"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

jeudi 4 juin 2015

On continuera d’aller se coucher…



« Ma plus grande peur : Avoir un jour des enfants. »

« Ce serait la pire chose qui pour­­rait m’ar­­ri­­ver. J’ai moi, déjà. Il m’est arrivé de ne pas pouvoir vivre avec des jeunes femmes parce qu’elles avaient des enfants. Faits par d’autres, certes, mais faits par elles. Je préfère quand même quand il n’y a aucun lien. »

« Je suis inadapté à la famille. Je déteste en voir, en croi­­ser. La notion de famille m’agresse. Quand il y a plusieurs personnes d’une même famille dans une pièce, tout cet ADN regroupé me donne la nausée. Pour moi, être à table avec ses parents, c’est déjà de l’in­­ceste. Quand mes amis ont des enfants, je ne les vois plus jusqu’à ce qu’ils en soient libé­­rés. »

« C’est des liens du sang que sont venus le racisme, la monar­­chie abso­­lue. La vraie révo­­lu­­tion, la vraie égalité totale, ce serait de mélan­­ger les bébés à la nais­­sance comme dans "La vie est un long fleuve tranquille". On devrait inter­­­dire aux parents d’éle­­ver leurs enfants biolo­­giques. Cette manière de placer son ego dans sa chair me donne le verti­ge. »

Cékoiça ? C’est le dénommé Yann Moix qui cause de lui dans une interview à Voici publié vendredi dernier… Vous allez me dire que je dois être bien désœuvré pour me laisser aller à de telles lectures… Et me dire aussi qu’on n’en a rien à foutre de ce guignol, prix littéraire, toussa, qui entretient à coups de provocs’ ciblées son fonds de commerce dans le Puff* du PAF. Le guignol, accessoirement, qui a lancé en janvier dernier le super flop de l’année : La pétition pour faire entrer au Panthéon Wolinski, Charb, Cabu et Cie°…

Oui mais voilà : Aymeric Caron commençant à lasser, c’est lui qui va le remplacer dès la rentrée dans On n'est pas couché. L’autre tronche de débile inspiré qui a dû faire assurer un paquet de thunes ses zygomatiques et muscles des paupières comme outils de travail, Laurent Ruquier donc, pense avoir trouvé là de quoi relancer l’audimat. Pensez donc ! Un type à la fois soupçonné de faiblesses pour Faurisson et Dieudonné et en même temps soutenu par Charlie Hebdo !

Tout d’abord, ça me donne l’occasion de placer ici – une fois n’est pas coutume - la prose du Monde libertaire. Ce canard du mouvement anarchiste a donné en 2012 une belle définition de l’émission :
« déversoir de toutes les rengaines pseudo-intellectuelles du moment, dérisoire cénacle composé de propagandistes de cour ou d’histrions épatant la galerie, de journaleux dégoulinants de morgue, de savants factices, voire frauduleux, d’essayistes à la mode, de politicards en mission, ou de punching-balls offerts aux ego carnassiers de ceux qui ont le pouvoir de dire ce qui est bien et ce qui mal en politique, en littérature, en musique, en sciences, en économie, que sais-je encore… »

Ensuite, ce remplacement d’un des personnages de cette commedia dell’arte à masques et convenue ne me paraît pas anodin. Il s’inscrit, me semble-t-il, dans un glissement progressif de l’émission qui s’explique peut-être par la perspective des prochaines élections présidentielles…
Au départ, le casting était simpliste et assez manichéen pour divertir les cerveaux des couillons de base : On avec deux Laurel et Hardy "chroniqueurs" bien identifiés comme étant de sensibilité l’un de gôche et l’autre de drouâte… La paire Zemmour-Naulleau a fait pendant 4 ans le succès et l’audience de la prod en faisant le job. En le faisant trop bien, ce qui dérange à la fin…  On édulcore donc (parce que la Polony, hein…) et, après l’absence totale d’épaisseur de la Pulvar, l’espèce de chacal Aymeric finit par prendre toute la place. Et il a beau être parfaitement dans la ligne, le téléspectateur a (trop) tout compris et le Caron en devient contreproductif…
Je peux me tromper, mais j’ai le sentiment que la formule de cette émission de "débats" de la télévision "de service public" va évoluer de manière à passer de plus en plus des "messages de société" qui "vont de soi" et donc "non politiquement partisans" qui ne chagrineront pas le CSA, y compris en campagne électorale…
Je m’explique : En choisissant Yann Moix, on donne une tribune à un type dont le CV est suffisamment contrasté pour lui retirer l’étiquette degôche (n’a-t-il pas appelé à voter Bayrou en 2012 ?) mais qui, mine de rien, va faire un forcing de décérébration de l’acuraba sur les questions sociétales pour accélérer la déstructuration de la société (cf. Voici). Avec, en faire valoir, une Léa Salamé (ou toute autre femelle, parité oblige), brave fille dont les origines libanaises donnent un petit parfum de diversité mais qui ne voudra pas être en reste pour garder sa place…

Bref, on n’est pas rendu…

*- (Puff : Bordel, boxon, maison close quoi ! en allemand parlé…)


9 commentaires:

  1. kobus van cleef04/06/2015 18:05

    ha tiens, le monde libertaire?
    le journal qui énerve Boutin?
    non, je déconne
    où puis je trouver ce truc?
    parce que si tout est du même tonneau, ça risque d'être sympa dans les moments de grande dépression
    en ont ils autant après les ceusses qui agittent en sous main nos grandes gueules sensuelles ( connes , elles le sont déjà ) du PAF ?

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    1. Franchement, si vous y tenez vous trouverez une case pour vous abonner ici :
      http://www.monde-libertaire.fr/
      Mais si ça vous prend, notez-bien :
      1° Surtout, ne vous recommandez pas de moi !! ils ne vous feront aucune ristourne.
      2° La citation était suffisamment exceptionnelle pour que je la reprenne en citant honnêtement ma source.
      3° Je décline toutes responsabilité quant à votre éventuelle décision inconsidérée et n'attendez de ma part aucune indemnisation...

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    2. kobus van cleef05/06/2015 08:02

      j'aime vivre dangereusement

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    3. ah c'est un journal anarchiste Je croyais que c'était encore une déclinaison du journal le monde comme '"le monde diplomatique" ou "le monde des livres" Mais quel con

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  2. Excellente définition de l'émission!

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  3. Et la perspective d'un Y'Âne Moite acceptant librement de ne pas se reproduire, ça ne vous fait pas frétiller de l'adn ? Le grand avantage des loquedus qui n'aiment pas la famille, c'est qu'ils n'en sont pas dignes et qu'en s'abstenant, ils contribuent à épurer la population. Moi je vous l'affirme : c'est trôp bien.

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    1. kobus van cleef05/06/2015 20:55

      C'est trop d'la boule, comme disent les gosses

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  4. ce que nos démocrates et nos républicains refusent de reconnaitre c'est que le totalitarisme est le nemésis le double maléfique le doppleganger de la démocratie et que les deux se complétent et ne peuvent vivre et survivre l'un sans l'autre un peu comme le jour et la nuit, le bien et le mal, batman et le joker...Le totalitarisme n'existait pas tant que la démocratie ne s'était pas encore imposée largement en occident voire dans le monde (meme les pires totalitarisme se disent démocrates ou républicains) En effet le problème de la démocratie, c'est qu'un tel régime porte déja le pire dans ces germes (cette idée que l'on est quasiment obligé et forcé de s'intéresser a la vie politique économique et sociale de la cité ne peut que mener a holodomor ou a auschwitz si on pousse le raisonnement jusqu'au bout) Voila pourquoi le démocrate a si peur du facho, il se doute ou sait inconsciemment que le facho n'est finalement que la caricature du démocrate ou du républicain, un intégriste qui prendrait les lois et la mentalité du "vivre-ensemble" et de la "république" trop au pied de la lettre D'ailleurs ce n'est justement pas un hasard si les républiques sont parfois parmi les pires régimes au monde (ex la corée, l'iran, la chine) On dit que la dictature est un danger pour la liberté mais le problème, c'est que la démocratie l'est aussi (par ses lois collectivistes ressemblant au moins de très loin aux pires totalitarismes ex avec l'interdiction du tabac ou de la prostitution, du fait qu'elle est un régime faible et instable elle risque de porter au pouvoir des dictateurs si elle reste trop longtemps inefficace)

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    1. On est bien d’accord mais faites attention aux mots qui sont dévoyés : comme Démocratie, Totalitarisme, Dictature…
      Une dictature n’est pas forcément totalitaire. Une démocratie qui s’affirme fondée sur LA Démocratie l’est (totalitaire) De toutes les façons, son but est de le devenir…
      Dans un régime non-totalitaire, qu’il soit "dictature", "despotisme éclairé" ou "démocratique", on prend les mesures nécessaires à la survie, voire à la prospérité, de la population concernée, ce qui implique toujours une distinction entre le citoyen et le barbare (il n’y a pas de contre-exemple) et si Créon doit mettre Antigone au trou, c’est dommage mais tant pis. Dans un régime non-totalitaire, si on impose légitimement d’honorer les "dieux" de la Cité pour maintenir la nécessaire cohésion du "vivre-ensemble", ça reste purement mondain.
      En revanche, ce qui caractérise – et seulement ça – un régime totalitaire, c’est d’imposer les "Dieux" du système comme étant l’Absolu absolu qui doit tout régenter, y compris les pensées intimes et les réflexes pavloviens jusque dans la chambre à coucher. Je ne fais pas un dessin… La Démocratie-Dieu incarné d’aujourd’hui est déjà un totalitarisme ; point-barre. Et le facho-croquemitaine en est le bouc-émissaire qui lui sert pour calmer son désir mimétique cher à René Girard.

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