a droit, non seulement ils vivent dans la tiédeur amniotique d’une idéologie hors sol pourtant toujours contredite par le réel ; non seulement ils n’ont plus changé à Châtelet-les-Halles depuis leur 1° année de fac ; mais ils ont peur de leur ombre !
Oui, ils ont peur. Peur d’être taxés d’être en retard. Peur de ne pas en faire assez. Peur de se faire mordiller le mollet par la Rokhaya le roquet du neuf-trois facteur… Alors ils en rajoutent en se collant au papier tue-mouche et nous avec…

Tiens ! Je disais que certains étaient brillants. Enfin, disons qu’ils réfléchissent la lumière des projecteurs braqués sur eux. Georges Brassens a dit un jour : "- La vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, beaucoup de gens sont brillants jusqu’à ce qu’ils ouvrent leur gueule." 
On en a un magnifique exemple : Une volée d’anaphores et puis plus rien…

14 commentaires:

  1. critères de sélection. vous avez tout à fait raison mais comme nous sommes au temps de la "Com " il s'agit uniquement de casting le même que pour les séries américaines un homme, ,une femme ,un pédé ,un trans ( à ne pas oublier) un blanc un moins blanc , un vert une rouge tous ces critéres ne sont pas de critères de compétence mais de situation
    donc in fine c'est le bordel dans l'orchestre surtout quand le chef est sourd et reluque les flutistes

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    1. Il n'y a pas de critères de situation mais que des comiques de situation ; tragiques évidemment...

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  2. Pas seulement les séries américaines, les séries françaises aussi maintenant. Et ne pas oublier l'obèse de service ou le handicappé.

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  3. "Femme ; superbement carrossée", j'aurais plutôt pensé "cabossée".
    Ce n'est pas grave de toute façon les 2 termes sont honteusement sexistes (seule une femme peut dire d'une autre femme que son chirurgien esthétique est nul; c'est la solidarité féminine).
    Droopyx

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    1. Je suis fièrement sexiste ! Et elle n'a rien de superbement cabossée ! Justement, elle n'a sans doute pas été suffisamment cabossée par la vie (effet de la discrimination positive sans doute) pour vidanger son narcissisme et lui donner les aptitudes à faire le job...

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  4. kobus van cleef09/12/2014 15:29

    ceci dit,effectivement, elle est bien carrossée, on peut pas le nier
    non plus qu'on ne peut nier le fait que ce soit une diverse
    non plus qu'on ne peut nier le fait que les faits de ripouillerie dans cette gouvernature concernent en majorité les divers qui ont l'oreille du prince
    une corrélation?
    un , on dit le hasard
    deux , une coïncidence
    trois.....une habitude?

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    1. ÉFOPASTIGMATISÉ!!!!
      Merde, quand même.

      Ceci dit, les divers sont effectivement fâcheusement sur représentés...

      Popeye

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  5. kobus van cleef09/12/2014 15:35

    tiens, à propos de la sélection , histoire ( triste) presque familiale
    x.... c.... , l'oncle de mon pote jm ( par ailleurs parrain de mon dernier) , m'avait dit un jour "le premier truc qui te frappe dans l'univers concentrationnaire , c'est l'arbitraire et l'illogisme de la selectja ......en toute logique, j'aurais pas dû survivre plus de 4 ou 5 mois .....franzose , pas communiste , maigrichon , trop moche pour faire un giton.....alors quoi ? j'ai même pas été transféré à la buna....comme quoi...."
    on peut se dire que ,dans le cas que vous évoquez, la selectja n'a pas été optimale non plus....

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    1. kobus van cleef13/12/2014 11:13

      plus connu sous le nom de buna morowitz ou auschwitz3 , un petit camp de "travail" annéxé à auschwitz
      fabrication de caoutchouc artificiel ( butadiène sodium plymère tout le merdier)

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  6. "Une diverse", excellent ça, bien mieux que "issu de la diversité". Adopté et merci.

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  7. bien carrossée, bien cabossée, moi en la voyant je trouve qu'elle est d'une vulgarité sans non...en clair ( parole féminine ) elle fait grosse pouf et comme toutes les pouf, faut surtout pas qu'elle l'ouvre

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    1. La vulgarité qui transpire de sa personne et de sa moue dédaigneuse est une qualité qui lui est donnée par surcroît; non par sa féminité ou son origine, mais elle est consubstancielle à son histoire de diva du système.

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