"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

samedi 3 janvier 2015

Le phrasé combatif…



Je n’ai pas écouté notre pwésident l’autre jour avant de tourner d’un cran la molette du compteur JJMMAAAA… Mais je n’ai pu y échapper hier soir, la curiosité aidant, en cherchant quelque chose sur YouTube. Je ne me souviens d’ailleurs plus trop ce que je cherchais, sinon qu’il y avait dedans le mot clé "ridicule", ceci expliquant peut-être cela.

Bref, le Polichinelle en question bavassait de je-ne-sais-quoi sur fond bleu. Du fugace espace de temps de mon passage avant de zapper, ce que mes neurones ont retenu ne concernait pas le fond (si tant est qu’il y en ait) mais la forme : Son phrasé séquentiel si caractéristique était particulièrement en forme ce jour-là avec ses mini-arrêts respiratoires surgissant au mitan d’une phrase entre le verbe et son complément d’objet, lequel, pas-forcément-direct, semblait parfois amorcer la phrase suivante sans en être le sujet du verbe tout en l’étant peut-être. Vous me suivez ? Z’êtes toujours là ? Bon.

Re-bref. Je me souviens avoir dû, il y a longtemps, choisir un texte d’une vingtaine de lignes pour faire passer un test de dictée à des jeunes gens dans le cadre d’une embauche à un emploi subalterne ; exercice nouveau pour moi, n’ayant jamais été prof. J’avais trouvé un passage à la fois très concret et simple de vocabulaire et de construction dans Le hussard sur le toit de Giono. Mais je m’égare. Ce que j’en ai surtout retenu, c’est que pour leur dicter le truc, j’avais alors veillé scrupuleusement à ma diction, à respecter la ponctuation, toussa… Et poussé le scrupule en convoquant un de mes subordonnés pour qu’il assure la deuxième lecture de la dictée…

Mais j’en reviens au Pédalonaute. Je l’imagine dictant une dictée à des élèves.

A gauche vous avez le texte de la dictée.
A droite, vous avez la copie que j’ai ramassée.
J’y ai trouvé zéro faute :     


    

8 commentaires:

  1. Très bon ! ( pas celui qui se dit président, très bon le billet ci -dessus ! )
    Quand donc finira ce cauchemar ?...

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  2. Merci pour cette franche rigolade ... superbe .
    Et tout comme crisfi je me demande quand finira cette horreur ?

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  3. C'est le gouvernement prostatique de la saccade.
    On le pardonne à Manouel Valls qui traduit en continu sa pensée catalane en français, mais d'un ancien élève des Frères des Ecoles chrétiennes, pas !

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  4. excellente analyse
    je comprends pourquoi toutes ces "envolées lyrique ou colériques en serrant ses petits poings m'ont toujours parues fausses surjouées

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  5. et le pire sont père ORL aurait du lui trouver un phoniatre

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  6. C'est peut-être le résultat de l'excellent suivi orthophonique d'un bégaiement originel gravissime.
    Si c'est le cas, on ne manquera pas pour autant d'autres sujets de rigolade. CCLM

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  7. J'avais dicté un passage de Saint Exupéry qui se terminait par "l'avion survolait les eaux du port".
    Dans la grande majorité des copies c'était "les os du port" ou "les os du porc".

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