"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

vendredi 3 juillet 2015

Du Papy et de l’enfant d’avenir…



A l’automne 2010 – il y a bientôt cinq ans de ça – encore blogueur néophyte quoique déjà largement nubile, j’avais posté ici à quelques semaines d’intervalle deux billets mettant en regard – ou en miroir – deux "faits divers" quasi concomitants. Vous aurez l’indulgente bonté d’aller les lire ou relire ici puis .

Aujourd’hui, l’occasion m’est donnée de revenir une fois encore sur ces deux "affaires". En effet, c’est hier que c’est enfin ouvert à Montpellier le procès intenté en Cour d’Assise par le ministère public à René Galinier, désormais âgé de 78 balais, pour tentative de meurtre commise le 5 août 2010 sur les personnes de deux jeunes mineures sans papiers et "d’ethnie Rom" en situation irrégulière dont l’ainée était déjà recherchée pour des faits similaires, surprises par lui en train de cambrioler son gourbi de petit retraité.
Du coup, j’ai recherché si je trouvais des nouvelles de ce pauvre Moncif Ghabbour suspecté en son temps d’avoir été complice présumé dans le braquage du Casino d’Uriage en juillet de la même année. Ayant alors eu l’outrecuidance de faire un parallèle entre les déboires de ce dernier et l’agression commise par Papy Galinier, je me devais à mes fidèles lecteurs d’assurer le service après-vente de mes vieux billets.

S’agissant de René Galinier, en effet, les médias nationaux en ligne accordent depuis hier toute la place qui convient au sordide scandaleux de l’affaire et cébien. Les médias régionaux assurent en plus, d’heure en heure, un suivi en live des débats On saura tout des contradictions des déclarations du vieux con aux pompiers et des réactions de sa voisine, témoin épouvantée. En tout état de cause, on sait déjà que la légitime défense est écartée d’entrée de jeu et que l’avocat général lui fait subsidiairement la grâce d’abandonner l’inculpation de propos racistes bien que… Certes, ce n’est pas le procès de Marie Besnard ou du docteur Petiot mais presque. On regrette la faconde de Léon Zitrone trop tôt décédé. 
Bien sûr, la tronche du Papy, prise dans le box sous son plus mauvais angle, s’affiche en haute-définition sur tous les sites en ligne avec, tant qu’à faire, celle de son défenseur, ce qui ne mange pas de pain vu que c’est maître Gilbert Collard…
Bien sûr aussi, les deux jeunes victimes sont présentes, chacune avec son interprète rémunérée par on ne sait qui (si). Jolies filles mitraillées par la presse comme des stars sur les marches de Cannes. L’une n’avait que onze ans au moment des faits, rendez-vous compte ! Et l’une d’elle "en gardera des séquelles à vie".

Bon. Et ce pauvre Moncif, qu’est-il devenu ? J’ai fini par trouver. Juste une info de France-bleu Isère du 16 mars dernier : Le 6 mars, "suite à une demande du parquet" (sic) le juge d’instruction avait pris une ordonnance de non-lieu rendant enfin sa totale liberté à M. Ghabbour cruellement maintenu depuis trop longtemps en liberté sous contrôle judiciaire "sans bracelet électronique"… Evidemment, les média ont eu le tact de ne pas en faire un sujet
Bien sûr, la photo de la tronche de Moncif reprise à cette occasion par Franc-bleu Isère, elle, est floutée ; il faut protéger l’innocence des enfants…
Bien sûr aussi, s’il est heureusement normal qu’on ne nous montre pas la tronche de la fliquette blessée au visage dans l’affaire, on ne saura pas non plus si elle "en garde des séquelles à vie"…

Ce sera tout pour aujourd’hui.   

1 commentaire:

  1. Pour les frais d'interprétariat c'est " Nous" enfin le sinistére de l'Injustice

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