"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

jeudi 18 décembre 2014

L’élu de proximité…



Je remarquais vendredi dernier que le Pédalonaute ne causait dorénavant plus d'économie, de fiscalité, de croissance et d’emploi. Que Valls et Macron s’en débrouillent. Il ne prend plus la parole que pour causer de vivre-ensemble, de confiance et de sociétal. C’est son changement de pied annuel ; ou alors semestriel ; mensuel ? On est passé de mon ennemi c’est la finance à nos amis du patronat, de la fin des privilèges aux chauffeurs de taxi, de la courbe à plus rien…

A la Maison blanche, au 10 Downing street, au Kremlin, au Bundeskanzlei de Berlin, même au Quirinal, on sait tenir son rang. A l’Elysée aussi…

Dorénavant, à l’Elysée, à l’instar du conseiller général de Bellac ou du maire de La Souterraine, Sa Normalitude le Pwésident de la Wépoublik aura sa permanence pour recevoir ses électeurs-administrés-usagers-assujettis-ayant-dwoits, pour leur donner un conseil pour faire avancer un dossier, leur promettre un emploi à la mairie pour le petit ou leur trouver un EHPAD pour la mémé, voire les consoler.

Oui Madame, oui Monsieur, yavaipadraison. C'est le chef de l'Etat lui-même qui a eu cette idée. C’est fou ce qu’il y a encore dans sa caisse à outil pour redresser la courge. Pendant que les réformes structurelles accouchent de rognures d’ongles, que l’Europe part en couilles, que le Traité transatlantique suit son bonhomme de chemin, qu’on s’amuse aux collages et coloriages sur la carte et qu’on invente des obsèques républicains, le Pwésident reçoit à sa permanence, bien décidé de franchir un pas supplémentaire dans son travail de proximité avec les Français [quel était le précédent ?]
Vendredi dernier, donc, François II Pédalonaute a reçu "dans le bureau même du chef de l’Etat" [rendez-vous compte !] cinq premiers solliciteurs, hors agenda, hors médias et chacun pendant près d’une demi-heure : Un patron de PME, une bibliothécaire, un retraité, un chômeur et un commerçant... Des guignols sélectionnés selon des critères inconnus (pas de parité !) par la directrice de cabinet parmi les centaines ou milliers de demandes de rendez-vous reçues chaque jour au courrier...
A ceux venant de province, l’Elysée a payé les billets de train. Et, forcément, il faudra un suivi, donc adjoindre à la fameuse permanence un secrétariat spécifique, une cellule d’assistance psychologique, une antenne de Pôle-emploi, toussa. Et le service de presse de l’Elysée nous dit avec fierté que cette "permanence" sera renouvelée tout au long de l’année 2015, la prochaine courant janvier. Le pwésident pourra ainsi leur expliquer les yeux dans les yeux le sens de sa politique, comme peut le faire Ducon dans sa permanence d'élu local…

Que c’est beau !

Je ne sais pas comment ce type arrive à trouver chaque semaine, et chaque fois plus énorme, un truc nouveau pour faire se rouler par terre de rire les dirigeants du monde entier.

Je rasais déjà les murs en me déplaçant à l’étranger. Même intra-Schengen, comme on risque toujours de devoir quelquefois montrer ses papiers, je ne vais plus oser sortir. Mon reste de fierté nationale s’y oppose sans qu’on ait besoin de rétablir le contrôle des changes. Ou alors l’EIIL ?   

4 commentaires:

  1. Il ne sait plus quoi inventer pour épaissir toujours un peu plus le magma de honte dans lequel il s'enfonce (et nous avec) voluptueusement. Voilà un ex-petit maire de petite ville qui n'a toujours pas pris la mesure du statut qu'il est censé avoir atteint depuis bientôt 3 ans! C'est absolument sidérant!

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    1. ex-maire de petite ville ? Même pas ! Maire d'une pacoule de moins de 10.000 hab, c'est le seul job d'élu à vraiment mouiller la chemise pour les autres. Vous n'y pensez pas ! Député en Corrèze ? oui : suffit d'avoir été envoyé par François-l'autre et de consacrer assez de w-e à aller faire risette aux bouseux. Conseiller général de Canton ? oui : suffit d'avoir la tchatche et le budget à vider et remplacer par des dettes

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    2. Tous les habitants de ce magnifique département qu'est la Corrèze se sentiront pleinement appréciés par l'auteur : ils n'habitent pas des villes ou villages mais des pacoules comme Collonges la Rouge (!), ils ne sont pas agriculteurs ou paysans. Non, juste des bouseux a qui ont fait des risettes comme, je suppose, on jette des cacahuetes aux singes.
      Petite mais maigre satisfaction frères bousueux, nous sommes encore majoritaires en France puisque notre candidat à risettes a obtenu la majorité en 2012. Ce ne sont évidemment pas les habitants des grandes métropoles (versus les pacoules) qui sont tous des intellectuels éclairés (versus les bouseux) qui ont voté pour Mou 1er...

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    3. Belle susceptibilité au 1° degré pourtant plus répandue chez les intellos-bobos-urbains-indignés que chez le "bouseux-de-bon-sens". J'aurais dû préciser qu'il s'agissait-là du (probable) sentiment du dit Pédalonaute. Le Ploukèm - bouseux bien qu'urbain par contrainte - se navre de vous avoir "indigné". Remettez-vous...

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