"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mardi 30 juin 2015

La Bricole Nationale…



De minimis non curat preator
Il est vrai que le latin n’est plus dorénavant qu’une option découverte interdisciplinaire mise en concurrence avec le hip-hop en salle et la maintenance des lecteurs MP3.

Au demeurant rien n’est perdu. L’Education National reste fidèle aux adages qui font la force des pouvoirs régaliens qui se respectent. Dès lors qu’elle peut enjamber sans effort, avec mépris et condescendance, les remarques dérisoires des pseudo-intellectuels et autres nostalgiques des zeurléplusombres, on comprend que peu lui chaut les dommages collatéraux induits par ses décisions de dernière minute prises en application des caprices inventés en haut lieu.

La pauvre fille (je parle de l’E.N., pas de sa Ministre, encore que…) ne pouvait évidemment pas faire moins que de faire cadrer son foutoir à la réforme régionale ni faite ni à faire que-nous-savons. Notamment un modifiant du jour au lendemain le calendrier des vacances scolaires, calendrier dont les dates sont publiées au J.O. sur trois années d’avance pour faciliter la vie et les anticipations des professionnels. C’est qu’en zone C, Paris est désormais relié à Toulouse et Montpellier (ex zone A) et non plus à Bordeaux (passé en zone A), que Nancy passe en zone B... Certes, l’avancée d’une semaine des vacances de Pâques Printemps, pour sa part, est plus due au lobby des stations de sports d’hiver qu’à la réforme régionale, mais il n’a pu avoir gain de cause qu’en profitant du bouleversement général…

Pourquoi vous causer de ça ? Ben juste pour relever que nous entrons dans la riche saison des achats de fournitures scolaires ! Et là-dedans, figurez-vous, il y a les agendas scolaires de tous les écoliers, collégiens et lycéens de France et de Navarre. Vous savez ces agendas qui sont de plus en plus chers tant vos chers petits ont un goût affûté pour le choix de couvertures richement décorées qui les identifient
Soit des millions d’agendas 2015-2016 qui devront être dans les cartables et autres sacoches pour les premiers jours de septembre… Compte tenu des capacités de l’outil productif et des plans de charge, les fabricants commencent à imprimer dès septembre pour livrer les premiers exemplaires dès avril !
Par exemple, chez Exacompta-Clairefontaine qui a 2 millions d’agendas en carnet de commande, la mise à jour des feuillets à modifier de la seule portion du tout encore non reliée représenterait un surcoût de 200.000 €, soit 1€ de prix de revient supplémentaire par exemplaire de l’ensemble du chiffre d’affaires attendu de la campagne annuelle "agenda" !

Bref, sachez que sur les présentoirs de votre papetier ou de votre grande surface, les agendas scolaires sont… FAUX !

C’est-pas-grave ! On nous a donné depuis trois ans l’habitude de vivre dans l’à-peu-près. Z’aurez qu’à ne pas rater l’affichette "Erratum" que les fabricants ont fait distribuer chez les détaillants. Et à vous de vous palucher d’aller sur le site de l’éditeur chercher les feuillets erronés, de les tirer à l’imprimante, d’acheter de la colle blanche et de les coller sur l’agenda de votre cher petit, toussa en tirant la langue et sans vous tromper… Et en plus vous aurez le faux pour le prix du vrai ! Si vous êtes collectionneur, ne soyez pas trop nombreux à en acheter deux pour en garder un en l’état : ça ne prendra pas de valeur comme les timbres rares fautés.

Certes, c’est purement anecdotique. Mais à mon âge, je n’ai peut-être plus trop le temps d’attendre un truc plus grandiose. Il y en a bien un auquel je pense : L’année charnière à Bercy ; celle où les impôts sur le revenu passeront d’un seul coup d’un seul à la retenue à la source !

On se marre avec ce qu’on peut.


lundi 29 juin 2015

Laïcité, j’écris ton nom !



Pas trop le temps ces jours-ci de dire tout ce que j’aurais à dire de nos braves dirigeants et merdias quant à leur façon de traiter les suites de l’attentat de Saint-Quentin-Fallavier et d’évoquer son exécutant… Ne croyez pas que je m’en désintéresse…

Parlons donc d’autre chose (toujours de la même chose en fait…) :

Forte de sa connaissance et de son expérience du "terrain", l’Association des Maires de France vient d’élaborer une série de recommandations et de propositions, concrètes et de bon sens, formulées par des édiles "au contact" pour répondre aux situations auxquelles ils sont quotidiennement confrontés. Et ils en appellent évidemment à l’Etat pour qu’il assume ses responsabilités. Et quand je dis ses "responsabilités", il s’agit moins de leur donner "plus de moyens" – antienne connue – mais plutôt de leur "laisser les moyens" en concrétisant effectivement dans le droit le discours officiel sans rester dans le flou juridique et sémantique sinon artistique qui permet aux contrevenants de rentrer par la fenêtre…

Les principales propositions et recommandations aux maires portent notamment, sur les crèches et la politique en faveur de la petite enfance ; la restauration scolaire ; l’encadrement des activités périscolaires et extra-scolaires ; l’égalité filles-garçons ; l’homogénéité des tenues dans les écoles ; les activités sportives et culturelles ; la neutralité des élus, des agents publics, des bâtiments publics ; les cérémonies républicaines et le protocole ; les lieux de culte et de sépulture ; et… les subventions des associations…
Toutes ces recommandations sans exception ne visent qu’une chose : endiguer la déferlante des Communautarismes ; et, n’ayons pas peur des mots, d’un certain communautarisme…
Mais, comme toute vérité n’est plus bonne à dire, toussa est proposé au titre d’une "Exemplarité sans faille en matière de respect de la laïcité".
Emanant de l’AMF regroupant tous les maires de France, toutes sensibilités politiques confondues, avec Baroin comme Président et André Laignel comme 1° vice-président, on comprend qu’il faille faire attention aux mots…

Au demeurant, ce qui se lit entre les lignes des diverses propositions faites par ces gens ne fait aucun doute : C’est l’Islam le problème. Pas l’Islamisme, pas même l’Islam radical, non ; c’est l’Islam tout court…
Ils sont manifestement tous d’accord là-dessus. C’est nouveau et de bon augure…

Pourtant, les mandarins de l’AMF, d’habitudes si prompts à prendre la lumière devant un micro, ne se sont guère mouillés dans ce dossier. François Baroin s’est même dépêché de mettre un bémol sur le menu unique des cantines…
Ils ont donc laissé un x° vice-président présenter à la presse cet ensemble de mesures nécessaires pour promouvoir la laïcité. Celui-ci, Patrick Molinoz, un radical-de-gauche, a illustré son exposé en prenant pour exemple les joueurs de football de tous niveaux dont tant de communes subventionnent les équipes.

Et pour en dire quoi, je vous le demande ?

Pour citer comme contraire à la laïcité le comportement d’un joueur qui… se signe sur le terrain…

On n’est pas encore rendu…


samedi 27 juin 2015

Des… inscriptions…



Que dire du "coup de main" de l’ennemi à Saint-Quentin-Fallavier (bled de 6.000 habitant à 24 km de Lyon, même maire ex-communiste depuis 38 ans) ? Une attaque qu’on n’attendait pas sur ce poste avancé de la ligne de front (ligne de front qui passe partout, y compris sur mon palier mais on ne le sait dit pas)
- Ce qui pourrait rassurer, c’est que ce coup de main a été mené par un commando unipersonnel assez branquignol sur le plan technique. Il s’imaginait sûrement que, s’agissant d’un site classé Seveso, il allait déclencher un truc genre nuage Tchernobyl dont la toxicité liquiderait au moins les 43.000 âmes du canton, voire les 263.000 de l’arrondissement et plus si affinité… Bilan de notre côté : 1 tué et 2 blessés…
On a fait un (ou plusieurs) prisonniers…

C’est drôle (si j’ose dire) ce vocabulaire militaire que j’emploie, "comme si c’était la guerre" ! Le seul à ma connaissance à avoir employé le mot guerre et le vocabulaire qui va avec, c’est le ministre tunisien interviewé hier par des médias… étrangers. C’est vrai que la Tunisie c’est loin…     

Nous n’en sommes pas là, n’est-ce pas ? Bien sûr, nous avons là affaire à des terroristes. Et des terroristes de préférence sans suffixe.
D’ailleurs, le Président, François II Pédalonaute soi-même l’a bien dite en s’absentant pour ça de la salle de réunion à Bruxelles : "- Le caractère terroriste de cet attentat est avéré. C’est un acte terroriste [silence] puisqu’il y a eu des [silence] inscriptions… [silence et on passe à la suite]"… Ça devait être des tags en Swahili et personne pour les lui traduire.
Quant à Manu-la-Mâchoire, rentré précipitamment d’un voyage en Amérique du Sud dont on ne saura rien, il a brodé sur "l’attentat ignoble et préoccupant" et "la société française qui doit être forte sur ses valeurs" ; mais pas un mot sur que l’on présume savoir du haut commandement ennemi et de la logistique arrière des soldats terroristes ayant opéré ce coup de main cet attentat…
Et Casevide, ministre en charge du dossier, enfin, a décliné les mesures prises sans revenir sur les précédentes. Et notamment pas sur celle-ci :

Pour ce qui pourrait moins rassurer – mais je sais que j’exagère toujours – revenons au "commando branquignol" évoqué plus haut. On notera (à tout hasard) que pour faire des coups pareils, , l’ennemi les terroristes n’ont manifestement pas besoin d’envoyer leurs "forces spéciales" ; de braves réservistes suffisent et ils en ont beaucoup sans doute déjà "opérationnels" derrière nos lignes (oups ! je devrais être plus prudent) Certes, le combattant fait prisonnier l’auteur présumé arrêté était un livreur bien connu de la maison à qui on ouvrait la porte sur un petit salut de la main (bien connu aussi des services de police, ce qui rassure) Mais ça n’a rien à voir et Christian Estrosi mérite d’être traîné en justice pour avoir parlé de 5° colonne…

Mais ne paniquons pas car les valeurs de la sensiblerie et de l’émotion résistent et conservent le dessus face aux aigreurs de la sensibilité et de la raison !
Sur les 26 principaux titres des quotidiens du jour (nationaux et PQR), 25 font leur Une sur l’attentat avec les mots : "Horreur" 6 ; "Attentat" 5 ; "Barbarie" 4 ; "Sanglant" 3 ; "Terreur" 3 ; "Terrorise-isme" 3 ; "Folie" 2 ; "Jour noir" 2 ; "Questions qui se posent"(?) 1 ; "Refuser la haine" 1… et… "Jihad" 2 ; "Islamiste" 1…  

Nous croyons avons des crayons et nous sommes toujours Charlie

PS : Ah oui ! J’oubliais un truc important. Le Monde.fr nous a pondu un papier de 6.300 signes et espaces intitulé "Gay Pride : les lesbiennes en quête de visibilité." Ouf ! Finalement il y a bien eu un char lesbien à la Marche des fiertés de cet après-midi. Un seul. Et il s’en est fallu de peu pour qu’il n’y en ait aucun sur la quarantaine habituelle de chars porno-kitch sponsorisés par des assoc’s, bars et discothèques. C’est en catastrophe que les organisateurs ont réussi à motiver quatre micro-assoc’s de ces dames personnes pour en financer un. C’est vachement important vous savez

vendredi 26 juin 2015

Le marqueur du Vivrensemblien…



Savez pas ce que c’est que le Vivrensemblien ? Non ? C’est pas grave ! Le Vivrensemblien est (semble-t-il, restons prudent) une des strates les plus fraîches de la période du Cénozoïque récemment authentifiée par l’Union Internationale des Sciences Géologiques.  Bref, le Vivrensemblien descend du Précambrien, que dis-je, du Paléoarchéen, comme l’homme descend de deux belles-mères, chose bien connue et depuis longtemps documentée…

Le Vivrensemblien, donc. Strate fort mince au regard de la nuit des temps géologiques, fort mince et qui le restera. Frémissement discret de la pellicule superficielle non-enracinée des dernières couches en date de l’ère quaternaire, comment se fait-il que les géologues les plus affûtés ont pu la distinguer à l’œil nu ?    
D’abord parce que le Vivrensemblien ne relève pas de la géologie mais – n’ayons pas peur des mots -  de la psychiatrie en général et de la sociolalie en particulier. Les géologues ne sont donc pas compétents, doivent se mêler de ce qui les regarde (tout dirigeant démocrate, social et républicain vous le dira) et c’est à raison que le Vivrensemblien n’est pas dans le dictionnaire.
En demeurant, aussi fugace sera-t-il peut-être, le Vivrensemblien est une période historique qui peut s’observer. Et être observé par n’importe qui, le géologue pouvant dans le cas d’espèce être avantageusement remplacé par le premier abonné au gaz venu pour peu que la grâce divine lui ait épargné certaines pathologies…   

L’acuraba lambda est donc en mesure de repérer le Vivrensemblien. Et c’est facile. Il suffit pour cela d’un seul discriminant qui ne trompe pas, un marqueur qui permet d’identifier à coup sûr le Vivrensemblien qui se sédimente de la manière la plus parfaite dans ce que certains appellent, dit-on, l’ère pédalonautique.  

Ce marqueur, c’est le recours systématique à une grille de lecture d’un manichéisme absolu et sans exception chaque fois qu’un emmerdement se présente ou, tout simplement, qu’on est confronté au réel : On est loin des soixante nuances de gris, il faut qu’il n’y ait que du blanc versus du noir. Du blanc et du noir… Sinon, sans l’inquiétante noirceur d’un coin du décor, comment le blanc pourrait-il rester confortablement blanc-blanc ? On pourrait alors se poser des questions qu’y-faut-pas… Comment faire ses fins de mois sans pouvoir stigmatiser du noir ? Le Vivrensemblien n’existe donc qu’en n’ayant de cesse de trouver à noircir du gris Trianon et à blanchir du gris perle… ou à noircir du gris souris et à blanchir de l’anthracite, peu importe.

On a vu ça avec la Manif pour tous versus les sauvageons du Trocadéro.
On a vu ça avec l’affaire Clément Meric, l’Action antifasciste versus JNR-Troisième voie.
On voit ça tous les jours, "débordements de banlieue" versus Soupe au cochon, etc.    

Avant-hier, on a eu un petit bijou : La corporation des taxis versus UBER-POP…
Je ne m’étends pas. Suffit d’aller chez Corto les suites données à ces "débordements"…

E plus tout est gris, plus il est difficile de décréter du haut du magistère qui est noir et qui est blanc, plus c’est la panique !  
Monté sur ses ergots, le guignol placé on-ne-sait-pourquoi (si), au sommet de la heurte* du système Vivrensemblien trépigne, chausse ses bottes de lider maximó et proclame n’importe quoi !

Il paraît que c’est normal.

* "Heurte" : n.f. "Masse pyramidale de matières, souvent considérable, qui se forme au droit des chutes dans les fosses septiques" (Littré) 
J’éprouve une tendresse particulière pour ces vieux mots français qui, après bons et loyaux services, tel l’allumeur de réverbère ou le poinçonneur des Lilas, ont perdu leur emploi par la férocité du progrès technique…